{"id":2131,"date":"1990-01-01T00:00:00","date_gmt":"1990-01-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-71-n-1-jan-fev-1990-les-nouvelles-dans-le-monde-actuel\/"},"modified":"2022-10-17T18:11:35","modified_gmt":"2022-10-17T18:11:35","slug":"vol-71-n-1-jan-fev-1990-les-nouvelles-dans-le-monde-actuel","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-71-n-1-jan-fev-1990-les-nouvelles-dans-le-monde-actuel\/","title":{"rendered":"Vol 71, N\u00b0 1 &#8211; Jan.\/F\u00e9v. 1990 &#8211; Les nouvelles dans le monde actuel"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">La communication de masse nous a ouvert                     une fen\u00eatre sur le monde par laquelle nous pr\u00e9f\u00e9rerions                     parfois ne pas regarder. Mais, sans nouvelles, nous serions                     incapables d&rsquo;obvier aux maux et aux injustices du monde moderne&#8230;                   <\/p>\n<p> Dans son dernier livre intitul\u00e9 <em><em>Eyewitness                     to History<\/em><\/em> , John Carey, imminent professeur britannique,                     raconte comment un reporter du journal <em><em>The Times<\/em><\/em>                     de Londres fut envoy\u00e9 en France pour couvrir la guerre                     franco-prussienne de 1870. Apr\u00e8s la bataille d\u00e9cisive                     de Sedan, il rentra en toute h\u00e2te en Angleterre par                     train et traversier, oubliant tout sommeil et r\u00e9digeant                     f\u00e9brilement son article sur la victoire allemande.                     Or, lorsqu&rsquo;il arriva, ce fut pour d\u00e9couvrir les articles                     d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9s que ses concurrents avaient                     envoy\u00e9s par t\u00e9l\u00e9graphe deux jours auparavant.                     <em> <em>The Times<\/em><\/em> marquait ainsi, sans le savoir,                     l&rsquo;aube d&rsquo;une \u00e8re nouvelle pour les soci\u00e9t\u00e9s                     occidentales, une \u00e8re o\u00f9 les nouvelles de tous                     les coins du monde sont \u00e0 la port\u00e9e de tous,                     toutes les heures, tous les jours. <\/p>\n<p> L&rsquo;am\u00e9lioration des communications co\u00efncida avec                     l&rsquo;am\u00e9lioration des techniques d&rsquo;impression et de fabrication                     qui permirent la production rapide d&rsquo;une foule de quotidiens                     peu chers, et ce, au moment m\u00eame o\u00f9 la g\u00e9n\u00e9ralisation                     de l&rsquo;alphab\u00e9tisation ouvrait un march\u00e9 massif                     pour des \u00ab\u00a0journaux \u00e0 un sou\u00a0\u00bb. Tr\u00e8s                     vite, l&rsquo;Am\u00e9ricain moyen, tout comme son homologue britannique                     ou europ\u00e9en de l&rsquo;Ouest, put apprendre ce qui se passait                     dans le monde, privil\u00e8ge r\u00e9serv\u00e9 jusqu&rsquo;alors                     \u00e0 une \u00e9lite cultiv\u00e9e. L&rsquo;acc\u00e8s                     du public aux nouvelles \u00e9tait d\u00e9sormais un fait                     \u00e9tabli. De l\u00e0, il n&rsquo;y avait que quelques \u00e9tapes                     technologiques \u00e0 franchir pour parvenir \u00e0 la                     permanence actuelle de la couverture par satellite. <\/p>\n<p> \u00ab\u00a0On peut soutenir que l&rsquo;av\u00e8nement de la communication                     de masse repr\u00e9sente l&rsquo;alt\u00e9ration de la conscience                     humaine la plus consid\u00e9rable jamais connue au cours                     de l&rsquo;Histoire\u00a0\u00bb, \u00e9crit Carey. \u00ab\u00a0Le passage,                     en quelques d\u00e9cennies, d&rsquo;un \u00e9tat o\u00f9 les                     habitants de la plan\u00e8te non seulement ne savaient rien,                     mais d\u00e9siraient ne rien savoir de la vie quotidienne                     des autres, \u00e0 une situation o\u00f9 l&rsquo;espace mental                     de la personne ordinaire est rempli de rapports pr\u00e9cis                     sur les faits et gestes d&rsquo;\u00eatres totalement \u00e9trangers,                     repr\u00e9sente une r\u00e9volution de l&rsquo;activit\u00e9                     mentale dont les effets sont incalculables.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> L&rsquo;acc\u00e8s du public aux informations nationales et                     internationales a profond\u00e9ment influ\u00e9 sur les                     cultures populaires, la politique, voire la philosophie. Il                     a donn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;homme et \u00e0 la femme ordinaires                     une vue plus humaniste, plus tol\u00e9rante de la vie en                     leur permettant de s&rsquo;identifier \u00e0 tous les habitants                     de la terre. Les informations nous obligent \u00e0 regarder                     en face la souffrance humaine, nous incitent \u00e0 la soulager                     que ce soit par des dons en esp\u00e8ces pour aider les                     victimes d&rsquo;une catastrophe ou par des appels \u00e0 nos                     gouvernements afin de forcer la main \u00e0 d&rsquo;autres nations                     pour que cessent les injustices. \u00c0 l&rsquo;\u00e8re de                     l&rsquo;actualit\u00e9, nul n&rsquo;est une \u00eele d\u00e9serte,                     nul ne peut s&#8217;emp\u00eacher, comme le dit John Donne, \u00ab\u00a0d&rsquo;investir                     dans l&rsquo;humanit\u00e9\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> Les nouvelles dans le monde occidental sont si envahissantes                     qu&rsquo;elles deviennent une n\u00e9cessit\u00e9 de la vie.                     Il est, bien s\u00fbr, parfois imp\u00e9ratif de savoir                     ce qui se passe lorsque, par exemple, un ouragan menace de                     s&rsquo;abattre dans notre r\u00e9gion. Mais, outre les informations                     d&rsquo;ordre pratique, nous avons besoin de nouvelles pour supporter                     le rythme et la complexit\u00e9 de notre existence moderne.                     Comme l&rsquo;a \u00e9crit Wilfred Eggleston, professeur canadien                     de journalisme\u00a0: \u00ab\u00a0Pour survivre, les esp\u00e8ces                     vivantes doivent \u00eatre conscientes de l&rsquo;\u00e9volution                     de leur milieu&#8230; Pour r\u00e9agir, les \u00eatres humains                     doivent \u00eatre inform\u00e9s rapidement et pr\u00e9cis\u00e9ment.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> De notre besoin de nouvelles d\u00e9coule un principe                     auquel nul n&rsquo;aurait pu songer avant l&rsquo;invention du t\u00e9l\u00e9graphe\u00a0:                     <em><em>le droit du public<\/em><\/em> \u00e0 entendre des                     nouvelles fiables. <em><em>La Commission royale sur les quotidiens<\/em><\/em>                     a avanc\u00e9 cette notion en 1981 en d\u00e9clarant que                     les personnes avaient \u00ab\u00a0le droit de s&rsquo;informer\u00a0\u00bb,                     droit qui est ins\u00e9parable de la libert\u00e9 de s&rsquo;exprimer.                     Le Canada est l&rsquo;une des nations o\u00f9 le droit \u00e0                     l&rsquo;information est ench\u00e2ss\u00e9 dans une loi. Pour                     d\u00e9tenir un permis de diffusion, les stations radiophoniques                     canadiennes doivent pr\u00e9senter des actualit\u00e9s.                   <\/p>\n<p> La capacit\u00e9 de surveiller ce qui se passe et ce qui                     se dit est le pivot de notre syst\u00e8me de gouvernement.                     \u00ab\u00a0Un peuple sans nouvelles fiables sera t\u00f4t ou                     tard un peuple sans libert\u00e9\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9                     Harold Laski, sp\u00e9cialiste en sciences politiques. <\/p>\n<p> L&rsquo;absence de libert\u00e9 politique s&rsquo;accompagne toujours                     du contr\u00f4le de l&rsquo;information tant au niveau interne                     qu&rsquo;externe car les nouvelles des autres pays incitent aux                     comparaisons et exposent le peuple opprim\u00e9 \u00e0                     des id\u00e9es \u00ab\u00a0\u00e9trang\u00e8res\u00a0\u00bb. Adolf                     Hitler, tyran par excellence, s&rsquo;opposait f\u00e9rocement                     \u00e0 la libert\u00e9 de la presse. \u00ab\u00a0Nos lois sont                     telles que les divergences d&rsquo;opinion entre les membres du                     gouvernement ne donnent plus lieu \u00e0 des \u00e9talages                     publics\u00a0\u00bb, disait- il \u00e0 l&rsquo;apog\u00e9e de son                     pouvoir. <\/p>\n<p> Situ\u00e9 aux antipodes, Thomas Jefferson, homme d&rsquo;\u00e9tat                     am\u00e9ricain d\u00e9clara que s&rsquo;il lui fallait choisir                     entre un gouvernement sans journaux et des journaux sans gouvernement,                     il opterait pour les journaux. Dans le m\u00eame temps, il                     \u00e9tait le premier \u00e0 admettre que la libert\u00e9                     de la presse qu&rsquo;il soutenait avec tant d&rsquo;\u00e9loquence                     pouvait \u00eatre l&rsquo;objet d&rsquo;abus. Cette libert\u00e9 qui,                     aujourd&rsquo;hui, s&rsquo;\u00e9tend aux m\u00e9dias \u00e9lectroniques                     ne doit pas \u00eatre illimit\u00e9e. Les organes m\u00e9diatiques                     ne peuvent ruiner la r\u00e9putation d&rsquo;une personne, ni                     violer son intimit\u00e9, ni la soumettre \u00e0 un \u00ab\u00a0proc\u00e8s                     par publicit\u00e9\u00a0\u00bb. Diverses lois les en emp\u00eachent.                   <\/p>\n<p> En d\u00e9pit de ces contraintes juridiques, les m\u00e9dias                     sont surtout responsables par devant eux-m\u00eames, type                     de responsabilit\u00e9 qui laisse la porte ouverte \u00e0                     toutes sortes d&rsquo;abus. Les journaux, les stations de radio                     et de t\u00e9l\u00e9vision non seulement rapportent les                     \u00e9v\u00e9nements mais les commentent. La presse d&rsquo;opinion                     n&rsquo;a pas besoin de toute une collection de faits incontestables                     pour noircir la r\u00e9putation d&rsquo;une organisation ou jeter                     le soup\u00e7on sur ses motifs. Quelques faits subjectifs,                     m\u00eal\u00e9s \u00e0 de nombreuses insinuations, suffisent.                     Un r\u00e9dacteur habile qui a une revanche \u00e0 prendre                     peut brosser un tableau tendancieux dans un reportage apparemment                     objectif. <\/p>\n<p> \u00c0 une certaine \u00e9poque, les propri\u00e9taires                     de journaux et leurs flagorneurs d\u00e9cidaient pratiquement                     seuls du degr\u00e9 de retenue dont ils feraient preuve,                     s&rsquo;ils allaient jouer avec les mots, voire publier des histoires                     absolument fausses. Souvent leurs journaux d\u00e9formaient                     all\u00e8grement \u00ab\u00a0les nouvelles\u00a0\u00bb pour servir                     leurs ambitions politiques. Le journalisme \u00e0 sensation                     s\u00e9vissait parmi les quotidiens des grands centres o\u00f9                     la concurrence \u00e9tait sauvage. La v\u00e9rit\u00e9                     \u00e9tait souvent immol\u00e9e sur l&rsquo;autel \u00e9difi\u00e9                     au dieu du tirage. <\/p>\n<h3>La nouvelle race de journalistes place l&rsquo;int\u00e9r\u00eat                                         du public en premier<\/h3>\n<p> Pour le meilleur ou pour le pire, la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration                     des grands manitous de la presse d&rsquo;Am\u00e9rique du Nord                     reste g\u00e9n\u00e9ralement ext\u00e9rieure au d\u00e9roulement                     quotidien des activit\u00e9s de leurs journaux, dirigeant                     de leur si\u00e8ge social la gestion de vastes r\u00e9seaux.                     Les organisations m\u00e9diatiques sont devenues de gigantesques                     entreprises. <\/p>\n<p> Le d\u00e9clin des tout-puissants magnats de la presse                     a co\u00efncid\u00e9 avec la venue de journalistes professionnels                     qui estiment que leur devoir premier n&rsquo;est pas de servir leur                     patron mais leurs lecteurs. Les quotidiens \u00e0 sensation                     existent encore mais, abstraction faite de leurs gros titres                     accrocheurs, leurs articles, notamment ceux sur l&rsquo;actualit\u00e9,                     s&rsquo;appuient sur des faits scrupuleusement exacts. <\/p>\n<p> Aujourd&rsquo;hui, toute organisation m\u00e9diatique digne                     de ce nom s&rsquo;engage \u00e0 pr\u00e9senter les nouvelles                     de fa\u00e7on exacte, \u00e9quitable et \u00e9quilibr\u00e9e.                     Bien que ce souci de probit\u00e9 ait toujours caract\u00e9ris\u00e9                     les bons journalistes, de nombreux organismes ont adopt\u00e9                     officiellement des codes d\u00e9ontologiques et certains                     font appel \u00e0 des m\u00e9diateurs pour prot\u00e9ger                     l&rsquo;int\u00e9r\u00eat public. <\/p>\n<p> En faisant preuve de mod\u00e9ration, les m\u00e9dias                     reconnaissent la nature particuli\u00e8re de leur secteur.                     La diffusion des nouvelles proc\u00e8de de la confiance                     du public, non seulement parce que les citoyens ont besoin                     d&rsquo;information pour mener leur vie quotidienne mais aussi parce                     que les m\u00e9dias repr\u00e9sentent une force latente                     extraordinaire. Tout pouvoir doit \u00eatre contrebalanc\u00e9                     par la responsabilit\u00e9 ; le sachant, ils ont jug\u00e9                     pr\u00e9f\u00e9rable de s&rsquo;imposer eux-m\u00eames un code                     d&rsquo;\u00e9thique plut\u00f4t que de courir le risque d&rsquo;\u00eatre                     assujettis \u00e0 des r\u00e8gles gouvernementales susceptibles                     de porter atteinte aux principes d\u00e9mocratiques. <\/p>\n<h3>La pens\u00e9e du public est fa\u00e7onn\u00e9e par                     le                     choix des nouvelles<\/h3>\n<p> L&rsquo;immense influence qu&rsquo;exercent les m\u00e9dias sur les                     mentalit\u00e9s ne repose pas tant sur leurs commentaires                     que sur le choix des \u00e9v\u00e9nements rapport\u00e9s                     et leur pr\u00e9sentation. \u00ab\u00a0<em><em>Bien s\u00fbr<\/em><\/em>                     , les gens ne votent pas toujours en suivant l&rsquo;avis de l&rsquo;\u00e9ditorialiste                     sur le syst\u00e8me d&rsquo;\u00e9gouts d\u00e9clare le <em><em>Rapport                     du Comit\u00e9 sp\u00e9cial du S\u00e9nat sur les moyens                     de communication<\/em><\/em> de masse de 1970. Mais qui d\u00e9cide                     du moment o\u00f9 ils doivent r\u00e9fl\u00e9chir et                     s&rsquo;occuper du syst\u00e8me d&rsquo;\u00e9gouts, ou s&rsquo;inqui\u00e9ter                     au sujet de la pollution\u00a0?\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> En 1920, \u00e9poque o\u00f9 le monde \u00e9tait relativement                     simple, Walter Lippman, c\u00e9l\u00e8bre journaliste                     am\u00e9ricain, a \u00e9crit\u00a0: \u00ab\u00a0Les nouvelles                     d&rsquo;une journ\u00e9e donn\u00e9e, quand elles atteignent                     la salle de presse, sont un m\u00e9lange incroyable de faits,                     de propagande, de rumeurs, de soup\u00e7ons, d&rsquo;indices,                     d&rsquo;espoirs et de craintes. La t\u00e2che qui consiste \u00e0                     choisir et classer les nouvelles est l&rsquo;une des responsabilit\u00e9s                     sacr\u00e9es de toute d\u00e9mocratie.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Dans la production d&rsquo;un journal et d&rsquo;une \u00e9mission                     d&rsquo;actualit\u00e9, de nombreux jugements entrent en jeu.                     Quelle longueur donner \u00e0 un article\u00a0? Doit-il                     \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9 en premier, en dernier ou                     au milieu\u00a0? Dans l&rsquo;article lui-m\u00eame, quels faits                     doivent \u00eatre mis en lumi\u00e8re\u00a0? Dans un d\u00e9bat,                     \u00e0 quel porte-parole donner la pr\u00e9f\u00e9rence\u00a0?                     Ce sont les d\u00e9cisions prises \u00e0 ce niveau qui                     influent fortement sur l&rsquo;opinion que le public se fait d&rsquo;un                     \u00e9v\u00e9nement. Comment les r\u00e9dacteurs de                     nouvelles choisissent-ils celles qui doivent \u00eatre rapport\u00e9es\u00a0?                     Selon George Kennedy, auteur du manuel <em><em>News Reporting                     and Writing<\/em><\/em> , ils se basent g\u00e9n\u00e9ralement                     sur les cinq crit\u00e8res suivants\u00a0: l&rsquo;impact (ce                     qui sera pr\u00e9sent dans tous les esprits); la proximit\u00e9                     (pour un \u00e9v\u00e9nement du m\u00eame int\u00e9r\u00eat,                     le public se passionne plus pour ce qui est proche que lointain);                     l&rsquo;actualit\u00e9 (les nouvelles perdent vite de leur attrait);                     la pro\u00e9minence (\u00ab\u00a0la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9                     fait la nouvelle\u00a0\u00bb); les conflits ( exemple\u00a0: gr\u00e8ves,                     affaires politiques, crimes, comp\u00e9titions sportives)                     et la nouveaut\u00e9 (\u00ab\u00a0un homme mordu par un chien                     n&rsquo;int\u00e9resse personne; un homme qui mord un chien s&rsquo;\u00e9tale                     \u00e0 la une des journaux\u00a0\u00bb). <\/p>\n<p> Les \u00e9talons utilis\u00e9s par les professionnels                     pour juger de la valeur \u00ab\u00a0actuelle\u00a0\u00bb d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement                     sont souvent critiqu\u00e9s par le public\u00a0: \u00ab\u00a0Les                     probl\u00e8mes, voici ce qu&rsquo;entendent les journalistes par                     les nouvelles\u00a0!\u00a0\u00bb, regrette le <em><em>Rapport du                     Comit\u00e9 sp\u00e9cial du S\u00e9nat sur les moyens                     de communication<\/em><\/em> . \u00ab\u00a0La vie ne se r\u00e9duit                     pas aux ennuis et aux conflits mais le go\u00fbt des m\u00e9dias                     pour les catastrophes, les dissensions et les controverses                     le leur fait oublier.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> L&rsquo;ennui, c&rsquo;est que le public se passionne pour les cataclysmes                     \u00e0 condition qu&rsquo;ils se produisent \u00e0 distance,                     et le secteur m\u00e9diatique est loin d&rsquo;\u00eatre insensible                     \u00e0 la loi du march\u00e9. On raconte l&rsquo;histoire, peut-\u00eatre                     fabriqu\u00e9e, d&rsquo;un homme qui lan\u00e7a un service t\u00e9l\u00e9graphique                     ne transmettant que de bonnes nouvelles et se ruina aussit\u00f4t.                   <\/p>\n<p> On peut se demander si ce sont les consommateurs ou les                     responsables des m\u00e9dias qui exigent la rapidit\u00e9                     de la diffusion de l&rsquo;information. Il est certain, cependant,                     que tout groupe constamment pris de vitesse par la concurrence                     perdra rapidement sa part de march\u00e9. Les fautes que                     l&rsquo;on reproche aux m\u00e9dias peuvent presque toutes \u00eatre                     attribu\u00e9es \u00e0 la pr\u00e9cipitation. <\/p>\n<h3>La diff\u00e9rence entre les faits et la v\u00e9rit\u00e9<\/h3>\n<p> Les possibilit\u00e9s d&rsquo;erreurs sont ph\u00e9nom\u00e9nales                     pour les reportages pr\u00e9par\u00e9s h\u00e2tivement,                     ce qui explique que les agences de presse et les journaux                     s&rsquo;astreignent \u00e0 publier des r\u00e9tractations lorsque                     l&rsquo;in\u00e9vitable se produit. La pr\u00e9cipitation entra\u00eene                     la superficialit\u00e9. D&rsquo;importants d\u00e9tails risquent                     d&rsquo;\u00eatre n\u00e9glig\u00e9s ou incompris. <\/p>\n<p> M\u00eame si les d\u00e9lais de r\u00e9daction sont                     r\u00e9alistes, le danger de d\u00e9former est toujours                     pr\u00e9sent. Alors que la complexit\u00e9 de la vie ne                     cesse de s&rsquo;accro\u00eetre, les faits saillants se perdent                     dans le \u00ab\u00a0brassage\u00a0\u00bb de toutes les consid\u00e9rations                     qui entrent en jeu. Les journalistes sont influenc\u00e9s                     par leur perception des faits. Or, \u00ab\u00a0l&rsquo;observateur fait                     partie de ce qu&rsquo;il observe\u00a0\u00bb, remarque justement P.W.                     Bridgman, philosophe. Ils ont pour outils les mots et les                     mots sont fuyants. Sans le vouloir, ils communiquent au public                     leurs pr\u00e9jug\u00e9s par le simple choix de leurs                     mots. <\/p>\n<p> Les reporters, contrairement aux journalistes d&rsquo;opinion,                     s&rsquo;efforcent traditionnellement de n&rsquo;entacher leurs reportages                     d&rsquo;aucun sentiment personnel. Mais l&rsquo;objectivit\u00e9 est                     tendue de pi\u00e8ges. Il existe une diff\u00e9rence entre                     les faits et la v\u00e9rit\u00e9. Les paroles d&rsquo;une personne                     impliqu\u00e9e dans une affaire sont un fait mais elles                     peuvent \u00eatre mensong\u00e8res. Pourtant, elles seront                     rapport\u00e9es avec objectivit\u00e9 dans l&rsquo;absence de                     toute preuve contraire. <\/p>\n<p> L&rsquo;\u00e9cole du \u00ab\u00a0nouveau journalisme\u00a0\u00bb, qui                     prit naissance dans les ann\u00e9es 60, soutint que la v\u00e9ritable                     objectivit\u00e9 \u00e9tait une impossibilit\u00e9 psychologique                     et devait par cons\u00e9quent \u00eatre oubli\u00e9e.                     Elle \u00e9tait, pr\u00e9tendait ce mouvement, l&rsquo;excuse                     tendue aux m\u00e9dias \u00e9tablis pour appuyer le <em>statu                     quo<\/em> alors que, au nom de la justice, des r\u00e9formes                     s&rsquo;imposaient. <\/p>\n<p> Bien que pratiqu\u00e9 sous la banni\u00e8re de la d\u00e9mocratie,                     le reportage subjectif s&rsquo;av\u00e9ra \u00eatre singuli\u00e8rement                     antid\u00e9mocratique, ce qui explique sans doute qu&rsquo;il                     soit d\u00e9cri\u00e9 par la majorit\u00e9 des journalistes.                     Ses partisans se sentaient libres de rejeter un pr\u00e9cepte                     fondamental, \u00e0 savoir la dualit\u00e9 des points                     de vue. <\/p>\n<h3>L&rsquo;aberrant, un dixi\u00e8me des \u00e9v\u00e9nements,                                         constitue les nouvelles<\/h3>\n<p> Pire, lib\u00e9r\u00e9 des r\u00eanes de l&rsquo;objectivit\u00e9,                     la distinction entre l&rsquo;interpr\u00e9tation personnelle des                     faits et la fiction pure devint floue. Il fut difficile, pour                     certains, de rejeter la tentation de fabriquer de toutes pi\u00e8ces                     leurs articles, ce qui ne fit que renforcer la m\u00e9fiance                     inn\u00e9e du public. En fait, les cas de falsification                     sont extr\u00eamement rares. La grande majorit\u00e9 des                     journalistes s&rsquo;efforcent en toute conscience de respecter                     les faits qui, dans l&rsquo;ensemble, sont rapport\u00e9s fid\u00e8lement.                   <\/p>\n<p> Ceux qui d\u00e9noncent les p\u00e9ch\u00e9s de la                     presse ne font pas la diff\u00e9rence entre le reportage                     et les commentaires. Les m\u00e9dias aident parfois \u00e0                     cette confusion en m\u00ealant ces deux disciplines, offrant                     le \u00ab\u00a0reportage interpr\u00e9tatif\u00a0\u00bb, et en n&rsquo;\u00e9tablissant                     pas distinctement la ligne qui s\u00e9pare les faits v\u00e9rifiables                     des supputations de l&rsquo;auteur. <\/p>\n<p> Ceux qui s&rsquo;en prennent aux m\u00e9dias s&rsquo;adonnent \u00e0                     un sport mill\u00e9naire, l&rsquo;assassinat du messager. Ils                     r\u00e9prouvent la liste sans fin des maux et des horreurs                     que pr\u00e9sentent les journalistes, \u00ab\u00a0la d\u00e9pravation,                     la bassesse, l&rsquo;hypocrisie, la cruaut\u00e9\u00a0\u00bb qui, selon                     Mark Twain, sont les nourritures terrestres de la presse du                     matin. Quoi de plus naturel que de chercher un bouc \u00e9missaire                     pour toutes les peines qui nous accablent\u00a0? Nous bl\u00e2mons                     donc les journalistes de donner du monde une image noire et                     infid\u00e8le. <\/p>\n<p> Ces attaques visent surtout les reporters d&rsquo;enqu\u00eate                     qui ne se contentent pas d&rsquo;attendre que les nouvelles viennent                     \u00e0 eux mais vont au-devant d&rsquo;elles. Le public, curieusement,                     semble \u00e9prouver plus de sympathie pour les fauteurs                     de trouble que pour les journalistes qui les ont expos\u00e9s.                     \u00ab\u00a0Et voici qu&rsquo;ils recommencent encore\u00a0\u00bb, entend-on                     dire. \u00ab\u00a0Ne peuvent-ils donc pas laisser en paix le chat                     qui dort\u00a0? N&rsquo;a-t-on pas assez d&rsquo;ennuis comme \u00e7a\u00a0?\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> On oublie que sans les m\u00e9dias, notre soci\u00e9t\u00e9                     ne serait pas ce qu&rsquo;elle est. La peur d&rsquo;\u00eatre expos\u00e9                     est un moteur puissant qui incite \u00e0 la vertu. Sans                     aucun doute, des abus se produisent et c&rsquo;est pourquoi existent                     aujourd&rsquo;hui, dans de nombreuses firmes de l&rsquo;Am\u00e9rique                     du Nord, des conseils de presse charg\u00e9s de s&rsquo;assurer                     que, emport\u00e9s par leur passion de justice, les m\u00e9dias                     ne commettent pas eux-m\u00eames d&rsquo;injustice. <\/p>\n<p> La plainte la plus couramment formul\u00e9e contre eux                     est qu&rsquo;ils \u00ab\u00a0perdent le sens des proportions\u00a0\u00bb,                     ce qui est, dans l&rsquo;absolu, tout \u00e0 fait exact. La masse                     des mauvaises nouvelles nationales ou internationales communiqu\u00e9es                     n&rsquo;est qu&rsquo;une infime portion des \u00ab\u00a0bonnes nouvelles\u00a0\u00bb                     jamais mentionn\u00e9es. \u00c0 n&rsquo;importe quel moment,                     les neuf dixi\u00e8mes des affaires humaines se d\u00e9roulent                     paisiblement. Les gros titres portent sur l&rsquo;aberrant, soit                     le dixi\u00e8me restant. <\/p>\n<p> Walter Lippman a d\u00e9clar\u00e9 que le devoir des                     reporters \u00e9tait de brosser le tableau des r\u00e9alit\u00e9s                     sur lesquelles les \u00eatres puissent agir. Or, les nouvelles                     sont impuissantes \u00e0 traduire la r\u00e9alit\u00e9                     dans sa totalit\u00e9. Malgr\u00e9 cette incapacit\u00e9,                     elles fournissent des raisons d&rsquo;agir pour b\u00e2tir un monde                     meilleur. Il arrive que nous pr\u00e9f\u00e9rerions ne                     rien savoir de la stupidit\u00e9 et de la cruaut\u00e9                     qui s\u00e9vissent dans le monde, mais en les ignorant nous                     ne pourrions y rem\u00e9dier. Les nouvelles sont les maux                     n\u00e9cessaires \u00e0 la progression de notre civilisation.                     On pourrait m\u00eame aller jusqu&rsquo;\u00e0 dire que la civilisation                     ne peut exister sans nouvelles. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[71],"class_list":["post-2131","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-71"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol 71, N\u00b0 1 - Jan.\/F\u00e9v. 1990 - Les nouvelles dans le monde actuel - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-71-n-1-jan-fev-1990-les-nouvelles-dans-le-monde-actuel\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol 71, N\u00b0 1 - Jan.\/F\u00e9v. 1990 - Les nouvelles dans le monde actuel\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"La communication de masse nous a ouvert une fen\u00eatre sur le monde par laquelle nous pr\u00e9f\u00e9rerions parfois ne pas regarder. 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