{"id":2140,"date":"1951-01-01T00:00:00","date_gmt":"1951-01-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/janvier-1951-les-hommes-doivent-travailler\/"},"modified":"2022-10-17T18:21:59","modified_gmt":"2022-10-17T18:21:59","slug":"janvier-1951-les-hommes-doivent-travailler","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/janvier-1951-les-hommes-doivent-travailler\/","title":{"rendered":"Janvier 1951 &#8211; Les hommes doivent travailler"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Il y a deux classes de travailleurs malheureux dans le monde, et par travailleurs nous voulons dire tous et chacun, du pr\u00e9sident d&rsquo;une importante compagnie au journalier.<\/p>\n<p>Il y a premi\u00e8rement ceux qui ont des positions qui satisfont pleinement leurs besoins de cr\u00e9ation et d&rsquo;\u00e9nergie, mais qui ne leur procurent pas ce qu&rsquo;ils d\u00e9sirent en fait de r\u00e9mun\u00e9ration p\u00e9cuniaire ou de vie sociale.<\/p>\n<p>Il y a ensuite ceux qui travaillent beaucoup et gagnent bien leur vie, mais qui ont des positions leur donnant l&rsquo;impression de \u00ab\u00a0captivit\u00e9\u00a0\u00bb commune aux personnes dont les aptitudes ne peuvent s&rsquo;exprimer librement et dont les talents ne sont pas reconnus.<\/p>\n<p>En plus, naturellement, il y a les personnes qui consid\u00e8rent le travail comme devant \u00eatre r\u00e9duit \u00e0 sa plus simple expression. Et c&rsquo;est la joie des gens ambitieux d&rsquo;en trouver tant dans cette cat\u00e9gorie, la concurrence pour eux \u00e9tant bien moindre de ce fait.<\/p>\n<p>Le travailleur d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, (et ici encore nous comprenons tout le monde, de l&#8217;employ\u00e9 le mieux pay\u00e9 a celui qui l&rsquo;est le moins), a besoin d&rsquo;autre chose que de comp\u00e9tence et d&rsquo;habilet\u00e9. De nos jours les qualit\u00e9s de caract\u00e8re sont plus importantes qu&rsquo;elles ne le furent jamais auparavant &#8211; telles que la stabilit\u00e9, la tol\u00e9rance, la coop\u00e9ration et le contr\u00f4le personnel. \u00c0 l&rsquo;\u00e9poque actuelle, la connaissance des affaires \u00e9conomiques est n\u00e9cessaire, non seulement en vue de l&rsquo;\u00e9tablissement du budget familial, mais pour comprendre la raison des imp\u00f4ts d\u00e9duits de l&rsquo;enveloppe de paye de chacun.<\/p>\n<p>Le travail a pour but la production de tout ce qui sert la vie de chaque jour et la jouissance de certains services. Les affaires ne repr\u00e9sentent pas une lutte pour la richesse qui existe d\u00e9j\u00e0, mais un syst\u00e8me organis\u00e9 de coop\u00e9ration entre la production et la distribution de tout ce que d\u00e9sire la masse. Plus nous produisons, plus grand sera le choix d&rsquo;objets dont nous b\u00e9n\u00e9ficie.<\/p>\n<p>Quand nous le regardons de cette fa\u00e7on, le travail n&rsquo;est pas un fardeau. La loi \u00ab\u00a0Tu travailleras \u00e0 la sueur de ton front\u00a0\u00bb peut \u00eatre accept\u00e9e comme l&rsquo;une des plus avantageuses de la vie. C&rsquo;\u00e9tait probablement parce qu&rsquo;ils n&rsquo;avaient rien \u00e0 faire qu&rsquo;Adam et Eve furent une proie si facile pour le tentateur.<\/p>\n<p>Les utopistes politiques et sociaux entretiennent l&rsquo;illusion que le travail a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9 au genre humain comme une punition. C&rsquo;est parce que cette id\u00e9e d\u00e9note le m\u00e9contement et, par cons\u00e9quent, r\u00e9pond \u00e0 leurs vues. En r\u00e9alit\u00e9, comme tout homme et toute femme de bonne foi l&rsquo;admettront, le travail rend plus fort, satisfait, et c&rsquo;est une grande b\u00e9n\u00e9diction. Il est essentiel au bonheur du genre humain.<\/p>\n<p>Mais, pour remplir son but, le travail doit avoir certaines qualit\u00e9s. Il doit \u00eatre honn\u00eate, utile et joyeux. C&rsquo;est de ce genre de travail que tous les grands hommes du si\u00e8cle pass\u00e9 parlaient lorsqu&rsquo;ils pr\u00eachaient l&rsquo;\u00c9vangile du travail.<\/p>\n<h3>Nous construisons le monde<\/h3>\n<p>Notre civilisation n&rsquo;aurait jamais pu \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e sans le travail, et si elle doit \u00eatre soutenue ce doit \u00eatre par le travail, qui ajoute \u00e0 la vie tout autant qu&rsquo;il la maintient. Le monde n&rsquo;est pas diminu\u00e9, si petit puisse-t-il para\u00eetre devant les vitesses r\u00e9alis\u00e9es aujourd&rsquo;hui dans les voyages et les communications. Il est en train d&rsquo;\u00eatre \u00ab\u00a0construit\u00a0\u00bb, et nous en sommes les constructeurs.<\/p>\n<p>Le travail est utile \u00e0 nos esprits. C&rsquo;est la meilleure nourriture pour notre ambition, et la sauvegarde la plus r\u00e9elle de nos bons sentiments et de notre \u00e9quilibre mental. Il y a une sorte de joie particuli\u00e8re dans le repos apr\u00e8s le travail.<\/p>\n<p>Le travail n&rsquo;est plus ce qu&rsquo;il \u00e9tait. Le Dr. D. Ewen Cameron, professeur de Psychiatrie \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 McGill, le d\u00e9crit curieusement\u00a0: \u00ab\u00a0Dans le temps de la charrue \u00e0 cheval et de la diligence, lorsque les chandelles et les meubles se faisaient \u00e0 la maison, quand vous sortiez du lit dans l&rsquo;obscurit\u00e9 et que vous vous recouchiez lorsque la lune se levait, il \u00e9tait litt\u00e9ralement vrai que sa vous ne travailliez pas, vous ne mangiez pas\u00a0\u00bb. Il continue ensuite\u00a0: \u00ab\u00a0Travailler afin de vivre perd sa signification. Elle n&rsquo;est pas encore tout \u00e0 fait perdue, ne le sera peut-\u00eatre jamais compl\u00e8tement, mais pr\u00e9tention que le monde lui doit sa vie s&rsquo;en va presque compl\u00e8tement.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Bien entendu, dans une nation comme la n\u00f4tre les gens ne tiennent pas \u00e0 vivre de charit\u00e9. Il y a trop d&rsquo;occasions d&rsquo;am\u00e9liorer la vie, et nous le d\u00e9sirons tous. Nous croyons encore que la r\u00e9compense suit l&rsquo;effort.<\/p>\n<p>Notre g\u00e9n\u00e9ration, au Canada, a, sur tout cela, des id\u00e9es assez \u00e9lev\u00e9es. Nous sentons que, lorsque nous travaillons, nous remplissons une partie de la t\u00e2che qui nous a \u00e9t\u00e9 assign\u00e9e sur terre, du fait de notre nature m\u00eame.<\/p>\n<p>Tout syst\u00e8me qui rendrait le pouvoir d&rsquo;achat facile \u00e0 obtenir sans l&rsquo;obligation de rien donner en retour, serait une source de troubles innombrables. Le seul r\u00e9el pouvoir d&rsquo;achat dans les march\u00e9s est celui des marchandises et des services qui y sont offerts. L&rsquo;id\u00e9e que nous pouvons poursuivre notre marche dans le progr\u00e8s et la civilisation, alors que nous insistons pour donner de moins en moins et avoir cependant de plus en plus, est une dangereuse illusion.<\/p>\n<h3>La fatigue<\/h3>\n<p>Il n&rsquo;y a pas \u00e0 nier qu&rsquo;il existe une fatigue du travail. C&rsquo;est un moyen tr\u00e8s s\u00fbr de la nature de nous garder dans des limites de s\u00e9curit\u00e9. L&rsquo;ennui est que plusieurs d&rsquo;entre nous ont une valve de s\u00fbret\u00e9 \u00e9tablie pour se d\u00e9clencher sous une pression si basse que notre rendement quotidien en est entrav\u00e9, et que nous nous privons ainsi d&rsquo;un grand nombre des joies de la vie.<\/p>\n<p>Une part importante du \u00ab\u00a0ralenti\u00a0\u00bb dans la vie n&rsquo;est pas caus\u00e9e par la fatigue du travail, mais par des facteurs psychologiques. Des heures de travail plus courtes n&rsquo;aideront pas \u00e0 am\u00e9liorer la situation. Si nous pr\u00e9cipitions, notre travail, pour le terminer en quatre heures par jour, et restions ensuite inactifs le reste du temps afin de pouvoir go\u00fbter \u00e0 des bonheurs abstraits tels que la science, l&rsquo;art, l&rsquo;amiti\u00e9 et l&rsquo;amour, ou la contemplation de la nature, nous les trouverions bien vite d\u00e9nu\u00e9s d&rsquo;int\u00e9r\u00eat \u00e0 moins qu&rsquo;ils ne deviennent pour nous un v\u00e9ritable et nouveau travail, si nous y consacrions de plus en plus de nos loisirs.<\/p>\n<p>Aucun marchandage, aucune tricherie, ne nous obtiendra la r\u00e9alisation d&rsquo;un seul de nos d\u00e9sirs \u00e0 moiti\u00e9 prix. Notre force physique d\u00e9pend du travail de nos muscles. Notre force mentale d\u00e9pend du travail de nos cerveaux. Si nous voulons plus, il nous faut travailler plus. Comme nation, nous ne pouvons pas acheter et consommer deux fois plus de marchandises que nos grands-p\u00e8res, \u00e0 moins que nous ne produisions deux fois autant de marchandises.<\/p>\n<p>Si le genre humain appliquait encore la coutume primitive de l&rsquo;effort individuel pour r\u00e9pondre \u00e0 tous les besoins de la vie, ce fait serait clair. L&rsquo;homme qui cultiverait deux fois mieux que son voisin aurait deux fois plus \u00e0 manger. Il n&rsquo;y a eu aucun changement dans la loi, mais seulement dans la m\u00e9thode de culture.<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, nous sommes interd\u00e9pendants. Nous avons 15 millions de personnes sur cette terre canadienne, o\u00f9 les nations indiennes en avaient seulement quelques milliers. Nous avons divis\u00e9 la moisson entre tous les hommes, dans les diverses occupations o\u00f9 ils se sp\u00e9cialisent, mais le total r\u00e9el de nos efforts va dans une somme nationale dont chaque travailleur soutire ce qui lui revient en conformit\u00e9 de sa propre contribution.<\/p>\n<p>Nous avons augment\u00e9 les facilit\u00e9s de vie \u00e0 un niveau qui aurait sembl\u00e9 fantastique et impossible \u00e0 nos anc\u00eatres. Dans son livre intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Halifax, Gardien du Nord\u00a0\u00bb, Thomas H. Raddall d\u00e9crit le Canada d&rsquo;il y a 170 ans comme un endroit o\u00f9 il y avait des \u00ab\u00a0colonels sans soldats et des cavaliers sans bottes ni chaussures\u00a0\u00bb. En 1900, en moyenne, un ouvrier d&rsquo;usine devait travailler une heure et 47 minutes pour gagner le prix d&rsquo;une livre de beurre\u00a0; aujourd&rsquo;hui, il l&rsquo;obtient par le produit de 31 minutes de travail. Et il en est ainsi du lait, des v\u00eatements, de toutes les autres n\u00e9cessit\u00e9s &#8211; et, en plus, nous avons l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9, la radio, et, dans tous les domaines, un confort enti\u00e8rement inconnu du Canada d&rsquo;il y a cinquante ans.<\/p>\n<p>Nos anc\u00eatres ont litt\u00e9ralement <em>fait <\/em>leur vie, mais aujourd&rsquo;hui nous passons nos heures de travail quelque genre particulier d&rsquo;ouvrage pour lequel nous obtenons de l&rsquo;argent, que nous \u00e9changeons pour une foule de choses fabriqu\u00e9es par d&rsquo;autres. Nous avons plus de vari\u00e9t\u00e9 parce que plus de gens produisent plus. Nous avons appris le secret de la division du travail, gr\u00e2ce \u00e0 laquelle notre \u00e9nergie, convenablement dirig\u00e9e, transforme nos ressources naturelles en des grandes quantit\u00e9s de marchandises utilisables.<\/p>\n<p>Tout le monde veut un niveau de vie plus \u00e9lev\u00e9. Aucune redistribution d&rsquo;argent ou de marchandises d\u00e9j\u00e0 produites n&rsquo;en augmentera la moyenne. Ce but ne sera atteint que par une plus grande production de tout ce dont la masse a besoin.<\/p>\n<p>Cet accroissement de la production peut \u00eatre accompli par la conjonction de quatre efforts\u00a0: l&rsquo;\u00e9ducation, pour d\u00e9velopper une plus grande intelligence et plus de comp\u00e9tence\u00a0; la recherche, pour cr\u00e9er de nouveaux produits et les manufacturer dans de meilleures conditions\u00a0; le capital, pour agrandir et construire de nouvelles industries, et le travail.<\/p>\n<p>Rien ne peut augmenter notre standard de vie sans travail. \u00c0 notre \u00e9poque, le mal le plus grand qui puisse nous \u00eatre fait est de nous pr\u00eacher l&rsquo;\u00e9vangile de la r\u00e9compense sans effort.<\/p>\n<h3>Salaires<\/h3>\n<p>Les sages, en ce monde, \u00e9crivent salaires et loisirs en lettres minuscules et TRAVAIL en majuscules, parce que la production est leur principal objectif. Les salaires et les loisirs doivent \u00eatre gagn\u00e9s. \u00c0 l&rsquo;exception de ce qui est d\u00fb \u00e0 la charit\u00e9, il n&rsquo;existe aucun moyen rationnel de distribuer de l&rsquo;argent si ce n&rsquo;est en paiement de la production ou pour des services rendus.<\/p>\n<p>Les chiffres du Bureau de la Statistique du Canada d\u00e9montrent, (en y comprenant les fermiers et les autres personnes travaillant pour elles-m\u00eames), que le travail re\u00e7oit normalement chez nous environ 85 pour cent du revenu national.<\/p>\n<p>Pour payer des salaires plus \u00e9lev\u00e9s, l&rsquo;argent ne peut provenir que de quatre sources diff\u00e9rentes\u00a0: des prix augment\u00e9s, des taxes r\u00e9duites, du profit des corporations, ou de la production accrue par les travailleurs eux-m\u00eames.<\/p>\n<p>Une augmentation dans les prix ne sourit \u00e0 personne. Les d\u00e9penses du pays doivent \u00eatre couvertes par la taxation, et de la mani\u00e8re dont va le monde actuellement, il ne semble pas y avoir le plus petit espoir qu&rsquo;elle soit r\u00e9duite de fa\u00e7on importante d&rsquo;ici longtemps. Si tous les profits laiss\u00e9s apr\u00e8s que les imp\u00f4ts sont pay\u00e9s y \u00e9taient employ\u00e9s, les salaires pourraient \u00eatre augment\u00e9s de seulement 4 pour cent, et il n&rsquo;y aurait plus de fonds pour financer l&rsquo;expansion industrielle ou pour m\u00eame conserver la machinerie en bon \u00e9tat.<\/p>\n<p>Le moyen logique d&rsquo;augmenter le pouvoir d&rsquo;achat est une plus grande production dans chaque usine et par chaque travailleur. Cela ne veut pas dire de plus longues heures de travail, mais un travail plus efficace, une journ\u00e9e enti\u00e8re de travail pour le plein salaire d&rsquo;une journ\u00e9e. C&rsquo;est le seul des quatre moyens par lequel des salaires plus \u00e9lev\u00e9s peuvent \u00eatre pay\u00e9s avec s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p>Le jeune homme anxieux de r\u00e9ussir dans la vie, l&rsquo;homme plus \u00e2g\u00e9 cherchant de l&rsquo;avancement, se trompent eux-m\u00eames, s&rsquo;ils ne songent qu&rsquo;aux taux des salaires et aux heures de travail. L&rsquo;homme qui d\u00e9sire avoir du succ\u00e8s sait que ce qu&rsquo;il gagnera dans les ann\u00e9es futures ne sera pas d\u00e9termin\u00e9 par une c\u00e9dule d&rsquo;heures et de salaires, mais par la valeur qu&rsquo;il donnera \u00e0 son effort individuel.<\/p>\n<h3>La dignit\u00e9<\/h3>\n<p>Il y a certains principes \u00e0 observer, et par l&#8217;employeur, et par l&rsquo;ouvrier, s&rsquo;ils veulent avoir une satisfaction raisonnable dans leur travail.<\/p>\n<p>Les employeurs doivent se rappeler que le d\u00e9sir le plus \u00e9l\u00e9mentaire de tout \u00eatre humain est le maintien de sa dignit\u00e9. La dignit\u00e9 de l&rsquo;homme est tout aussi importante dans le cercle des travailleurs qu&rsquo;elle l&rsquo;est dans le Club le plus exclusif de la ville.<\/p>\n<p>La dignit\u00e9 des travailleurs est maintenue lorsque les employeurs savent, chaque fois que l&rsquo;occasion s&rsquo;en pr\u00e9sente, louanger g\u00e9n\u00e9reusement, donner publiquement cr\u00e9dit o\u00f9 il est d\u00fb, se font simples et accueillants en la pr\u00e9sence des employ\u00e9s de mani\u00e8re \u00e0 augmenter leur estime personnelle, jugent justement, et pas trop h\u00e2tivement, et acceptent, en l&rsquo;appr\u00e9ciant, la critique lorsqu&rsquo;elle est fond\u00e9e.<\/p>\n<p>Les employ\u00e9s se doivent \u00e0 eux-m\u00eames de choisir, parmi les occupations qui leur sont offertes, celle qu&rsquo;ils peuvent le mieux remplir, et ils doivent \u00e0 leurs employeurs de le faire de leur mieux, afin de d\u00e9velopper et sauvegarder une discipline du travail, pour se surveiller afin de ne pas laisser leurs penchants personnels prendre le dessus sur le sens de leur travail, pour \u00e9viter enfin, comme ils s&rsquo;attendent \u00e0 ce que leurs sup\u00e9rieurs les \u00e9vitent, les discussions \u00e0 l&rsquo;ouvrage.<\/p>\n<p>Bien souvent c&rsquo;est un peu d&rsquo;orgueil social ridicule qui rend les gens malheureux dans leur travail. Les travailleurs intellectuels et les travailleurs manuels sont \u00e9galement importants pour faire tourner les roues. Si magnifiques que soient les plans faits pour la cit\u00e9 par les architectes, aucune belle ville ne se d\u00e9veloppera \u00e0 moins qu&rsquo;il n&rsquo;y ait des hommes qui se servent de leurs mains pour manier les pioches et les truelles, pour manoeuvrer les manettes des pelles \u00e0 vapeur et des bulldozers.<\/p>\n<p>Le travail peut \u00eatre rendu vraiment digne, non par une exaltation du travailleur telle que la veut le communisme, mais par les ouvriers eux-m\u00eames estimant un homme pour ce qu&rsquo;il est vraiment et pour son utilit\u00e9 dans la soci\u00e9t\u00e9. L&rsquo;homme qui conduit un tramway avec s\u00e9curit\u00e9 et comp\u00e9tence \u00e0 travers le trafic de la ville, l&rsquo;homme qui travaille \u00e0 la sueur de son front dans un champ de bl\u00e9 de la Saskatchewan, l&rsquo;homme qui dirige une grosse machine produisant \u00e0 elle seule des marchandises que des milliers d&rsquo;esclaves ne feraient pas, la jeune fille qui conduit un ascenseur ou qui \u00e9crit des lettres au dactylographe, ou qui vend dans un magasin &#8211; tous ceux-l\u00e0 contribuent pour leur part \u00e0 la vie et \u00e0 la productivit\u00e9 du pays.<\/p>\n<p>Il y a lieu d&rsquo;ajouter un avertissement pressant\u00a0: c&rsquo;est faute grave que d&rsquo;\u00eatre volontairement trop occup\u00e9, quoique ce ne soit pas une forme commune d&rsquo;erreur. Il ne faut jamais oublier que le travail est seulement une partie de la vie, et qu&rsquo;on ne doit pas devenir ambitieux au point de lui sacrifier tout.<\/p>\n<p>Nous vivrons plus longtemps et mieux si nous nous soumettons \u00e0 quelques-uns des autres besoins de la vie, m\u00eame au point d&rsquo;\u00eatre, de temps \u00e0 autre, un peu na\u00effs dans l&#8217;emploi de nos heures de loisir. Peut-\u00eatre m\u00eame comme Jean Jacques Rousseau qui, lorsqu&rsquo;il devint modestement pourvu, se d\u00e9fit de sa montre avec la r\u00e9flexion singuli\u00e8re qu&rsquo;il n avait plus maintenant besoin de conna\u00eetre l&rsquo;heure.<\/p>\n<p>Ni la nature, ni l&rsquo;importance de notre travail ne sont responsables de la fr\u00e9quence et de la gravit\u00e9 de nos d\u00e9pressions. Elles proviennent plut\u00f4t de ces sentiments exag\u00e9r\u00e9s de vitesse et de manque de temps, dans la tension et l&#8217;empressement, dans l&rsquo;inqui\u00e9tude et l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9. Il nous faut cultiver une harmonie int\u00e9rieure entre le travail, qui est n\u00e9cessaire \u00e0 notre survivance, et les autres choses de la vie, telles que le bonheur que nous trouvons dans notre famille et que le d\u00e9veloppement de notre intelligence.<\/p>\n<h3>Qui est le producteur\u00a0?<\/h3>\n<p>Le mot \u00ab\u00a0production\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9 plusieurs fois dans cette lettre. C&rsquo;est la clef de la prosp\u00e9rit\u00e9 nationale et elle est n\u00e9cessaire au bonheur individuel. Un producteur est une personne qui cr\u00e9e une commodit\u00e9 utile ou qui aide \u00e0 lui donner une existence concr\u00e8te sous une forme utilisable. Le cultivateur, le cheminot, le marchand de gros et le d\u00e9taillant, tous sont des producteurs, parce qu&rsquo;ils obtiennent de la nourriture de la terre, en pr\u00e9parent l&rsquo;usage et la transportent o\u00f9 elle est demand\u00e9e.<\/p>\n<p>La terre et ses ressources naturelles, l&rsquo;argent lui-m\u00eame ne produisent rien d&rsquo;utilisable par l&rsquo;homme, \u00e0 moins que les hommes et les femmes ne travaillent \u00e0 pr\u00e9parer ou \u00e0 transformer ce que la nature offre. Si vous viviez dans quelque royaume d&rsquo;Utopie, quoique ses vall\u00e9es soient fertiles, ses montagnes couvertes de bois, son sous-sol rempli de charbon, de fer, d&rsquo;or et d&rsquo;huile, vous n&rsquo;auriez m\u00eame pas les n\u00e9cessit\u00e9s de la vie si vous ne travailliez pas.<\/p>\n<p>Le Canada jouit d&rsquo;une grande richesse dans ses ressources naturelles, mais nulle n&rsquo;est d&rsquo;aucune utilit\u00e9, \u00e0 moins que l&rsquo;effort humain n&rsquo;y soit appliqu\u00e9 pour sa pr\u00e9paration ou sa transformation. M\u00eame dans un climat tropical, o\u00f9 les fruits m\u00fbrissent en abondance, vous mourriez de faim, \u00e0 moins de faire l&rsquo;effort voulu pour les ramasser. C&rsquo;est l\u00e0 un \u00e9tat de choses que nulle Loi ne peut changer.<\/p>\n<p>La production est aid\u00e9e par la machinerie. Durant le dernier demi-si\u00e8cle, nous avons trouv\u00e9 les moyens de multiplier notre rendement industriel. Le travail des hommes a \u00e9t\u00e9 rendu plus facile par l&rsquo;invention d&rsquo;outils m\u00fbs a la vapeur, et la moiti\u00e9 du travail que faisaient \u00e0 la main les femmes il y a cinquante ans est maintenant fait \u00e0 l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9.<\/p>\n<p>La machinerie moderne, dirig\u00e9e par des op\u00e9rateurs comp\u00e9tents, a rendu possible une rapide augmentation du volume de production, et a \u00e9lev\u00e9 le standard g\u00e9n\u00e9ral de vie \u00e0 un point auquel les g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes n&rsquo;avaient jamais pens\u00e9.<\/p>\n<h3>Nous ne pouvons pas reculer<\/h3>\n<p>Tout n&rsquo;est pas rose en ce monde renouvel\u00e9, parce que de nouveaux probl\u00e8mes sont sans cesse soulev\u00e9s, alors que nous avons trouv\u00e9 les r\u00e9ponses aux anciens. Le danger, en ce 20\u00e8me si\u00e8cle, est que nous pourrions, par l&rsquo;abus d&rsquo;inventions extraordinaires retourner \u00e0 la pauvret\u00e9 des premiers \u00e2ges, mais nous ne risquerons jamais d&rsquo;atteindre cet \u00e9tat malheureux \u00e0 cause ne notre machinerie industrielle.<\/p>\n<p>Quelques auteurs, dont Karl Marx, ont pr\u00e9tendu que la m\u00e9canisation continue de l&rsquo;industrie, en diminuant la main-d&rsquo;oeuvre, aboutirait au d\u00e9clin graduel des r\u00e9els salaires de la classe des travailleurs, et que le ch\u00f4mage augmenterait. Cependant, les \u00ab\u00a0salaires r\u00e9els\u00a0\u00bb signifient le pouvoir d&rsquo;achat d&rsquo;un homme, gr\u00e2ce \u00e0 ce qu&rsquo;il re\u00e7oit pour son travail, et ce qu&rsquo;un travailleur dor\u00e9navant gagne en salaire permet d&rsquo;acheter beaucoup plus aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;au commencement du si\u00e8cle, et, malgr\u00e9 cela, en raison de la machinerie, il n&rsquo;a pas tant \u00e0 travailler pour l&rsquo;obtenir. Quant \u00e0 l&#8217;emploi de la main-d&rsquo;oeuvre, il n&rsquo;y eut jamais plus de personnes employ\u00e9es au Canada que de nos jours, et l&rsquo;industrie arrive \u00e0 peine &#8211; dans certains cas elle ne le peut m\u00eame pas &#8211; \u00e0 suffire \u00e0 la demande.<\/p>\n<p>Toutefois, l&rsquo;\u00e2ge de la machine a sans nul doute diminu\u00e9, dans un certain sens, l&rsquo;importance de l&rsquo;individu. Quoiqu&rsquo;il soit enfantin de penser \u00e0 reculer pour donner une satisfaction personnelle au travail manuel, il n&rsquo;en reste pas moins vrai qu&rsquo;il y a une joie intime beaucoup plus particuli\u00e8re pour la personne qui a lentement fabriqu\u00e9 un objet de ses propres mains, que pour dix personnes qui ont fait un millier de pi\u00e8ces en s\u00e9rie, durant le m\u00eame temps, avec l&rsquo;aide de machines qu&rsquo;elles comprennent plus ou moins.<\/p>\n<p>Il ne peut en \u00eatre autrement. Nous ne pouvons pas plus retourner en arri\u00e8re \u00e0 ce sujet, au Canada ou dans le monde entier, pour nous rapprocher du potier solitaire, d&rsquo;Omar Khayyam, humectant son argile pour lui-m\u00eame sur la place du march\u00e9, que les hommes d&rsquo;un certain \u00e2ge ne peuvent faire revivre au temps de No\u00ebl leur robuste app\u00e9tit pour la dinde et le pouding, qu&rsquo;ils aimaient tant dans leur jeunesse.<\/p>\n<h3>Les besoins du Canada<\/h3>\n<p>L&rsquo;essentiel de la prosp\u00e9rit\u00e9 du Canada est un revenu national \u00e9lev\u00e9, distribu\u00e9 en consid\u00e9ration de l&rsquo;importance de la contribution apport\u00e9e par chaque individu \u00e0 la production des objets dont nous avons besoin pour notre usage et pour l&rsquo;exportation. Notre pays demeurera grand et prosp\u00e8re en travaillant ferme, et non pas en adoptant une formule de moins de travail et de moins d&rsquo;effort.<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui nous essayons, comme dans nos premiers jours, \u00e0 \u00e9lever le niveau de vie de tout le monde. C&rsquo;est un effort qui englobe, non seulement l&rsquo;augmentation des gains, mais l&rsquo;augmentation des marchandises disponibles pour achat avec ces gains. En plus, nous devons produire des produits pour la vente outre-mer, parce que le tiers de notre revenu national provient de l&rsquo;exportation. Ensuite, \u00e9galement, il nous faut augmenter notre capital de production, celui qui repr\u00e9sente la machinerie et l&rsquo;usine avec lesquelles nous pouvons faire plus de marchandises pour le consommateur.<\/p>\n<p>En tout, partout, nous avons un gros travail de production \u00e0 r\u00e9aliser. Si nous combinons habilement nos ressources naturelles, un gouvernement sage et un travail ferme, il n&rsquo;y a aucune raison sur terre pour que le Canada n&rsquo;accorde pas \u00e0 ses citoyens et aux peuples des autres pays aussi, des b\u00e9n\u00e9fices de plus en plus importants.<\/p>\n<h3>Nos perspectives personnelles<\/h3>\n<p>C&rsquo;est l\u00e0 notre situation nationale. En ce qui concerne nos perspectives personnelles, il est bien probable qu&rsquo;\u00e0 un certain moment chaque homme, chaque femme, formule une philosophie personnelle de la vie. Et le premier mot dans la liste des d\u00e9sirs est certainement celui, quelque peu n\u00e9buleux, de \u00ab\u00a0bonheur\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le bonheur signifie plusieurs choses diff\u00e9rentes. Certaines personnes semblent s&rsquo;\u00e9panouir heureusement \u00e0 ne rien faire, mais c&rsquo;est la minorit\u00e9 et elles sont consid\u00e9r\u00e9es avec piti\u00e9. La loi de la vie est l&rsquo;action, et nous sommes conduits par un besoin biologique d&rsquo;activit\u00e9.<\/p>\n<p>Ella Wheeler Wilcox \u00e9tait mieux connue par ses chansons d&rsquo;amour que par une philosophie profonde, mais elle \u00e9crivit une ligne qui est un avertissement et un guide\u00a0: \u00ab\u00a0Le d\u00e9faut le plus grave est une tentative folle de sauter d&rsquo;un coup sur des hauteurs faites pour qu&rsquo;on y grimpe laborieusement\u00a0\u00bb. Nous avons besoin de comprendre que chaque pas en avant demande de l&rsquo;\u00e9nergie, et c&rsquo;est pas \u00e0 pas, et non point sur un tapis magique, que nous atteindrons \u00e0 un bonheur fructueux.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[23],"class_list":["post-2140","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-23"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Janvier 1951 - Les hommes doivent travailler - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/janvier-1951-les-hommes-doivent-travailler\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Janvier 1951 - Les hommes doivent travailler\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Il y a deux classes de travailleurs malheureux dans le monde, et par travailleurs nous voulons dire tous et chacun, du pr\u00e9sident d&rsquo;une importante compagnie au journalier. 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