{"id":2122,"date":"1981-01-01T00:00:00","date_gmt":"1981-01-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-62-n-1-jan-fev-1981-la-redaction-pratique\/"},"modified":"2022-10-17T17:57:40","modified_gmt":"2022-10-17T17:57:40","slug":"vol-62-n-1-jan-fev-1981-la-redaction-pratique","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-62-n-1-jan-fev-1981-la-redaction-pratique\/","title":{"rendered":"Vol. 62, N\u00b0 1 &#8211; Jan.\/F\u00e9v. 1981 &#8211; La r\u00e9daction pratique"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Les mots \u00e9crits forment la trame                     des communications dans les entreprises. Mais il arrive souvent                     qu&rsquo;ils ne remplissent pas leur office. Voici un guide de r\u00e9daction                     vraiment pratique. Il n&rsquo;exige rien, sinon du travail, des                     sueurs et des larmes&#8230; <\/p>\n<p> Les gens instruits sont souvent appel\u00e9s \u00e0                     \u00e9crire dans l&rsquo;exercice de leurs fonctions. Sans doute                     ne se prennent-ils pas pour des \u00e9crivains chaque fois                     qu&rsquo;ils griffonnent un mot personnel ou qu&rsquo;ils dictent une                     note\u00a0; n&#8217;emp\u00eache qu&rsquo;ils le sont dans une certaine                     mesure. Pratiquant un art difficile et exigeant, ils sont                     sans cesse confront\u00e9s au probl\u00e8me qui lui est                     propre, celui de trouver les mots justes et de les bien ordonner,                     afin que les id\u00e9es qu&rsquo;ils repr\u00e9sentent soient                     comprises. <\/p>\n<p> Certains r\u00e9dacteurs font expr\u00e8s, dirait-on,                     pour brouiller le sens de leurs mots, si tant est qu&rsquo;ils aient                     un sens. Mais lorsqu&rsquo;on \u00e9crit, c&rsquo;est g\u00e9n\u00e9ralement                     pour transmettre un message. C&rsquo;est surtout le cas dans les                     entreprises et les institutions, o\u00f9 le gros des communications                     se fait par \u00e9crit. Le volume des communications \u00e9crites                     dans une entreprise bien tenue est dense et vari\u00e9\u00a0:                     lettres, notes, rapports, d\u00e9clarations de principes,                     aide-m\u00e9moire, argumentaires, etc. Tous ces documents                     tendent au moyen des mots \u00e0 promouvoir les objectifs                     de l&rsquo;entreprise. <\/p>\n<p> Malheureusement, les communications \u00e9crites ne r\u00e9ussissent                     pas toujours \u00e0 atteindre ce but. Certains textes r\u00e9dig\u00e9s                     dans les firmes engendrent la confusion, l&rsquo;inefficacit\u00e9                     et la malveillance. La raison en est presque toujours que                     le message voulu n&rsquo;arrive pas \u00e0 destination. Pourquoi\u00a0?                     Parce que la pr\u00e9paration a fait d\u00e9faut. <\/p>\n<p> Une comparaison surgit irr\u00e9sistiblement entre l&rsquo;art                     d&rsquo;\u00e9crire et un autre art que nous pratiquons tous un                     jour ou l&rsquo;autre\u00a0: l&rsquo;art culinaire. Il existe dans ces                     deux domaines une vaste gamme de comp\u00e9tences, depuis                     les grands chefs et les grands auteurs jusqu&rsquo;aux praticiens                     d&rsquo;occasion, qui doivent faire la besogne que cela leur plaise                     ou non. Dans l&rsquo;un et l&rsquo;autre cas, le soin apport\u00e9 \u00e0                     la pr\u00e9paration est primordial. Shakespeare \u00e9crit                     que le cuisinier qui ne se l\u00e8che pas les doigts est                     un mauvais cuisinier et que celui qui \u00e9crit sans se                     donner assez de peine pour \u00eatre relativement satisfait                     des r\u00e9sultats est un mauvais r\u00e9dacteur. <\/p>\n<p> Mais, contrairement aux cuisiniers c\u00e9libataires,                     les r\u00e9dacteurs d&rsquo;occasion sont rarement les seuls destinataires                     de leur oeuvre. Les philosophes reclus et les \u00e9coli\u00e8res                     tenant un journal sont \u00e0 peu pr\u00e8s les seules                     personnes dont la prose ne s&rsquo;adresse pas aux autres. Si un                     texte s&rsquo;av\u00e8re un g\u00e2chis indigeste, ce sont habituellement                     les destinataires qui en souffrent. Cela n&rsquo;a gu\u00e8re                     d&rsquo;inconv\u00e9nient en litt\u00e9rature, car le lecteur                     d&rsquo;un mauvais livre peut toujours le refermer. Mais, dans les                     entreprises, o\u00f9 les communications \u00e9crites forcent                     l&rsquo;attention, c&rsquo;est \u00e0 celui qui re\u00e7oit un texte                     d\u00e9braill\u00e9 de le d\u00e9crypter. <\/p>\n<p> Le lecteur est ainsi amen\u00e9 \u00e0 faire l&rsquo;effort                     de r\u00e9flexion que l&rsquo;auteur n&rsquo;a pas fait. Obliger les                     autres \u00e0 accomplir notre travail \u00e0 notre place                     est pour le moins un manque de politesse. Dans une r\u00e9clame                     r\u00e9cente sur l&rsquo;imprim\u00e9, publi\u00e9e sous les                     auspices de la Compagnie internationale de papier, le romancier                     Kurt Vonnegut touchait l&rsquo;aspect social de la r\u00e9daction\u00a0:                     \u00ab\u00a0Pourquoi, disait-il, examineriez-vous votre mani\u00e8re                     d&rsquo;\u00e9crire dans l&rsquo;id\u00e9e de l&rsquo;am\u00e9liorer\u00a0?                     Faites-le par respect pour vos lecteurs. Si vous gribouillez                     vos pens\u00e9es n&rsquo;importe comment, vos lecteurs auront                     s\u00fbrement l&rsquo;impression que vous ne vous souciez pas d&rsquo;eux.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> Dans le monde du travail, les textes mal pr\u00e9sent\u00e9s                     sont non seulement un manque de savoir-vivre, mais aussi une                     mauvaise politique. Les victimes d&rsquo;une lettre incompr\u00e9hensible                     seront, dans le meilleur des cas, simplement vex\u00e9s                     et, dans le pire des cas, se diront que celui qui ne sait                     pas dire ce qu&rsquo;il pense ne m\u00e9rite pas leur client\u00e8le.                     Une lettre n\u00e9glig\u00e9e risque de nous retomber                     dessus si le destinataire demande des pr\u00e9cisions. Ainsi,                     l\u00e0 o\u00f9 une lettre bien r\u00e9dig\u00e9e                     e\u00fbt suffi, il faudra peut-\u00eatre en \u00e9crire                     deux ou plusieurs. <\/p>\n<p> Les messages embrouill\u00e9s peuvent faire du tort \u00e0                     une entreprise. Des instructions mal comprises sont de nature                     \u00e0 \u00e9garer les employ\u00e9s ou \u00e0 les                     faire travailler inutilement. Les directives \u00e9crites                     susceptibles de m\u00e9sinterpr\u00e9tation peuvent \u00eatre                     le grain de sable qui enraye une activit\u00e9 tout enti\u00e8re.                     Le langage peu r\u00e9fl\u00e9chi dans les communications                     avec le personnel peut le d\u00e9moraliser. <\/p>\n<h3>Pour bien \u00e9crire, savoir d&rsquo;abord penser<\/h3>\n<p> Au d\u00e9but des ann\u00e9es 50, l&rsquo;inqui\u00e9tude                     de la Tr\u00e9sorerie britannique devant les m\u00e9faits                     caus\u00e9s par les textes mal r\u00e9dig\u00e9s devint                     si grande que l&rsquo;on fit appel \u00e0 un homme de lettres                     \u00e9minent, sir Ernest Gowers, pour \u00e9tudier le                     probl\u00e8me. Gowers y puisa la mati\u00e8re d&rsquo;un livre                     d&rsquo;une valeur inestimable pour les fonctionnaires anglais\u00a0:                     <em>The Complete Plain Words<\/em>. <\/p>\n<p> L&rsquo;auteur avait choisi pour \u00e9pigraphe une citation                     de Robert Louis Stevenson\u00a0: \u00ab\u00a0La difficult\u00e9                     n&rsquo;est pas d&rsquo;\u00e9crire, mais d&rsquo;\u00e9crire ce que l&rsquo;on                     veut dire\u00a0; non d&rsquo;influencer son lecteur, mais de l&rsquo;influencer                     exactement comme on le souhaite.\u00a0\u00bb Influencer son lecteur                     exactement dans le sens voulu exige certes de la pr\u00e9cision                     dans le maniement de la langue. Et la pr\u00e9cision en                     toute chose demande du temps. <\/p>\n<p> Selon Gowers, le temps employ\u00e9 pour atteindre \u00e0                     la pr\u00e9cision fait plus que compenser les pertes de                     temps dues \u00e0 l&rsquo;impr\u00e9cision. Ceux qui occupent                     des postes administratifs protesteront sans doute qu&rsquo;ils ne                     sont pas engag\u00e9s comme r\u00e9dacteurs et que leur                     horaire est assez charg\u00e9 sans qu&rsquo;ils aient \u00e0                     se tracasser au sujet des finesses de la grammaire et autres                     subtilit\u00e9s. La r\u00e9ponse est qu&rsquo;une partie importante                     de leur travail consiste \u00e0 noircir du papier. Ils doivent                     ex\u00e9cuter cette fonction avec autant de soin et de conscience                     que tous les autres devoirs de leur charge. <\/p>\n<p> Personne ne doit se laisser induire \u00e0 croire qu&rsquo;il                     est facile d&rsquo;\u00e9crire. Le \u00ab\u00a0vingt fois sur le m\u00e9tier\u00a0\u00bb                     d&rsquo;un grand critique comme Boileau ne t\u00e9moigne-t-il                     pas du contraire\u00a0? \u00c9crire est un art difficile                     parce que penser est aussi un art difficile\u00a0; les deux                     sont ins\u00e9parables. \u00ab\u00a0Avant donc que d&rsquo;\u00e9crire,                     apprenez \u00e0 penser\u00a0\u00bb, dit le m\u00eame auteur.                     Mais l&rsquo;effort accompli pour bien \u00e9crire n&rsquo;est pas sans                     compensation. <\/p>\n<p> La r\u00e9compense de la discipline intellectuelle n\u00e9cessaire                     pour coucher intelligiblement nos pens\u00e9es sur le papier,                     c&rsquo;est de clarifier nos id\u00e9es en g\u00e9n\u00e9ral.                     En abordant un sujet, nous constatons souvent que la connaissance                     et l&rsquo;intelligence que nous en avons laissent \u00e0 d\u00e9sirer.                     La question qui doit d&rsquo;abord se poser dans l&rsquo;esprit du r\u00e9dacteur,                     \u00ab\u00a0Qu&rsquo;est-ce que je veux dire en fait\u00a0?\u00a0\u00bb soul\u00e8vera                     les questions connexes comme \u00ab\u00a0Qu&rsquo;est-ce que j&rsquo;en sais                     en fait\u00a0?\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Qu&rsquo;est-ce que j&rsquo;en pense en                     fait\u00a0?\u00a0\u00bb Pour bien \u00e9crire, il faut savoir                     penser, et, en fin de compte, la r\u00e9flexion repr\u00e9sente                     une \u00e9conomie de temps et d&rsquo;ennuis pour l&rsquo;auteur, le                     lecteur et tous les int\u00e9ress\u00e9s. <\/p>\n<h3>Le mot juste trouve naturellement sa place                   dans la phrase<\/h3>\n<p> Le probl\u00e8me, c&rsquo;est que bien des gens pensent <em>avoir                     <\/em>con\u00e7u des id\u00e9es et les <em>avoir <\/em>exprim\u00e9es                     convenablement par \u00e9crit, alors qu&rsquo;ils n&rsquo;en ont rien                     fait. Et la raison en est qu&rsquo;ils emploient des mots n\u00e9buleux                     et \u00e0 sens multiples, qui peuvent d\u00e9signer une                     chose pour eux et quelque chose de tout \u00e0 fait diff\u00e9rent                     pour un autre. C&rsquo;est le cas, par exemple, du mot \u00ab\u00a0comporter\u00a0\u00bb,                     qui veut dire \u00e0 la fois \u00ab\u00a0admettre\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0contenir\u00a0\u00bb,                     \u00ab\u00a0impliquer\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0inclure\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0entra\u00eener\u00a0\u00bb,                     \u00ab\u00a0comprendre\u00a0\u00bb, etc., etc. Il pla\u00eet par son                     impr\u00e9cision \u00e0 ceux qui n&rsquo;aiment pas se donner                     la peine de chercher le mot propre. <\/p>\n<p> Il existe bien d&rsquo;autres mots \u00ab\u00a0faciles\u00a0\u00bb et sournois                     qui menacent d&rsquo;impressionner le r\u00e9dacteur et de lui                     faire dire, comme l&rsquo;Oeuf des contes pour enfants\u00a0: \u00ab\u00a0Lorsque                     j&#8217;emploie un mot, il veut dire exactement ce que je souhaite.\u00a0\u00bb                     Aussi convient-il de toujours \u00e9viter les mots qui peuvent                     se prendre dans plusieurs sens dans un contexte donn\u00e9.                     Et l&rsquo;on revient ainsi \u00e0 la grande r\u00e8gle de la                     r\u00e9daction pratique, qui est la pr\u00e9cision. <\/p>\n<p> Le style tend \u00e0 venir par surcro\u00eet \u00e0                     qui choisit les mots qu&rsquo;il faut et les ordonne le plus logiquement                     possible. Trouvez le mot juste et vous saurez presque naturellement                     o\u00f9 le placer dans la phrase. <\/p>\n<p> N&rsquo;allons pas pour autant sous-estimer l&rsquo;importance de la                     grammaire et de la syntaxe. Des mots \u00e9parpill\u00e9s                     sur une page, au gr\u00e9 du r\u00e9dacteur, seraient                     tout simplement incompr\u00e9hensibles. Les r\u00e8gles                     d&#8217;emploi du langage imposent aussi une certaine discipline                     au d\u00e9veloppement de nos pens\u00e9es sur le sujet                     en nous for\u00e7ant \u00e0 les arranger logiquement.                     Beaucoup de pr\u00e9ceptes grammaticaux n&rsquo;ont d&rsquo;autre fin                     que d&rsquo;\u00e9liminer l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9\u00a0; de nous                     emp\u00eacher de nous contredire. <\/p>\n<p> La plupart des gens instruits ont une connaissance suffisante                     de la grammaire et de la syntaxe pour r\u00e9pondre \u00e0                     leurs besoins courants. L&rsquo;usage lui-m\u00eame, parfois discutable,                     \u00e9volue avec le temps. Des mots nouveaux apparaissent\u00a0;                     des fautes d&rsquo;hier sont admises aujourd&rsquo;hui. La langue change                     pour demeurer vivante. La grammaire et la syntaxe sont des                     guides n\u00e9cessaires en mati\u00e8re de communications                     \u00e9crites\u00a0; elles ne doivent pas \u00eatre des                     carcans qui entravent la libert\u00e9 de la pens\u00e9e.                   <\/p>\n<p> Mais si le r\u00f4le essentiel de la langue \u00e9crite                     est d&rsquo;assurer la communication, la qualit\u00e9 de la communication                     reste toujours de mise et m\u00eame de rigueur dans les rapports                     entre hommes civilis\u00e9s. Et grammaire et syntaxe contribuent                     dans une large mesure \u00e0 la qualit\u00e9 de la communication.                   <\/p>\n<h3>Le vocabulaire, dernier souci de bien des r\u00e9dacteurs<\/h3>\n<p> Vu qu&rsquo;il faut d&rsquo;abord des mots pour \u00e9crire, il est                     tr\u00e8s utile de poss\u00e9der un vaste vocabulaire                     pour exprimer sa pens\u00e9e. Chose curieuse, cependant,                     tels qui ont de la difficult\u00e9 \u00e0 communiquer                     leurs id\u00e9es par \u00e9crit manquent rarement du vocabulaire                     voulu. Ils connaissent les mots justes, mais ne les utilisent                     pas. Ils pr\u00e9f\u00e8rent recourir au style ronflant                     et plus ou moins creux. <\/p>\n<p> Certains qui savent fort bien s&rsquo;exprimer verbalement en                     termes clairs s&rsquo;imaginent, on ne sait pourquoi, que les mots                     courts et simples qu&rsquo;ils emploient dans la conversation ne                     sont pas dignes d&rsquo;\u00eatre couch\u00e9s par \u00e9crit.                     Ainsi, l\u00e0 o\u00f9 ils diraient \u00ab\u00a0nous avons                     r\u00e9solu le probl\u00e8me\u00a0\u00bb, ils \u00e9criront                     \u00ab\u00a0nous avons solutionn\u00e9 l&rsquo;\u00e9nigme\u00a0\u00bb.                     Dans leurs textes, ils \u00ab\u00a0fr\u00e8tent les moyens de                     transport routiers disponibles\u00a0\u00bb au lieu de demander                     un camion. Ils sont victimes des pr\u00e9cipitations atmosph\u00e9riques                     r\u00e9gnantes plut\u00f4t que d&rsquo;une banale averse. La                     pelle devient un \u00ab\u00a0outil manuel d&rsquo;excavation\u00a0\u00bb.                     Lorsque autant de mots et autant de sens s&rsquo;\u00e9talent                     partout, personne ne sait plus ce qu&rsquo;on veut dire. <\/p>\n<p> Le principe qui doit nous guider dans la r\u00e9daction                     pratique est qu&rsquo;il convient de toujours employer des mots                     ordinaires, sauf si la pr\u00e9cision exige un mot plus                     technique. La raison en est si claire qu&rsquo;elle n&rsquo;est rien de                     moins qu&rsquo;indiscernable. C&rsquo;est qu&rsquo;avec des mots connus de tous,                     tout le monde comprendra sans effort. <\/p>\n<p> La ma\u00eetrise de la langue est souvent un trait distinctif                     des grands capitaines. Il n&rsquo;est que de penser \u00e0 Napol\u00e9on,                     de Gaulle, Churchill. Churchill a mobilis\u00e9 la langue                     anglaise, a dit John F. Kennedy, et il l&rsquo;a lanc\u00e9e dans                     la m\u00eal\u00e9e. Et il ne l&rsquo;a pas mobilis\u00e9e seulement                     dans ses discours pleins d&rsquo;inspiration. En ao\u00fbt 1940,                     alors que la Bataille de Grande-Bretagne bat son plein, Churchill                     trouve le temps d&rsquo;\u00e9crire une note de service sur le                     verbiage inutile dans la correspondance interminist\u00e9rielle.                     On y lit\u00a0: <\/p>\n<table width=\"415\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" width=\"415\" height=\"1\"><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\n<div class=\"quote\">Finissons-en avec les phrases comme celles-ci\u00a0: \u00ab\u00a0Il importe aussi de ne pas perdre de vue les consid\u00e9rations suivantes&#8230;\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Il conviendrait d&rsquo;envisager la mise en vigueur&#8230;\u00a0\u00bb La plupart de ces locutions p\u00e2teuses ne sont que des chevilles, que l&rsquo;on peut supprimer ou remplacer par un seul mot. Ne craignons pas le mot court et expressif, m\u00eame s&rsquo;il appartient \u00e0 la conversation.<\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" width=\"415\" height=\"1\"><\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p> Quant \u00e0 lui, ses lettres et ses notes administratives                     du temps de guerre, reproduites dans ses m\u00e9moires,                     sont des mod\u00e8les de style vigoureux. Il est int\u00e9ressant                     de se demander jusqu&rsquo;\u00e0 quel point sa clart\u00e9                     d&rsquo;expression et son insistance \u00e0 l&rsquo;obtenir chez les                     autres ont contribu\u00e9 \u00e0 la victoire. C&rsquo;\u00e9tait                     \u00e9videmment un \u00e9crivain de m\u00e9tier, qui                     avait commenc\u00e9 \u00e0 vivre de sa plume d\u00e8s                     sa jeunesse. De ce point de vue, il peut sembler ridicule                     d&rsquo;exhorter les commis d&rsquo;aujourd&rsquo;hui \u00e0 \u00e9crire                     comme Winston Churchill. Reste que les principes de style                     qu&rsquo;a suivis Churchill ne sont pas difficiles \u00e0 saisir                     et \u00e0 observer. <\/p>\n<p> Churchill \u00e9tait un fervent du <em>Dictionary of English                     Usage <\/em>de Fowler, auquel il renvoyait ses g\u00e9n\u00e9raux                     quand il les prenait \u00e0 massacrer la langue. Selon Fowler,                     un bon style doit r\u00e9unir cinq conditions, savoir\u00a0:                     \u00eatre direct, simple, concis, vigoureux et clair. Tout                     r\u00e9dacteur qui s&rsquo;efforce de respecter ces r\u00e8gles                     est dans la bonne voie. <\/p>\n<p> L&rsquo;application de deux techniques de base s&rsquo;av\u00e8re                     utile pour satisfaire aux exigences de Fowler. Elles consistent\u00a0:                   <\/p>\n<p> <em>\u00c0 employer l&rsquo;actif de pr\u00e9f\u00e9rence                     au passif<\/em>. Votre style en sera plus direct et plus vigoureux.                     \u00ab\u00a0Le menuisier a construit la maison\u00a0\u00bb (<em>actif<\/em>)\u00a0;                     \u00ab\u00a0la maison a \u00e9t\u00e9 construite par le menuisier\u00a0\u00bb                     (<em>passif<\/em>). Contrairement \u00e0 l&rsquo;anglais, le fran\u00e7ais                     s&rsquo;\u00e9crit g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 l&rsquo;actif\u00a0;                     le passif y est d&rsquo;usage beaucoup moins fr\u00e9quent. <\/p>\n<p> <em>\u00c0 employer des mots concrets plut\u00f4t que                     des mots abstraits<\/em>. Le mot concret d\u00e9signe quelque                     chose de r\u00e9el ou de particulier\u00a0; le mot abstrait,                     quelque chose qui est isol\u00e9 de la mati\u00e8re, de                     la pratique, du cas particulier. <em>Homme <\/em>est un mot                     concret, <em>humanit\u00e9 <\/em>un mot abstrait. Churchill                     maniait admirablement les termes concrets\u00a0: \u00ab\u00a0Nous                     n&rsquo;avons pas fait tout ce chemin, \u00e0 travers les si\u00e8cles,                     \u00e0 travers les oc\u00e9ans, \u00e0 travers les montagnes,                     \u00e0 travers les plaines, parce que nous sommes en sucre                     d&rsquo;orge.\u00a0\u00bb Il y a certes des cas o\u00f9 le sens ou                     le contexte exige le mot abstrait. Mais ce qui importe, c&rsquo;est                     de ne pas l&#8217;employer inutilement. <\/p>\n<p> En vous attachant au concret, vous \u00e9viterez l&rsquo;un                     des grands pi\u00e8ges du style pratique moderne, l&#8217;emploi                     des mots ronflants. Il s&rsquo;agit l\u00e0 de termes et d&rsquo;expressions                     qui ont cours non pas parce qu&rsquo;ils ont une signification particuli\u00e8re,                     mais uniquement parce qu&rsquo;ils paraissent impressionnants. Il                     est difficile d&rsquo;en donner des exemples, car ils ont la vie                     courte\u00a0; les mots ronflants d&rsquo;aujourd&rsquo;hui seront la ris\u00e9e                     de demain. Ce sont le plus souvent des mots abstraits \u00e0                     terminaison en -ion, -osit\u00e9, -iste, -isme, etc., mais                     ils prennent parfois la forme de mots concrets ayant perdu                     leur sens premier. La raison pour laquelle il faut s&rsquo;en garder                     est que le sens en est rarement clair. <\/p>\n<p> Le jargon est un autre danger qui nous guette. Il est de                     mise en tant que langage interne des groupes professionnels,                     et il ne devrait pas en sortir. Lui aussi se compose surtout                     de termes abstraits, et on peut lui faire \u00e9chec en                     s&rsquo;en tenant au concret. Mais le jargon est contagieux\u00a0;                     c&rsquo;est pourquoi il convient de l&rsquo;\u00e9viter consciencieusement.                     N&rsquo;en adoptons jamais un mot sans \u00eatre certain qu&rsquo;il                     a pour le lecteur le m\u00eame sens que pour nous. <\/p>\n<p> L&#8217;emploi conjugu\u00e9 de la forme active et des termes                     concrets contribuera \u00e0 rendre notre style direct, simple,                     vigoureux et clair. Il n&rsquo;existe pas de technique sp\u00e9ciale                     pour acqu\u00e9rir la concision\u00a0; c&rsquo;est affaire de                     chacun. <\/p>\n<p> La premi\u00e8re chose \u00e0 faire pour \u00eatre                     concis, c&rsquo;est de rejeter l&rsquo;id\u00e9e que la longueur est                     un crit\u00e8re de perfection. Il n&rsquo;en est rien. Imitons                     Pascal, qui \u00e9crivait \u00e0 un ami\u00a0: \u00ab\u00a0J&rsquo;ai                     fait cette lettre un peu plus longue que d&rsquo;habitude parce                     que je n&rsquo;ai pas eu le temps de la faire plus courte.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> Servons-nous de notre crayon ou de notre stylo comme d&rsquo;un                     outil coupant. Il importe de ne jamais laisser un texte, quel                     qu&rsquo;en soit le but ou la longueur, quitter notre pupitre sans                     l&rsquo;avoir soumis \u00e0 un examen minutieux en vue de le d\u00e9graisser.                     Rayons impitoyablement tout ce qui n&rsquo;aide pas directement                     notre lecteur \u00e0 mieux comprendre le sujet. Et ce faisant,                     essayons de nous mettre \u00e0 sa place. <\/p>\n<p> Soyez s\u00e9v\u00e8re envers vous-m\u00eame\u00a0;                     l&rsquo;art d&rsquo;\u00e9crire ne s&rsquo;appelle pas discipline pour rien.                     C&rsquo;est un travail difficile, fatigant et torturant pour l&rsquo;esprit.                     Mais celui qui parvient \u00e0 bien l&rsquo;ex\u00e9cuter rend                     un fier service \u00e0 autrui. Et comme le cuisinier de                     Shakespeare, il peut se l\u00e9cher les doigts de satisfaction                     en pensant que l&rsquo;effort en valait vraiment la peine. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[62],"class_list":["post-2122","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-62"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 62, N\u00b0 1 - Jan.\/F\u00e9v. 1981 - La r\u00e9daction pratique - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-62-n-1-jan-fev-1981-la-redaction-pratique\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 62, N\u00b0 1 - Jan.\/F\u00e9v. 1981 - La r\u00e9daction pratique\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Les mots \u00e9crits forment la trame des communications dans les entreprises. 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