{"id":2143,"date":"1954-01-01T00:00:00","date_gmt":"1954-01-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/janvier-1954-conservation-de-la-vie\/"},"modified":"2022-10-17T18:22:27","modified_gmt":"2022-10-17T18:22:27","slug":"janvier-1954-conservation-de-la-vie","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/janvier-1954-conservation-de-la-vie\/","title":{"rendered":"Janvier 1954 &#8211; Conservation de la vie"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">La conservation de la vie est la principale de nos pr\u00e9occupations mat\u00e9rielles. L&rsquo;\u00e9minent \u00e9crivain et homme d&rsquo;\u00c9tat anglais, Benjamin Disraeli, a dit \u00e0 ce sujet\u00a0: C&rsquo;est r\u00e9ellement sur la sant\u00e9 du public que reposent tout le bonheur et tous les pouvoirs dont celui-ci jouit dans l&rsquo;\u00c9tat.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Rien ne cause plus de d\u00e9tresse que d&rsquo;\u00eatre en proie la maladie et menac\u00e9 d&rsquo;une mort pr\u00e9matur\u00e9e. Notre corps a besoin d&rsquo;\u00eatre en bon \u00e9tat pour fournir son meilleur rendement physique et intellectuel, et toute faiblesse entra\u00eene de s\u00e9rieuses cons\u00e9quences.<\/p>\n<p>Et pourtant, beaucoup de gens continuent de souffrir pendant des ann\u00e9es au point d&rsquo;oublier la sensation de se bien porter. Les uns sont n\u00e9gligents, les autres r\u00e9sign\u00e9s, et d&rsquo;autres oublient que la science marche \u00e0 grands pas et qu&rsquo;une maladie consid\u00e9r\u00e9e incurable il y a quelques ann\u00e9es peut \u00eatre probablement gu\u00e9rie aujourd&rsquo;hui par de r\u00e9centes d\u00e9couvertes chimiques, par une op\u00e9ration ou par d&rsquo;autres traitements.<\/p>\n<p>N&rsquo;acceptons pas la maladie comme une chose in\u00e9vitable et naturelle.<\/p>\n<p>Notre si\u00e8cle a fait plus de progr\u00e8s en m\u00e9decine que n&rsquo;importe quelle autre \u00e9poque de l&rsquo;histoire. Comme l&rsquo;a dit Will Durant, avec un peu d&rsquo;ironie mais beaucoup de justesse, dans son livre <em>The Mansions of Philosophy<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0Nos moyens nous permettent de traiter, soigner et gu\u00e9rir des maladies dont les hommes mouraient autrefois sans m\u00eame en conna\u00eetre le nom en grec.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La vie humaine a \u00e9t\u00e9 prolong\u00e9e par l&rsquo;application des connaissances scientifiques et par l&rsquo;am\u00e9lioration de notre niveau d&rsquo;existence. Des recherches patientes et approfondies ont perfectionn\u00e9 nos m\u00e9thodes de diagnostic et de traitement. Nos mesures d&rsquo;hygi\u00e8ne publique sauvent la vie \u00e0 des millions de personnes tous les ans. Le g\u00e9nie civil et la technologie nous aident \u00e9galement \u00e0 pr\u00e9server notre sant\u00e9 par de meilleurs logements, l&rsquo;eau filtr\u00e9e, le tout \u00e0 l&rsquo;\u00e9gout, la r\u00e9frig\u00e9ration, l&rsquo;ass\u00e8chement des marais pour d\u00e9truire les moustiques, et beaucoup d&rsquo;autres moyens.<\/p>\n<h3>\u00c0 notre \u00e9poque<\/h3>\n<p>Et pourtant, un grand nombre de gens meurent encore pr\u00e9matur\u00e9ment, et c&rsquo;est pour attirer l&rsquo;attention sur la possibilit\u00e9 de pr\u00e9server ces vies que nous \u00e9crivons le pr\u00e9sent Bulletin.<\/p>\n<p>Notre corps aura toujours \u00e0 payer un certain prix pour le privil\u00e8ge de vivre dans l&rsquo;ambiance fi\u00e9vreuse de notre \u00e9poque. Le moindre rien nous excite. Nous nous for\u00e7ons d&rsquo;\u00eatre toujours occup\u00e9s d&rsquo;une mani\u00e8re ou de l&rsquo;autre, et quand on nous demande pourquoi, nous ne trouvons aucune bonne raison de nous d\u00e9mener ainsi. On dirait que nous cherchons \u00e0 d\u00e9penser notre \u00e9nergie fi\u00e9vreuse simplement pour \u00e9chapper \u00e0 la tranquillit\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Tension\u00a0\u00bb est un mot fr\u00e9quemment employ\u00e9 par les docteurs pour d\u00e9signer les malaises externes ou internes, physiques ou \u00e9motifs, dont le corps humain souffre \u00e0 notre \u00e9poque. Le professeur Hans Selye, de l&rsquo;Universit\u00e9 de Montr\u00e9al, cite trois maladies caus\u00e9es par la fatigue nerveuse\u00a0: la thyrotoxicose, due \u00e0 un exc\u00e8s d&rsquo;activit\u00e9 de la glande thyro\u00efde\u00a0; l&rsquo;ulc\u00e8re duod\u00e9nal\u00a0; et l&rsquo;hypertension, ou haute pression art\u00e9rielle, de la vari\u00e9t\u00e9 produite par d&rsquo;autres causes que les maladies des reins.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;est pas toujours possible ou n\u00e9cessaire d&rsquo;\u00e9viter la tension. On ne peut pas vivre dans du coton. C&rsquo;est la tension prolong\u00e9e, quand on pourrait facilement la soulager, qui cause tout le mal.<\/p>\n<h3>Prix et cons\u00e9quences<\/h3>\n<p>Quand nous n\u00e9gligeons notre sant\u00e9, nous nous exposons \u00e0 des maladies qui finissent par nous co\u00fbter tr\u00e8s cher. Il aurait co\u00fbt\u00e9 beaucoup motos cher de les pr\u00e9venir.<\/p>\n<p>Au Canada, le co\u00fbt des mesures hygi\u00e9niques est partag\u00e9 par tous les citoyens au moyen de programmes financ\u00e9s par des imp\u00f4ts. Quoique, en vertu de notre constitution, l&rsquo;hygi\u00e8ne publique soit du ressort des provinces, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral a pris, il y a six ans, l&rsquo;initiative d&rsquo;un plan national. En cons\u00e9quence, des milliers d&rsquo;autres lits ont \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 la disposition des h\u00f4pitaux, les recherches m\u00e9dicales ont pris de l&rsquo;ampleur, des cours d&rsquo;hygi\u00e8ne publique ont \u00e9t\u00e9 institu\u00e9s, et de grands progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 accomplis dans la lutte contre la tuberculose, le cancer, les maladies mentales, et autres maux qui affligent l&rsquo;humanit\u00e9.<\/p>\n<p>Le Bureau f\u00e9d\u00e9ral de la statistique a publi\u00e9 r\u00e9cemment les r\u00e9sultats d&rsquo;une enqu\u00eate sur les maladies \u00e0 partir de l&rsquo;automne de 1950 \u00e0 l&rsquo;automne de 1951.<\/p>\n<p>Sur environ 4,500,000 familles, 621,000 n&rsquo;ont rien d\u00e9pens\u00e9 pour frais de docteur, dentiste, h\u00f4pital ou autres soins pendant cette p\u00e9riode, et 757,000 ont d\u00e9pens\u00e9 moins de $20. Au-dessus de cette somme, nous trouvons les chiffres suivants\u00a0:<\/p>\n<table class=\"smltabletxt\" border=\"1\" width=\"415\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"2\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\">entre<\/td>\n<td valign=\"top\">$20 et $49<\/td>\n<td align=\"center\" valign=\"top\">&#8230;..<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">938,000<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><\/td>\n<td valign=\"top\">$50 et $99<\/td>\n<td align=\"center\" valign=\"top\">&#8230;..<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">994,000<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><\/td>\n<td valign=\"top\">$100 et $199<\/td>\n<td align=\"center\" valign=\"top\">&#8230;..<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">839,000<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><\/td>\n<td valign=\"top\">$200 et $499<\/td>\n<td align=\"center\" valign=\"top\">&#8230;..<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">343,000<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><\/td>\n<td valign=\"top\">plus de $500<\/td>\n<td align=\"center\" valign=\"top\">&#8230;..<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">63,000<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Comme on le voit, il n&rsquo;y a que 27.4 pour cent des familles qui d\u00e9pensent $100 ou plus par an en soins m\u00e9dicaux dans tout le Canada.<\/p>\n<p>Nous payons cher pour nous soigner et nous maintenir en bonne sant\u00e9, mais il en co\u00fbte aussi cher de se n\u00e9gliger. Le Dr Hutschnacker dit dans son livre <em>La Volont\u00e9 de Vivre <\/em>qu&rsquo;un grand nombre de gens passent la premi\u00e8re partie de leur vie \u00e0 gagner de l&rsquo;argent simplement pour le d\u00e9penser \u00e0 r\u00e9tablir leur sant\u00e9 dans la deuxi\u00e8me partie.<\/p>\n<p>Les m\u00e9decins s&rsquo;\u00e9tonnent souvent de l&rsquo;indiff\u00e9rence que beaucoup de personnes intelligentes manifestent \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des fonctions ordinaires de leur corps. Les docteurs l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9courag\u00e9s de soigner des malades insouciants de leur sant\u00e9, se d\u00e9solent de voir les gens ne tenir aucun compte des maladies tant qu&rsquo;ils n&rsquo;en sont pas gravement atteints.<\/p>\n<p>Une maladie commence g\u00e9n\u00e9ralement par un l\u00e9ger malaise. C&rsquo;est le moment d&rsquo;ouvrir l&rsquo;oeil et de prendre des pr\u00e9cautions pour r\u00e9tablir l&rsquo;\u00e9tat normal. Mais le commun des mortels n&rsquo;aime pas d\u00e9ranger ses habitudes. Il repousse l&rsquo;id\u00e9e de faire quoi que ce soit, m\u00eame quand les sympt\u00f4mes commencent \u00e0 l&#8217;emp\u00eacher de s&rsquo;occuper de ses affaires. Quelquefois, cela continue jusqu&rsquo;au moment o\u00f9 le malade a plus besoin d&rsquo;un pr\u00eatre que d&rsquo;un docteur.<\/p>\n<p>Sans aller aussi loin que Samuel Butler dans l&rsquo;Utopie duquel toute personne qui tombait malade avant l&rsquo;\u00e2ge de 70 ans \u00e9tait jug\u00e9e et condamn\u00e9e au m\u00e9pris public, nous pouvons affirmer sans crainte qu&rsquo;en refusant de reconna\u00eetre la fragilit\u00e9 humaine et en renvoyant les visites du m\u00e9decin jusqu&rsquo;au dernier moment, nous nous privons souvent des joies et des avantages d&rsquo;une bonne sant\u00e9.<\/p>\n<h3>Soucis de sant\u00e9<\/h3>\n<p>Penser \u00e0 se soigner ne signifie pas se tracasser l&rsquo;esprit au sujet de sa sant\u00e9. La digestion s&rsquo;effectue normalement sans aucune r\u00e9flexion de notre part, mais nous pouvons la d\u00e9ranger si nous nous en m\u00ealons ou si nous nous faisons du mauvais sang. Certains docteurs disent que leurs plus ennuyeux patients sont ceux qui \u00e9tudient dans les trait\u00e9s de m\u00e9decine les sympt\u00f4mes de leurs maladies r\u00e9elles ou imaginaires. Ils sont le plus souvent en proie \u00e0 des illusions et, comme dit Shakespeare\u00a0: \u00ab\u00a0La nuit, on se fait des peurs imaginaires et il est facile de prendre un buisson pour un ours.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Des gens s&rsquo;imaginent avoir une maladie incurable et renvoient la visite au m\u00e9decin qui pourrait confirmer leur peur. Ils ne font ainsi qu&rsquo;aggraver leur mal, car si le mal existe, le plus t\u00f4t il est soign\u00e9, le plus t\u00f4t il sera arr\u00eat\u00e9 ou gu\u00e9ri, et s&rsquo;il est imaginaire, \u00e0 quoi bon continuer de se faire des soucis sans aucune raison.<\/p>\n<p>Jusqu&rsquo;\u00e0 un certain point, la peur est n\u00e9cessaire \u00e0 notre survivance. La t\u00e9m\u00e9rit\u00e9 ne vaut pas mieux que l&rsquo;exc\u00e8s d&rsquo;inqui\u00e9tude. Mais la mani\u00e8re de traiter la peur est de la braver, de la reconna\u00eetre comme un signal de d\u00e9tresse, et d&rsquo;en attaquer la cause. Une vie maladive n&rsquo;a rien d&rsquo;agr\u00e9able.<\/p>\n<p>Ce qu&rsquo;il faut est un bon milieu entre trop de soins et pas assez.<\/p>\n<p>Certaines personnes devront s&rsquo;arranger pour vivre dans la mesure de leurs forces physiques, abandonner des exercices trop violents et se livrer moins souvent \u00e0 d&rsquo;autres. Mais la plupart des gens trouveront qu&rsquo;en consacrant plus de temps au repos et \u00e0 la d\u00e9tente elles m\u00e8neront une vie plus agr\u00e9able.<\/p>\n<h3>La place du m\u00e9decin<\/h3>\n<p>La fonction de la m\u00e9decine consiste seulement \u00e0 accorder la harpe humaine pour la faire jouer harmonieusement. Le m\u00e9decin cherche \u00e0 gu\u00e9rir les malades et \u00e0 les conserver en bonne sant\u00e9.<\/p>\n<p>La collaboration est n\u00e9cessaire \u00e0 cet effet. C&rsquo;est seulement avec l&rsquo;aide du malade que le docteur peut arriver \u00e0 effectuer une prompte, facile et durable gu\u00e9rison\u00a0; et seulement avec l&rsquo;appui des gens bien portants qu&rsquo;il peut faire des progr\u00e8s dans la suppression des maladies.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;est pas facile de trouver la cause d&rsquo;une maladie. Pour faire un bon diagnostic, le docteur doit \u00eatre au courant de la mani\u00e8re dont le corps r\u00e9agit en cas de certaines affections, et \u00eatre capable de reconna\u00eetre la nature du mal et de l&rsquo;interpr\u00e9ter correctement. Il forme son jugement non seulement sur ce que son patient lui raconte, mais il se guide sur l&rsquo;ensemble des signes et des sympt\u00f4mes apr\u00e8s un examen complet.<\/p>\n<p>Les sympt\u00f4mes ne sont jamais imaginaires. Quand un homme se plaint d&rsquo;un mal de t\u00eate, il dit la v\u00e9rit\u00e9 ou non\u00a0: il ne s&rsquo;imagine pas le mal de t\u00eate. Mais il ne dit peut-\u00eatre pas tout. Il s est peut-\u00eatre drogue\u00a0, ce qui change le caract\u00e8re et la port\u00e9e des sympt\u00f4mes\u00a0. Les docteurs savent que cela arrive souvent et ils prennent des pr\u00e9cautions en cons\u00e9quence\u00a0; ils exasp\u00e8rent parfois les patients en refusant de leur donner imm\u00e9diatement un simple rem\u00e8de et en leur disant de revenir un autre jour.<\/p>\n<p>Le docteur est parfois oblig\u00e9 d&rsquo;appeler en consultation un de ses coll\u00e8gues sp\u00e9cialis\u00e9 dans une autre branche de la m\u00e9decine. Les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s par les recherches m\u00e9dicales ont cr\u00e9\u00e9 une science complexe, dont le champ est devenu trop vaste pour le m\u00eame individu. Il y a, d&rsquo;apr\u00e8s un article dans les Annales de l&rsquo;Acad\u00e9mie am\u00e9ricaine des sciences politiques et sociales, vingt-trois diff\u00e9rentes classifications de sp\u00e9cialistes et sous-sp\u00e9cialistes admises par les diff\u00e9rentes acad\u00e9mies am\u00e9ricaines de m\u00e9decine. En outre, le corps m\u00e9dical d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la conservation de la vie humaine comprend le dentiste, le th\u00e9rapeute, le di\u00e9t\u00e9ticien, le psychologue et autres sp\u00e9cialistes.<\/p>\n<p>Le moyen de vivre plus longtemps consiste \u00e0 se faire examiner r\u00e9guli\u00e8rement par un docteur qui vous conna\u00eet et qui est au courant de vos ant\u00e9c\u00e9dents m\u00e9dicaux. Avez-vous jamais r\u00e9fl\u00e9chi que si, comme il est prouv\u00e9, les femmes vivent plus longtemps que les hommes, c&rsquo;est peut-\u00eatre en partie parce qu&rsquo;elles sont plus port\u00e9es \u00e0 consulter leur m\u00e9decin et suivre ses conseils\u00a0?<\/p>\n<h3>Organismes d&rsquo;hygi\u00e8ne publique<\/h3>\n<p>La mobilisation des ressources m\u00e9dicales du pays dans le but de suffire aux besoins de tous les habitants est une entreprise difficile, \u00e9tant donn\u00e9 la complexit\u00e9 et les vastes ramifications du probl\u00e8me. Une loi ne cr\u00e9e pas automatiquement la sant\u00e9. Il existe de profondes diff\u00e9rences sous le rapport des besoins et des ressources entre une partie du Canada et une autre, et entre la campagne et la ville.<\/p>\n<p>Il est reconnu que les mesures d&rsquo;hygi\u00e8ne publique exigent le concours d&rsquo;organismes b\u00e9n\u00e9voles en plus de l&rsquo;appui du gouvernement et des services du corps m\u00e9dical. Les organismes b\u00e9n\u00e9voles ont pris l&rsquo;initiative dans de nombreux domaines. L&rsquo;Association canadienne contre la Tuberculose existe, depuis\u00a0,plus de 50 ans\u00a0; le <em>Victorian Order of Nurses <\/em>a \u00e9t\u00e9 institue par une charte royale en 1897\u00a0; le Comit\u00e9 national canadien de l&rsquo;hygi\u00e8ne mentale et l&rsquo;Institut national des aveugles ont \u00e9t\u00e9 fond\u00e9s en 1918\u00a0; la Soci\u00e9t\u00e9 canadienne de la lutte contre le cancer, travaillant de concert avec le <em>National Cancer Institute of Canada<\/em>, est \u00e0 l&rsquo;oeuvre depuis 1938\u00a0; la Soci\u00e9t\u00e9 canadienne de l&rsquo;arthrite et du rhumatisme, avec des bureaux dans les provinces, a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e en 1949, et un grand nombre d&rsquo;autres soci\u00e9t\u00e9s op\u00e8rent dans des domaines sp\u00e9ciaux, par exemple le <em>Canadian Council for Crippled Chiidren<\/em>, la Soci\u00e9t\u00e9 canadienne de la Croix-Rouge, l&rsquo;Association ambulanci\u00e8re de St-Jean et la <em>Canadian Diabetic Association<\/em>.<\/p>\n<p>La Ligue canadienne de sant\u00e9 lutte contre toutes les phases de maladie et propage l&rsquo;hygi\u00e8ne dans le pays depuis 1921. La Semaine nationale, dont le but est d&rsquo;int\u00e9resser les Canadiens \u00e0 prendre les mesures n\u00e9cessaires pour se porter le mieux possible, aura lieu du 31 janvier au 6 f\u00e9vrier de cette ann\u00e9e et sera la dixi\u00e8me de son genre.<\/p>\n<p>Les compagnies d&rsquo;assurance sur la vie ont jou\u00e9 un r\u00f4le important dans notre excellent programme actuel de conservation de la vie. Les unes ont publi\u00e9 d&rsquo;\u00e9normes quantit\u00e9s de brochures\u00a0; d&rsquo;autres ont institu\u00e9 un service de visites aux assur\u00e9s par des gardes-malades\u00a0; un grand nombre de membres de la direction appartiennent \u00e0 des organismes de sant\u00e9\u00a0; beaucoup de compagnies souscrivent g\u00e9n\u00e9reusement aux organismes b\u00e9n\u00e9voles qui combattent la tuberculose, le cancer, la paralysie infantile et autres maladies.<\/p>\n<p>Le monde entier est uni dans ses efforts pour enrayer l&rsquo;action des maladies infectieuses. L&rsquo;organisation mondiale de la Sant\u00e9 des Nations Unies se pr\u00e9pare \u00e0 faire b\u00e9n\u00e9ficier les pays retardataires de mesures d&rsquo;hygi\u00e8ne et de long\u00e9vit\u00e9 auxquelles le Canada a d\u00e9j\u00e0 pris largement part.<\/p>\n<h3>Recherches m\u00e9dicales<\/h3>\n<p>En vertu du principe qu&rsquo;il vaut mieux pr\u00e9venir que gu\u00e9rir, depuis quelques ann\u00e9es la science redouble ses efforts pour d\u00e9couvrir la cause des maladies. Le co\u00fbt est \u00e9lev\u00e9, les difficult\u00e9s \u00e9normes, mais les r\u00e9sultats en valent la peine.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce aux subsides fournis par les particuliers et par les \u00e9tablissements industriels, des milliers de personnes soufrant de diab\u00e8te, d&rsquo;an\u00e9mie pernicieuse et de plusieurs autres maladies jouissent encore aujourd&rsquo;hui d&rsquo;une vie qu&rsquo;elles auraient inexorablement perdue il y a quelques ann\u00e9es. L&rsquo;enfance est d\u00e9livr\u00e9e du rachitisme\u00a0; on ne craint plus le b\u00e9rib\u00e9ri et la pellagre\u00a0; la variole, la dipht\u00e9rie et le t\u00e9tanos c\u00e8dent au traitement. Les brillantes analyses des docteurs Banting, Macleod, Collip et Best, de l&rsquo;Universit\u00e9 de Toronto ont abouti \u00e0 la d\u00e9couverte de l&rsquo;insuline, dont l&#8217;emploi a rendu l&rsquo;existence plus douce \u00e0 une foule de diab\u00e9tiques.<\/p>\n<h3>Nous vivons plus longtemps<\/h3>\n<p>En cons\u00e9quence, nous pouvons aujourd&rsquo;hui mesurer les progr\u00e8s de la m\u00e9decine, non pas par le nombre de d\u00e9c\u00e8s, mais par le nombre d&rsquo;ann\u00e9es qui nous restent \u00e0 vivre. Il est merveilleux de penser que depuis une trentaine d&rsquo;ann\u00e9es la science a r\u00e9duit la mortalit\u00e9 et prolong\u00e9 la moyenne de la vie.<\/p>\n<p>Depuis la pr\u00e9histoire \u00e0 nos jours, la moyenne de la vie a constamment augment\u00e9, mais elle a plus augment\u00e9 depuis un si\u00e8cle qu&rsquo;au cours de tous les si\u00e8cles pr\u00e9c\u00e9dents.<\/p>\n<p>Nous n&rsquo;avons aucun chiffre de la longueur de la vie dans les temps anciens, mais d&rsquo;apr\u00e8s les fossiles, la moyenne au d\u00e9but \u00e9tait probablement de 18 ans. L&rsquo;astronome Halley a dress\u00e9 une table bas\u00e9e sur les archives de Breslau en 1687-1691, d&rsquo;apr\u00e8s laquelle la moyenne \u00e9tait de 33 ans et demi\u00a0; les tables pour l Angleterre et le Pays de Galles en 1838-1854 \u00e9tablissent une moyenne de 40.9 ans\u00a0; aux \u00c9tats-Unis elle \u00e9tait de 49.2 ans en 1900-1902. Et puis, si incroyable que cela paraisse, dans une courte p\u00e9riode de 10 ans &#8211; de 1940 a 1950 &#8211; la moyenne a augmente de 37 pour cent pour les personnes de 65 ans et plus, mais seulement de 13 pour cent pour celles au-dessous de 65 ans.<\/p>\n<p>Au Canada, la <em>Metropolitan Life Insurance Company<\/em>, dit dans son Bulletin Statistique, que le taux brut des d\u00e9c\u00e8s a baiss\u00e9 de plus de 40 pour cent, de 8.9 d\u00e9c\u00e8s par mille porteurs d&rsquo;assurance industrielle en 1924-1926 \u00e0 5.2 par mille en 1946-1948.<\/p>\n<p>Pour la m\u00eame p\u00e9riode et pour le Canada \u00e9galement, nous trouvons d&rsquo;autres statistiques agr\u00e9ables. Le taux des d\u00e9c\u00e8s caus\u00e9s par l&rsquo;influenza et la pneumonie a baiss\u00e9 de 120.4 \u00e0 30.5\u00a0; tuberculose, de 105.6 \u00e0 35.8\u00a0; diarrh\u00e9e et ent\u00e9rite, de 102.7 \u00e0 10.9, et celui des d\u00e9c\u00e8s pour autres causes, de 41.4 pour cent. D&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9, le taux a augment\u00e9 de 45.7 pour cent pour le cancer\u00a0; de 77.5 pour cent pour le diab\u00e8te mellitus, et de 40.8 pour cent pour les maladies r\u00e9nales cardiovasculaires.<\/p>\n<p>Si nous faisons une comparaison des d\u00e9c\u00e8s pour toutes les causes, nous trouvons une r\u00e9duction de 21 pour cent au Canada entre 1938 et 1948. Le taux de mortalit\u00e9 est de 8.22 par 1000 personnes au Canada, par comparaison avec 9.01 aux \u00c9tats-Unis, 7.99 en Angleterre, 9.77 dans l&rsquo;Irlande du Nord, 9.34 en \u00c9cosse et 7.48 en Nouvelle-Z\u00e9lande.<\/p>\n<p>Exprim\u00e9 d&rsquo;une autre fa\u00e7on, cela revient \u00e0 dire que ceux qui atteignent aujourd&rsquo;hui l&rsquo;\u00e2ge de 25 ans, ont encore autant d&rsquo;ann\u00e9es \u00e0 vivre qu&rsquo;en avait en moyenne un b\u00e9b\u00e9 n\u00e9 en 1900.<\/p>\n<p>Les chances de vivre plus longtemps sont en g\u00e9n\u00e9ral plus favorables pour les femmes que pour les hommes. Le Bulletin Statistique donne des chiffres sur les chances que 1000 personnes ont de survivre au cours de certaines p\u00e9riodes de leur vie au Canada (les calculs ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9s en 1947)\u00a0: de la naissance \u00e0 15 ans, 928 gar\u00e7ons, 945 filles\u00a0; de 15 ans \u00e0 45 ans, 926 hommes, 938 femmes\u00a0; et de 15 ans \u00e0 65 ans, 696 hommes et 768 femmes.<\/p>\n<p>Si, comme nous l&rsquo;esp\u00e9rons, la science m\u00e9dicale est sur le point de d\u00e9couvrir la gu\u00e9rison du cancer et des causes de la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence, elle nous ouvrira un nouvel horizon de long\u00e9vit\u00e9 et de pr\u00e9servation de la sant\u00e9.<\/p>\n<h3>Toutes les maladies ne sont pas mortelles<\/h3>\n<p>La lutte contre les maladies mortelles est passionnante, mais il y a d&rsquo;autres maladies. Nous connaissons tous des personnes qui portent sur leur visage la trace de longues ann\u00e9es de souffrance.<\/p>\n<p>Les allergies, qui sont rarement fatales, causent beaucoup d&rsquo;ennuis\u00a0; l&rsquo;inflammation du sinus est un mal tr\u00e8s r\u00e9pandu en m\u00eame temps que tr\u00e8s douloureux\u00a0; la fi\u00e8vre des foins, saisonni\u00e8re ou continuelle, nous fait passer des jours et des semaines d&rsquo;ennui et de douleur\u00a0; l&rsquo;arthrite est une cause principale de l&rsquo;incapacit\u00e9 (600,000 Canadiens en souffrent sous une forme ou une autre).<\/p>\n<p>La carie dentaire et les maux de dents ne sont pas ordinairement class\u00e9s comme \u00ab\u00a0mortels\u00a0\u00bb, mais ils causent d&rsquo;insupportables souffrances. Il y a peu de gens qui prennent efficacement soin de leurs dents, quoique, apr\u00e8s la Soci\u00e9t\u00e9 dentaire du Canada, neuf Canadiens sur dix aient de mauvaises dents et souffrent en cons\u00e9quence.<\/p>\n<p>Le fait est que le Canada n&rsquo;a pas assez de dentistes. Multipliez le nombre de dentistes au Canada par le nombre d&rsquo;heures que travaille un dentiste, dit le Dr Don W. Gullett, secr\u00e9taire de la Soci\u00e9t\u00e9, et divisez par le nombre d&rsquo;habitants\u00a0; le r\u00e9sultat est environ une demi-heure par personne par an. Le travail du dentiste, ajoute le Dr Gullett, exige beaucoup de temps, et on ne peut pas faire grand&rsquo;chose dans une demi-heure.<\/p>\n<h3>Le corps et l&rsquo;esprit<\/h3>\n<p>Il arrivera probablement un jour o\u00f9 tout le monde se portera mieux, vivra plus longtemps, et jouira d&rsquo;un plus grand confort mat\u00e9riel, mais ce ne sera pas seulement gr\u00e2ce aux soins m\u00e9dicaux.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a pas de maladie purement mentale ou purement physique. Les pr\u00eatres de l&rsquo;ancienne Gr\u00e8ce avaient un sanatorium portant le nom du dieu de la m\u00e9decine, dans lequel les maladies ingu\u00e9rissables \u00e9taient cens\u00e9es \u00eatre caus\u00e9es par l&rsquo;impuret\u00e9 de l&rsquo;\u00e2me.<\/p>\n<p>Nous savons aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de maladie du corps qui n&rsquo;affecte pas l&rsquo;esprit, et que beaucoup de malaises physiques prennent naissance dans nos pens\u00e9es.<\/p>\n<p>Halleck dit dans son livre <em>Psychology and Pschyic Culture <\/em>que la sant\u00e9 est due en grande partie \u00e0 la concentration de nos pens\u00e9es sur les choses qui procurent le bonheur mental. La col\u00e8re, la haine, le chagrin et la peur sappent la vitalit\u00e9. Les \u00e9motions de ce genre nous fatiguent davantage que le plus intense effort physique ou intellectuel, et ce sont des \u00e9motions dont notre cerveau peut se rendre ma\u00eetre.<\/p>\n<p>Le magazine <em>Time <\/em>du 12 octobre dernier, contient un article du Dr William Menninger, le fameux psychiatre, dans lequel il dit que les troubles \u00e9motifs causent 85 pour cent des \u00ab\u00a0douleurs d&rsquo;estomac\u00a0\u00bb et une grande partie des maladies de coeur.<\/p>\n<p>La sant\u00e9 exige une rotation de travail et de repos, un rythme naturel dans lequel le d\u00e9lassement et le rire ont leur place. Un philosophe allemand a dit\u00a0: \u00ab\u00a0Ris et sois gai dix fois pendant le jour\u00a0; sinon, ton estomac, p\u00e8re de la tristesse, te tourmentera pendant la nuit.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3>Conservation de la vie<\/h3>\n<p>Il n&rsquo;y a pas grand&rsquo;chose \u00e0 faire pour conserver la vie et la sant\u00e9\u00a0; il suffit d&rsquo;appliquer \u00e0 notre vie les r\u00e8gles mentionn\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des ressources naturelles\u00a0: user sans abuser. Nous avons des organes &#8211; coeur, poumons, reins &#8211; environ six fois plus puissants qu&rsquo;il n&rsquo;en est n\u00e9cessaire\u00a0; il n&rsquo;y a qu&rsquo;\u00e0 les garder en bon \u00e9tat.<\/p>\n<p>Oui, mais voil\u00e0\u00a0! Vous entendez souvent quelqu&rsquo;un vous dire qu&rsquo;il vient de lire tel ou tel livre, ou un Bulletin mensuel, et qu&rsquo;il y trouve \u00ab\u00a0beaucoup de bon sens\u00a0\u00bb. Mais vous ne remarquez aucun changement visible dans sa vie. Nous sommes port\u00e9s \u00e0 croire que les conseils s&rsquo;appliquent aux autres et pas \u00e0 nous.<\/p>\n<p>La conservation de la vie et de la sant\u00e9 n&rsquo;a rien de surnaturel. Les maladies ne sont pas caus\u00e9es exclusivement par les soucis, les germes et les virus. On peut en \u00e9viter quelques-unes en prenant des pr\u00e9cautions, dont la meilleure consiste \u00e0 avoir un docteur de famille et \u00e0 se faire examiner r\u00e9guli\u00e8rement de mani\u00e8re \u00e0 trouver le mal avant qu&rsquo;il nous abatte.<\/p>\n<p>Observons les r\u00e8gles, en tenant compte qu&rsquo;elles diff\u00e8rent selon les gens. Les toniques qui font du bien \u00e0 tout le monde sont l&rsquo;espoir, la ga\u00eet\u00e9 et le contentement\u00a0; tout ce dont nous avons besoin est de suivre un bon r\u00e9gime et de nous int\u00e9resser \u00e0 ce que nous faisons\u00a0; mais \u00e0 l&rsquo;occasion un docteur ordonnera \u00e0 un homme d&rsquo;\u00e9viter \u00ab\u00a0les exercices violents\u00a0\u00bb, \u00e0 un autre de \u00ab\u00a0s&rsquo;abstenir d&rsquo;alcool\u00a0\u00bb, et \u00e0 un troisi\u00e8me de \u00ab\u00a0dormir plus longtemps ou de faire une sieste au milieu de la journ\u00e9e.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La plupart de nous peuvent jouir d&rsquo;une bonne sant\u00e9 en collaborant avec la nature. L&rsquo;indiff\u00e9rence ou l&rsquo;insouciance ne sauraient en aucune fa\u00e7on nous aider \u00e0 bien nous porter. Prenons le parti de ne pas nous laisser leurrer par l&rsquo;espoir que tout ira bien et adoptons, au contraire, des mesures pour aller bien et demeurer en bonne sant\u00e9.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[26],"class_list":["post-2143","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-26"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Janvier 1954 - Conservation de la vie - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/janvier-1954-conservation-de-la-vie\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Janvier 1954 - Conservation de la vie\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"La conservation de la vie est la principale de nos pr\u00e9occupations mat\u00e9rielles. 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