{"id":2114,"date":"1978-02-01T00:00:00","date_gmt":"1978-02-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-59-n-2-fevrier-1978-a-la-recherche-du-futur\/"},"modified":"2022-10-17T20:18:22","modified_gmt":"2022-10-17T20:18:22","slug":"vol-59-n-2-fevrier-1978-a-la-recherche-du-futur","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-59-n-2-fevrier-1978-a-la-recherche-du-futur\/","title":{"rendered":"Vol. 59, N\u00b0 2 &#8211; F\u00e9vrier 1978 &#8211; \u00c0 la recherche du futur"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">L&rsquo;avenir sera, en grande partie, ce que                     les gens croient qu&rsquo;il sera. Le soin de nous \u00e9clairer                     sur ses promesses et ses dangers est la t\u00e2che du futurologue,                     nouveau sp\u00e9cialiste qui peut avoir un grand r\u00f4le                     \u00e0 jouer dans la survie de l&rsquo;humanit\u00e9&#8230; <\/p>\n<p> L&rsquo;avenir est une des nombreuses choses qui \u00e9chappent                     au pouvoir de l&rsquo;homme. Il se d\u00e9roulera implacablement,                     sans le moindre souci de nos d\u00e9sirs ou de nos craintes.                     Pourtant, il n&rsquo;exclut pas toute possibilit\u00e9 d&rsquo;orientation.                     Somme toute, le futur ne sera toujours qu&rsquo;un ensemble de circonstances.                     Et l&rsquo;on peut certes essayer d&rsquo;agir \u00e0 l&rsquo;avance sur ces                     circonstances. <\/p>\n<p> De fait, c&rsquo;est ce que nous faisons tous les jours sans le                     savoir. Emporter son parapluie lorsque le temps n&rsquo;est pas                     s\u00fbr, c&rsquo;est vouloir modifier son avenir, c&rsquo;est-\u00e0-dire                     rentrer sec malgr\u00e9 une averse \u00e9ventuelle. \u00c0                     moins br\u00e8ve \u00e9ch\u00e9ance, mettre de l&rsquo;argent                     de c\u00f4t\u00e9, c&rsquo;est \u00e9liminer un \u00e9l\u00e9ment                     d&rsquo;incertitude de notre avenir. Dans chaque cas, nous entrevoyons                     pour nous-m\u00eames diff\u00e9rents futurs possibles et                     nous choisissons celui qui nous para\u00eet le meilleur.                   <\/p>\n<p> Il en est des soci\u00e9t\u00e9s comme des individus.                     Les dirigeants d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 peuvent essayer                     de fa\u00e7onner les conditions qui constitueront l&rsquo;avenir.                     Ils ne sont jamais certains d&rsquo;y r\u00e9ussir, mais leurs                     chances de succ\u00e8s sont plus fortes s&rsquo;ils sont capables                     de pr\u00e9voir les circonstances futures. D\u00e9terminer                     les circonstances futures les plus plausibles, voil\u00e0                     le travail du futurologue, sp\u00e9cialiste d&rsquo;un genre nouveau,                     qui a acquis une certaine notori\u00e9t\u00e9 ces derni\u00e8res                     ann\u00e9es. <\/p>\n<p> Les futurologues sont essentiellement des sp\u00e9culateurs                     bien inform\u00e9s qui supposent ce qui se produira plus                     tard sur la base de ce qui se produit maintenant. L&rsquo;objet                     fondamental de leurs \u00e9tudes, ce sont ce que Bertrand                     de Jouvenel a baptis\u00e9 les futuribles, c&rsquo;est-\u00e0-dire                     les futurs possibles offerts \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9                     si elle adopte diverses lignes d&rsquo;action. <\/p>\n<p> Une description claire du r\u00f4le que les \u00e9tudes                     sur les futurs possibles peuvent jouer dans une soci\u00e9t\u00e9                     d\u00e9mocratique nous a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e,                     il n&rsquo;y a gu\u00e8re, par le Dr A. W. R. Carrothers, ex-pr\u00e9sident                     de l&rsquo;Institut de recherches du Canada sur l&rsquo;administration                     publique. \u00ab\u00a0La fonction de l&rsquo;Institut, dit-il, est de                     d\u00e9limiter des questions et d&rsquo;\u00e9valuer des options,                     \u00e0 la diff\u00e9rence de celle qui consisterait \u00e0                     prescrire quels devraient \u00eatre les choix. Il a pour                     r\u00f4le de dire par ses \u00e9tudes\u00a0: voici les                     choses auxquelles nous devrions tous r\u00e9fl\u00e9chir                     et voici les genres de d\u00e9cisions que nous aurons \u00e0                     envisager. Il appartient aux m\u00e9canismes politiques                     de dire\u00a0: voici les mesures que nous devons prendre.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> La plupart des praticiens de la futurologie ont adopt\u00e9                     cette mani\u00e8re de voir, bien qu&rsquo;il leur arrive d&rsquo;adresser                     leurs observations directement au grand public sans passer                     par les autorit\u00e9s d\u00e9cisionnaires, \u00e9lues                     ou d\u00e9sign\u00e9es. Ces observations, notons-le, ne                     proviennent ni des entrailles des oiseaux ni de boules de                     cristal. Au d\u00e9but, la majorit\u00e9 des futurologues                     concentr\u00e8rent leurs efforts sur les pr\u00e9visions                     \u00e9conomiques \u00e0 long terme ou la planification                     commerciale&#8230; ou la science-fiction, domaine qui fait intervenir                     l&rsquo;intuition artistique dans la pr\u00e9diction des \u00e9v\u00e9nements                     techniques et politiques. Mais, r\u00e9cemment, un nombre                     croissant de sp\u00e9cialistes vers\u00e9s dans diverses                     disciplines en sont venus \u00e0 vouer leur carri\u00e8re                     \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude du futur dans leur sph\u00e8re de                     sp\u00e9cialisation. <\/p>\n<p> Parmi les participants de la derni\u00e8re conf\u00e9rence                     annuelle de l&rsquo;Association canadienne pour les \u00e9tudes                     sur le futur se trouvaient des ing\u00e9nieurs, des banquiers,                     des psychologues de m\u00eame que des \u00e9conomistes,                     des sociologues, des biologistes, des politicologues, des                     sp\u00e9cialistes en affaires urbaines, etc. L&rsquo;ordre du                     jour tr\u00e8s charg\u00e9 comportait des discussions                     sur un \u00e9ventail de questions allant de la technique                     de la g\u00e9n\u00e9tique (\u00ab\u00a0La fabrication de l&rsquo;homme\u00a0\u00bb)                     \u00e0 l&rsquo;avenir de la faune sauvage, de la foi religieuse                     et de l&rsquo;automobile. <\/p>\n<p> Les futurologues pr\u00e9sents parl\u00e8rent longuement                     d&rsquo;eux-m\u00eames et de leur m\u00e9tier\u00a0: de la valeur                     de leurs m\u00e9thodes, de la fa\u00e7on d&rsquo;obvier aux                     d\u00e9formations dans les pr\u00e9visions, etc. Cela                     est assez compr\u00e9hensible, vu que l&rsquo;\u00e9tude du                     futur selon la m\u00e9thode interdisciplinaire est quelque                     chose de tout \u00e0 fait nouveau. L&rsquo;exploration des futuribles                     gr\u00e2ce au concours de plusieurs disciplines scientifiques                     ne remontent qu&rsquo;au milieu des ann\u00e9es 1960. L&rsquo;un des                     premiers professeurs \u00e0 donner un cours de niveau universitaire                     sur les futurs possibles a \u00e9t\u00e9 Alvin Toffler,                     auteur de l&rsquo;ouvrage \u00e0 grand succ\u00e8s, <em>le Choc                     du futur<\/em>. <\/p>\n<p> Depuis lors, le monde du savoir tente de s&rsquo;adapter au d\u00e9chirement                     psychologique que repr\u00e9sentent l&rsquo;abandon du compartimentage                     rigide des disciplines et l&rsquo;obligation de tourner son attention                     de l&rsquo;\u00e9tude du pass\u00e9 et du pr\u00e9sent vers                     l&rsquo;\u00e9tude du futur. Ce champ d&rsquo;activit\u00e9 s&rsquo;est                     \u00e9tendu \u00e9norm\u00e9ment et a soulev\u00e9                     chez les futurologues de vigoureux d\u00e9bats sur les m\u00e9rites                     respectifs des techniques de recherche. D&rsquo;autre part, les                     sp\u00e9cialistes de la futurologie se sont divis\u00e9s                     en \u00e9coles de pens\u00e9e, qui se comportent souvent                     en camps antagonistes. <\/p>\n<p> \u00ab\u00a0La fin de l&rsquo;oc\u00e9an arriva dans les derniers                     jours de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 de 1979, et elle survint plus                     rapidement que les biologistes ne l&rsquo;avaient pr\u00e9vu&#8230;                     Le Japon et la Chine furent confront\u00e9s \u00e0 une                     famine presque instantan\u00e9e par suite de la disparition                     compl\u00e8te des produits de la mer, dont ils \u00e9taient                     si largement tributaires. Les deux pays accus\u00e8rent                     la Russie de cette situation et exig\u00e8rent des exp\u00e9ditions                     massives et imm\u00e9diates de denr\u00e9es. La Russie                     n&rsquo;en avait pas \u00e0 envoyer. Le 13 octobre, les arm\u00e9es                     chinoises attaquaient la Russie sur un vaste front.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> Ce texte, \u00e9crit en 1969, est un exemple de l&rsquo;oeuvre                     de Paul Ehrlich, de l&rsquo;universit\u00e9 de Stanford, membre                     en vue de l&rsquo;\u00e9cole de futurologues dite \u00ab\u00a0de la                     fin du monde\u00a0\u00bb. D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale,                     les tenants de cette doctrine recourent aux tactiques de choc                     pour tirer les preneurs de d\u00e9cisions de leur id\u00e9e                     b\u00e9ate que l&rsquo;avenir va s&rsquo;arranger tout seul. Si frappants                     que soient leurs sc\u00e9narios, ils se fondent n\u00e9anmoins                     sur de longues et s\u00e9rieuses recherches. Dans le cas                     ci-dessus, Ehrlich, qui est biologiste de son \u00e9tat,                     pr\u00e9disait que les ann\u00e9es 1970 am\u00e8neraient                     la fin de l&rsquo;industrie baleini\u00e8re, la disparition sans                     bruit d&rsquo;un certain nombre d&rsquo;esp\u00e8ces de poissons trop                     p\u00each\u00e9s et l&rsquo;arr\u00eat de la p\u00eache \u00e0                     l&rsquo;anchois au P\u00e9rou. <\/p>\n<p> Les \u00e9v\u00e9nements ne se sont pas d\u00e9roul\u00e9s                     exactement selon les pr\u00e9visions du futurologue Ehrlich,                     mais il a vu beaucoup trop juste pour \u00eatre rassurant.                     Depuis la r\u00e9daction de son sc\u00e9nario, on a fix\u00e9                     des limites \u00e0 la capture de certaines esp\u00e8ces                     de baleines et d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 la suspension                     de la chasse \u00e0 d&rsquo;autres c\u00e9tac\u00e9s de crainte                     de les voir dispara\u00eetre. La p\u00eache \u00e0 l&rsquo;anchois                     p\u00e9ruvienne a effectivement fait d\u00e9faut en 1973                     et ne s&rsquo;est que partiellement relev\u00e9e depuis. Certaines                     esp\u00e8ces de poissons ont \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9es                     jusqu&rsquo;au seuil de l&rsquo;extinction. Ces faits ont suscit\u00e9                     parmi les pays maritimes le d\u00e9sir d&rsquo;un accord mondial                     pour la conservation des ressources de la mer. <\/p>\n<h3>Si les luttes de l&rsquo;homme n&rsquo;ont aucun sens, pourquoi donc                     a-t-il l&rsquo;instinct de lutter\u00a0?<\/h3>\n<p> Il est maintenant permis d&rsquo;affirmer que le sinistre sc\u00e9nario                     d&rsquo;Ehrlich ne se jouera pas de fa\u00e7on aussi dramatique                     qu&rsquo;il l&rsquo;avait pr\u00e9dit, mais c&rsquo;est peut-\u00eatre uniquement                     parce que cet homme et des gens comme lui ont sonn\u00e9                     l&rsquo;alarme \u00e0 temps pour d\u00e9clencher une action                     pr\u00e9ventive. Comme les autres futurologues, les adeptes                     de l&rsquo;\u00c9cole de la fin du monde posent des questions                     \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9. Et leur question centrale                     est une question que l&rsquo;on pourrait faire \u00e0 un libertin                     sur le retour\u00a0: si vous continuez comme \u00e7a, combien                     de temps pensez-vous durer\u00a0? <\/p>\n<p> L&rsquo;\u00c9cole des pessimistes a exerc\u00e9 une forte                     influence sur le c\u00e9l\u00e8bre organisme international                     des \u00e9tudes sur le futur appel\u00e9 Club de Rome.                     En 1972, ce groupe publiait <em>Halte \u00e0 la croissance<\/em>,                     \u00e9tude fond\u00e9e sur des projections informatiques                     selon lesquelles l&rsquo;humanit\u00e9 ne pouvait subvenir aux                     besoins de sa croissance en conservant son taux de consommation                     actuel. On nous pr\u00e9venait qu&rsquo;il fallait mettre un frein                     \u00e0 la croissance industrielle\u00a0; sinon, la plan\u00e8te                     \u00e9tait vou\u00e9e \u00e0 une catastrophe au cours                     du prochain si\u00e8cle. Mais depuis ces pr\u00e9dictions                     ont \u00e9t\u00e9 vertement critiqu\u00e9es par les                     futurologues de l&rsquo;\u00e9cole optimiste, qui leur reprochent                     d&rsquo;\u00eatre mal fond\u00e9es et illogiques. <\/p>\n<p> L&rsquo;\u00c9cole de la fin du monde a certes ses faiblesses,                     notamment l&rsquo;esprit fataliste dont sa pens\u00e9e est teint\u00e9e.                     Le fatalisme est une attitude intellectuelle voulant que l&rsquo;homme                     ne puisse exercer aucune action essentielle sur ce que sera                     son avenir. Cette opinion ne se soutient pas logiquement.                     Si les luttes de l&rsquo;homme n&rsquo;ont aucun sens, pourquoi donc a-t-il                     l&rsquo;instinct de lutter\u00a0? <\/p>\n<p> De m\u00eame aussi il est naturel aux humains de travailler                     collectivement \u00e0 trouver des solutions \u00e0 leurs                     probl\u00e8mes, et ce non seulement \u00e0 leurs probl\u00e8mes                     actuels, mais encore \u00e0 ceux qu&rsquo;ils pr\u00e9voient.                     Les disciples de l&rsquo;\u00e9cole pessimiste en offrent un exemple                     typique. Beaucoup de leurs avertissements ont \u00e9t\u00e9                     entendus, et l&rsquo;on a pris des dispositions pour parer aux maux                     qu&rsquo;ils pr\u00e9disaient. <\/p>\n<h3>Il importe de ne pas perdre de vue le penchant des media                     \u00e0 diffuser de faux renseignements<\/h3>\n<p> En notre si\u00e8cle de l&rsquo;information, il est peut-\u00eatre                     in\u00e9vitable que les visions les plus tragiques de d\u00e9sastre                     retiennent le plus l&rsquo;attention des media et que ces organes                     de diffusion en r\u00e9pandent largement et sans discernement                     leur conception dans le public. Mais si nous sommes \u00e0                     l&rsquo;\u00e2ge de l&rsquo;information, nous sommes aussi \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge                     de la fausse information. Plus le volume de renseignements                     v\u00e9hicul\u00e9s par les media est grand, plus est                     grand aussi le volume d&rsquo;erreurs, de propos ignorants et creux                     et de propagande diss\u00e9min\u00e9 aux quatre vents.                     Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de traiter de la question plan\u00e9taire                     de la survie de l&rsquo;esp\u00e8ce humaine, il importe de ne                     pas perdre de vue le penchant des media \u00e0 diffuser                     de faux renseignements. <\/p>\n<p> Ainsi, un collaborateur du <em>New Statesman <\/em>\u00e9crit,                     dans un article sur les 30 hommes de science, \u00e9conomistes                     et philosophes de r\u00e9putation mondiale dont se compose                     la prestigieuse organisation appel\u00e9e le Groupe SCIP*,                     que \u00ab\u00a0les membres de ce groupe reconnaissent qu&rsquo;\u00e0                     mesure qu&rsquo;augmentait la population mondiale, l&rsquo;id\u00e9e                     courante qu&rsquo;il serait impossible de la nourrir commen\u00e7a                     \u00e0 r\u00e9pandre son mensonge, largement propag\u00e9                     pour des motifs \u00e9go\u00efstes\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> * Originairement <em>Special Commission on Internal Pollution<\/em>\u00a0;                     son mandat a \u00e9t\u00e9 \u00e9tendu par la suite.                   <\/p>\n<p> S&rsquo;appuyant sur des sources d&rsquo;information absolument s\u00fbres,                     ces hommes en sont venus \u00e0 la conclusion que le dixi\u00e8me                     de la surface terrestre qui est actuellement en culture produit                     l&rsquo;\u00e9quivalent d&rsquo;une quantit\u00e9 de nourriture suffisante                     pour alimenter le double de la population mondiale et que                     la production alimentaire a augment\u00e9 plus rapidement                     que la population. Assur\u00e9ment, il existe un probl\u00e8me                     critique de r\u00e9partition. Mais croire que le monde sera                     incapable de s&rsquo;alimenter dans un avenir pr\u00e9visible,                     ajoute l&rsquo;auteur, c&rsquo;est avaler un mensonge calcul\u00e9.                   <\/p>\n<p> De m\u00eame, il serait sage de consid\u00e9rer avec                     scepticisme les d\u00e9clarations selon lesquelles le monde                     va bient\u00f4t manquer de ressources naturelles. Songeons                     \u00e0 cette citation tir\u00e9e du Rapport de 1965 du                     Groupe d&rsquo;\u00e9tude sur l&rsquo;\u00e9nergie du gouvernement                     am\u00e9ricain\u00a0: \u00ab\u00a0Au lieu de craindre qu&rsquo;un jour                     viendra o\u00f9 les ressources en combustible d&rsquo;origine                     fossile seront en grande partie \u00e9puis\u00e9es, nous                     appr\u00e9hendons le jour o\u00f9 le pays regrettera de                     ne pas avoir fait un plus grand usage de ces r\u00e9serves                     alors qu&rsquo;elles \u00e9taient encore pr\u00e9cieuses.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> En dehors de l&rsquo;ambivalence de l&rsquo;opinion des experts, il                     est clair que beaucoup des pr\u00e9dictions apocalyptiques                     d&rsquo;une disette mondiale d&rsquo;\u00e9nergie sont fatalistes en                     ce qu&rsquo;elles ne tiennent pas compte de la tendance de l&rsquo;homme                     \u00e0 trouver des moyens de se tirer d&rsquo;affaire. Dans le                     cas en question, le moyen d&rsquo;en sortir serait de cr\u00e9er                     et d&rsquo;adopter de nouvelles sources d&rsquo;\u00e9nergie, comme                     les d\u00e9chets biologiques, la puissance solaire et g\u00e9othermique,                     la fusion nucl\u00e9aire, le vent, les mar\u00e9es, etc.                   <\/p>\n<h3>L&rsquo;homme a la possibilit\u00e9 de r\u00e9aliser ses r\u00eaves&#8230;                     ou ses cauchemars<\/h3>\n<p> Dans cet ordre d&rsquo;id\u00e9es, l&rsquo;homme de science britannique                     John Maddox conseille de ne pas envisager le futur \u00ab\u00a0en                     supposant que l&rsquo;avenir sera comme le pr\u00e9sent, mais                     plus actuel\u00a0\u00bb. Maddox est un adversaire de l&rsquo;\u00c9cole                     de la fin du monde, tout comme Herman Kahn, l&rsquo;un des fondateurs                     des \u00e9tudes sur le futur et le principal initiateur                     de la m\u00e9thode du sc\u00e9nario. Dans un ouvrage de                     publication r\u00e9cente, intitul\u00e9 <em>Sc\u00e9nario                     pour 200 ans <\/em>(Albin Michel, 1976), Kahn et ses collaborateurs                     du Hudson Institute, de New York, s&rsquo;en prennent \u00e0 la                     coutume qu&rsquo;a l&rsquo;\u00c9cole des pessimistes d&rsquo;essayer d&rsquo;amener                     par la peur la soci\u00e9t\u00e9 occidentale \u00e0                     adopter des habitudes plus prudentes et moins dissipatrices.                     Ils estiment que la th\u00e9orie d&rsquo;apr\u00e8s laquelle                     il faut restreindre la croissance industrielle au nom de la                     survie supprime l&rsquo;incitation \u00e0 entreprendre une action                     constructive pour obvier aux probl\u00e8mes de l&rsquo;avenir.                   <\/p>\n<p> Kahn et d&rsquo;autres sont convaincus que la croissance \u00e9conomique                     se poursuivra durant une bonne partie du prochain si\u00e8cle\u00a0;                     en m\u00eame temps, les richesses mondiales deviendront beaucoup                     mieux r\u00e9parties entre les peuples qu&rsquo;elles ne le sont                     \u00e0 l&rsquo;heure actuelle. Leur sc\u00e9nario optimiste                     attache une importance consid\u00e9rable \u00e0 la probabilit\u00e9                     que l&rsquo;ing\u00e9niosit\u00e9 humaine s&rsquo;orientera vers des                     innovations de nature \u00e0 maximiser l&#8217;emploi des ressources                     terrestres tout en minimisant les dangers pour l&rsquo;environnement.                   <\/p>\n<p> Le grand obstacle qu&rsquo;ils entrevoient est dans l&rsquo;autopersuasion\u00a0:                     la possibilit\u00e9 qu&rsquo;a l&rsquo;homme de r\u00e9aliser ses                     r\u00eaves ou&#8230; ses cauchemars. \u00ab\u00a0\u00c0 notre avis,                     \u00e9crivent-ils, ceux qui pr\u00e9disent des d\u00e9sastres                     ne parlent que pour satisfaire leurs propres d\u00e9sirs,                     du moins \u00e0 court terme. S&rsquo;ils \u00e9taient en nombre                     suffisant, et qu&rsquo;ils agissent en cons\u00e9quence pour arr\u00eater                     l&rsquo;expansion, des millions d&rsquo;individus se trouveraient frustr\u00e9s                     de leurs espoirs et des possibilit\u00e9s qui sont la chance                     des riches.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> La vaste divergence d&rsquo;opinions qui existe entre les futurologues                     qui voient tout en noir et ceux qui voient tout en rose a                     contribu\u00e9 \u00e0 rendre les \u00e9tudes sur le                     futur quelque peu suspectes. Lorsque des chercheurs employant                     essentiellement la m\u00eame collection d&rsquo;informations arrivent                     \u00e0 des conclusions si nettement contradictoires, il                     est facile de supposer, ou qu&rsquo;ils se livrent \u00e0 une                     forme id\u00e9alis\u00e9e de conjecture, ou qu&rsquo;ils ont                     des int\u00e9r\u00eats id\u00e9ologiques \u00e0 servir.                   <\/p>\n<p> Le fait est, cependant, que la plupart des futurologues                     n&rsquo;appartiennent \u00e0 aucune de ces deux \u00e9coles                     extr\u00eames. Ils essaient simplement de d\u00e9terminer                     la s\u00e9rie la plus probable de circonstances futures                     dans le cadre de telle ou telle s\u00e9rie de mesures. Quant                     aux contradictions, les plus bizarres m\u00eame ne sont pas                     sans valeur, \u00e9tant donn\u00e9 le r\u00f4le de la                     psychologie des masses. L&rsquo;avenir sera, en grande partie, ce                     que les gens croient qu&rsquo;il sera. D&rsquo;ailleurs, il est \u00e0                     pr\u00e9voir que les \u00e9tudes sur le futur acquerront                     plus de valeur \u00e0 mesure que tomberont en d\u00e9consid\u00e9ration                     les th\u00e9ories peu solides selon le processus scientifique                     normal de leur contr\u00f4le par une critique \u00e9clair\u00e9e.                   <\/p>\n<p> Les futurologues ont jusqu&rsquo;ici \u00e9prouv\u00e9 de                     la difficult\u00e9 \u00e0 faire reconna\u00eetre la cr\u00e9dibilit\u00e9                     de leur oeuvre parce qu&rsquo;elle semble parfois trop tir\u00e9e                     par les cheveux. Un probl\u00e8me connexe est celui des                     obstacles qui les emp\u00eachent de se faire entendre dans                     les milieux o\u00f9 se prennent les d\u00e9cisions. Un                     certain progr\u00e8s s&rsquo;est manifest\u00e9 ces derniers                     temps dans les efforts entrepris pour r\u00e9duire le foss\u00e9                     qui s\u00e9pare les futurologues des planificateurs politiques                     ou d&rsquo;entreprise, mais les futurologues d\u00e9plorent toujours                     que l&rsquo;on continue \u00e0 gouverner la soci\u00e9t\u00e9                     au m\u00e9pris de la maxime d&rsquo;Edmund Burke\u00a0: On ne                     peut pas penser le futur en fonction du pass\u00e9. <\/p>\n<p> Il pourrait \u00eatre d&rsquo;une importance vitale pour la survie                     des institutions d\u00e9mocratiques que la voix des futurologues                     soit \u00e9cout\u00e9e dans les conseils de d\u00e9cision.                     Le syndrome de la crainte de l&rsquo;avenir a d\u00e9j\u00e0                     fait na\u00eetre l&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;il sera n\u00e9cessaire                     de restreindre les libert\u00e9s personnelles et d&rsquo;accro\u00eetre                     les pouvoirs de l&rsquo;\u00c9tat si l&rsquo;humanit\u00e9 veut survivre.                   <\/p>\n<p> Il est naturel chez ceux qui ont peur de chercher r\u00e9confort                     et protection aupr\u00e8s des hommes forts de la politique.                     L&rsquo;attrait des dictateurs de ce monde, appel\u00e9s ironiquement                     les \u00ab\u00a0Grands Fr\u00e8res\u00a0\u00bb par Orwell, n&rsquo;est jamais                     aussi fascinant que lorsque l&rsquo;avenir para\u00eet mena\u00e7ant.                     Leur fa\u00e7on d&rsquo;assurer leur domination sur le peuple                     ne change pas\u00a0: ils exigent le sacrifice des libert\u00e9s                     de l&rsquo;individu aux grands imp\u00e9ratifs historiques de                     la collectivit\u00e9. L&rsquo;avenir, pr\u00e9tendent-ils toujours,                     est entre leurs mains et eux seuls savent comment le manoeuvrer.                   <\/p>\n<p> L&rsquo;autoritarisme vit de peur, mais il vit aussi de son proche                     parent, l&rsquo;ignorance. Il importe d&rsquo;y songer \u00e0 l&rsquo;heure                     o\u00f9 l&rsquo;avenir semble charg\u00e9 de tant de menaces                     redoutables. La pr\u00e9diction que la ran\u00e7on \u00e0                     payer pour sauver le monde sera le sacrifice des libert\u00e9s                     humaines pourrait bien se r\u00e9aliser faute de donn\u00e9es                     bien d\u00e9finies sur les probl\u00e8mes qui s&rsquo;amoncellent                     \u00e0 l&rsquo;horizon. En constatant les faits, en les r\u00e9unissant                     et en les contr\u00f4lant, les \u00e9tudes sur le futur                     offrent la possibilit\u00e9 d&rsquo;\u00e9viter ou au moins                     d&rsquo;att\u00e9nuer ces probl\u00e8mes avant qu&rsquo;ils surgissent.                   <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[50],"class_list":["post-2114","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-50"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 59, N\u00b0 2 - F\u00e9vrier 1978 - \u00c0 la recherche du futur - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-59-n-2-fevrier-1978-a-la-recherche-du-futur\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 59, N\u00b0 2 - F\u00e9vrier 1978 - \u00c0 la recherche du futur\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"L&rsquo;avenir sera, en grande partie, ce que les gens croient qu&rsquo;il sera. 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