{"id":2134,"date":"1993-01-01T00:00:00","date_gmt":"1993-01-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-74-no-1-janvier-fevrier-1993-la-nouvelle-condition-demploye\/"},"modified":"2022-10-17T20:43:42","modified_gmt":"2022-10-17T20:43:42","slug":"vol-74-no-1-janvier-fevrier-1993-la-nouvelle-condition-demploye","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-74-no-1-janvier-fevrier-1993-la-nouvelle-condition-demploye\/","title":{"rendered":"Vol. 74 No. 1 &#8211; Janvier\/F\u00e9vrier 1993 &#8211; La nouvelle condition d&#8217;employ\u00e9"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">La condition d&#8217;employ\u00e9 a r\u00e9cemment                     pris une toute nouvelle dimension et les Canadiens ont \u00e9t\u00e9                     lents \u00e0 r\u00e9agir \u00e0 cette \u00e9volution.                     Aujourd&rsquo;hui, on demande \u00e9norm\u00e9ment aux employ\u00e9s.                     Mais s&rsquo;ils savent relever le d\u00e9fi, ils y gagneront                     en devenant des \u00eatres plus accomplis&#8230; <\/p>\n<p> \u00c0 notre \u00e9poque o\u00f9 l&rsquo;individualisme                     est roi, la condition d&#8217;employ\u00e9 ne jouit pas d&rsquo;un tr\u00e8s                     grand prestige. Certaines entreprises, pour \u00e9viter                     le terme \u00ab\u00a0employ\u00e9\u00a0\u00bb, ont recours \u00e0                     des euph\u00e9mismes et parlent \u00ab\u00a0d&rsquo;associ\u00e9\u00a0\u00bb,                     comme s&rsquo;il \u00e9tait avilissant de travailler pour autrui.                     Si l&rsquo;on en croit la t\u00e9l\u00e9vision et les magazines,                     la r\u00e9ussite et le prestige sont l&rsquo;apanage de ceux qui                     travaillent pour leur propre compte. Les simples salari\u00e9s                     \u00e9conomisent donc de peine et de mis\u00e8re pour                     que leurs enfants et petits-enfants acc\u00e8dent \u00e0                     une profession ind\u00e9pendante. <\/p>\n<p> Il n&rsquo;en reste pas moins que la grande majorit\u00e9 de                     la population des pays d\u00e9velopp\u00e9s est directement                     employ\u00e9e par des entreprises, des gouvernements ou                     autres organismes. Les employ\u00e9s sont le fondement d&rsquo;une                     \u00e9conomie moderne et devraient \u00eatre fiers de leur                     r\u00f4le indispensable dans la soci\u00e9t\u00e9. <\/p>\n<p> Il ne faut pas non plus oublier que les \u00ab\u00a0ind\u00e9pendants\u00a0\u00bb                     ne travaillent pas vraiment pour eux; ils travaillent pour                     leurs clients ou pour des investisseurs. Et les entrepreneurs                     ou professionnels qui veulent se b\u00e2tir une bonne r\u00e9putation                     ont tout int\u00e9r\u00eat \u00e0 se consid\u00e9rer                     comme les employ\u00e9s de ceux auxquels ils dispensent                     leurs services. <\/p>\n<p> Quoi qu&rsquo;il en soit, il est \u00e9tonnant que la condition                     d&#8217;employ\u00e9 fasse l&rsquo;objet de si peu d&rsquo;attention. On se                     pr\u00e9occupe beaucoup des qualit\u00e9s exig\u00e9es                     d&rsquo;un bon employ\u00e9 dans un poste particulier, mais nullement                     de celles que doivent poss\u00e9der les employ\u00e9s                     en g\u00e9n\u00e9ral. Les \u00e9coles de commerce apprennent                     \u00e0 leurs \u00e9tudiants \u00e0 devenir patrons et                     non pas simples travailleurs. Quant aux programmes de formation                     des entreprises, ils s&rsquo;adressent davantage aux superviseurs                     qu&rsquo;aux subalternes. <\/p>\n<p> D&rsquo;un point de vue historique, cet oubli peut se comprendre.                     Il y a deux ou trois g\u00e9n\u00e9rations, les employ\u00e9s                     savaient automatiquement ce que l&rsquo;on attendait d&rsquo;eux. Id\u00e9alement,                     ils devaient \u00eatre honn\u00eates, propres, m\u00e9ticuleux,                     ponctuels, appliqu\u00e9s, gais et ob\u00e9issants. Ces                     qualit\u00e9s seront toujours appr\u00e9ci\u00e9es des                     employeurs mais, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, elles \u00e9taient                     les seules. <\/p>\n<p> Les employeurs ne recherchaient pas l&rsquo;initiative, par exemple;                     celle-ci \u00e9tait plut\u00f4t d\u00e9courag\u00e9e.                     Ils ne tenaient pas \u00e0 ce que les employ\u00e9s fassent                     les choses \u00e0 leur fa\u00e7on; ce qui comptait, c&rsquo;est                     qu&rsquo;ils ob\u00e9issent aux ordres. <\/p>\n<p> En fait, les employeurs se m\u00e9fiaient de ceux qui                     \u00e9taient un peu trop intelligents ou qui avaient fait                     des \u00e9tudes. Un employ\u00e9 brillant, qui en savait                     trop, risquait d&rsquo;\u00eatre g\u00eanant; on n&rsquo;avait pas besoin                     de quelqu&rsquo;un qui remettait les ordres en question et qui essayait                     de changer les m\u00e9thodes \u00e9tablies. <\/p>\n<p> Les employ\u00e9s qui savaient \u00ab\u00a0rester \u00e0                     leur place\u00a0\u00bb \u00e9taient parfaitement adapt\u00e9s                     au syst\u00e8me traditionnel dans lequel une \u00e9lite                     de dirigeants se chargeait du travail de r\u00e9flexion.                     Dans une entreprise relativement importante, un petit groupe                     de d\u00e9cisionnaires s&rsquo;occupait de la planification, r\u00e9glait                     les probl\u00e8mes et, d&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale,                     dirigeait un personnel plut\u00f4t amorphe. <\/p>\n<p> Les ordres \u00e9taient transmis d&rsquo;un chef au suivant                     et, aux \u00e9chelons les plus bas, les instructions \u00e9taient                     g\u00e9n\u00e9ralement donn\u00e9es verbalement, si                     bien que les travailleurs de ce niveau n&rsquo;avaient m\u00eame                     pas besoin de savoir lire. \u00c0 cet \u00e9gard et \u00e0                     bien d&rsquo;autres, toute l&rsquo;organisation \u00e9tait con\u00e7ue                     de fa\u00e7on \u00e0 simplifier les activit\u00e9s aux                     \u00e9chelons inf\u00e9rieurs. Le travail \u00e9tait                     subdivis\u00e9 en t\u00e2ches distinctes dont les employ\u00e9s                     pouvaient s&rsquo;acquitter automatiquement en r\u00e9p\u00e9tant                     toujours les m\u00eames gestes. <\/p>\n<p> \u00c0 une \u00e9poque o\u00f9 l&rsquo;on ne demandait pas                     aux travailleurs manuels de r\u00e9fl\u00e9chir, l&rsquo;\u00e9ducation                     ne constituait gu\u00e8re un atout. Il \u00e9tait courant                     de quitter l&rsquo;\u00e9cole pour commencer \u00e0 gagner sa                     vie d\u00e8s l&rsquo;\u00e2ge l\u00e9gal. C&rsquo;\u00e9tait particuli\u00e8rement                     le cas au Canada o\u00f9 le secteur des ressources naturelles,                     qui dominait l&rsquo;\u00e9conomie, offrait un milieu de travail                     simple et \u00e9troitement encadr\u00e9. Pour abattre                     les arbres ou travailler \u00e0 la mine, on n&rsquo;avait pas                     besoin d&rsquo;un dipl\u00f4me de fin d&rsquo;\u00e9tudes secondaires.                   <\/p>\n<p> Dans ce contexte, l&rsquo;\u00e9cole et le travail \u00e9taient                     consid\u00e9r\u00e9s comme deux mondes distincts. On allait                     \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, puis on se mettait \u00e0 travailler                     \u00ab\u00a0pour de vrai\u00a0\u00bb. Un emploi s&rsquo;apprenait sur le tas                     et avec l&rsquo;aide des coll\u00e8gues. <\/p>\n<p> Les aptitudes acquises de cette fa\u00e7on suffisaient                     amplement pour toute la vie. Par exemple, quelqu&rsquo;un qui avait                     appris \u00e0 faire fonctionner une presse hydraulique en                     1920 pouvait probablement actionner une machine \u00e0 peu                     pr\u00e8s identique en 1965. <\/p>\n<h3>Maintenant que les travailleurs manuels traditionnels sont en voie de disparition, n&rsquo;importe qui peut \u00eatre appel\u00e9 \u00e0 diriger.<\/h3>\n<p> Mais les temps ont chang\u00e9. Tout d&rsquo;abord, le secteur                     des ressources naturelles n&rsquo;a plus la m\u00eame importance                     dans l&rsquo;\u00e9conomie canadienne. Et puis, m\u00eame dans                     ce secteur, il faut maintenant que les travailleurs sachent                     utiliser le mat\u00e9riel informatique complexe dont sont                     \u00e9quip\u00e9es les mines et les usines. Dans pour                     ainsi dire tous les secteurs, ils doivent se familiariser                     avec des techniques ou m\u00e9thodes nouvelles et bien souvent                     radicalement diff\u00e9rentes. Les qualit\u00e9s qui faisaient                     jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent un bon employ\u00e9 ne sont                     donc plus du tout les m\u00eames. <\/p>\n<p> La facult\u00e9 de raisonnement, que les employeurs redoutaient                     auparavant chez leurs employ\u00e9s, est devenue la condition                     d&rsquo;un emploi durable. Selon le Conseil d&rsquo;entreprises sur l&rsquo;enseignement                     du Conference Board du Canada, il nous faut des travailleurs                     qui ont l&rsquo;esprit critique, qui font preuve de logique dans                     l&rsquo;analyse des situations, le r\u00e8glement des probl\u00e8mes                     et la prise de d\u00e9cision, et qui ont de nouvelles id\u00e9es                     pour l&rsquo;ex\u00e9cution cr\u00e9ative du travail. <\/p>\n<p> Ces aptitudes ne valent pas grand-chose si elles ne sont                     pas appuy\u00e9es par une \u00e9ducation suffisante. Quiconque                     esp\u00e8re de nos jours trouver et conserver un bon emploi                     doit pouvoir se reconvertir et donc savoir lire, \u00e9crire                     et calculer. L&rsquo;\u00e9volution est si rapide dans le monde                     actuel du travail que le jeune Canadien moyen devra probablement                     se recycler plusieurs fois pendant sa carri\u00e8re. Non                     seulement les employ\u00e9s devront suivre des programmes                     de r\u00e9\u00e9ducation professionnelle dans le cadre                     de leur poste, mais ils pourront \u00eatre oblig\u00e9s                     d&rsquo;apprendre d&rsquo;autres m\u00e9tiers. Comme le signale un m\u00e9moire                     pr\u00e9par\u00e9 pour l&rsquo;American Society for Training                     and Development, \u00ab\u00a0La pression de la concurrence oblige                     les employeurs \u00e0 r\u00e9affecter fr\u00e9quemment                     leurs employ\u00e9s et donc \u00e0 appr\u00e9cier \u00e0                     sa juste valeur la facult\u00e9 d&rsquo;absorber et utiliser rapidement                     l&rsquo;information nouvelle.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Les restructurations entreprises pour am\u00e9liorer la                     productivit\u00e9 ont fait que de nombreuses t\u00e2ches                     auparavant r\u00e9serv\u00e9es aux chefs et aux superviseurs                     sont maintenant accomplies par des subalternes. Dans les nouvelles                     \u00e9quipes \u00ab\u00a0sans chef\u00a0\u00bb, chaque employ\u00e9                     est cens\u00e9 participer \u00e0 la prise de d\u00e9cision.                     Dans certaines usines de fabrication, des \u00e9quipes fixent                     maintenant leurs plans de production, commandent les mati\u00e8res                     premi\u00e8res, traitent avec les fournisseurs internes,                     s&rsquo;assurent du contr\u00f4le de la qualit\u00e9, participent                     aux achats de mat\u00e9riel et se renseignent aupr\u00e8s                     des clients sur leurs besoins. <\/p>\n<p> La distinction entre cols blancs et cols bleus s&rsquo;est estomp\u00e9e.                     De simples employ\u00e9s doivent maintenant accepter des                     responsabilit\u00e9s qui auraient \u00e9t\u00e9 inimaginables                     au temps o\u00f9 un travailleur \u00e9tait un travailleur,                     et un chef un chef. Maintenant, tous les membres d&rsquo;une \u00e9quipe                     peuvent participer \u00e0 l&rsquo;\u00e9tablissement d&rsquo;objectifs                     et de priorit\u00e9s, comme \u00e0 la gestion du temps,                     des ressources financi\u00e8res et des mat\u00e9riaux.                     Et n&rsquo;importe qui peut \u00e0 l&rsquo;occasion \u00eatre appel\u00e9                     \u00e0 diriger l&rsquo;\u00e9quipe selon ses qualifications.                     Dans la recherche des meilleurs r\u00e9sultats, il appartient                     aux employ\u00e9s de savoir quand diriger et quand se contenter                     de suivre. <\/p>\n<p> Cette redistribution des pouvoirs entra\u00eene un changement                     complet de perspective. Lorsque les gens acceptent des nouvelles                     responsabilit\u00e9s, leur attitudes personnelles et leur                     vie de travail ne peuvent plus \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es                     s\u00e9par\u00e9ment. Amen\u00e9s \u00e0 prendre des                     d\u00e9cisions ensemble, ils doivent tenir compte du point                     de vue des autres pour parvenir \u00e0 un compromis. Appel\u00e9s                     aussi \u00e0 collaborer avec les membres d&rsquo;autres sexes                     et groupes ethniques, ils doivent respecter leurs opinions.                     Enfin, ils doivent admettre que les diff\u00e9rences culturelles                     se traduisent par des fa\u00e7ons de faire les choses qui                     peuvent \u00eatre inhabituelles, mais qui ne sont pas pour                     autant mauvaises. <\/p>\n<p> La diversit\u00e9 de la main-d&rsquo;oeuvre est l&rsquo;une des raisons                     pour lesquelles un employ\u00e9 efficace doit absolument                     \u00eatre en mesure de communiquer avec les autres. Lorsque                     tous n&rsquo;ont pas la m\u00eame langue maternelle, il est en                     effet d&rsquo;autant plus n\u00e9cessaire de s&rsquo;assurer que les                     instructions sont bien claires. <\/p>\n<h3>La meilleure fa\u00e7on de faire face aux nouvelles exigences est de ne jamais cesser d&rsquo;\u00e9tudier.<\/h3>\n<p> Les travailleurs passent une bonne partie de leur temps                     \u00e0 communiquer verbalement et les entreprises se plaignent                     que les malentendus sont \u00e0 l&rsquo;origine de co\u00fbts                     \u00e9lev\u00e9s, qui pourraient \u00eatre \u00e9vit\u00e9s.                     Les employ\u00e9s doivent donc faire un effort d\u00e9lib\u00e9r\u00e9                     pour bien s&rsquo;exprimer et \u00e9couter. \u00c9couter, ce                     n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas seulement \u00eatre attentif; c&rsquo;est                     aussi poser les bonnes questions pour pr\u00e9venir toute                     erreur d&rsquo;interpr\u00e9tation. <\/p>\n<p> La communication \u00e9crite est bien entendu vitale.                     L&rsquo;informatisation croissante impose une plus grande communication                     par \u00e9crit entre le travailleur et la machine. Une \u00e9tude                     r\u00e9cente effectu\u00e9e dans des usines des \u00c9tats-Unis                     a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les travailleurs passent                     de plus en plus de temps \u00e0 consulter des formulaires,                     tableaux, graphiques, manuels, relev\u00e9s d&rsquo;ordinateur,                     etc. Des employ\u00e9s qui occupaient des postes n&rsquo;exigeant                     auparavant aucune communication \u00e9crite doivent maintenant                     r\u00e9diger des notes de service, des instructions et des                     pr\u00e9sentations. Pour r\u00e9sumer des donn\u00e9es                     et des notions d&rsquo;une fa\u00e7on concise et facile \u00e0                     comprendre, il leur faut une ma\u00eetrise suffisante de                     la langue. <\/p>\n<p> Mais il ne suffit pas de savoir lire et \u00e9crire. Il                     faut aussi savoir compter et calculer. Les travailleurs appel\u00e9s                     \u00e0 accomplir des t\u00e2ches autrefois r\u00e9serv\u00e9es                     aux cadres doivent maintenant suivre des descriptions techniques                     et assurer un contr\u00f4le de la production et des stocks.                     Il leur faut parfois des connaissances avanc\u00e9es en                     math\u00e9matiques pour utiliser le mat\u00e9riel informatique                     et comprendre les m\u00e9thodes complexes de production.                     Le Conseil d&rsquo;entreprises sur l&rsquo;enseignement du Conference                     Board du Canada, qui repr\u00e9sente certains des plus grands                     employeurs du pays, a r\u00e9sum\u00e9 la situation en                     disant que le Canada a besoin de travailleurs qui puissent                     comprendre et r\u00e9gler des probl\u00e8mes faisant appel                     aux math\u00e9matiques, et bien utiliser les r\u00e9sultats.                   <\/p>\n<p> Ce que l&rsquo;on demande actuellement aux Canadiens et ce qu&rsquo;on                     leur demandera bient\u00f4t est en fait colossal. La meilleure                     fa\u00e7on de relever ce d\u00e9fi est de ne jamais cesser                     d&rsquo;\u00e9tudier, comme le dit le Conseil d&rsquo;entreprises. Dans                     bien des cas, les travailleurs devront se perfectionner en                     lecture, \u00e9criture et arithm\u00e9tique, ou m\u00eame                     acqu\u00e9rir pour la premi\u00e8re fois ces aptitudes,                     soit dans le cadre de cours offerts par l&#8217;employeur ou de                     leur propre chef. <\/p>\n<p> On s&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 beaucoup \u00e9tendu sur le                     fait que la main-d&rsquo;oeuvre future du Canada n&rsquo;\u00e9tait                     gu\u00e8re pr\u00e9par\u00e9e aux d\u00e9fis que r\u00e9serve                     l&rsquo;avenir. Mais en fait, c&rsquo;est la g\u00e9n\u00e9ration                     actuelle d&#8217;employ\u00e9s qui subira v\u00e9ritablement                     les cons\u00e9quences du changement. Pour reprendre un r\u00e9cent                     m\u00e9moire du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral, les                     deux tiers de ceux qui constitueront la main-d&rsquo;oeuvre de l&rsquo;an                     2005 font d\u00e9j\u00e0 partie de la main-d&rsquo;oeuvre d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.                     Selon le m\u00eame document, plus de la moiti\u00e9 des                     nouveaux emplois, dans cette d\u00e9cennie, exigeront plus                     de 12 ann\u00e9es de scolarit\u00e9 et de formation; or,                     60 pour cent des travailleurs d&rsquo;aujourd&rsquo;hui n&rsquo;ont pas d\u00e9pass\u00e9                     le niveau secondaire. Sur papier du moins, cela veut dire                     que la majorit\u00e9 des travailleurs canadiens ne poss\u00e8dent                     pas les qualifications suffisantes pour s&rsquo;acquitter des nouveaux                     emplois. <\/p>\n<h3>Il est n\u00e9cessaire d&rsquo;orienter les \u00e9tudiants vers des domaines essentiels \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie.<\/h3>\n<p> Pour rendre la main-d&rsquo;oeuvre concurrentielle dans une \u00e9conomie                     mondiale dont le moteur est la technologie, le pays a de toute                     \u00e9vidence beaucoup \u00e0 faire. Selon le Discours                     du tr\u00f4ne de 1991, les entreprises canadiennes ont un                     budget de formation inf\u00e9rieur de moiti\u00e9 \u00e0                     celui des entreprises am\u00e9ricaines, qui ne repr\u00e9sente                     qu&rsquo;un cinqui\u00e8me de celui des entreprises japonaises                     et un huiti\u00e8me de celui des entreprises allemandes.                     Les sondages r\u00e9v\u00e8lent que 31 pour cent seulement                     des entreprises canadiennes offrent une formation \u00e0                     leurs employ\u00e9s. <\/p>\n<p> De toute \u00e9vidence, les entreprises canadiennes en                     g\u00e9n\u00e9ral ont \u00e9t\u00e9 lentes \u00e0                     se rendre compte des facteurs qui permettront au pays d&rsquo;affronter                     la concurrence internationale. Leur apathie s&rsquo;est accompagn\u00e9e                     d&rsquo;un manque d&rsquo;int\u00e9r\u00eat des employ\u00e9s vis-\u00e0-vis                     de l&rsquo;\u00e9ducation. <\/p>\n<p> Manifestant en cela l&rsquo;esprit des pionniers, la population                     semble encore croire qu&rsquo;il est possible de d\u00e9crocher                     un bon emploi sans prendre la peine d&rsquo;\u00e9tudier. Apparemment,                     les \u00e9l\u00e8ves (et leurs parents) ne voient pas                     le rapport entre ce qu&rsquo;ils apprennent \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole                     et ce qu&rsquo;on leur demandera au travail. <\/p>\n<p> Par exemple, le pourcentage d&rsquo;\u00e9l\u00e8ves faisant                     des math\u00e9matiques sup\u00e9rieures au niveau secondaire                     est tr\u00e8s faible au Canada, par rapport \u00e0 ce                     que l&rsquo;on peut constater dans les pays concurrents. De plus,                     un nombre choquant d&rsquo;\u00e9l\u00e8ves ne terminent jamais                     leurs \u00e9tudes secondaires\u00a0: pr\u00e8s de 30 pour                     cent, contre moins de 5 pour cent au Japon. <\/p>\n<p> Nous avons au Canada presque autant d&rsquo;\u00e9l\u00e8ves                     qui abandonnent l&rsquo;\u00e9cole secondaire que de nouveaux                     dipl\u00f4m\u00e9s universitaires. C&rsquo;est ce qui explique                     en partie qu&rsquo;au moins un Canadien sur quatre est analphab\u00e8te                     ou ne sait pas compter. <\/p>\n<p> Bien qu&rsquo;un nombre assez important d&rsquo;\u00e9l\u00e8ves                     qui quittent l&rsquo;\u00e9cole secondaire t\u00f4t trouvent                     initialement du travail, ils sont condamn\u00e9s \u00e0                     long terme \u00e0 un ch\u00f4mage intermittent. S&rsquo;ils ont                     un emploi, c&rsquo;est un emploi qui paie mal, qui comporte peu                     d&rsquo;avantages sociaux et qui n&rsquo;offre aucun espoir de promotion.                   <\/p>\n<p> Un argument en faveur de l&rsquo;abandon scolaire est que beaucoup                     de gens ayant fait de longues \u00e9tudes se retrouvent                     \u00e9galement au ch\u00f4mage. Lorsque ce point a \u00e9t\u00e9                     soulev\u00e9 lors d&rsquo;une r\u00e9cente \u00e9mission \u00e0                     la radio, un \u00e9conomiste qui participait \u00e0 la                     discussion a fait le commentaire suivant\u00a0: quand on a                     \u00e9tudi\u00e9, on n&rsquo;est pas s\u00fbr d&rsquo;avoir un bon                     emploi ou m\u00eame d&rsquo;avoir un emploi quelconque. Par contre,                     quand on n&rsquo;a pas \u00e9tudi\u00e9, on est s\u00fbr d&rsquo;avoir                     un mauvais emploi ou de ne pas avoir d&#8217;emploi du tout. <\/p>\n<p> La situation n&rsquo;est toutefois pas aussi catastrophique qu&rsquo;il                     le para\u00eet. Apr\u00e8s s&rsquo;\u00eatre rendu compte de                     la difficult\u00e9 de se caser sur le march\u00e9 du travail,                     beaucoup de \u00ab\u00a0d\u00e9crocheurs\u00a0\u00bb reprennent plus                     tard leurs \u00e9tudes. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne explique                     en partie le succ\u00e8s extraordinaire de l&rsquo;apprentissage                     autonome. Plus de 4,8 millions d&rsquo;adultes sont volontairement                     inscrits \u00e0 des cours de formation permanente, la plupart                     pour se perfectionner ou pouvoir acc\u00e9der \u00e0 de                     meilleurs postes. <\/p>\n<p> Selon le Conseil \u00e9conomique du Canada, la raison                     pour laquelle les apprentis sont beaucoup plus \u00e2g\u00e9s                     au Canada qu&rsquo;ailleurs &#8211; 27 ans en moyenne &#8211; est qu&rsquo;ils se                     tournent vers l&rsquo;apprentissage seulement apr\u00e8s s&rsquo;\u00eatre                     rendu compte de leurs qualifications insuffisantes. Dans le                     dernier rapport qu&rsquo;il a publi\u00e9 avant son abolition                     par le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral l&rsquo;an dernier, le                     Conseil faisait remarquer que de nombreux \u00e9tudiants                     et nouveaux venus sur le march\u00e9 du travail ne savent                     tout simplement pas en quoi consistent les m\u00e9tiers                     sp\u00e9cialis\u00e9s ni ce que l&rsquo;apprentissage peut leur                     apporter. <\/p>\n<h3>Les qualit\u00e9s d&rsquo;un bon employ\u00e9 sont conciliables avec celles d&rsquo;un bon citoyen et une vie agr\u00e9able.<\/h3>\n<p> Il existe au Canada quelque 173,000 apprentis ou stagiaires                     du m\u00eame ordre. Le Conseil estime toutefois que l&rsquo;apprentissage                     est beaucoup trop ax\u00e9 sur les m\u00e9tiers traditionnels                     et pas assez sur les nouveaux m\u00e9tiers n\u00e9s de                     l&rsquo;\u00e9lectronique. Il sugg\u00e8re une r\u00e9vision                     compl\u00e8te du syst\u00e8me parall\u00e8lement \u00e0                     d&rsquo;autres programmes, comme l&rsquo;enseignement en alternance qui                     conna\u00eet un grand succ\u00e8s au Canada depuis quelques                     ann\u00e9es. <\/p>\n<p> L&rsquo;enseignement en alternance peut \u00eatre un moyen de                     corriger au moins en partie le manque d&rsquo;information des travailleurs                     canadiens sur les aptitudes recherch\u00e9es dans le monde                     du travail. B\u00e9n\u00e9ficiant de l&rsquo;appui des entreprises,                     des syndicats, des gouvernements, des organismes d&rsquo;enseignement                     et des groupes communautaires, les programmes altern\u00e9s                     permettent aux \u00e9tudiants d&rsquo;occuper un poste \u00e0                     temps partiel dans une entreprise pour se rendre compte des                     possibilit\u00e9s d&#8217;emploi. Plus de 130,000 \u00e9tudiants                     canadiens, aux niveaux secondaire, coll\u00e9gial ou universitaire,                     participent maintenant \u00e0 de tels programmes. Le nombre                     d&rsquo;\u00e9l\u00e8ves inscrits et le nombre d&rsquo;entreprises                     qui soutiennent leurs efforts en leur offrant un emploi temporaire                     ont encore augment\u00e9 r\u00e9cemment. <\/p>\n<p> Le Conseil \u00e9conomique a recommand\u00e9 l&rsquo;expansion                     des programmes altern\u00e9s, surtout dans les m\u00e9tiers                     o\u00f9 les participants sont relativement peu nombreux.                     Ce type de formation, qui fait alterner l&rsquo;acquisition d&rsquo;une                     exp\u00e9rience pratique et l&rsquo;\u00e9tude th\u00e9orique,                     permettrait au Canada, selon lui, de se doter d&rsquo;une variante                     du syst\u00e8me d&rsquo;apprentissage qui a tant contribu\u00e9                     \u00e0 la sup\u00e9riorit\u00e9 commerciale de l&rsquo;Allemagne.                   <\/p>\n<p> Le Conseil a fortement recommand\u00e9 d&rsquo;\u00e9tablir                     des liens clairs et directs entre l&rsquo;enseignement en alternance                     et le syst\u00e8me d&rsquo;apprentissage, d&rsquo;accorder une plus                     grande priorit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;enseignement professionnel,                     et de renouveler et \u00e9tendre le syst\u00e8me d&rsquo;apprentissage                     en s&rsquo;appuyant sur les \u00e9coles secondaires. <\/p>\n<p> D&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, le Conseil                     \u00e9conomique a pu constater un grave manque de communication                     entre le syst\u00e8me d&rsquo;enseignement et les employeurs.                     \u00ab\u00a0Le Canada doit viser une int\u00e9gration plus \u00e9troite                     du syst\u00e8me d&rsquo;enseignement, du monde du travail et de                     la formation. Le succ\u00e8s de cette approche, a-t-il d\u00e9clar\u00e9,                     d\u00e9pend de la d\u00e9termination et de la participation                     active des employeurs de tous les secteurs &#8211; public et priv\u00e9,                     fabrication et services.\u00a0\u00bb Le Conseil d&rsquo;entreprises sur                     l&rsquo;enseignement du Conference Board convient de la n\u00e9cessit\u00e9,                     pour les jeunes Canadiens qui quittent l&rsquo;\u00e9cole, d&rsquo;acqu\u00e9rir                     des aptitudes les rendant employables. Il souligne toutefois                     que le syst\u00e8me d&rsquo;enseignement n&rsquo;est pas \u00e0 bl\u00e2mer.                     Face au ralentissement de la productivit\u00e9 nationale,                     toutes les parties concern\u00e9es ont eu le tort de ne                     pas s&rsquo;inqui\u00e9ter\u00a0: les gouvernements, qui n&rsquo;ont                     encourag\u00e9 que pour la forme une plus grande qualification                     de la main-d&rsquo;oeuvre; les entreprises de toute taille, qui                     ont n\u00e9glig\u00e9 la formation au travail; et un syst\u00e8me                     d&rsquo;enseignement secondaire qui donne la pr\u00e9f\u00e9rence                     aux sujets th\u00e9oriques, aux d\u00e9pens de la formation                     technique et professionnelle. <\/p>\n<p> Devant les p\u00e9rils sociaux et \u00e9conomiques auxquels                     une main-d&rsquo;oeuvre d\u00e9ficiente nous expose, le genre                     de personnes que devrait produire le syst\u00e8me d&rsquo;enseignement                     a bien entendu fait l&rsquo;objet d&rsquo;un d\u00e9bat. Certains enseignants                     ont protest\u00e9 que, dans notre soci\u00e9t\u00e9,                     leur r\u00f4le ne consistait pas \u00e0 alimenter les usines,                     mais \u00e0 former des citoyens \u00e0 l&rsquo;esprit ind\u00e9pendant                     et des \u00eatres accomplis. <\/p>\n<p> Il n&rsquo;y a toutefois pas lieu de se disputer sur ce point.                     Dans un contexte d&rsquo;humanisation croissante du milieu de travail,                     l&rsquo;ind\u00e9pendance d&rsquo;esprit et les qualit\u00e9s de bon                     citoyen sont recherch\u00e9es chez tous les employ\u00e9s.                     Dans sa liste r\u00e9cente des aptitudes favorisant l&#8217;emploi,                     le Conseil d&rsquo;entreprises sur l&rsquo;enseignement indiquait que                     les employeurs canadiens ont besoin de gens honn\u00eates                     et int\u00e8gres, positifs vis-\u00e0-vis de l&rsquo;acquisition                     de connaissances, du perfectionnement et de l&rsquo;\u00e9panouissement                     personnel, ayant l&rsquo;initiative, l&rsquo;\u00e9nergie et la d\u00e9termination                     n\u00e9cessaires pour accomplir le travail, et capables                     de se fixer des objectifs et des priorit\u00e9s dans leur                     vie professionnelle et personnelle. Employ\u00e9 ou pas,                     qui ne voudrait poss\u00e9der de telles qualit\u00e9s\u00a0?                     Au fond, il n&rsquo;y a aucune diff\u00e9rence de nos jours entre                     les qualit\u00e9s d&rsquo;un bon employ\u00e9 et celles d&rsquo;un                     \u00eatre accompli. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[74],"class_list":["post-2134","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-74"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 74 No. 1 - Janvier\/F\u00e9vrier 1993 - La nouvelle condition d&#039;employ\u00e9 - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-74-no-1-janvier-fevrier-1993-la-nouvelle-condition-demploye\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 74 No. 1 - Janvier\/F\u00e9vrier 1993 - La nouvelle condition d&#039;employ\u00e9\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"La condition d&#8217;employ\u00e9 a r\u00e9cemment pris une toute nouvelle dimension et les Canadiens ont \u00e9t\u00e9 lents \u00e0 r\u00e9agir \u00e0 cette \u00e9volution. 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