{"id":2107,"date":"1971-02-01T00:00:00","date_gmt":"1971-02-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-52-n-2-fevrier-1971-les-sciences-par-plaisir\/"},"modified":"2022-10-17T19:56:57","modified_gmt":"2022-10-17T19:56:57","slug":"vol-52-n-2-fevrier-1971-les-sciences-par-plaisir","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-52-n-2-fevrier-1971-les-sciences-par-plaisir\/","title":{"rendered":"Vol. 52, N\u00b0 2 &#8211; F\u00e9vrier 1971 &#8211; Les sciences par plaisir"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Le progr\u00e8s des sciences est le trait                     dominant de notre si\u00e8cle. Chaque jour des faits nouveaux                     s&rsquo;\u00e9laborent dans les innombrables laboratoires et stations                     de recherche, o\u00f9 des hommes et des femmes s&rsquo;efforcent                     de trouver des r\u00e9ponses \u00e0 la question scientifique                     par excellence\u00a0: \u00ab\u00a0Que se passe-t-il dans la nature\u00a0?\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> Tous ces savants nous entra\u00eenent dans des sentiers                     neufs et inconnus, o\u00f9 il nous est n\u00e9cessaire                     de comprendre ce qu&rsquo;est la science et comment elle peut nous                     aider \u00e0 vivre en harmonie avec notre milieu. <\/p>\n<p> Si haut dans les temps pr\u00e9historiques que nous fassent                     remonter les arch\u00e9ologues, nous ne trouvons pas d&rsquo;\u00e2ge                     o\u00f9 l&rsquo;homme primitif paraisse avoir manqu\u00e9 d&rsquo;observer                     les ph\u00e9nom\u00e8nes de la nature et de s&rsquo;interroger                     sur leurs causes. Aujourd&rsquo;hui, nous sommes en mesure d&rsquo;aller                     beaucoup plus loin dans cette voie, et avec plus de facilit\u00e9.                     Nous disposons de meilleurs instruments et de l&rsquo;exp\u00e9rience                     de millions d&rsquo;ann\u00e9es. <\/p>\n<p> Certains jugeront peut-\u00eatre absurde ou dr\u00f4le                     qu&rsquo;on leur demande d&rsquo;ajouter \u00e9ventuellement \u00e0                     toutes leurs autres occupations celle d&rsquo;examiner ce qui se                     passe dans le monde des sciences, mais l&rsquo;id\u00e9e a un                     int\u00e9r\u00eat pratique. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;apprendre                     par coeur le nombre de pattes de la punaise d&rsquo;eau, ni la cat\u00e9gorie                     de levier dont la brouette est une application, ni le nombre                     de cellules nerveuses du cerveau humain, mais de nous constituer                     un r\u00e9pertoire des renseignements qui nous sont n\u00e9cessaires                     pour appr\u00e9cier l&rsquo;importance de l&rsquo;\u00e9volution de                     la science pour l&rsquo;humanit\u00e9. <\/p>\n<p> La pilule capable de transformer quelqu&rsquo;un en sp\u00e9cialiste                     d&rsquo;une branche quelconque de la science n&rsquo;existe pas encore,                     mais il est possible \u00e0 tout le monde d&rsquo;acqu\u00e9rir                     une certaine connaissance des sciences et de leurs m\u00e9thodes,                     de se documenter sur leurs buts et leur utilit\u00e9, et                     de se faire ainsi un plan sommaire du domaine scientifique                     pour guider sa pens\u00e9e. <\/p>\n<p> En nous initiant aux d\u00e9couvertes des sciences modernes,                     nous nous sentirons plus confiants, car nous envisagerons                     alors les choses directement au lieu de les regarder avec                     anxi\u00e9t\u00e9 du coin de l&rsquo;oeil. <\/p>\n<h3>R\u00e9duire l&rsquo;\u00e9cart<\/h3>\n<p> \u00ab\u00a0Mais, demandera-t-on, m&rsquo;est-il possible, sans formation                     scientifique, d&rsquo;apprendre quelque chose de valable\u00a0?\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> Il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire d&rsquo;imiter Faust, h\u00e9ros                     du c\u00e9l\u00e8bre drame de Goethe, qui aspirait au                     savoir infini. Mieux vaut suivre le conseil du pr\u00e9sident                     de l&rsquo;Universit\u00e9 Harvard, James B. Conant, qui \u00e9crit,                     dans <em>Science et sens commun<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0Il est                     possible, \u00e0 mon avis, de r\u00e9duire jusqu&rsquo;\u00e0                     un certain point l&rsquo;\u00e9cart qui existe entre ceux qui                     comprennent les sciences parce que celles-ci sont leur sp\u00e9cialit\u00e9                     et le citoyen intelligent qui n&rsquo;a \u00e9tudi\u00e9 que                     les r\u00e9sultats de la recherche scientifique&#8230; en un                     mot, le profane.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Ce que nous lisons dans les journaux au sujet de la science                     est semblable \u00e0 la portion \u00e9merg\u00e9e d&rsquo;un                     iceberg. Si nous ne savons rien des quatre cinqui\u00e8mes                     qui restent immerg\u00e9s, nous sommes induits \u00e0                     penser qu&rsquo;il s&rsquo;agit tout simplement d&rsquo;un gros morceau de glace                     flottant sur les eaux. <\/p>\n<p> S&rsquo;instruire de ce qui se passe au-dessous de la surface                     n&rsquo;est pas bien difficile. Le Canada n&rsquo;est pas un pays scientifiquement                     arri\u00e9r\u00e9, et il s&rsquo;est taill\u00e9 une place                     respectable dans le monde des sciences. Les progr\u00e8s                     accomplis jusqu&rsquo;en 1932 sont retrac\u00e9s dans <em>Histoire                     de la science au Canada <\/em>(Ryerson Press) que viennent                     compl\u00e9ter chaque ann\u00e9e les publications que                     nous offre l&rsquo;Imprimeur de la Reine. <\/p>\n<p> Le Conseil national de recherches, cr\u00e9\u00e9 en                     1916, compte quelque 45 comit\u00e9s associ\u00e9s qui                     \u00e9tudient une vaste gamme de probl\u00e8mes. Il patronne                     les recherches de 2,500 scientifiques des universit\u00e9s                     et octroie en ce moment pr\u00e8s de deux mille bourses                     d&rsquo;\u00e9tudes et de perfectionnement. On peut se procurer                     une liste de ses publications dans les librairies du gouvernement                     ou chez l&rsquo;Imprimeur de la Reine, \u00e0 Ottawa. <\/p>\n<h3>La science chasse la superstition<\/h3>\n<p> La science est encore relativement jeune par rapport au                     r\u00e8gne imm\u00e9morial de la mythologie et de la superstition,                     mais les connaissances qu&rsquo;elle apporte supplantent dans une                     large mesure le fanatisme, l&rsquo;ignorance et les pr\u00e9jug\u00e9s.                     L&rsquo;observation et les exp\u00e9riences contr\u00f4l\u00e9es                     r\u00e9pondent aujourd&rsquo;hui \u00e0 des questions que l&rsquo;on                     demandait autrefois aux sorciers et aux charlatans de d\u00e9cider.                     On note une inclination de plus en plus grande \u00e0 prendre                     tous les t\u00e9moignages en consid\u00e9ration afin d&rsquo;arriver                     \u00e0 une solution exacte. <\/p>\n<p> Les nouvelles connaissances mises \u00e0 jour semblent                     parfois aller \u00e0 l&rsquo;encontre d&rsquo;opinions fortement enracin\u00e9es                     sur les choses, mais c&rsquo;est l\u00e0 le propre de la d\u00e9couverte.                     Toutes les grandes innovations du pass\u00e9 ont entra\u00een\u00e9                     le rejet de croyances ant\u00e9rieurement accept\u00e9es.                     La science dissipe le brouillard et nous enseigne \u00e0                     distinguer entre la v\u00e9rit\u00e9 et l&rsquo;\u00e0-peu-pr\u00e8s.                   <\/p>\n<p> Il ne s&rsquo;agit pas ici de condamner le pass\u00e9, mais                     d&rsquo;accueillir avec joie les id\u00e9es nouvelles qui r\u00e9v\u00e8lent                     des faits nouveaux et permettent de mieux comprendre ce que                     nous savons d\u00e9j\u00e0. La science n&rsquo;est pas un champ                     d&rsquo;\u00e9tude pour les gens peu dispos\u00e9s \u00e0                     rechercher la v\u00e9rit\u00e9, mais pour ceux qui estiment                     qu&rsquo;aucune branche du savoir n&rsquo;est encore close et que toute                     question intelligente recevra un jour une r\u00e9ponse intelligente.                   <\/p>\n<p> Les sciences physiques et la recherche laissent encore sans                     r\u00e9ponses beaucoup de questions qui se posent \u00e0                     notre g\u00e9n\u00e9ration, mais leurs m\u00e9thodes                     nous fournissent des indications sur la fa\u00e7on de proc\u00e9der                     pour r\u00e9soudre nos probl\u00e8mes moraux et sociaux.                     Les lectures sur la m\u00e9thode de raisonnement scientifique                     ne peuvent que contribuer \u00e0 la clart\u00e9 et \u00e0                     la pr\u00e9cision syst\u00e9matique de la pens\u00e9e.                   <\/p>\n<p> Les sciences favorisent l&rsquo;ouverture d&rsquo;esprit, la facult\u00e9                     de concentration, l&rsquo;honn\u00eatet\u00e9 et le d\u00e9sir                     de la v\u00e9rit\u00e9. Elles exigent que nous ne consid\u00e9rions                     rien comme chose \u00e9tablie, que nous nous soumettions                     \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 si d\u00e9sagr\u00e9able                     soit-elle et que nous sachions nous adapter sans g\u00e9mir                     lorsque des id\u00e9es ch\u00e9ries depuis longtemps s&rsquo;av\u00e8rent                     d\u00e9mod\u00e9es. <\/p>\n<p> Beaucoup parlent de la \u00ab\u00a0m\u00e9thode scientifique\u00a0\u00bb                     comme si c&rsquo;\u00e9tait un moyen \u00e9lectronique capable                     de r\u00e9soudre comme par enchantement tous nos probl\u00e8mes                     de raisonnement. Elle n&rsquo;a pourtant rien de magique, si ce                     n&rsquo;est le sens commun un peu particulier de poser des questions\u00a0:                     \u00ab\u00a0De quoi s&rsquo;agit-il\u00a0? Vais-je chercher la r\u00e9ponse                     par l&rsquo;exp\u00e9rimentation ou en lisant les d\u00e9couvertes                     faites par divers chercheurs\u00a0? Quel est le bilan de mes                     r\u00e9sultats apr\u00e8s \u00e9tude du pour et du contre\u00a0?                     O\u00f9 dois-je m&rsquo;orienter, \u00e0 partir de cette r\u00e9ponse,                     pour \u00e9laborer ma th\u00e9orie ou ma solution \u00e0                     moi\u00a0?\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> La m\u00e9thode scientifique nous enseigne \u00e0 nous                     m\u00e9fier de nos certitudes et \u00e0 avouer, le cas                     \u00e9ch\u00e9ant, que nous avons des doutes. On raconte                     que le grand math\u00e9maticien fran\u00e7ais Laplace,                     ayant un jour commenc\u00e9 \u00e0 donner lecture d&rsquo;une                     communication scientifique devant l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise,                     s&rsquo;arr\u00eata au bout de quelques phrases, glissa son texte                     dans sa poche et quitta la tribune en disant\u00a0: \u00ab\u00a0Il                     me faut \u00e9tudier cette question plus \u00e0 fond.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<h3>La recherche<\/h3>\n<p> La curiosit\u00e9 est la source du savoir, mais le simple                     fait de s&rsquo;\u00e9tonner devant les choses ne m\u00e8ne                     gu\u00e8re loin. Il est amusant de prendre un brin t\u00e9nu                     et de le suivre \u00e0 travers un labyrinthe de fils tress\u00e9s                     jusqu&rsquo;\u00e0 ce que l&rsquo;on constate qu&rsquo;il fait partie d&rsquo;une                     forte corde. Et c&rsquo;est en cela que consiste la recherche. <\/p>\n<p> Dans l&rsquo;introduction de son livre <em>Du R\u00eave \u00e0                     la d\u00e9couverte<\/em>, Hans Selye \u00e9crit\u00a0:                     \u00ab\u00a0Nous sommes \u00e0 l&rsquo;aube de ce qui passera \u00e0                     l&rsquo;histoire sous le nom d&rsquo;\u00e2ge de la recherche fondamentale.\u00a0\u00bb                     Tout comme les explorateurs ont ressenti au cours des si\u00e8cles                     la d\u00e9mangeaison de tracer des lignes sur les espaces                     blancs des cartes g\u00e9ographiques, des sp\u00e9cialistes                     de la recherche appartenant \u00e0 toutes les sciences s&rsquo;enfoncent                     dans l&rsquo;inconnu et cherchent \u00e0 l&rsquo;\u00e9clairer. <\/p>\n<p> La science vou\u00e9e \u00e0 la recherche pure et \u00e0                     l&rsquo;application du savoir \u00e0 des fins pacifiques et sociales                     peut gratifier l&rsquo;humanit\u00e9 de bienfaits immenses. Par                     leurs dirigeants \u00e9lus, les peuples d\u00e9mocratiques                     ont le pouvoir de canaliser les fruits de la recherche vers                     des usages profitables. <\/p>\n<p> Pour qui s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 la recherche, il n&rsquo;y                     a rien de peu d&rsquo;importance, rien de trop modeste pour passer                     inaper\u00e7u. L&rsquo;homme qui d\u00e9couvre des choses est                     celui qui a l&rsquo;habitude de voir plus loin et d&rsquo;explorer plus                     \u00e0 fond que les autres. Les sp\u00e9cialistes qui                     examinent les \u00e9chantillons rapport\u00e9s de la lune                     ne font pas que casser des grosses pierres pour en conna\u00eetre                     la composition\u00a0; ils analysent des atomes de poussi\u00e8re.                   <\/p>\n<p> Quiconque cultive les sciences en tirera des enseignements                     pratiques pour sa vie de tous les jours. Avant toute d\u00e9couverte,                     le d\u00e9couvreur a \u00e9tudi\u00e9 et rejet\u00e9                     beaucoup de conclusions d\u00e9j\u00e0 admises et \u00e9cart\u00e9                     nombre d&rsquo;hypoth\u00e8ses s\u00e9duisantes. <\/p>\n<p> Les d\u00e9couvertes des chercheurs sont le r\u00e9sultat                     de cheminements lents et cumulatifs, et non pas de bonds uniques                     et isol\u00e9s o\u00f9 la lumi\u00e8re et le succ\u00e8s                     couronnent la vigueur de l&rsquo;effort. Elles sont faites le plus                     souvent d&rsquo;h\u00e9sitations, de d\u00e9tours et de faux                     d\u00e9parts. <\/p>\n<p> Aujourd&rsquo;hui, le progr\u00e8s des sciences ne suit pas                     une courbe graduellement ascendante comme au XIXe si\u00e8cle.                     Il explose partout autour de nous gr\u00e2ce aux nouvelles                     d\u00e9couvertes dans tous les domaines. Ainsi, la premi\u00e8re                     \u00e9tude d&rsquo;Einstein sur la relativit\u00e9, en 1915,                     marquait un changement radical par rapport \u00e0 l&rsquo;ancienne                     conception scientifique des choses et int\u00e9ressait toutes                     les branches de la physique. <\/p>\n<p> Le probl\u00e8me qui se pose de nos jours \u00e0 certains                     esprits r\u00e9fl\u00e9chis nous rappelle la l\u00e9gende                     orientale\u00a0: en cr\u00e9ant le g\u00e9nie les f\u00e9es                     oubli\u00e8rent un don essentiel\u00a0: celui de savoir                     quand s&rsquo;arr\u00eater. Vers la fin de 1970, un homme de science                     de l&rsquo;Universit\u00e9 Columbia, qui changea ensuite d&rsquo;id\u00e9e,                     d\u00e9cha\u00eena une temp\u00eate de protestations chez                     les scientifiques et le public en proposant de faire exploser                     une bombe nucl\u00e9aire sur la lune pour pouvoir en analyser                     l&rsquo;int\u00e9rieur. <\/p>\n<p> On s&rsquo;aper\u00e7oit souvent, parfois des ann\u00e9es                     plus tard, que les r\u00e9ponses qu&rsquo;apporte la science \u00e0                     des questions d&rsquo;int\u00e9r\u00eat th\u00e9orique rev\u00eatent                     \u00e9galement une importance pratique. Lorsque Maxwell                     \u00e9mit sa th\u00e9orie \u00e9lectromagn\u00e9tique                     de la lumi\u00e8re, en 1873, il n&rsquo;avait nullement l&rsquo;intention                     de doter chaque foyer d&rsquo;un r\u00e9cepteur de radio, m\u00eame                     si ses c\u00e9l\u00e8bres \u00e9quations en annon\u00e7aient                     la possibilit\u00e9 sur un plan purement th\u00e9orique.                   <\/p>\n<p> Les progr\u00e8s de la technologie et des sciences appliqu\u00e9es                     contribuent dans une large mesure \u00e0 modeler la forme                     de nos vies. Il appartient aux sciences fondamentales d&rsquo;accro\u00eetre                     le tr\u00e9sor des connaissances humaines, mais non de d\u00e9terminer                     la direction de l&rsquo;innovation technique fond\u00e9e sur ce                     savoir. <\/p>\n<p> Le pouvoir de d\u00e9cider ce qu&rsquo;il convient de faire                     des d\u00e9couvertes scientifiques est entre les mains de                     la soci\u00e9t\u00e9. De la cha\u00eene de recherches                     qui aboutit \u00e0 la production de l&rsquo;\u00e9nergie nucl\u00e9aire                     sont n\u00e9s, sous l&rsquo;action de r\u00e9alisateurs diff\u00e9rents,                     le microscope \u00e9lectronique et le vaccin Salk. La mise                     en application des d\u00e9couvertes scientifiques apportera                     aux hommes ce qu&rsquo;ils auront la sagesse de vouloir, le courage                     de conqu\u00e9rir et l&rsquo;\u00e9nergie de cr\u00e9er. <\/p>\n<h3>Les lectures scientifiques<\/h3>\n<p> L&rsquo;une des libert\u00e9s dont il est rarement question                     dans la longue liste des choses qui nous sont ch\u00e8res                     est le loisir de se renseigner sur les sciences par la lecture.                     Certains \u00c9tats l&rsquo;interdisent tout comme d&rsquo;autres rejettent                     la libert\u00e9 de conscience. <\/p>\n<p> Les lectures scientifiques sont une source in\u00e9puisable                     d&rsquo;agr\u00e9ment et de d\u00e9couverte. Sir Arthur Conan                     Doyle, auteur des aventures de Sherlock Holmes, nous dit\u00a0:                     \u00ab\u00a0Si un jeune homme qui entre dans la vie me demandait                     conseil, je lui recommanderais de consacrer une soir\u00e9e                     par semaine aux lectures scientifiques.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Il n&rsquo;y a gu\u00e8re de satisfaction pour l&rsquo;esprit si l&rsquo;on                     se borne \u00e0 regarder les fragments \u00e9pars de la                     science qui nous sont pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 la                     t\u00e9l\u00e9vision ou dans les journaux. Il importe                     d&rsquo;examiner les syst\u00e8mes de connaissances patiemment                     \u00e9labor\u00e9s d&rsquo;o\u00f9 proviennent ces int\u00e9ressantes                     r\u00e9v\u00e9lations. <\/p>\n<p> Bien des \u00e9tudes \u00e9crites par les hommes de                     science ne d\u00e9passent pas quelques pages, et pourtant                     ces pages ont une telle port\u00e9e qu&rsquo;elles marquent la                     fin d&rsquo;une \u00e8re de confusion et de t\u00e2tonnement                     et qu&rsquo;elles inaugurent une \u00e9poque de progr\u00e8s                     s\u00fbr et constant. L&rsquo;extr\u00eame importance de ce fait                     n&rsquo;appara\u00eet qu&rsquo;\u00e0 celui qui a une certaine connaissance                     de ses ant\u00e9c\u00e9dents. <\/p>\n<p> Les personnes qui n&rsquo;apprennent pas \u00e0 lire dans un                     but d\u00e9termin\u00e9 perdent une grande partie de la                     richesse de la vie. Elles s&rsquo;exposent \u00e0 vivre et \u00e0                     mourir inassouvies parce qu&rsquo;elles ne se sont pas servies de                     leur intelligence. On estime que le nombre de cellules du                     cerveau humain peut varier de 600 millions jusqu&rsquo;\u00e0                     15 milliards. Il est permis de supposer qu&rsquo;il y a, m\u00eame                     chez l&rsquo;homme le plus sage, plusieurs millions de cellules                     c\u00e9r\u00e9brales qui restent plus ou moins oisives.                   <\/p>\n<p> La lecture des textes scientifiques nous aide \u00e0 nous                     initier \u00e0 certaines id\u00e9es dans la sph\u00e8re                     m\u00eame de notre constellation c\u00e9r\u00e9brale                     au lieu de nous contenter de notions de seconde main. Le lecteur                     chez qui une lecture fait jaillir une id\u00e9e ou s&rsquo;\u00e9chaffauder                     une th\u00e9orie accomplit un exploit d&rsquo;imagination des                     plus agr\u00e9ables. <\/p>\n<p> Pour prendre plaisir aux sciences, il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire                     de scruter toutes les r\u00e9serves, les mises en garde,                     les modifications de d\u00e9tail et les notes \u00e9rudites.                     Les hommes de science se servent, avec raison, de ces moyens,                     dans leurs doctes expos\u00e9s, pour pr\u00e9ciser les                     choses dont ils ne sont pas absolument s\u00fbrs ou sur lesquelles                     leurs coll\u00e8gues ont des vues diff\u00e9rentes, ou                     encore pour indiquer leurs sources. <\/p>\n<p> Le lecteur devra se confier, au d\u00e9but, \u00e0 un                     bon guide. Un livre intitul\u00e9 <em>Science sans douleur<\/em>,                     publi\u00e9 en 1943 par les \u00e9ditions de la Revue                     Moderne, aidera les non-initi\u00e9s \u00e0 se familiariser                     avec quelques-uns des grands probl\u00e8mes de la science.                     Ses 249 pages sont remplies de consid\u00e9rations du plus                     haut int\u00e9r\u00eat sur diverses d\u00e9couvertes                     et inventions, de m\u00eame que de vues g\u00e9n\u00e9rales                     sur \u00ab\u00a0La science dans la vie\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0La science                     et l&rsquo;apr\u00e8s-guerre\u00a0\u00bb. L&rsquo;auteur de cet ouvrage est                     le professeur Louis Bourgoin. <\/p>\n<h3>L&rsquo;observation et les exp\u00e9riences<\/h3>\n<p> La \u00ab\u00a0science\u00a0\u00bb est l&rsquo;\u00e9tiquette que nous                     employons pour d\u00e9signer nos efforts en vue de d\u00e9couvrir                     comment fonctionne l&rsquo;univers. Elle tente de le faire par l&rsquo;observation                     attentive et l&rsquo;exp\u00e9rimentation, deux moyens qui sont                     aussi \u00e0 la disposition de tout le monde. <\/p>\n<p> Mais l&rsquo;observation critique de la science diff\u00e8re                     du regard passager de l&rsquo;esprit distrait. Elle suppose que                     l&rsquo;on voit les ph\u00e9nom\u00e8nes et qu&rsquo;on les fait passer                     \u00e0 travers le filtre du jugement \u00e9clair\u00e9.                     C&rsquo;est alors que l&rsquo;on a mati\u00e8re \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir                     et que l&rsquo;on go\u00fbte par surcro\u00eet le plaisir de la                     surprise perp\u00e9tuelle. <\/p>\n<p> Le lecteur d&rsquo;ouvrages scientifiques apprend \u00e0 consid\u00e9rer                     les choses, non pas comme des entit\u00e9s isol\u00e9es,                     mais, comme le faisaient si bien les Grecs, en tant que parties                     d&rsquo;un tout. Les rapports des choses entre elles sont tout aussi                     r\u00e9els que les choses elles-m\u00eames, et nous ne                     pouvons pas, sans danger, fermer les yeux sur la question                     essentielle de leur interd\u00e9pendance. <\/p>\n<p> Apr\u00e8s avoir lu sur certaines choses, quelques-uns                     se sentiront pouss\u00e9s \u00e0 les r\u00e9aliser.                     On peut ex\u00e9cuter beaucoup d&rsquo;exp\u00e9riences et de                     travaux avec les menus objets que l&rsquo;on trouve dans chaque                     foyer. Le professeur R\u00f6ntgen, inventeur des rayons X, employait,                     dans ses exp\u00e9riences, ce qu&rsquo;il avait sous la main &#8211;                     carton, livres, cartes \u00e0 jouer, papier de plomb et                     blocs de bois &#8211; pour v\u00e9rifier le degr\u00e9 de p\u00e9n\u00e9tration                     de son tube \u00e0 vide. <\/p>\n<p> <em>Le Manuel de l&rsquo;Unesco pour l&rsquo;enseignement des sciences<\/em>,                     en vente dans les librairies du gouvernement ou chez l&rsquo;Imprimeur                     de la Reine, pr\u00e9sente, avec des illustrations, des                     centaines d&rsquo;exp\u00e9riences que tout le monde peut faire                     avec les mat\u00e9riaux et les appareils que l&rsquo;on retrouve                     dans toutes les cuisines et les caves. On y montre, par exemple,                     comment construire un \u00ab\u00a0chalet hygroscopique\u00a0\u00bb en                     carton, d&rsquo;o\u00f9 sortent de petits personnages pour nous                     dire s&rsquo;il fera beau ou mauvais temps, ainsi qu&rsquo;un t\u00e9lescope                     \u00e0 r\u00e9flexion \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;un tube de carton,                     d&rsquo;un miroir \u00e0 barbe et de deux lentilles. Ce livre                     renferme aussi de pr\u00e9cieuses annexes sur les poids                     et les mesures, les \u00e9toiles et les plan\u00e8tes,                     les \u00e9l\u00e9ments et les min\u00e9raux. <\/p>\n<h3>Un mot sur les sciences<\/h3>\n<p> Une science est un ensemble de connaissances relatives \u00e0                     un domaine donn\u00e9 et organis\u00e9es ou class\u00e9es                     de fa\u00e7on \u00e0 permettre d&rsquo;en comprendre les ph\u00e9nom\u00e8nes.                     Les hommes de science ont r\u00e9ussi \u00e0 reculer les                     limites du savoir dans beaucoup de directions, de sorte que                     la science se subdivise aujourd&rsquo;hui en multiples branches,                     dont chacune, si elle est sp\u00e9cialis\u00e9e, n&rsquo;en                     demeure pas moins partie int\u00e9grante d&rsquo;un m\u00eame                     tronc. <\/p>\n<p> Le philosophe fran\u00e7ais Auguste Comte a r\u00e9parti                     les sciences en six cat\u00e9gories fondamentales\u00a0:                     math\u00e9matiques, astronomie, physique, chimie, biologie,                     sociologie. Les autres sciences sont des applications et des                     ramifications concr\u00e8tes de ces cat\u00e9gories principales                     et abstraites. Le Bureau f\u00e9d\u00e9ral de la statistique                     subdivise ainsi les sciences biologiques\u00a0: m\u00e9decine,                     zoologie, botanique, pharmacie, agriculture, art dentaire,                     sciences infirmi\u00e8res, physio et ergoth\u00e9rapie.                   <\/p>\n<p> En plus d&rsquo;\u00eatre agr\u00e9able, l&rsquo;\u00e9tude des                     sciences a une importance pratique dans la vie quotidienne.                     Le meilleur exemple d&rsquo;application des sciences aux besoins                     et aux n\u00e9cessit\u00e9s de l&rsquo;homme d&rsquo;aujourd&rsquo;hui nous                     est sans doute fourni par la botanique, branche de la biologie,                     qui traite de la structure, de la physiologie, de la reproduction,                     de l&rsquo;\u00e9volution et autres caract\u00e9ristiques des                     plantes. <\/p>\n<p> Le pigment vert de la feuille, appel\u00e9 chlorophylle,                     est le seul lien qui existe entre le soleil et la vie. C&rsquo;est                     pour ainsi dire le tuyau conducteur d&rsquo;\u00e9nergie perp\u00e9tuelle                     pour l&rsquo;homme et les autres cr\u00e9atures. <\/p>\n<p> Prenons la dryade, plante frutescente rabougrie qui cro\u00eet                     en milieu aride, haut sur les flancs des Rocheuses. Certains,                     qui l&rsquo;appellent la ch\u00eanette, en admirent les jolies                     petites fleurs. Gr\u00e2ce \u00e0 ses feuilles roul\u00e9es,                     cette plante freine l&rsquo;\u00e9vaporation et, comme son feuillage                     est persistant, transforme l&rsquo;eau, la lumi\u00e8re du soleil                     et le gaz carbonique en nourriture. Comme les l\u00e9gumes,                     les nodules de ses racines lui permettent de fixer l&rsquo;azote                     et de l&#8217;emmagasiner dans le sol. <\/p>\n<p> La dryade fait partie du plan de vie terrestre, et il existe                     des milliers d&rsquo;autres plantes vou\u00e9es, elles aussi,                     au service de l&rsquo;humanit\u00e9. <\/p>\n<p> Le probl\u00e8me qui se pose aujourd&rsquo;hui est de savoir                     comment prot\u00e9ger cette richesse v\u00e9g\u00e9tale.                     La conservation ne concerne pas seulement la capacit\u00e9                     de bien vivre de l&rsquo;homme\u00a0; elle concerne sa capacit\u00e9                     de vivre tout court. Voici comment l&rsquo;historien Toynbee pr\u00e9sente                     la question\u00a0: \u00ab\u00a0Nous avons pratiquement fait dispara\u00eetre                     le milieu naturel dans lequel est n\u00e9e l&rsquo;esp\u00e8ce                     humaine et nous l&rsquo;avons remplac\u00e9 par un milieu technique                     de tr\u00e8s grande puissance.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> En lisant des ouvrages de botanique et en \u00e9tudiant                     les plantes, par plaisir, nous nous abreuvons aux principes                     et aux lois de base qui r\u00e9gissent la communaut\u00e9                     toute enti\u00e8re des \u00eatres vivants. Nous nous familiarisons                     avec des faits qui guideront notre marche le long des dangereux                     sentiers des toutes prochaines ann\u00e9es. <\/p>\n<p> Et il en est ainsi des autres branches de la science\u00a0:                     chacune d&rsquo;elles a des choses int\u00e9ressantes \u00e0                     nous dire sur nous, sur ce qui se passe autour de nous et                     sur notre lutte pour la survie. <\/p>\n<p> La science et la soci\u00e9t\u00e9 <\/p>\n<p> La science contemporaine est faite des connaissances et                     des id\u00e9es acquises par des milliers d&rsquo;hommes et de                     femmes, puis d\u00e9velopp\u00e9es, compl\u00e9t\u00e9es                     et modernis\u00e9es par les consid\u00e9rations et les                     d\u00e9couvertes nouvelles. Nous r\u00e9utilisons sans                     cesse le pass\u00e9. <\/p>\n<p> Au touriste qui, contemplant le Colis\u00e9e de Rome construit                     en 72 apr. J.-C., demande pourquoi il y a tant de br\u00e8ches                     dans ses murs, le guide r\u00e9pond que les hommes en ont                     pris les briques et les pierres pour en construire de nouveaux                     murs. Il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire d&rsquo;aller ou de remonter                     si loin pour voir ce genre d&rsquo;\u00e9conomie \u00e0 l&rsquo;oeuvre.                     Une partie des pierres de la grande forteresse de Louisbourg,                     en Nouvelle-\u00c9cosse, ont \u00e9t\u00e9 transport\u00e9es                     \u00e0 Halifax pour b\u00e2tir cette ville nouvelle. <\/p>\n<p> En utilisant tous les mat\u00e9riaux qu&rsquo;offre le pass\u00e9,                     en formulant de nouveaux aper\u00e7us, en cr\u00e9ant                     de nouvelles connaissances, la science peut conduire l&rsquo;humanit\u00e9                     \u00e0 une mani\u00e8re de vivre qui, par ses qualit\u00e9s                     mat\u00e9rielles, d\u00e9passera tout ce que l&rsquo;on a connu                     jusque-l\u00e0. <\/p>\n<p> C&rsquo;est pourquoi la science est un centre d&rsquo;int\u00e9r\u00eat                     si plein de promesses pour quiconque veut en entreprendre                     l&rsquo;\u00e9tude. Celle-ci nous apporte une triple r\u00e9compense\u00a0:                     elle nous fait acqu\u00e9rir une attitude scientifique dans                     la discussion et l&rsquo;examen des probl\u00e8mes\u00a0; elle                     nous fournit des donn\u00e9es qui nous permettent de juger                     des r\u00e9percussions sociales de la science\u00a0; elle                     nous donne acc\u00e8s \u00e0 une source de d\u00e9lectation                     intarissable. <\/p>\n<p> Certaines personnes ne per\u00e7oivent, en regardant le                     monde, que les guerres et les menaces mortelles de la pollution,                     tandis que d&rsquo;autres cherchent \u00e0 comprendre et \u00e0                     apprendre \u00e0 appr\u00e9cier les progr\u00e8s que                     l&rsquo;humanit\u00e9 accomplit vers une vie meilleure. La science                     a hiss\u00e9 les hommes de notre si\u00e8cle \u00e0                     un palier plus \u00e9lev\u00e9 que jamais auparavant dans                     l&rsquo;histoire. <\/p>\n<h3>Le feu sacr\u00e9<\/h3>\n<p> S&rsquo;\u00e9prendre de la science peut \u00eatre une aventure                     aussi passionnante qu&rsquo;un premier amour. En plus de satisfaire                     sa curiosit\u00e9 naturelle, l&rsquo;homme qui p\u00e9n\u00e8tre                     par plaisir dans le royaume de la science se renseigne sur                     nos possibilit\u00e9s de survie et trouve un moyen d&rsquo;exprimer                     ses tendances cr\u00e9atives dans ses id\u00e9es sur les                     choses. Au lieu de s&rsquo;en remettre aux conjectures, \u00e0                     l&rsquo;estime, aux suppositions, aux demi-intuitions et \u00e0                     des instincts obscurs, il ob\u00e9it au d\u00e9sir, inscrit                     au fond de lui-m\u00eame, de d\u00e9couvrir la v\u00e9rit\u00e9.                   <\/p>\n<p> La science est avant tout une activit\u00e9 imaginative                     et de recherche, et le scientifique est un homme qui participe                     \u00e0 une grande aventure intellectuelle. Celui qui fait                     des lectures d&rsquo;ordre scientifique devient en quelque sorte                     le compagnon d&rsquo;aventure des savants dans leur recherche des                     secrets de l&rsquo;univers. Des excursions de p\u00eache qu&rsquo;il                     fera dans tel ou tel domaine de l&rsquo;activit\u00e9 scientifique,                     il reviendra non pas avec de gros poissons, mais avec de grandes                     id\u00e9es. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[43],"class_list":["post-2107","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-43"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 52, N\u00b0 2 - F\u00e9vrier 1971 - Les sciences par plaisir - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-52-n-2-fevrier-1971-les-sciences-par-plaisir\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 52, N\u00b0 2 - F\u00e9vrier 1971 - Les sciences par plaisir\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Le progr\u00e8s des sciences est le trait dominant de notre si\u00e8cle. 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