{"id":2111,"date":"1975-02-01T00:00:00","date_gmt":"1975-02-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-56-n-2-fevrier-1975-la-science-et-nous\/"},"modified":"2022-10-17T17:56:08","modified_gmt":"2022-10-17T17:56:08","slug":"vol-56-n-2-fevrier-1975-la-science-et-nous","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-56-n-2-fevrier-1975-la-science-et-nous\/","title":{"rendered":"Vol. 56, N\u00b0 2 &#8211; F\u00e9vrier 1975 &#8211; La science et nous"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">L&rsquo;histoire est le r\u00e9cit des grandes                     d\u00e9couvertes et des grandes inventions. C&rsquo;est ce qui                     fait l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de la sc\u00e8ne humaine\u00a0:                     la science para\u00eet souvent plus extraordinaire que la                     fiction. <\/p>\n<p> Certaines personnes sont fascin\u00e9es par les myst\u00e8res                     de la lune et des \u00e9toiles\u00a0; d&rsquo;autres par les arcanes                     de l&rsquo;atome\u00a0; d&rsquo;autres enfin par l&rsquo;\u00e9nigme des \u00eatres                     vivants, y compris elles-m\u00eames. On trouve rarement quelqu&rsquo;un                     qui ne s&rsquo;int\u00e9resse, \u00e0 un moment ou \u00e0                     un autre, \u00e0 l&rsquo;un de ces myst\u00e8res, quelqu&rsquo;un                     qui ne ressent pas l&rsquo;attrait de l&rsquo;inconnu. <\/p>\n<p> Pour l&rsquo;homme de science, tout ce qui est inconnu est important.                     La science est une activit\u00e9 inventive et de recherche.                     C&rsquo;est aussi une activit\u00e9 critique et analytique. Le                     scientifique exige des preuves avant d&rsquo;exprimer une opinion.                     Il doit \u00eatre objectif et impartial. <\/p>\n<p> La r\u00e9flexion critique repr\u00e9sente un aspect                     notable de l&rsquo;esprit scientifique. En cherchant \u00e0 r\u00e9soudre                     un probl\u00e8me, il est n\u00e9cessaire de d\u00e9brouiller                     certains des facteurs accessoires et de travailler avec ceux                     que nous pouvons dominer. La science est un ensemble d&rsquo;affirmations                     connexes et v\u00e9rifiables exprim\u00e9es par des hypoth\u00e8ses                     et des conclusions. Toute d\u00e9couverte d&rsquo;une v\u00e9rit\u00e9                     d&rsquo;ordre scientifique est l&rsquo;oeuvre de chercheurs qui d\u00e9crivent                     des cercles de plus en plus restreints autour des v\u00e9rit\u00e9s                     nouvelles et s&rsquo;en rapprochant de plus en plus, jusqu&rsquo;au moment                     o\u00f9 un chercheur hardi et de talent saisit le fondement                     m\u00eame d&rsquo;une nouvelle v\u00e9rit\u00e9 et la fait                     appara\u00eetre \u00e0 tous. <\/p>\n<p> Certains attribuent toutes les d\u00e9couvertes scientifiques                     au hasard et \u00e0 la chance. La v\u00e9rit\u00e9 est                     bien diff\u00e9rente. Les d\u00e9couvertes sont faites                     par des savants qui observent un ph\u00e9nom\u00e8ne inattendu,                     un effet inexplicable, un \u00e9v\u00e9nement invraisemblable.                     Tout cela est pour eux une fl\u00e8che indicatrice, et ils                     se plongent dans la recherche pour en trouver le pourquoi,                     le comment, la signification. <\/p>\n<h3>Les m\u00e9thodes de la science<\/h3>\n<p> Le savant n&rsquo;est peut-\u00eatre pas toujours le premier                     \u00e0 d\u00e9couvrir un ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9trange,                     mais il est le premier \u00e0 l&rsquo;observer. Il regarde deux                     fois un \u00e9v\u00e9nement insolite, \u00e9prouve de                     l&rsquo;insatisfaction devant son impuissance \u00e0 en trouver                     la raison et en recherche l&rsquo;explication avec persistance.                     Ceux qui sont dans les affaires auraient avantage \u00e0                     suivre son exemple\u00a0: \u00e0 observer calmement, \u00e0                     analyser sans se laisser \u00e9mouvoir, \u00e0 rassembler                     des preuves et \u00e0 les examiner d&rsquo;un oeil critique. <\/p>\n<p> Le scientifique s&rsquo;efforce de voir les choses les unes avec                     les autres, afin de pouvoir faire des comparaisons. Il s&rsquo;exerce                     \u00e0 mettre \u00e0 profit les rapports pass\u00e9s                     inaper\u00e7us, jusque-l\u00e0 entre les r\u00e9alit\u00e9s                     et les conditions qui l&rsquo;entourent. <\/p>\n<p> Les sciences physiques se fondent sur des hypoth\u00e8ses                     v\u00e9rifi\u00e9es. En sciences, la v\u00e9racit\u00e9                     est une condition essentielle de r\u00e9ussite. Ce qui \u00e9tait                     vrai hier peut ne plus l&rsquo;\u00eatre ou ne l&rsquo;\u00eatre qu&rsquo;en                     partie aujourd&rsquo;hui. La v\u00e9rit\u00e9 de Newton a remplac\u00e9                     celle d&rsquo;Aristote, mais elle a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9e                     \u00e0 son tour par la v\u00e9rit\u00e9 d&rsquo;Einstein.                     Ce qui int\u00e9resse l&rsquo;homme de science, ce n&rsquo;est pas de                     trouver quelque chose au go\u00fbt du jour ni quelque chose                     qui concorde avec ses id\u00e9es, mais uniquement de trouver                     ce qui est vrai. <\/p>\n<p> Il y a int\u00e9r\u00eat pour chacun, quel que soit son                     m\u00e9tier, \u00e0 soumettre \u00e0 l&rsquo;analyse d\u00e9taill\u00e9e                     les assertions g\u00e9n\u00e9rales ou hypoth\u00e9tiques,                     \u00e0 substituer l&rsquo;\u00e9tude sp\u00e9cifique aux convictions                     sans fondement et \u00e0 pr\u00e9f\u00e9rer un petit                     fait nouveau \u00e0 une nu\u00e9e d&rsquo;opinions. <\/p>\n<h3>La recherche est un travail<\/h3>\n<p> Les non-scientifiques sont port\u00e9s \u00e0 croire                     qu&rsquo;un laboratoire est un lieu o\u00f9 fourmillent chaque                     semaine les d\u00e9couvertes les plus \u00e9tonnantes,                     mais les connaissances ne s&rsquo;acqui\u00e8rent et les th\u00e9ories                     ne se forment qu&rsquo;au prix d&rsquo;un long travail. Les sp\u00e9cialistes                     de la science pure comme ceux de la science appliqu\u00e9e                     sont des travailleurs acharn\u00e9s. <\/p>\n<p> La recherche th\u00e9orique vise \u00e0 mieux conna\u00eetre                     les choses\u00a0; la recherche appliqu\u00e9e s&rsquo;efforce                     d&rsquo;apprendre \u00e0 mieux les faire. L&rsquo;une porte sur le savoir                     pour le savoir\u00a0; l&rsquo;autre aspire \u00e0 trouver les                     moyens d&rsquo;appliquer une th\u00e9orie ou un fait nouvellement                     d\u00e9couverts \u00e0 la solution de probl\u00e8mes                     pratiques. <\/p>\n<p> Les chercheurs de la science pure agrandissent \u00e9norm\u00e9ment                     le champ de notre savoir. Selon l&rsquo;expression m\u00e9morable                     de John Milton, \u00ab\u00a0ils continuent de chercher ce que nous                     ne savons pas \u00e0 partir de ce que nous savons, de rapprocher                     la v\u00e9rit\u00e9 de la v\u00e9rit\u00e9 \u00e0                     mesure que nous la d\u00e9couvrons.\u00a0\u00bb <\/p>\n<h3>Se poser des questions<\/h3>\n<p> C&rsquo;est Aristote, fils d&rsquo;un m\u00e9decin \u00e0 la cour                     de Philippe de Mac\u00e9doine, qui a organis\u00e9 la                     premi\u00e8re investigation scientifique au monde. Il \u00e9tait                     si curieux des choses de la nature qu&rsquo;il avait charg\u00e9                     mille hommes de recueillir des mat\u00e9riaux pour son histoire                     naturelle. <\/p>\n<p> Qu&rsquo;arriverait-il au Canada si chaque citoyen commen\u00e7ait                     \u00e0 rassembler des sp\u00e9cimens et \u00e0 poser                     des questions au sujet de ce qu&rsquo;il a consid\u00e9r\u00e9                     jusque-l\u00e0 comme allant de soi\u00a0? Ces deux initiatives                     sont \u00e0 l&rsquo;origine des grands progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s                     dans le domaine de la d\u00e9couverte et de la compr\u00e9hension                     scientifiques. La zone ind\u00e9cise entre ce que nous savons                     et le vaste champ de ce que nous ne savons pas nous offre                     d&rsquo;innombrables secteurs \u00e0 explorer. <\/p>\n<p> La recherche scientifique s&rsquo;apparente \u00e0 certains                     \u00e9gards au bon entretien d&rsquo;une maison. Pour \u00eatre                     un bon scientifique, il faut avoir un esprit ordonn\u00e9,                     capable de ranger les id\u00e9es et les faits \u00e0 leur                     place\u00a0; il faut savoir distinguer, afin de retenir les                     preuves qu&rsquo;il convient d&rsquo;accepter et rejeter ce qui est \u00e9tranger                     au sujet\u00a0; il faut tenir compte des petits d\u00e9tails                     dans ses recherches afin que rien d&rsquo;essentiel ne passe inaper\u00e7u\u00a0;                     il faut pouvoir se remettre \u00e0 l&rsquo;oeuvre rapidement lorsque                     son travail est interrompu\u00a0; il faut observer ce que                     font les autres en fait de d\u00e9couvertes et d&rsquo;innovations.                   <\/p>\n<p> La plus pr\u00e9cieuse de toutes les perceptions que l&rsquo;on                     utilise dans la recherche scientifique est celle de la cause                     et de l&rsquo;effet. C&rsquo;est l\u00e0 la plus importante loi naturelle                     dont nous disposions. Trop souvent disons-nous \u00ab\u00a0\u00e0                     l&rsquo;origine\u00a0\u00bb, imaginant que nous avons rep\u00e9r\u00e9                     un point vital dont tout le reste d\u00e9coule. Mais nous                     nous surprenons bient\u00f4t \u00e0 nous demander\u00a0:                     \u00ab\u00a0Qu&rsquo;y avait-il auparavant pour permettre \u00e0 l&rsquo;origine                     d&rsquo;\u00eatre pr\u00e9cis\u00e9ment &lsquo;\u00e0 l&rsquo;origine&rsquo;\u00a0?\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> Dans la mesure o\u00f9 la science reconna\u00eet le principe                     de causalit\u00e9 et consid\u00e9rant que l&rsquo;univers ne                     peut s&rsquo;\u00eatre cr\u00e9\u00e9 lui-m\u00eame, nous                     aboutissons in\u00e9vitablement \u00e0 la conclusion qu&rsquo;il                     doit exister un facteur causal non compris dans notre conception                     actuelle du monde. Saint Thomas d&rsquo;Aquin r\u00e9sume ainsi                     ce principe\u00a0: \u00ab\u00a0Aucune chose n&rsquo;est sa propre cause,                     car autrement elle pr\u00e9existerait \u00e0 elle-m\u00eame,                     ce qui est impossible.\u00a0\u00bb <\/p>\n<h3>La science et ses progr\u00e8s<\/h3>\n<p> La science est un domaine o\u00f9 il y a lieu de mesurer                     le progr\u00e8s et de l&rsquo;appr\u00e9cier. Il ne faut pas                     m\u00e9nager nos \u00e9loges aux hommes et aux femmes                     c\u00e9l\u00e8bres d&rsquo;autrefois parce que leurs id\u00e9es                     ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pass\u00e9es\u00a0: notre                     devoir essentiel est d&rsquo;am\u00e9liorer ce qu&rsquo;ils ont fait.                   <\/p>\n<p> Le savant et l&rsquo;inventeur ne travaillent pas en vain, m\u00eame                     si les cr\u00e9ations de leur esprit deviennent parfois                     p\u00e9rim\u00e9es. Songeons \u00e0 Newton et \u00e0                     Icare. Newton a \u00e9t\u00e9 reconnu comme le plus grand                     homme de science dans l&rsquo;histoire\u00a0: on lui doit la loi                     de l&rsquo;attraction universelle, les lois du mouvement, les principes                     de l&rsquo;optique, une th\u00e9orie de la composition de la lumi\u00e8re                     et l&rsquo;invention, avec Leibnitz, du calcul infinit\u00e9simal.                     Pourtant, il n&rsquo;est pas une conception de la physique newtonienne,                     consid\u00e9r\u00e9e jadis comme toute la v\u00e9rit\u00e9,                     qui n&rsquo;ait \u00e9t\u00e9 supplant\u00e9e. <\/p>\n<p> Icare, dont les ailes se d\u00e9tach\u00e8rent et qui                     tomba dans la mer parce que la chaleur du soleil avait fait                     fondre la cire qui les retenaient \u00e0 ses \u00e9paules,                     a accompli quelque chose d&rsquo;utile. Il a mis en lumi\u00e8re                     un grave d\u00e9faut de fabrication des machines volantes                     de son temps. <\/p>\n<p> Le premier microscope simple a \u00e9t\u00e9 braqu\u00e9                     sur les minuties cach\u00e9es de la vie par le fondateur                     de la microscopie, le hollandais Antoine Van Leeuwenhoek,                     au XVIIe si\u00e8cle. Trois chercheurs, le professeur E.                     F. Burton, de l&rsquo;universit\u00e9 de Toronto, ainsi que James                     Hillier et Albert Prebus, ont r\u00e9alis\u00e9 le microscope                     \u00e9lectronique en 1936, ouvrant par l\u00e0 tout un                     monde nouveau \u00e0 l&rsquo;investigation. Roger Bacon d\u00e9couvrit                     les possibilit\u00e9s explosives d&rsquo;un m\u00e9lange de                     salp\u00eatre, de soufre et de charbon de bois et produisit                     de la poudre \u00e0 canon au XIIIe si\u00e8cle\u00a0;                     le si\u00e8cle actuel a vu na\u00eetre la bombe atomique.                   <\/p>\n<p> Voil\u00e0 quelques fragments tir\u00e9s du tableau                     d&rsquo;honneur de la science, exemples typiques de milliers de                     d\u00e9couvertes et de perfectionnements qui ont contribu\u00e9,                     comme tels ou avec des am\u00e9liorations, \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution,                     en temps de paix comme en temps de guerre, de l&rsquo;humanit\u00e9.                   <\/p>\n<h3>R\u00e9sultats importants<\/h3>\n<p> Personne ne peut nier que la science a \u00e9lev\u00e9                     l&rsquo;esp\u00e8ce humaine \u00e0 un niveau mat\u00e9riel                     sup\u00e9rieur \u00e0 celui o\u00f9 elle se trouvait                     il y a cent ans. Elle a augment\u00e9 le rendement horaire                     du travailleur, ce qui nous permet de satisfaire dans une                     certaine mesure les exigences accrues d&rsquo;une population beaucoup                     plus nombreuse. La science a allong\u00e9 la liste des produits                     qui servent \u00e0 notre bien-\u00eatre. Elle a multipli\u00e9                     les m\u00e9tiers offerts \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 des                     hommes et des femmes. <\/p>\n<p> Deux des progr\u00e8s les plus grands de notre \u00e9poque                     resteront certes l&rsquo;invention de m\u00e9dicaments comme la                     p\u00e9nicilline, l&rsquo;insuline et les sulfamides, qui ont                     prolong\u00e9 nos vies de plusieurs ann\u00e9es, et celle                     des appareils \u00e9conomiseurs de travail, qui rendent                     nos t\u00e2ches plus faciles et nous procurent plus de loisirs.                   <\/p>\n<p> Qu&rsquo;est-ce qui constitue en r\u00e9alit\u00e9 un haut                     niveau de vie\u00a0? Fondamentalement\u00a0: l&rsquo;alimentation,                     l&rsquo;instruction et la sant\u00e9. La science a assur\u00e9                     ces avantages \u00e0 la population des pays d\u00e9velopp\u00e9s,                     et elle les apporte aussi, bien que lentement, aux peuples                     en voie de d\u00e9veloppement. <\/p>\n<p> La science et la technologie modifient non seulement notre                     milieu mat\u00e9riel, mais aussi nos institutions, et c&rsquo;est                     l\u00e0 une bonne raison pour tous de suivre les \u00e9v\u00e9nements,                     de se renseigner et d&rsquo;essayer de pr\u00e9voir les r\u00e9percussions                     des d\u00e9couvertes et des r\u00e9alisations scientifiques.                     Toute invention et tout proc\u00e9d\u00e9 nouvellement                     mis au point s&rsquo;accompagnent d&rsquo;applications impr\u00e9visibles,                     cr\u00e9ent de nouveaux obstacles \u00e0 surmonter et                     r\u00e9v\u00e8lent de nouveaux probl\u00e8mes \u00e0                     r\u00e9soudre, de nouvelles insatisfactions \u00e0 combler.                   <\/p>\n<p> Certes, tout ce qui s&rsquo;invente n&rsquo;est pas un enrichissement                     notable pour notre vie. On dit bien, et souvent, que \u00ab\u00a0N\u00e9cessit\u00e9                     est m\u00e8re d&rsquo;invention\u00a0\u00bb, mais il appartenait au                     vice-pr\u00e9sident de la <em>Valley National Bank<\/em>,                     de l&rsquo;Arizona, Herbert Leggett, d&rsquo;\u00e9crire dans un de                     ses bulletins mensuels\u00a0: \u00ab\u00a0Nous vivons \u00e0                     un \u00e2ge o\u00f9 l&rsquo;invention est m\u00e8re du non-n\u00e9cessaire.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> L&rsquo;automatisation est la r\u00e9volution technique de la                     seconde moiti\u00e9 du XXe si\u00e8cle, comme la production                     en grande s\u00e9rie a \u00e9t\u00e9 celle de la premi\u00e8re                     moiti\u00e9. Une grande partie de la pens\u00e9e conceptuelle                     qui sous-tend cette nouvelle technologie est due \u00e0                     l&rsquo;\u00e9minent math\u00e9maticien du Massachusetts Institute                     of Technology, le regrett\u00e9 Norbert Wiener. Celui-ci                     a pr\u00e9dit que l&rsquo;automatisation conduira \u00e0 \u00ab\u00a0l&#8217;emploi                     humain des \u00eatres humains\u00a0\u00bb\u00a0; que nous assisterons                     \u00e0 la r\u00e9duction progressive du type de travail                     d&rsquo;usine qui consiste \u00e0 ex\u00e9cuter des t\u00e2ches                     r\u00e9p\u00e9titives. En lib\u00e9rant l&rsquo;homme de certaines                     corv\u00e9es, cela lui permettra d&rsquo;utiliser ses qualit\u00e9s                     typiquement humaines &#8211; ses facult\u00e9s de penser, d&rsquo;analyser,                     de synth\u00e9tiser, de d\u00e9cider et d&rsquo;agir avec r\u00e9flexion                     &#8211; au lieu de gaspiller ses talents \u00e0 accomplir le fastidieux                     travail que la machine peut faire mieux que lui. <\/p>\n<h3>L&#8217;emploi de l&rsquo;\u00e9nergie<\/h3>\n<p> La cr\u00e9ation de l&rsquo;\u00e9nergie n&rsquo;est ni un ph\u00e9nom\u00e8ne                     ni un probl\u00e8me nouveau. James Watt a perfectionn\u00e9                     la machine \u00e0 vapeur fabriqu\u00e9e par Thomas Newcomen,                     et Richard Trevithick a adapt\u00e9 cette machine aux transports.                     Personne de ceux qui \u00e9taient pr\u00e9sents sur le                     quai de Darlington le jour o\u00f9 le premier chemin de                     fer fut livr\u00e9 \u00e0 la circulation n&rsquo;aurait os\u00e9                     pr\u00e9dire que 150 ans plus tard, en octobre 1974, la                     traction des wagons \u00e0 marchandises sur les rails aurait                     \u00e9volu\u00e9 au point de permettre \u00e0 un train                     d&rsquo;une longueur de deux milles et demi et tir\u00e9 par sept                     locomotives diesel &#8211; celles-ci ayant remplac\u00e9 les locomotives                     \u00e0 vapeur &#8211; de transporter des c\u00e9r\u00e9ales                     de Moose Jaw, en Saskatchewan, \u00e0 Thunder Bay, en Ontario.                   <\/p>\n<p> En physique, un \u00e9v\u00e9nement remarquable a \u00e9t\u00e9                     la publication, en l&rsquo;an 1600, du <em>De Magnete <\/em>de William                     Gilbert, o\u00f9 l&rsquo;on trouve pour la premi\u00e8re fois                     le mot \u00ab\u00a0\u00e9lectricit\u00e9\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> Le premier bouton \u00e9lectrique destin\u00e9 \u00e0                     assurer l&rsquo;\u00e9clairage courant fut tourn\u00e9, \u00e0                     New York, le 4 septembre 1882. N&rsquo;e\u00fbt \u00e9t\u00e9                     une r\u00e9volte arm\u00e9e, cet \u00e9v\u00e9nement                     aurait peut-\u00eatre eu lieu au Canada. Le p\u00e8re de                     Thomas Edison, Samuel, originaire de Digby, en Nouvelle-\u00c9cosse,                     avait d\u00fb s&rsquo;enfuir aux \u00c9tats-Unis apr\u00e8s                     l&rsquo;\u00e9chec de la r\u00e9bellion de 1837. Son fils Thomas                     vit le jour \u00e0 Milan, dans l&rsquo;Ohio, le 11 f\u00e9vrier                     1847. <\/p>\n<p> Chez les non-scientifiques, le mot \u00ab\u00a0\u00e9lectronique\u00a0\u00bb                     \u00e9voque souvent le monde extraordinaire de la science-fiction                     ou l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une myst\u00e9rieuse puissance invisible.                     \u00ab\u00a0Un \u00e9lectron, dit Whitehead, est un oiseau rare                     au comportement impr\u00e9visible. Nos renseignements sur                     les \u00e9lectrons nous les repr\u00e9sentent surtout                     par masses qui en comptent des millions.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> C&rsquo;est sir J. J. Thomson qui a d\u00e9montr\u00e9 que                     les rayons cathodiques produits par une d\u00e9charge \u00e9lectrique                     dans un tube \u00e0 vide sont en r\u00e9alit\u00e9 des                     courants de particules des milliers de fois plus petits que                     les atomes. Les tubes \u00e0 vide \u00e9lectroniques venaient                     \u00e0 peine d&rsquo;atteindre l&rsquo;apog\u00e9e de leur importance                     qu&rsquo;une nouvelle d\u00e9couverte aboutissait \u00e0 la                     mise au point du transistor et \u00e0 la naissance de l&rsquo;\u00e9lectronique                     des semi-conducteurs. <\/p>\n<h3>La fission de l&rsquo;atome<\/h3>\n<p> Puis, nous avons d\u00e9sint\u00e9gr\u00e9 l&rsquo;atome.                     Les savants ont \u00e9tabli que tout atome est form\u00e9                     exclusivement d&rsquo;\u00e9lectrons de charge n\u00e9gative                     et de particules de charge positive appel\u00e9es protons&#8230;,                     et d&rsquo;un tour de kal\u00e9idoscope, toutes les sciences portant                     sur les propri\u00e9t\u00e9s et la composition de la mati\u00e8re                     sont devenues des ramifications de la seule science de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9.                   <\/p>\n<p> Le m\u00e9rite d&rsquo;avoir \u00e9tabli la premi\u00e8re                     preuve formelle de la transformation atomique revient \u00e0                     l&rsquo;universit\u00e9 McGill, de Montr\u00e9al, o\u00f9                     Ernest Rutherford, le plus grand de tous les physiciens nucl\u00e9aires,                     \u00e9tait venu en 1898 occuper un poste au laboratoire                     Macdonald. <\/p>\n<p> En 1903, il \u00e9crivait, \u00e0 McGill, dans son livre                     intitul\u00e9 <em>Radio-activit\u00e9<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0Il                     y a lieu de croire qu&rsquo;une \u00e9norme r\u00e9serve d&rsquo;\u00e9nergie                     latente r\u00e9side dans les atomes des \u00e9l\u00e9ments                     radio-actifs. Si jamais il devenait possible de commander                     \u00e0 volont\u00e9 le r\u00e9gime de d\u00e9sint\u00e9gration                     des radio-\u00e9l\u00e9ments, on pourrait obtenir une                     \u00e9norme quantit\u00e9 d&rsquo;\u00e9nergie \u00e0 partir                     d&rsquo;une petite quantit\u00e9 de mati\u00e8re.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> En 1905, Einstein entre en sc\u00e8ne avec des d\u00e9couvertes                     qui ont eu l&rsquo;effet le plus profond et le plus direct sur le                     monde d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Selon lui, il serait possible de lib\u00e9rer                     la force \u00e9norme de l&rsquo;\u00e9nergie atomique selon                     une formule qu&rsquo;il r\u00e9v\u00e8le alors et qui repr\u00e9sente                     la plus importante \u00e9quation dans l&rsquo;histoire\u00a0:                     E = mc2. Il estime d&rsquo;autre part que dans une guerre atomique                     mondiale \u00e0 outrance, o\u00f9 les deux bellig\u00e9rants                     seraient parfaitement \u00e9quip\u00e9s, les deux tiers                     de l&rsquo;humanit\u00e9 pourraient p\u00e9rir. <\/p>\n<p> Devant cette sombre \u00e9ventualit\u00e9, le public                     est port\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 passer                     sous silence les estimables applications pacifiques de l&rsquo;\u00e9nergie                     atomique. Dans une r\u00e9action en cha\u00eene dirig\u00e9e,                     il est possible d&rsquo;amener l&rsquo;atome \u00e0 lib\u00e9rer lentement                     et utilement sa vaste r\u00e9serve d&rsquo;\u00e9nergie pour                     actionner des turbines \u00e0 vapeur, produire de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9,                     \u00e9purer l&rsquo;eau de mer, conserver les aliments, faciliter                     les recherches en biologie, traiter les maladies et \u00e0                     cent autres fins. <\/p>\n<h3>Le r\u00f4le des math\u00e9matiques<\/h3>\n<p> On dit parfois de la science math\u00e9matique qu&rsquo;elle                     est \u00ab\u00a0la reine des sciences\u00a0\u00bb, parce qu&rsquo;elle entre                     ou exerce sa loi dans presque toutes les autres branches du                     savoir. Elle est le traitement syst\u00e9matique de la grandeur,                     des rapports entre les figures et les formes, et des relations                     entre les quantit\u00e9s exprim\u00e9es symboliquement.                     Platon \u00e9crit que parmi tous les arts lib\u00e9raux                     et les sciences contemplatives, la science des nombres est                     souveraine. \u00c0 quelqu&rsquo;un qui lui demandait pourquoi                     l&rsquo;homme est le plus intelligent des animaux, ce philosophe                     r\u00e9pondit\u00a0: \u00ab\u00a0Parce qu&rsquo;il sait compter\u00a0\u00bb.                   <\/p>\n<p> Euclide, fondateur de l&rsquo;\u00e9cole de math\u00e9matiques                     d&rsquo;Alexandrie, nous a laiss\u00e9 dans son premier \u00e9crit,                     les <em>\u00c9l\u00e9ments<\/em>, un manuel qui a fait                     autorit\u00e9 pendant vingt si\u00e8cles en g\u00e9om\u00e9trie                     \u00e9l\u00e9mentaire. <\/p>\n<p> On a affirm\u00e9 que les math\u00e9matiques avaient                     accompli, au cours des cinquante derni\u00e8res ann\u00e9es,                     plus de progr\u00e8s que dans toute l&rsquo;histoire ant\u00e9rieure                     de la race humaine. L&rsquo;\u00e9cart s&rsquo;est \u00e9largi rapidement                     entre les anciennes et les nouvelles math\u00e9matiques                     explor\u00e9es r\u00e9cemment par des math\u00e9maticiens                     de g\u00e9nie. <\/p>\n<p> Du boulier au calculateur la distance est grande. Le boulier                     \u00e9tait un cadre muni de tringles sur lesquelles on calculait                     en d\u00e9pla\u00e7ant des boules ou des grains \u00e0                     la main. Le calculateur est un appareil m\u00e9canique ou                     \u00e9lectronique capable d&rsquo;effectuer \u00e0 grande vitesse                     des op\u00e9rations math\u00e9matiques tr\u00e8s complexes.                   <\/p>\n<p> Et les autres sciences ont progress\u00e9 \u00e0 une                     allure aussi impressionnante. Au d\u00e9but du pr\u00e9sent                     si\u00e8cle, on se laissait peut-\u00eatre dire que \u00ab\u00a0l&rsquo;univers                     \u00e9tait une toile d&rsquo;araign\u00e9e de vibrations \u00e0                     laquelle \u00e9taient suspendues les lucioles tremblotantes                     des \u00e9toiles et des atomes\u00a0\u00bb. C&rsquo;\u00e9tait beau                     comme po\u00e9sie, mais nous voulons aujourd&rsquo;hui plus de                     pr\u00e9cision. C&rsquo;est pourquoi nous consultons des observatoires                     comme celui du mont Palomar en Californie, dont le t\u00e9lescope                     de 200 pouces est capable d&rsquo;explorer un milliard de galaxies.                   <\/p>\n<p> Les sciences biologiques ne sont pas, comme certains le                     supposent, des outils accessoires de la m\u00e9decine et                     de l&rsquo;agriculture. La diversit\u00e9 de structure et d&rsquo;habitudes                     des \u00eatres vivants est consid\u00e9rable, et cette                     vari\u00e9t\u00e9 offre \u00e0 la biologie une multitude                     de probl\u00e8mes particuliers. Pr\u00e8s de deux millions                     d&rsquo;esp\u00e8ces animales diff\u00e9rentes, dont la moiti\u00e9                     sont des insectes, sont aujourd&rsquo;hui r\u00e9pertori\u00e9es                     avec leurs descriptions et leurs noms scientifiques. Les biologistes                     aident l&rsquo;humanit\u00e9 \u00e0 assurer la protection de                     son existence dans un environnement de plus en plus boulevers\u00e9.                   <\/p>\n<p> La m\u00e9decine, art de comprendre les maladies, de les                     pr\u00e9venir, de les gu\u00e9rir et de les soulager,                     int\u00e9resse tout le monde. La recherche m\u00e9dicale                     a apport\u00e9 de grands bienfaits \u00e0 l&rsquo;humanit\u00e9.                   <\/p>\n<p> Entre 3,000 et 2,000 ans av. J.-C., un pr\u00eatre-m\u00e9decin                     \u00e9gyptien \u00e9tablissait un registre d\u00e9taill\u00e9                     des cas qu&rsquo;il jugeait dignes d&rsquo;\u00eatre pr\u00e9serv\u00e9s                     de l&rsquo;oubli. C&rsquo;est l\u00e0, autant qu&rsquo;on sache, la premi\u00e8re                     tentative faite par l&rsquo;homme pour jeter les bases d&rsquo;une v\u00e9ritable                     science m\u00e9dicale. Aujourd&rsquo;hui, la m\u00e9decine est                     entr\u00e9e dans l&rsquo;\u00e2ge du microfilm, o\u00f9 les                     connaissances sont si vastes et si changeantes qu&rsquo;il n&rsquo;est                     plus possible de les enfermer dans les limites d&rsquo;un seul cerveau.                   <\/p>\n<p> La g\u00e9n\u00e9tique, \u00e9tude de l&rsquo;h\u00e9r\u00e9dit\u00e9,                     \u00e0 laquelle s&rsquo;est ajout\u00e9e l&rsquo;\u00e9tude des                     mutations, forme maintenant une science de stature imposante.                     Elle a permis, en 1900, de red\u00e9couvrir et d&rsquo;\u00e9tablir                     les lois de l&rsquo;h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 \u00e9nonc\u00e9es                     par le moine autrichien Mendel en 1865. <\/p>\n<p> L&rsquo;anthropologie est la science de l&rsquo;\u00e9volution physique,                     sociale et culturelle de l&rsquo;homme ainsi que de son comportement                     depuis son apparition sur la terre. Elle retrace la naissance                     et l&rsquo;essor des civilisations. <\/p>\n<p> La g\u00e9ologie est la logique appliqu\u00e9e \u00e0                     l&rsquo;explication de la formation de l&rsquo;\u00e9corce terrestre.                     Outre son int\u00e9r\u00eat th\u00e9orique indubitable,                     cette science joue un r\u00f4le important dans les affaires                     pratiques de la vie, comme, par exemple, la crise de l&rsquo;\u00e9nergie.                     Les r\u00e9serves de min\u00e9raux que la nature avait                     probablement mis des milliards d&rsquo;ann\u00e9es \u00e0 constituer,                     l&rsquo;homme en a presque atteint le fond, dans certains cas, en                     l&rsquo;espace d&rsquo;un si\u00e8cle d&rsquo;exploitation intensive. <\/p>\n<p> Les probl\u00e8mes de la conservation ne sont pas encore                     r\u00e9solus. Si la gravit\u00e9 de la situation nous                     a oblig\u00e9s \u00e0 faire une analyse plus approfondie                     qu&rsquo;il y a quelques ann\u00e9es de l&rsquo;\u00e9tat de nos ressources                     et des r\u00e9sultats de leur utilisation, nous n&rsquo;avons                     r\u00e9ussi jusqu&rsquo;ici qu&rsquo;\u00e0 retarder la terrible \u00e9ch\u00e9ance.                   <\/p>\n<p> Tous ceux qui ont atteint \u00e0 la conception scientifique                     du progr\u00e8s &#8211; et les d\u00e9fenseurs de nos ressources                     sont de ce nombre &#8211; savent que le succ\u00e8s de la vie                     ne d\u00e9pend pas de nos efforts pour amener ou forcer                     la nature \u00e0 faire ce que nous voulons. Il d\u00e9pend                     plut\u00f4t de notre compr\u00e9hension des lois de la                     nature et de notre volont\u00e9 de les faire servir \u00e0                     perp\u00e9tuit\u00e9 \u00e0 la satisfaction des besoins                     de l&rsquo;homme. <\/p>\n<h3>Dans la vie quotidienne<\/h3>\n<p> Beaucoup \u00e9prouvent des craintes devant les changements                     dont ils sont t\u00e9moins dans leur milieu et leur fa\u00e7on                     de vivre habituelle. Il est bon de se rappeler, en pensant                     aux changements \u00e0 venir, que le pass\u00e9 a connu,                     lui aussi, de profondes transformations. <\/p>\n<p> Il faut envisager le changement comme partie int\u00e9grante                     du processus de la vie et partant s&rsquo;y pr\u00e9parer, l&rsquo;accepter                     et s&rsquo;y adapter. Nous ne pouvons pas nous contenter d&rsquo;\u00eatre\u00a0;                     nous devons devenir, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e9voluer. <\/p>\n<p> On fait souvent remarquer que l&rsquo;\u00e9volution spirituelle                     de l&rsquo;homme n&rsquo;a pas march\u00e9 de pair avec son progr\u00e8s                     mat\u00e9riel. \u00ab\u00a0C&rsquo;est indiscutablement vrai, dit George                     Russell Harrison, mais on peut tout aussi bien en rejeter                     la faute sur la lenteur de l&rsquo;\u00e9volution spirituelle                     que sur la rapidit\u00e9 du progr\u00e8s mat\u00e9riel.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> Nous cheminons vers des horizons inconnus. L&rsquo;homme de science                     sait que le grand art de la recherche r\u00e9side moins                     dans la solution des probl\u00e8mes que dans la d\u00e9couverte                     des probl\u00e8mes \u00e0 r\u00e9soudre. La plupart                     des chercheurs ne s&rsquo;attardent dans le pr\u00e9sent qu&rsquo;assez                     longtemps pour terminer un travail\u00a0: apr\u00e8s, leur                     esprit s&rsquo;\u00e9lance vers l&rsquo;avenir. <\/p>\n<p> C&rsquo;est un univers \u00e9trange et merveilleux que le n\u00f4tre.                     Peut-\u00eatre ne parviendrons-nous jamais \u00e0 en enfermer                     tous les secrets dans une \u00e9quation scientifique, mais                     il n&rsquo;en reste pas moins int\u00e9ressant et profitable d&rsquo;en                     savoir le plus possible \u00e0 leur sujet. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[47],"class_list":["post-2111","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-47"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 56, N\u00b0 2 - F\u00e9vrier 1975 - La science et nous - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-56-n-2-fevrier-1975-la-science-et-nous\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 56, N\u00b0 2 - F\u00e9vrier 1975 - La science et nous\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"L&rsquo;histoire est le r\u00e9cit des grandes d\u00e9couvertes et des grandes inventions. C&rsquo;est ce qui fait l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de la sc\u00e8ne humaine\u00a0: la science para\u00eet souvent plus extraordinaire que la fiction. Certaines personnes sont fascin\u00e9es par les myst\u00e8res de la lune et des \u00e9toiles\u00a0; d&rsquo;autres par les arcanes de l&rsquo;atome\u00a0; d&rsquo;autres enfin par l&rsquo;\u00e9nigme des \u00eatres vivants, [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-56-n-2-fevrier-1975-la-science-et-nous\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"RBC\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2022-10-17T17:56:08+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Est. reading time\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"19 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-56-n-2-fevrier-1975-la-science-et-nous\/\",\"url\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-56-n-2-fevrier-1975-la-science-et-nous\/\",\"name\":\"Vol. 56, N\u00b0 2 - F\u00e9vrier 1975 - La science et nous - RBC\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website\"},\"datePublished\":\"1975-02-01T00:00:00+00:00\",\"dateModified\":\"2022-10-17T17:56:08+00:00\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-56-n-2-fevrier-1975-la-science-et-nous\/\"]}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website\",\"url\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/\",\"name\":\"RBC\",\"description\":\"\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Vol. 56, N\u00b0 2 - F\u00e9vrier 1975 - La science et nous - RBC","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-56-n-2-fevrier-1975-la-science-et-nous\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Vol. 56, N\u00b0 2 - F\u00e9vrier 1975 - La science et nous","og_description":"L&rsquo;histoire est le r\u00e9cit des grandes d\u00e9couvertes et des grandes inventions. C&rsquo;est ce qui fait l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de la sc\u00e8ne humaine\u00a0: la science para\u00eet souvent plus extraordinaire que la fiction. Certaines personnes sont fascin\u00e9es par les myst\u00e8res de la lune et des \u00e9toiles\u00a0; d&rsquo;autres par les arcanes de l&rsquo;atome\u00a0; d&rsquo;autres enfin par l&rsquo;\u00e9nigme des \u00eatres vivants, [&hellip;]","og_url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-56-n-2-fevrier-1975-la-science-et-nous\/","og_site_name":"RBC","article_modified_time":"2022-10-17T17:56:08+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Est. reading time":"19 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-56-n-2-fevrier-1975-la-science-et-nous\/","url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-56-n-2-fevrier-1975-la-science-et-nous\/","name":"Vol. 56, N\u00b0 2 - F\u00e9vrier 1975 - La science et nous - RBC","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website"},"datePublished":"1975-02-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2022-10-17T17:56:08+00:00","inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-56-n-2-fevrier-1975-la-science-et-nous\/"]}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website","url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/","name":"RBC","description":"","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"}]}},"parsely":{"version":"1.1.0","canonical_url":"https:\/\/rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-56-n-2-fevrier-1975-la-science-et-nous\/","smart_links":{"inbound":0,"outbound":0},"traffic_boost_suggestions_count":0,"meta":{"@context":"https:\/\/schema.org","@type":"NewsArticle","headline":"Vol. 56, N\u00b0 2 &#8211; F\u00e9vrier 1975 &#8211; La science et nous","url":"http:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-56-n-2-fevrier-1975-la-science-et-nous\/","mainEntityOfPage":{"@type":"WebPage","@id":"http:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-56-n-2-fevrier-1975-la-science-et-nous\/"},"thumbnailUrl":"","image":{"@type":"ImageObject","url":""},"articleSection":"Uncategorized","author":[],"creator":[],"publisher":{"@type":"Organization","name":"RBC","logo":""},"keywords":[],"dateCreated":"1975-02-01T00:00:00Z","datePublished":"1975-02-01T00:00:00Z","dateModified":"2022-10-17T17:56:08Z"},"rendered":"<script type=\"application\/ld+json\" class=\"wp-parsely-metadata\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@type\":\"NewsArticle\",\"headline\":\"Vol. 56, N\\u00b0 2 &#8211; F\\u00e9vrier 1975 &#8211; La science et nous\",\"url\":\"http:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/vol-56-n-2-fevrier-1975-la-science-et-nous\\\/\",\"mainEntityOfPage\":{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/vol-56-n-2-fevrier-1975-la-science-et-nous\\\/\"},\"thumbnailUrl\":\"\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"url\":\"\"},\"articleSection\":\"Uncategorized\",\"author\":[],\"creator\":[],\"publisher\":{\"@type\":\"Organization\",\"name\":\"RBC\",\"logo\":\"\"},\"keywords\":[],\"dateCreated\":\"1975-02-01T00:00:00Z\",\"datePublished\":\"1975-02-01T00:00:00Z\",\"dateModified\":\"2022-10-17T17:56:08Z\"}<\/script>","tracker_url":"https:\/\/cdn.parsely.com\/keys\/rbc.com\/p.js"},"featured_img":false,"coauthors":[],"author_meta":{"author_link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/author\/","display_name":""},"relative_dates":{"created":"Publi\u00e9 51 ans il y a","modified":"Mis \u00e0 jour 4 ans il y a"},"absolute_dates":{"created":"Publi\u00e9 le 1 f\u00e9vrier 1975","modified":"Mise \u00e0 jour le 17 octobre 2022"},"absolute_dates_time":{"created":"Publi\u00e9 le 1 f\u00e9vrier 1975 12:00  ","modified":"Mise \u00e0 jour le 17 octobre 2022 5:56  "},"featured_img_caption":"","tax_additional":{"category":{"linked":["<a href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/category\/uncategorized\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">Uncategorized<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">Uncategorized<\/span>"],"slug":"category","name":"Cat\u00e9gories"},"rbc_letter_theme":{"linked":[],"unlinked":[],"slug":"rbc_letter_theme","name":"Themes"},"rbc_letter_year":{"linked":["<a href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/year\/1975\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">1975<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">1975<\/span>"],"slug":"rbc_letter_year","name":"Years"}},"series_order":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter\/2111","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/rbc_letter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/87"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter\/2111\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2111"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2111"},{"taxonomy":"rbc_letter_theme","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter_theme?post=2111"},{"taxonomy":"rbc_letter_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter_year?post=2111"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}