{"id":2105,"date":"1969-02-01T00:00:00","date_gmt":"1969-02-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-50-n-2-fevrier-1969-lhomme-et-lequilibre-de-la-nature\/"},"modified":"2022-10-17T18:16:21","modified_gmt":"2022-10-17T18:16:21","slug":"vol-50-n-2-fevrier-1969-lhomme-et-lequilibre-de-la-nature","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-50-n-2-fevrier-1969-lhomme-et-lequilibre-de-la-nature\/","title":{"rendered":"Vol. 50, N\u00b0 2 &#8211; F\u00e9vrier 1969 &#8211; L&rsquo;homme et l&rsquo;\u00e9quilibre de la nature"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Pourquoi le public est-il si pr\u00e9occup\u00e9                     par la question de la pollution de l&rsquo;air et de l&rsquo;eau\u00a0?                     Ce n&rsquo;est pas simplement parce que les esprits sont devenus                     plus raffin\u00e9s ou plus esth\u00e8tes, mais parce que                     les hommes commencent \u00e0 s&rsquo;apercevoir qu&rsquo;ils ont atteint                     un point critique dans l&rsquo;habitation de la plan\u00e8te par                     leur esp\u00e8ce. <\/p>\n<p> D\u00e8s 1947, les participants \u00e0 une conf\u00e9rence,                     organis\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Princeton,                     s&rsquo;interrogeaient sur \u00ab\u00a0le destin de l&rsquo;homme\u00a0\u00bb. Allait-il                     dispara\u00eetre comme le dronte et le dinosaure\u00a0? Ou                     bien allait-il prendre en main sa destin\u00e9e et atteindre                     une plus grande perfection\u00a0? Les avis \u00e9taient                     partag\u00e9s. <\/p>\n<p> Mais il n&rsquo;y eut aucune divergence d&rsquo;opinions, l&rsquo;ann\u00e9e                     derni\u00e8re, \u00e0 la Conf\u00e9rence de l&rsquo;Unesco,                     \u00e0 Paris, qui r\u00e9unissait plus de deux cents sp\u00e9cialistes                     venus de cinquante pays diff\u00e9rents. Tous les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s                     sans exception se ralli\u00e8rent \u00e0 la conclusion                     qu&rsquo;avant vingt ans, la vie sur notre plan\u00e8te manifestera                     les premiers signes d&rsquo;extermination par la pollution\u00a0:                     l&rsquo;atmosph\u00e8re deviendra irrespirable pour l&rsquo;homme et                     les animaux\u00a0; la vie s&rsquo;\u00e9teindra dans les cours                     d&rsquo;eau et les lacs\u00a0; les plantes s\u00e9cheront sous                     l&rsquo;effet de l&#8217;empoisonnement. <\/p>\n<p> Ces sombres pr\u00e9visions ont \u00e9t\u00e9 rendues                     publiques \u00e0 l&rsquo;issue de la Conf\u00e9rence intergouvernementale                     d&rsquo;experts charg\u00e9e d&rsquo;\u00e9tudier les bases scientifiques                     de l&rsquo;utilisation rationnelle et de la conservation des ressources                     de la biosph\u00e8re. <\/p>\n<p> La biosph\u00e8re d\u00e9signe la partie de la terre                     et de son atmosph\u00e8re qui renferme les \u00eatres vivants.                     Dans cette mince couche de quelques milles d&rsquo;\u00e9paisseur                     seulement, l&rsquo;homme cr\u00e9e des d\u00e9s\u00e9quilibres                     de port\u00e9e incalculable. Il menace sa propre stabilit\u00e9                     \u00e9cologique en d\u00e9truisant les ressources de la                     nature et en encombrant son milieu des d\u00e9chets de ses                     activit\u00e9s. <\/p>\n<p> La biosph\u00e8re est d&rsquo;une complexit\u00e9 si extraordinaire                     que le fonctionnement n&rsquo;en est encore qu&rsquo;imparfaitement compris,                     mais on sait que toute interaction de ses \u00e9l\u00e9ments,                     si infime soit-elle, peut produire des perturbations dont                     les effets se r\u00e9percutent souvent sur plusieurs continents                     et m\u00eame sur toute la surface du globe. <\/p>\n<p> Apr\u00e8s avoir signal\u00e9 les m\u00e9faits de                     la dilapidation rapide des min\u00e9raux et des ressources                     foresti\u00e8res, l&rsquo;auteur d&rsquo;un compte rendu de la Conf\u00e9rence                     de l&rsquo;Unesco ajoute\u00a0: \u00ab\u00a0\u00c0 mesure que les villes                     s&rsquo;\u00e9tendent de fa\u00e7on monstrueuse, le probl\u00e8me                     des ordures inh\u00e9rent \u00e0 la vie urbaine atteint                     les proportions d&rsquo;une difficult\u00e9 insurmontable. Le                     gaz carbonique et la multitude sans nombre des d\u00e9chets                     industriels en suspension dans l&rsquo;air souillent l&rsquo;atmosph\u00e8re                     et empoisonnent les eaux douces. Au cours des vingt derni\u00e8res                     ann\u00e9es, ce ph\u00e9nom\u00e8ne de pollution s&rsquo;est                     acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 \u00e0 une vitesse insens\u00e9e.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<h3>Qu&rsquo;allons-nous faire\u00a0?<\/h3>\n<p> Nous devons accepter de nous poser les questions suivantes\u00a0:                     \u00ab\u00a0Quel est le sens de la vie\u00a0? Quels sont nos rapports                     avec ce qui nous entoure\u00a0? Qu&rsquo;allons-nous faire dans                     le bref intervalle de la naissance \u00e0 la mort pour conserver                     et faire fructifier notre h\u00e9ritage\u00a0?\u00a0\u00bb Nous                     devons avoir le courage de nous demander ces choses &#8211; comme                     l&rsquo;a fait la Conf\u00e9rence de l&rsquo;Unesco &#8211; avec respect et                     s\u00e9rieux, et avec le sens pratique n\u00e9cessaire                     pour appliquer les solutions qui s&rsquo;imposent. <\/p>\n<p> L&rsquo;homme est devenu un fouilleur et un touche-\u00e0-tout.                     Le feu, la hache, la charrue, l&rsquo;arme \u00e0 feu et le bulldozer                     ont \u00e9t\u00e9 les outils de base de notre culture                     moderne. Nous avons d\u00e9daign\u00e9 de reconna\u00eetre                     le fait que la Nature est une somme des conditions et des                     principes qui influent sur l&rsquo;existence des \u00eatres vivants.                     Ses lois sont ainsi con\u00e7ues que la terre, l&rsquo;eau, les                     plantes et les animaux devraient exister, et existent effectivement                     si les conditions naturelles sont respect\u00e9es, dans                     une harmonie et une interd\u00e9pendance qui favorisent                     leur perp\u00e9tuel renouvellement. <\/p>\n<p> La Nature a oeuvr\u00e9 pendant plusieurs millions d&rsquo;ann\u00e9es                     pour r\u00e9aliser l&rsquo;\u00e9tat actuel des choses. Les                     causes et les effets sont aussi \u00e9troitement li\u00e9s                     entre eux que les pierres d&rsquo;un \u00e9difice bien construit.                     On ne peut jamais dire, sans examen minutieux, ce qui y constitue                     une clef de vo\u00fbte, dont la suppression pourrait entra\u00eener                     l&rsquo;\u00e9croulement d&rsquo;une grande partie de l&rsquo;\u00e9difice.                   <\/p>\n<p> Mais l&rsquo;\u00eatre humain n&rsquo;est qu&rsquo;un \u00e9l\u00e9ment                     relativement petit dans ce gigantesque syst\u00e8me. Comme                     le dit encore l&rsquo;auteur du compte rendu de la Conf\u00e9rence                     de l&rsquo;Unesco\u00a0: \u00ab\u00a0Ce syst\u00e8me s&rsquo;est cr\u00e9\u00e9                     sans lui, a d\u00e9termin\u00e9 son \u00e9volution et                     model\u00e9 sa d\u00e9pendance \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard                     des cycles vitaux d\u00e9j\u00e0 r\u00e9gis eux aussi                     par des rapports complexes d&rsquo;ordre vital ou chimique dans                     un milieu relativement stable\u00a0\u00bb. Il est de toute n\u00e9cessit\u00e9,                     pour sa survie, que l&rsquo;homme reconnaisse sa nature animale                     et vive dans les limites fix\u00e9es au monde organique                     auquel il appartient. <\/p>\n<h3>Les lois de la nature<\/h3>\n<p> Nous faisons partie int\u00e9grante de notre milieu de                     vie. La \u00ab\u00a0Nature\u00a0\u00bb embrasse tout ce qui existe\u00a0:                     plaines, montagnes, oc\u00e9ans, for\u00eats, d\u00e9serts,                     b\u00eates sauvages&#8230; et \u00eatres humains. Comme nous                     sommes l&rsquo;un de ses rouages, nous devons vivre en accord avec                     elle. <\/p>\n<p> La d\u00e9couverte des lois de la nature n&rsquo;a pas pour                     cons\u00e9quence de nous en rendre esclave. Au contraire,                     une fois que nous les connaissons, nous pouvons apprendre                     \u00e0 coop\u00e9rer \u00e0 leur action et, par notre                     coop\u00e9ration, augmenter notre libert\u00e9 dans les                     limites qu&rsquo;elles nous imposent. Prenons le feu, par exemple\u00a0:                     nous avons appris d\u00e8s les temps les plus recul\u00e9s                     que le feu br\u00fble lorsqu&rsquo;on y touche, non pas par punition,                     mais parce que telle est la nature du feu. Et c&rsquo;est ainsi                     que nous en sommes venus \u00e0 utiliser le feu pour r\u00e9pondre                     \u00e0 nos besoins compte tenu de ses lois. <\/p>\n<p> L&rsquo;\u00e9cologie est la science qui traite des rapports                     des \u00eatres vivants avec leur milieu et des facteurs qui                     influent sur ce milieu. Elle t\u00e9moigne que l&rsquo;on a compris                     que l&rsquo;homme doit cesser d&rsquo;essayer de mouler le reste du monde                     physique au gr\u00e9 de ses d\u00e9sirs sans avoir une                     connaissance suffisante des lois qui le r\u00e9gissent.                   <\/p>\n<p> Quelles sont les choses qu&rsquo;il nous faut savoir\u00a0? Le                     sujet est si vaste que nulle intelligence humaine n&rsquo;en a jamais                     p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 tous les secrets, mais les principes                     fondamentaux sont de mieux en mieux connus. Le premier en                     importance est la r\u00e8gle si difficile \u00e0 comprendre,                     selon laquelle la Nature est la manifestation d&rsquo;un ordre d\u00e9termin\u00e9                     que rien ne saurait entraver impun\u00e9ment et que le premier                     devoir de l&rsquo;humanit\u00e9 est d&rsquo;apprendre quel est cet ordre                     et de se comporter en cons\u00e9quence. <\/p>\n<p> Songeons \u00e0 notre indiff\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard                     de la vie des plantes. Le pigment vert des feuilles, appel\u00e9                     chlorophylle, est le seul et unique lien entre le soleil et                     la vie\u00a0: c&rsquo;est le canal par lequel l&rsquo;\u00e9nergie parvient                     \u00e0 nos fr\u00eales organismes. Toute plante, m\u00eame                     la plus humble, m\u00eame l&rsquo;algue, forme la plus simple du                     r\u00e8gne v\u00e9g\u00e9tal, est une cr\u00e9ature                     sp\u00e9cialis\u00e9e, apte par son mode de croissance                     et son besoin particulier de lumi\u00e8re et d&rsquo;humidit\u00e9,                     \u00e0 atteindre son d\u00e9veloppement optimum dans son                     milieu pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 et \u00e0 y accomplir                     son destin en servant \u00e0 la fin pr\u00e9vue par la                     Nature. <\/p>\n<p> Qu&rsquo;un d\u00e9sastre frappe les plantes microscopiques                     sur lesquelles reposent les assises de la vie et des pans                     entiers de l&rsquo;\u00e9difice tomberont en ruines. Les forces                     que nous d\u00e9clenchons pour ex\u00e9cuter nos grands                     projets ont pour effet de modifier la vie des autres cr\u00e9atures                     et finissent invariablement par exercer leur action jusque                     sur nous. <\/p>\n<p> Nos probl\u00e8mes de conservation les plus graves doivent                     en grande partie leur existence \u00e0 notre manque de pr\u00e9voyance                     dans la conduite de nos affaires imm\u00e9diates et de nos                     vies personnelles, et \u00e0 l&rsquo;ignorance de notre r\u00f4le                     dans l&rsquo;\u00e9quilibre de la nature. Celui qui a per\u00e7u                     une seule fois, si momentan\u00e9ment et bri\u00e8vement                     que ce soit, la grandeur de la plus petite cr\u00e9ature                     ou de la plus humble fleur de la nature, ne pourra plus jamais                     \u00eatre heureux s&rsquo;il se permet d&rsquo;\u00eatre mesquin, \u00e9go\u00efste                     et cupide dans ses rapports avec la Nature. <\/p>\n<p> C&rsquo;est parce qu&rsquo;il y a des hommes et des femmes qui n&rsquo;ont                     jamais connu cette r\u00e9v\u00e9lation, qu&rsquo;il est n\u00e9cessaire                     d&rsquo;\u00e9tablir des lois humaines pour faire observer les                     lois de la nature. <\/p>\n<h3>\u00c0 propos d&rsquo;ing\u00e9rence<\/h3>\n<p> Le fait de d\u00e9ranger les petites pi\u00e8ces d&rsquo;un                     tout coh\u00e9rent entra\u00eene des cons\u00e9quences                     n\u00e9fastes. Tout ce que nous faisons pour modifier la                     nature doit se faire avec une pleine connaissance des effets                     que pourraient avoir pour nous et sur nous les r\u00e9actions                     \u00e9ventuelles de la Nature. <\/p>\n<p> Faute du savoir n\u00e9cessaire, une grande partie de                     nos interventions dans ce domaine se fondent sur des crit\u00e8res                     techniques, sans qu&rsquo;il soit tenu compte de leurs r\u00e9sultats                     biologiques globaux. Ce tripatouillage d\u00e9clenche parfois                     une s\u00e9rie d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements qui rompent l&rsquo;\u00e9quilibre                     de la nature avec des effets d\u00e9sastreux. <\/p>\n<p> Songez, par exemple, aux r\u00e9alit\u00e9s incontest\u00e9es                     de la vie \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du sol. Ces faits, \u00e9tudi\u00e9s                     \u00e0 la Conf\u00e9rence de l&rsquo;Unesco, sont signal\u00e9s                     dans le compte rendu mentionn\u00e9 plus haut. Quelque quarante                     milliards de tonnes de mati\u00e8re v\u00e9g\u00e9tale                     sont \u00e9labor\u00e9es et d\u00e9truites, chaque ann\u00e9e,                     sur la terre. L&rsquo;ensemble des animaux et des petits organismes                     terrestres ne repr\u00e9sente qu&rsquo;une proportion de moins                     de un pour cent par rapport \u00e0 la v\u00e9g\u00e9tation.                     De cette minuscule zoobiomasse (dont l&rsquo;homme fait partie),                     environ 95 p. 100 se compose d&rsquo;invert\u00e9br\u00e9s qui                     jouent des r\u00f4les d\u00e9cisifs dans les processus                     de d\u00e9composition du cycle de la vie. Vu qu&rsquo;ils forment                     un \u00e9l\u00e9ment essentiel du capital naturel, c&rsquo;est                     faire preuve d&rsquo;une prodigalit\u00e9 tout \u00e0 fait insens\u00e9e                     que d&rsquo;en provoquer la destruction en masse par l&rsquo;usage irr\u00e9fl\u00e9chi                     de cette arme dangereuse que sont les pesticides non s\u00e9lectifs.                   <\/p>\n<p> La destruction inconsid\u00e9r\u00e9e des plantes et                     des insectes nuisibles au moyen de produits chimiques pr\u00e9sente                     non seulement une grave menace pour la conservation de la                     vie sauvage, mais constitue aussi un danger \u00e9ventuel                     de contamination pour les humains. Au Mexique, la mort de                     dix-sept enfants a \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9e \u00e0                     un pesticide employ\u00e9, semble-t-il, pour tuer les rats                     dans un champ de bl\u00e9. <\/p>\n<h3>L&rsquo;eau pollu\u00e9e de nos rivi\u00e8res<\/h3>\n<p> \u00c0 quoi sert d&rsquo;avoir le culte de la propret\u00e9                     du corps, des cheveux et des dents, si nous devons continuer                     \u00e0 d\u00e9verser les eaux d&rsquo;\u00e9gout dans les                     rivi\u00e8res et les fleuves, d&rsquo;o\u00f9 elles p\u00e9n\u00e9treront                     ensuite dans nos organismes\u00a0? <\/p>\n<p> L&rsquo;eau, la plus importante des ressources naturelles, peut                     servir de v\u00e9hicule aux microbes et aux substances toxiques.                     L&rsquo;Organisation mondiale de la sant\u00e9 nous apprend qu&rsquo;environ                     cinq millions d&rsquo;enfants succombent chaque ann\u00e9e \u00e0                     des maladies intestinales transmises par l&rsquo;eau. <\/p>\n<p> Il y a m\u00eame un point o\u00f9 les cours d&rsquo;eau eux-m\u00eames                     se rebellent. La charge de poisons provenant des \u00e9gouts                     urbains, des usines, des abattoirs et des terres en culture                     devient insupportable. Ces mati\u00e8res toxiques font mourir                     les plantes assainissantes, \u00e9puisent l&rsquo;oxyg\u00e8ne                     purifiant de l&rsquo;eau et colmatent le gravier de filtration.                     D\u00e8s que le degr\u00e9 de pollution d\u00e9passe                     un certain niveau, la vie animale et v\u00e9g\u00e9tative                     dispara\u00eet\u00a0; le cours d&rsquo;eau meurt. <\/p>\n<p> Pour nettoyer nos lacs et nos rivi\u00e8res, nous devons                     lutter contre plusieurs sortes de polluants cr\u00e9\u00e9s                     par l&rsquo;homme\u00a0: d\u00e9tergents, engrais, insecticides,                     d\u00e9sherbants, eaux d&rsquo;\u00e9gout, d\u00e9chets industriels,                     etc. Ce nettoyage n&rsquo;est pas en premier lieu une question de                     traitement, mais de pr\u00e9vention, et un certain mouvement                     se dessine actuellement dans ce sens au sein des municipalit\u00e9s                     et des industries. <\/p>\n<p> Nos lacs sont \u00e0 l&rsquo;agonie. Le service d&rsquo;hygi\u00e8ne                     publique des \u00c9tats-Unis a avis\u00e9 les navires                     de charge du lac Eri\u00e9 que l&rsquo;eau puis\u00e9e \u00e0                     moins de cinq milles du rivage \u00e9tait impropre \u00e0                     la consommation et \u00e0 la cuisson. L&rsquo;eau de cette zone                     est si pollu\u00e9e qu&rsquo;il est impossible de l&rsquo;assainir en                     la faisant bouillir ou en la javellisant. Plus loin, la pollution                     a activ\u00e9 la croissance de la v\u00e9g\u00e9tation,                     ce qui a absorb\u00e9 tout l&rsquo;oxyg\u00e8ne et provoqu\u00e9                     la formation d&rsquo;une vaste \u00e9tendue d&rsquo;eau morte. <\/p>\n<h3>L&rsquo;air pollu\u00e9 de nos villes<\/h3>\n<p> Le firmament, ce magnifique dais \u00e9tendu sur nos t\u00eates,                     disait Hamlet, ne m&rsquo;appara\u00eet plus que comme un noir                     amas de vapeurs pestilentielles. <\/p>\n<p> Aujourd&rsquo;hui, la pollution atmosph\u00e9rique et le brouillard                     ne sont pour nous, semble-t-il, que des incidents de la vie                     urbaine tant qu&rsquo;une calamit\u00e9 pour la sant\u00e9 publique,                     comme la mort de 4,000 personnes dans le smog de Londres,                     en 1952, n&rsquo;attire pas notre attention sur le fait que notre                     n\u00e9gligence peut \u00eatre mortelle. <\/p>\n<p> On a identifi\u00e9 jusqu&rsquo;ici au moins une centaine de                     polluants atmosph\u00e9riques, sans compter ceux qui r\u00e9sultent                     de leur interaction. <\/p>\n<p> Le co\u00fbt de la pollution de l&rsquo;air au Canada varie,                     d&rsquo;apr\u00e8s les estimations, de $20 \u00e0 $65 par personne,                     selon les lieux d&rsquo;habitation. Ces chiffres comprennent le                     blanchissage, la peinture, le nettoyage des b\u00e2timents,                     la filtration de l&rsquo;air et les frais m\u00e9dicaux. <\/p>\n<p> Mais il n&rsquo;y a pas que les d\u00e9penses et les pertes                     qui comptent. La pollution de l&rsquo;atmosph\u00e8re constitue                     un grave danger pour la sant\u00e9. Il a \u00e9t\u00e9                     \u00e9tabli qu&rsquo;elle affaiblit la r\u00e9sistance de l&rsquo;organisme,                     diminue la vitalit\u00e9 et augmente les cas de maladie.                     Il est possible d&rsquo;autre part que la pollution de l&rsquo;air, m\u00eame                     si elle est relativement faible, contribue \u00e0 la multiplication                     des maladies de d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence, y compris                     le cancer de la peau et des poumons, les affections cardiaques                     et vasculaires et les bronchites chroniques. Heureusement,                     les progr\u00e8s accomplis par la science dans d&rsquo;autres                     domaines permettent d&rsquo;esp\u00e9rer que la pollution atmosph\u00e9rique                     peut, elle aussi, \u00eatre enray\u00e9e. <\/p>\n<h3>Pour r\u00e9tablir l&rsquo;\u00e9quilibre<\/h3>\n<p> Certaines personnes qui n&rsquo;ont pas r\u00e9fl\u00e9chi                     s\u00e9rieusement \u00e0 la question redoutent le mot                     \u00ab\u00a0conservation\u00a0\u00bb, croyant \u00e0 tort qu&rsquo;il signifie                     \u00ab\u00a0renoncer \u00e0 utiliser\u00a0\u00bb. La conservation                     des ressources n&rsquo;est fonci\u00e8rement rien de plus que                     l&#8217;emploi rationnel de nos richesses naturelles conform\u00e9ment                     aux exigences des lois de la nature. <\/p>\n<p> La conscience personnelle est la condition pr\u00e9alable                     de tout effort de conservation efficace. Une d\u00e9cision                     de la Cour supr\u00eame de l&rsquo;\u00c9tat de Washington se                     lit ainsi\u00a0: \u00ab\u00a0Un pacte non \u00e9crit entre les                     morts, les vivants et les g\u00e9n\u00e9rations futures                     nous prescrit de laisser \u00e0 ceux qui nous succ\u00e9deront                     quelque chose de plus que des dettes et des ressources naturelles                     \u00e9puis\u00e9es.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> La nature a maintenu son \u00e9quilibre pendant des millions                     d&rsquo;ann\u00e9es, mais elle se heurte maintenant \u00e0 un                     obstacle nouveau. Toutes les autres cr\u00e9atures ob\u00e9issent                     \u00e0 des habitudes et \u00e0 des instincts, alors que                     les hommes cherchent \u00e0 r\u00e9genter les choses et                     \u00e0 leur imposer de nouvelles orientations. Leur pr\u00e9tentieuse                     et arrogante intervention a provoqu\u00e9 la d\u00e9gradation                     des conditions de vie dont nous nous alarmons aujourd&rsquo;hui,                     l&rsquo;extinction d&rsquo;un grand nombre d&rsquo;animaux et de plantes, et                     la pollution de l&rsquo;atmosph\u00e8re et des eaux. <\/p>\n<p> Maintenant que leur survivance para\u00eet \u00eatre en                     jeu, les hommes sont contraints de repenser bien des choses,                     de rapprendre des enseignements oubli\u00e9s depuis longtemps                     et de se remettre dans la bonne voie. <\/p>\n<p> Nos recherches ainsi que les conclusions et les le\u00e7ons                     qui s&rsquo;en d\u00e9gagent apportent l&rsquo;espoir \u00e0 un monde                     qui ignore encore pour une grande part la gravit\u00e9 de                     sa situation. Les savants et les chercheurs ne font pas les                     lois\u00a0; ils les d\u00e9couvrent. Les lois de la nature                     existent, et les hommes de science les \u00e9noncent pour                     que nous puissions les observer. <\/p>\n<p> D&rsquo;o\u00f9 un nouveau devoir pour nos gouvernants\u00a0:                     celui de la communication. Les r\u00e9alit\u00e9s de l&rsquo;\u00e9quilibre                     de la nature et le r\u00f4le de l&rsquo;homme \u00e0 cet \u00e9gard                     doivent \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9s aux peuples de                     tous les pays en termes compr\u00e9hensibles. Ce n&rsquo;est que                     par ce moyen que les hommes de science pourront remettre entre                     les mains des int\u00e9ress\u00e9s la d\u00e9cision                     \u00e0 prendre au sujet de ces graves questions. <\/p>\n<p> Aucun effort municipal, provincial ou national en vue de                     maintenir l&rsquo;\u00e9quilibre de la nature ne peut \u00eatre                     efficace s&rsquo;il n&rsquo;est pas instamment r\u00e9clam\u00e9 et                     d\u00fbment appuy\u00e9 par une opinion publique bien inform\u00e9e.                     Il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire que tous les citoyens soient                     des sp\u00e9cialistes dans telle ou telle branche de la                     science, mais chacun devrait savoir de quoi parlent les scientifiques,                     ce que font les techniciens et ce que devraient faire les                     gouvernements \u00e9lus. <\/p>\n<h3>La r\u00e9paration de nos torts<\/h3>\n<p> Nous avons si longtemps m\u00e9connu notre place dans                     l&rsquo;\u00e9quilibre de la nature que nous nous trouvons maintenant                     nez \u00e0 nez avec le conflit artificiel que nous avons                     cr\u00e9\u00e9 entre le principe de la libert\u00e9                     de la consommation totale et la r\u00e8gle de la bonne gestion                     qui consiste \u00e0 utiliser avec sagesse et \u00e0 remplacer.                     On peut se repr\u00e9senter les arbres, les animaux sauvages                     et la terre elle-m\u00eame veillant et \u00e9coutant, conscients                     du danger et retenant leur souffle dans l&rsquo;attente de ce que                     feront du patrimoine commun leurs fr\u00e8res humains. <\/p>\n<p> Nous devons affronter la rude t\u00e2che de mettre les                     forces naturelles \u00e0 contribution pour reconstituer                     et r\u00e9parer ce que nous avons d\u00e9truit. Et il                     nous faut \u00e9tudier une \u00e0 une les mesures qui                     s&rsquo;imposent et les appliquer d&rsquo;une fa\u00e7on judicieuse.                   <\/p>\n<p> Les gouvernements \u00e9tablissent actuellement des programmes                     d&rsquo;action, mais avec une extr\u00eame lenteur. Ces programmes                     ne pourront avoir du succ\u00e8s que s&rsquo;ils ont assez d&rsquo;envergure                     pour embrasser tous les aspects du probl\u00e8me et que                     si les citoyens sont dispos\u00e9s \u00e0 payer l&rsquo;\u00e9norme                     note que nous avons d\u00e9j\u00e0 \u00e0 r\u00e9gler                     \u00e0 cause de nos assauts contre la qualit\u00e9 de                     notre milieu. <\/p>\n<p> Il importe d&rsquo;\u00e9viter que les questions de fronti\u00e8res                     viennent entraver l&rsquo;effort national. Le premier devoir de                     conservation d&rsquo;une ville est d&rsquo;assurer sa propret\u00e9,                     et les citoyens consciencieux veilleront \u00e0 ce qu&rsquo;elle                     s&rsquo;en acquitte. Il lui incombe ensuite de travailler de concert                     avec les municipalit\u00e9s avoisinantes, car comment les                     citoyens pourraient-ils refuser de reconna\u00eetre le fait                     qu&rsquo;une grande partie de l&rsquo;eau qui sort de leurs robinets a                     d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9 par les tuyaux d&rsquo;\u00e9gout                     de leurs voisins\u00a0? Les comt\u00e9s, les cantons et                     les provinces sont n\u00e9cessairement solidaires dans tous                     les efforts sinc\u00e8res qu&rsquo;ils peuvent tenter pour r\u00e9tablir                     l&rsquo;\u00e9quilibre de la nature. <\/p>\n<p> Toutes ces subdivisions territoriales doivent aussi tenir                     compte d&rsquo;un autre aspect de l&rsquo;\u00e9quilibre de la nature.                     Les empi\u00e9tements perp\u00e9tuels des usines et des                     lotissements domiciliaires sont une menace croissante pour                     nos campagnes. Invoquant des besoins sp\u00e9ciaux, les                     hommes violent les parcs, les for\u00eats et les milieux                     naturels. Ils d\u00e9truisent pour toujours ce que la vie                     de l&rsquo;homme sur la terre ne peut remplacer. <\/p>\n<p> Nous avons besoin de gens dou\u00e9s d&rsquo;assez d&rsquo;intelligence,                     d&rsquo;imagination, de fermet\u00e9 et d&rsquo;audace pour exiger que                     des zones suffisantes de for\u00eats et d&rsquo;espaces libres                     soient r\u00e9serv\u00e9es \u00e0 la r\u00e9cr\u00e9ation                     et non aux besoins pratiques de l&rsquo;homme. Si les espaces libres                     de la nature disparaissent, les jeunes seront priv\u00e9s                     du plaisir de pouvoir satisfaire leurs go\u00fbts instinctifs                     de la r\u00eaverie et des ballades. Enferm\u00e9s dans                     les couloirs des villes, prisonniers des banlieues tentaculaires,                     le coeur, l&rsquo;esprit et les mains vides, priv\u00e9s des exp\u00e9riences                     qui leur sont n\u00e9cessaires par nature, ils consacreront                     leurs \u00e9nergies \u00e0 la contestation et au mal.                   <\/p>\n<p> Lorsqu&rsquo;un jeune homme ou une jeune fille font une promenade                     ou une excursion dans un parc de protection de la nature,                     ils se rendent compte qu&rsquo;ils ne sont pas simplement des observateurs                     de la nature, mais qu&rsquo;ils en font partie. Leurs ennuis se                     dissipent, non pas parce qu&rsquo;ils ne sont pas fond\u00e9s,                     mais parce qu&rsquo;ils se r\u00e9sorbent dans le grand tout.                   <\/p>\n<h3>Un jugement de valeur<\/h3>\n<p> L&rsquo;homme, partie int\u00e9grante de la nature, s&rsquo;est laiss\u00e9                     s\u00e9duire par une illusion funeste\u00a0: celle de croire                     que ses talents scientifiques et techniques le rendaient ind\u00e9pendant                     des lois de la nature. <\/p>\n<p> Il a r\u00e9pandu des insecticides sans se demander s&rsquo;ils                     ne seraient pas mortels pour les oiseaux et les insectes utiles                     et m\u00eame pour les humains. Il a d\u00e9vers\u00e9                     des millions de livres de d\u00e9tergents dans les cours                     d&rsquo;eau avant de s&rsquo;apercevoir qu&rsquo;il polluait les eaux. Il a                     laiss\u00e9 des lacs mourir par manque d&rsquo;oxyg\u00e8ne.                     Il a contribu\u00e9 \u00e0 accro\u00eetre les effets                     meurtriers du smog en faisant flotter des substances nuisibles                     dans l&rsquo;atmosph\u00e8re. <\/p>\n<p> Ce qui importe maintenant, c&rsquo;est de porter un jugement de                     valeur sur l&rsquo;importance comparative des risques connus et                     des avantages \u00e9ventuels. C&rsquo;est l\u00e0 que la conscience                     et l&rsquo;intelligence entrent en sc\u00e8ne. Comme le dit Barry                     Commoner dans un article saisissant sur la pollution, \u00ab\u00a0Aucun                     proc\u00e9d\u00e9 scientifique ne peut nous dire combien                     de naissances anormales caus\u00e9es par les retomb\u00e9es                     radioactives nous devons tol\u00e9rer pour poss\u00e9der                     une nouvelle arme nucl\u00e9aire&#8230; Aucun principe scientifique                     ne peut nous dire comment faire le choix &#8211; qui peut nous \u00eatre                     impos\u00e9 par le probl\u00e8me des insecticides &#8211; entre                     l&rsquo;ombre de l&rsquo;orme et le chant du rouge-gorge\u00a0&#8230; Le devoir                     de porter les jugements n\u00e9cessaires incombent donc                     non pas exclusivement aux hommes de science et aux techniciens,                     mais \u00e0 tous les citoyens\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> L&rsquo;homme est apparu sur le vaisseau spatial \u00ab\u00a0Terre\u00a0\u00bb,                     et il lui est biologiquement li\u00e9 \u00e0 jamais. Selon                     le message de la Conf\u00e9rence de l&rsquo;Unesco aux gouvernements                     et aux peuples du monde, il faut, ou assurer la salubrit\u00e9                     du v\u00e9hicule, ou p\u00e9rir avec lui. <\/p>\n<p> Ce qui est absolument essentiel, c&rsquo;est d&rsquo;aborder la nature                     avec des mains nettes, exemptes de toutes souillures de gaspillage,                     de destruction et de dilapidation. Cela suppose beaucoup de                     sagesse de la part des gouvernements, beaucoup de recherches                     scientifiques et beaucoup d&rsquo;ing\u00e9niosit\u00e9 technique.                     Mais pour que tous les efforts portent fruit, les pressions                     des revendications du public demeurent fondamentalement indispensables.                   <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[41],"class_list":["post-2105","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-41"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 50, N\u00b0 2 - F\u00e9vrier 1969 - L&#039;homme et l&#039;\u00e9quilibre de la nature - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-50-n-2-fevrier-1969-lhomme-et-lequilibre-de-la-nature\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 50, N\u00b0 2 - F\u00e9vrier 1969 - L&#039;homme et l&#039;\u00e9quilibre de la nature\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Pourquoi le public est-il si pr\u00e9occup\u00e9 par la question de la pollution de l&rsquo;air et de l&rsquo;eau\u00a0? 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