{"id":2103,"date":"1967-02-01T00:00:00","date_gmt":"1967-02-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-48-n-2-fevrier-1967-la-sante-progres-et-espoirs\/"},"modified":"2022-10-17T17:28:39","modified_gmt":"2022-10-17T17:28:39","slug":"vol-48-n-2-fevrier-1967-la-sante-progres-et-espoirs","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-48-n-2-fevrier-1967-la-sante-progres-et-espoirs\/","title":{"rendered":"Vol. 48, N\u00b0 2 &#8211; F\u00e9vrier 1967 &#8211; La sant\u00e9\u00a0: progr\u00e8s et espoirs"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">La sant\u00e9 de la population canadienne                     compte parmi les plus florissantes du monde. <\/p>\n<p> Gr\u00e2ce aux progr\u00e8s extraordinaires accomplis                     par notre \u00e9poque dans les domaines de la m\u00e9decine,                     de l&rsquo;hygi\u00e8ne publique et des conditions de vie en g\u00e9n\u00e9ral,                     la mortalit\u00e9 a enregistr\u00e9 des reculs sans pr\u00e9c\u00e9dent                     pendant la premi\u00e8re moiti\u00e9 du si\u00e8cle                     actuel. <\/p>\n<p> C&rsquo;est sur les maladies contagieuses que la m\u00e9decine                     a remport\u00e9 jusqu&rsquo;ici ses plus grandes victoires. Des                     r\u00e8glements sanitaires ont \u00e9t\u00e9 \u00e9dict\u00e9s,                     tandis que des s\u00e9rums et des vaccins efficaces ont                     \u00e9t\u00e9 mis au point. Les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s                     en mati\u00e8re de pr\u00e9vention des d\u00e9c\u00e8s                     pr\u00e9matur\u00e9s ont eu pour effet d&rsquo;accro\u00eetre                     consid\u00e9rablement la proportion des personnes qui survivent                     jusqu&rsquo;\u00e0 un \u00e2ge relativement avanc\u00e9. <\/p>\n<p> De fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, les d\u00e9c\u00e8s                     attribuables au milieu de vie jouent un r\u00f4le de moins                     en moins important, ayant c\u00e9d\u00e9 le pas depuis                     quelques ann\u00e9es aux maladies de d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence.                     La pneumonie et l&rsquo;influenza, la tuberculose, la dysenterie                     et l&rsquo;ent\u00e9rite, qui figuraient parmi les cinq premi\u00e8res                     causes de mortalit\u00e9 il y a cinquante ans, n&rsquo;occupent                     plus ce rang. \u00c0 toutes fins utiles, la fi\u00e8vre                     typho\u00efde a cess\u00e9 d&rsquo;\u00eatre une cause de d\u00e9c\u00e8s,                     m\u00eame si elle venait en t\u00eate de la liste il y a                     un demi-si\u00e8cle. <\/p>\n<h3>Certains tiennent \u00e0 leur maladie<\/h3>\n<p> Nous ne savons pas tous profiter de la science m\u00e9dicale,                     qui ne demande qu&rsquo;\u00e0 nous permettre de nous sentir continuellement                     bien portants. <\/p>\n<p> Certaines personnes tiennent \u00e0 \u00eatre malades                     parce que la maladie repr\u00e9sente pour elles une esp\u00e8ce                     d&rsquo;adaptation aux difficult\u00e9s de la vie. Dans <em>la                     Montagne magique<\/em>, roman dont l&rsquo;action se d\u00e9roule                     dans un sanatorium, Thomas Mann montre comment les gens craintifs                     cherchent parfois refuge dans la tuberculose au lieu de faire                     face au combat de la vie\u00a0: il leur est beaucoup plus                     facile d&rsquo;\u00eatre malades que d&rsquo;\u00eatre courageux. D&rsquo;autres                     acqui\u00e8rent un complexe de maladie parce que cela leur                     permet d&rsquo;avoir plus de pouvoir sur leurs familles et d&rsquo;en                     demeurer le principal centre d&rsquo;int\u00e9r\u00eat. <\/p>\n<p> Mais ceux qui veulent jouir d&rsquo;une bonne sant\u00e9 ont                     des moyens de plus en plus nombreux \u00e0 leur disposition.                     Les d\u00e9fricheurs du Canada, qui habitaient des colonies                     peu peupl\u00e9es et des fermes isol\u00e9es, n&rsquo;avaient                     \u00e0 peu pr\u00e8s rien de permanent en fait de mesures                     hygi\u00e9niques, et l&rsquo;on ne faisait aucun effort pour emp\u00eacher                     les maladies infectieuses de se d\u00e9clarer. Les m\u00e9decins                     \u00e9taient rares et \u00e9loign\u00e9s. <\/p>\n<p> Aux conditions extr\u00eames du travail ardu, de la sous-alimentation                     et du manque de soins m\u00e9dicaux ont fait place dans                     notre monde occidental opulent l&rsquo;inactivit\u00e9 physique,                     la suralimentation et une pl\u00e9thore de m\u00e9dicaments.                     Chez nous, les d\u00e9c\u00e8s dus \u00e0 l&rsquo;insuffisance                     calorique sont rares, (l&rsquo;absorption quotidienne de calories                     \u00e9tant de 3120 en Am\u00e9rique du Nord par rapport                     \u00e0 2070 en Extr\u00eame-Orient), mais on compte beaucoup                     de maladies imputables aux exc\u00e8s de table ou au mauvais                     choix des aliments. <\/p>\n<h3>La sant\u00e9 publique<\/h3>\n<p> Au moment de la Conf\u00e9d\u00e9ration, la sant\u00e9                     publique \u00e9tait une question peu connue, d&rsquo;autant plus                     que l&rsquo;expression n&rsquo;avait pas encore \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e.                     Il ne faut donc pas s&rsquo;\u00e9tonner que l&rsquo;Acte de l&rsquo;Am\u00e9rique                     du Nord britannique de 1867 n&rsquo;en fasse nullement mention.                   <\/p>\n<p> Il faudra la Loi de 1875 sur l&rsquo;hygi\u00e8ne publique en                     Grande-Bretagne pour que les autorit\u00e9s canadiennes                     prennent conscience de l&rsquo;urgente n\u00e9cessit\u00e9 de                     faire quelque chose. Sept ans plus tard, l&rsquo;Ontario \u00e9tablira                     un conseil provincial de la sant\u00e9, ce qui repr\u00e9sentait                     la plus importante mesure l\u00e9gislative sur la sant\u00e9                     adopt\u00e9e jusque-l\u00e0 au Canada. En 1890, le Dr                     John W. S. McCullough pourra \u00e9crire\u00a0: \u00ab\u00a0le                     premier laboratoire d&rsquo;hygi\u00e8ne publique fond\u00e9                     en Am\u00e9rique du Nord a vu le jour \u00e0 Toronto.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> On a dit que si elle n&rsquo;\u00e9tait pas la source de toutes                     les maladies, la pollution contribuait au moins \u00e0 les                     entretenir, et la lutte entreprise par les services de sant\u00e9                     \u00e0 tous les niveaux pour assurer l&rsquo;assainissement de                     l&rsquo;air et de l&rsquo;eau et favoriser l&rsquo;hygi\u00e8ne se poursuit                     toujours. <\/p>\n<p> L&rsquo;\u00e9limination des maladies contagieuses transmises                     par l&rsquo;eau est aujourd&rsquo;hui non plus une question d&rsquo;acqu\u00e9rir                     de nouvelles connaissances, mais de les appliquer dans l&rsquo;\u00e9conomie                     et l&rsquo;administration. Le probl\u00e8me \u00e9conomique                     peut atteindre des proportions \u00e9normes. Prenons, par                     exemple, le cas d&rsquo;une grande ville qui poss\u00e8de un syst\u00e8me                     d&rsquo;\u00e9gout unitaire assurant \u00e0 la fois l&rsquo;\u00e9vacuation                     des eaux de surface et des eaux m\u00e9nag\u00e8res. Une                     station capable de traiter un tel volume d&rsquo;eau et de d\u00e9chets                     liquides co\u00fbterait une somme astronomique. Les d\u00e9penses                     et la d\u00e9sorganisation qui accompagneraient le remplacement                     d&rsquo;un tel syst\u00e8me municipal par deux nouveaux r\u00e9seaux                     confondent l&rsquo;imagination. <\/p>\n<p> Le Canada avait une population trop clairsem\u00e9e pour                     subir le m\u00eame sort que Londres, en 1858, ann\u00e9e                     o\u00f9 il fallut suspendre des stores satur\u00e9s de                     chlorure de calcium dans les fen\u00eatres, le long de la                     Tamise, pour rendre la respiration tol\u00e9rable. Toutefois,                     les grandes villes canadiennes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui approchent du                     seuil critique o\u00f9 il leur sera n\u00e9cessaire de                     prendre elles aussi des mesures \u00e9nergiques pour emp\u00eacher                     la pollution de l&rsquo;eau par les poisons des municipalit\u00e9s                     et de l&rsquo;industrie, pour pourvoir au traitement convenable                     des eaux us\u00e9es et pour assurer la destruction des ordures                     m\u00e9nag\u00e8res par un autre moyen que celui qui consiste                     \u00e0 les laisser pourrir dans les champs de banlieue.                   <\/p>\n<h3>Les maladies de l&rsquo;enfance<\/h3>\n<p> Les progr\u00e8s remarquables de la m\u00e9decine ont                     att\u00e9nu\u00e9 la menace \u00e0 la survie individuelle                     que repr\u00e9sentaient certains organismes ext\u00e9rieurs                     au corps humain, comme les bact\u00e9ries, les virus et                     certains autres parasites. L&rsquo;augmentation des ann\u00e9es                     de vie que peut esp\u00e9rer un nouveau-n\u00e9 constitue                     le grand triomphe de l&rsquo;homme sur les maladies infectieuses.                   <\/p>\n<p> La dipht\u00e9rie repr\u00e9sente une des maladies \u00e9pid\u00e9miques                     qui ont \u00e9t\u00e9 presque enti\u00e8rement supprim\u00e9es                     gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;immunisation. En 1924, on comptait                     au Canada 9,093 cas de dipht\u00e9rie, avec 1,281 d\u00e9c\u00e8s\u00a0;                     en 1964, il n&rsquo;y avait plus que 25 cas et 5 d\u00e9c\u00e8s.                     Cela ne veut pas dire cependant que nous devons rel\u00e2cher                     tous nos efforts. <\/p>\n<p> La coqueluche est toujours une menace pour les enfants en                     bas \u00e2ge. L&rsquo;immunit\u00e9 maternelle ne se transmet                     pas aux nouveau-n\u00e9s, de sorte que l&rsquo;immunisation pr\u00e9coce                     demeure essentielle. On note une tendance g\u00e9n\u00e9rale                     \u00e0 la baisse depuis 1920. Entre 1929 et 1945, le taux                     de fr\u00e9quence n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 inf\u00e9rieur                     \u00e0 100 pour 100,000 habitants que pendant une ann\u00e9e,                     et les taux de 170 et 180 ont \u00e9t\u00e9 assez nombreux.                     Depuis 1945, le chiffre n&rsquo;a pas d\u00e9pass\u00e9 90\u00a0;                     depuis 1957, il n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 sup\u00e9rieur                     \u00e0 45, et, en 1964, le record sans pr\u00e9c\u00e9dent                     de 25.2 a \u00e9t\u00e9 atteint. <\/p>\n<p> M\u00eame si la scarlatine, qui fut jadis une maladie bact\u00e9rienne                     commune chez les enfants, ne se rencontre plus fr\u00e9quemment                     aujourd&rsquo;hui, les infections r\u00e9unies sous le nom de                     \u00ab\u00a0fi\u00e8vre scarlatine et mal de gorge streptococcique\u00a0\u00bb                     continuent d&rsquo;occuper un rang relativement \u00e9lev\u00e9                     parmi les maladies dont la d\u00e9claration est obligatoire.                     En 1962, le taux d&rsquo;infection \u00e9tait de 55.1 cas pour                     100,000 habitants en comparaison de 134.2 en 1959. Les sulfamides                     et la p\u00e9nicilline, qui sont particuli\u00e8rement                     efficaces pour combattre les infections streptococciques,                     sont cens\u00e9s donner le coup de gr\u00e2ce \u00e0                     la scarlatine. <\/p>\n<p> La variole est peut-\u00eatre en r\u00e9gression, mais                     elle n&rsquo;a pas encore disparu. L&rsquo;Organisation mondiale de la                     sant\u00e9 a approuv\u00e9, en 1966, un programme d\u00e9cennal                     visant \u00e0 mettre fin \u00e0 la variole dans tous les                     pays du monde. Ce programme pr\u00e9voit 1,790 millions                     de vaccinations, ce qui repr\u00e9sente la population enti\u00e8re                     de 41 pays. <\/p>\n<p> La variole est une maladie qu&rsquo;il ne faut pas laisser prendre                     pied dans un pays jouissant de normes d&rsquo;hygi\u00e8ne publique                     aussi \u00e9lev\u00e9es que les n\u00f4tres, et il importe                     d&rsquo;insister rigoureusement sur la vaccination. <\/p>\n<p> La rougeole est ordinairement une maladie b\u00e9nigne,                     mais elle peut \u00eatre grave, particuli\u00e8rement chez                     les enfants de moins de deux ans. Bien que le taux g\u00e9n\u00e9ral                     des complications s\u00e9rieuses soit tr\u00e8s faible,                     il ne constitue pas moins un fardeau consid\u00e9rable de                     souffrance et d&rsquo;invalidit\u00e9. Pour chaque million de                     cas, on compte environ 100 d\u00e9c\u00e8s, qui tous pourraient                     \u00eatre \u00e9vit\u00e9s par la vaccination. <\/p>\n<p> Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, des moyens efficaces                     de lutter contre la poliomy\u00e9lite ont \u00e9t\u00e9                     d\u00e9couverts\u00a0: le vaccin Salk en 1955 et le vaccin                     Sabin en 1962. En 1953, ann\u00e9e o\u00f9 le taux a \u00e9t\u00e9                     le plus \u00e9lev\u00e9, 3,912 cas de paralysie ont \u00e9t\u00e9                     d\u00e9clar\u00e9s et 494 d\u00e9c\u00e8s enregistr\u00e9s\u00a0;                     en 1964, il n&rsquo;y a eu que 19 cas en tout, soit un cas sur un                     million d&rsquo;habitants. Mais il reste encore des millions d&rsquo;enfants                     qui ne sont ni vaccin\u00e9s ni prot\u00e9g\u00e9s.                   <\/p>\n<h3>L&rsquo;immunisation<\/h3>\n<p> Quand Louis Pasteur signala que les microbes pouvaient transmettre                     les maladies, on le ridiculisa, mais il r\u00e9ussit non                     seulement \u00e0 d\u00e9montrer comment d\u00e9masquer                     nos ennemis microbiens et les emp\u00eacher de p\u00e9n\u00e9trer                     dans notre organisme, mais aussi \u00e0 d\u00e9couvrir                     le moyen d&rsquo;armer les cellules vivantes de la facult\u00e9                     nouvelle de d\u00e9truire les parasites m\u00eame apr\u00e8s                     leur introduction dans notre corps. <\/p>\n<p> Les r\u00e9sultats sont d&rsquo;une clart\u00e9 fulgurante\u00a0:                     la dipht\u00e9rie, le t\u00e9tanos, la coqueluche et la                     typho\u00efde conquis\u00a0; la polio en recul, la tuberculose                     et d&rsquo;autres maladies partiellement enray\u00e9es. Un professeur                     de l&rsquo;\u00c9cole de p\u00e9diatrie de l&rsquo;Universit\u00e9                     de Toronto pouvait affirmer r\u00e9cemment\u00a0: \u00ab\u00a0\u00e0                     l&rsquo;exception de la varicelle, de la coqueluche, parfois de                     la rougeole, des oreillons et rarement de la m\u00e9ningite,                     il est extr\u00eamement difficile d&rsquo;offrir aux \u00e9tudiants                     des exemples r\u00e9els des maladies contagieuses, et nous                     sommes souvent oblig\u00e9s de recourir \u00e0 des mod\u00e8les                     en cire et \u00e0 des images.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Il est beaucoup plus sage de se faire immuniser que de risquer                     de contracter une maladie mortelle ou qui rend infirme et                     que les meilleurs et les plus r\u00e9cents traitements m\u00e9dicaux                     peuvent se r\u00e9v\u00e9ler incapables de vaincre. Mais                     il y a \u00e0 ce sujet trois erreurs qui sont tr\u00e8s                     r\u00e9pandues, savoir\u00a0: que l&rsquo;immunisation n&rsquo;est que                     pour les enfants\u00a0; que l&rsquo;immunisation n&rsquo;est pas vraiment                     n\u00e9cessaire avant l&rsquo;\u00e2ge scolaire\u00a0; que les                     personnes immunis\u00e9es pendant leur enfance, \u00e0                     l&rsquo;universit\u00e9 ou avant un voyage \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger,                     jouissent d&rsquo;une protection ind\u00e9finie. Lorsque de telles                     id\u00e9es induisent ne serait-ce que quelques personnes                     \u00e0 ne rien faire, la porte est ouverte aux pires malheurs.                   <\/p>\n<h3>Les grandes maladies d&rsquo;aujourd&rsquo;hui<\/h3>\n<p> Des milliers de scientifiques de tous les pays du monde                     s&rsquo;efforcent de percer le myst\u00e8re du cancer, cette famille                     de rumeurs malignes qui s&rsquo;attaquent aux organes ou aux tissus                     du corps humain. <\/p>\n<p> Les r\u00e9sultats encourageants obtenus jusqu&rsquo;ici dans                     le traitement du cancer tendent \u00e0 passer inaper\u00e7us                     en raison des nombreuses victimes que fait encore cette maladie.                     La science a d\u00e9j\u00e0 fait beaucoup pour prolonger                     la vie des malades. En 1960, <em>l&rsquo;American Cancer Society                     <\/em>exprimait l&rsquo;avis que si tous les canc\u00e9reux recevaient                     des soins pr\u00e9coces et appropri\u00e9s, la moiti\u00e9                     d&rsquo;entre eux survivraient pendant au moins 5 ans apr\u00e8s                     le diagnostic de la maladie. <\/p>\n<p> Le cancer est chaque jour mieux connu, et il est juste de                     dire que jamais une connaissance n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 approfondie                     avec plus d&rsquo;ardeur par les sp\u00e9cialistes en recherche                     m\u00e9dicale. <\/p>\n<p> Les maladies du coeur, qui sont \u00e0 l&rsquo;origine de tant                     d&rsquo;infirmit\u00e9s et de d\u00e9c\u00e8s, comptent parmi                     les probl\u00e8mes de premier plan de la sant\u00e9 publique.                     Environ un million de personnes sur notre continent sont victimes                     chaque ann\u00e9e de crises cardiaques. Si elles suivent                     les conseils que leur donne leur m\u00e9decin, la plupart                     d&rsquo;entre elles peuvent se r\u00e9tablir et jouir d&rsquo;une vie                     utile et normale, v\u00e9cue dans la mod\u00e9ration.                   <\/p>\n<p> Un grand nombre de ceux qui souffraient du diab\u00e8te,                     de l&rsquo;an\u00e9mie pernicieuse et de diverses autres maladies                     et qui auraient \u00e9t\u00e9 inexorablement perdus il                     y a quelques ann\u00e9es, continuent de mener une existence                     active. Le diab\u00e8te \u00e9tait autrefois l&rsquo;une des                     maladies les plus redout\u00e9es des m\u00e9decins. \u00c0                     peu pr\u00e8s rien n&rsquo;avait \u00e9t\u00e9 accompli en                     l&rsquo;espace de deux mille ans pour vaincre cette affection jusqu&rsquo;\u00e0                     la d\u00e9couverte de l&rsquo;insuline par sir Frederick Banting                     en 1921. <\/p>\n<p> Des progr\u00e8s consid\u00e9rables ont \u00e9t\u00e9                     r\u00e9alis\u00e9s il y a vingt ans dans la lutte contre                     la pneumonie gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;emploi des sulfamides                     et de la p\u00e9nicilline. Depuis, des antibiotiques encore                     plus efficaces ont \u00e9t\u00e9 mis au point. De nouveaux                     succ\u00e8s sont \u00e0 pr\u00e9voir, mais la victoire                     d\u00e9finitive ne sera acquise que le jour o\u00f9 l&rsquo;on                     disposera de vaccins s\u00fbrs et d&rsquo;usage g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9.                   <\/p>\n<p> Il y a quelques dizaines d&rsquo;ann\u00e9es, c&rsquo;\u00e9tait                     la tuberculose qui terrassait les gens dans leur jeunesse                     ou leurs premi\u00e8res ann\u00e9es, et les d\u00e9parts                     sans espoirs vers de lointains sanatoriums \u00e9taient                     nombreux. Mais la tuberculose est devenue une maladie gu\u00e9rissable,                     dont les soci\u00e9t\u00e9s \u00e9volu\u00e9es s&rsquo;affranchissent                     rapidement, particuli\u00e8rement en tant que cause de d\u00e9c\u00e8s.                     Le taux de mortalit\u00e9 qui \u00e9tait de 43.4 pour                     100,000 habitants il y a vingt ans a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit                     \u00e0 3.1 en 1964. Les malades qui \u00e9taient autrefois                     condamn\u00e9s \u00e0 demeurer deux ou trois ans \u00e0                     l&rsquo;h\u00f4pital re\u00e7oivent maintenant leur cong\u00e9                     au bout de six \u00e0 huit mois. <\/p>\n<p> Au d\u00e9but du pr\u00e9sent si\u00e8cle, la fi\u00e8vre                     typho\u00efde comptait parmi les maladies les plus r\u00e9pandues.                     Douze pour cent des personnes atteintes en mouraient. En 1964,                     cette maladie n&rsquo;a fait que quatre morts au Canada. <\/p>\n<p> La bonne sant\u00e9 int\u00e9resse l&rsquo;homme tout entier\u00a0:                     corps, \u00e2me et esprit. Si arri\u00e9r\u00e9es que                     puissent sembler, du point de vue de la soci\u00e9t\u00e9                     id\u00e9ale, nos initiatives en faveur des malades mentaux,                     elles n&rsquo;en repr\u00e9sentent pas moins clairement un progr\u00e8s.                   <\/p>\n<p> Il n&rsquo;y a pas si longtemps, les autorit\u00e9s canadiennes,                     comme celles d&rsquo;ailleurs, ne se souciaient que de l&rsquo;isolement                     des malades mentaux et de la protection de la soci\u00e9t\u00e9.                     En 1918, le Comit\u00e9 national d&rsquo;hygi\u00e8ne mentale                     \u00e9tait \u00e9tabli dans le but d&rsquo;assurer les meilleurs                     soins possibles, de m\u00eame que des services de traitement                     et de r\u00e9adaptation, aux personnes atteintes de maladies                     mentales, et de favoriser l&rsquo;\u00e9laboration de programmes                     pratiques pour lutter contre ces maladies. Il est devenu par                     la suite l&rsquo;Association canadienne d&rsquo;hygi\u00e8ne mentale,                     dont les efforts dans le domaine de l&rsquo;\u00e9ducation de                     la population ont r\u00e9ussi \u00e0 modifier dans une                     certaine mesure l&rsquo;attitude du public. <\/p>\n<h3>Le prolongement de la vie<\/h3>\n<p> Prolonger la dur\u00e9e de la vie est depuis toujours                     l&rsquo;un des grands r\u00eaves de l&rsquo;homme. <\/p>\n<p> La r\u00e9alit\u00e9 brutale est que m\u00eame en 1840,                     la vie de l&rsquo;habitant moyen de l&rsquo;univers \u00e9tait de moins                     de 33 ans\u00a0; 25 p. 100 des humains mouraient avant l&rsquo;\u00e2ge                     de six ans\u00a0; 50 p. 100 avant l&rsquo;\u00e2ge de seize ans\u00a0;                     un homme sur 100 parvenait \u00e0 soixante-cinq ans. Ce                     qui a augment\u00e9 dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s,                     au cours du si\u00e8cle dernier, gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;hygi\u00e8ne,                     au progr\u00e8s des connaissances m\u00e9dicales et aux                     meilleures conditions de vie, ce n&rsquo;est pas la long\u00e9vit\u00e9                     potentielle et universelle de l&rsquo;esp\u00e8ce humaine promise                     par la Fontaine de Jouvence, mais les chances de survie. <\/p>\n<p> La dur\u00e9e moyenne de la vie au Canada s&rsquo;est accrue                     de fa\u00e7on constante. Dans les conditions de mortalit\u00e9                     qui existaient vers l&rsquo;\u00e9poque de la Conf\u00e9d\u00e9ration,                     l&rsquo;esp\u00e9rance de vie \u00e0 la naissance \u00e9tait                     de moins de 40 ans\u00a0; en 1965, l&rsquo;Annuaire d\u00e9mographique                     des Nations Unies accordait aux nouveau-n\u00e9s canadiens                     du sexe masculin une vie probable de 68.4 ans et de 74.2 ans                     \u00e0 ceux du sexe f\u00e9minin. <\/p>\n<p> Le Canada a atteint l&rsquo;un des taux de mortalit\u00e9 les                     plus bas du monde en 1965, se classant apr\u00e8s l&rsquo;Islande,                     le Japon, la Russie sovi\u00e9tique et la Pologne. Notre                     taux de mortalit\u00e9 qui est aujourd&rsquo;hui de 7.5 \u00e9tait                     de 21 pour 1,000 dans les ann\u00e9es 1860 et de 13 en 1901.                   <\/p>\n<p> Les efforts d\u00e9ploy\u00e9s pour conserver la vie                     aux enfants ont \u00e9t\u00e9 richement r\u00e9compens\u00e9s                     au cours des 50 derni\u00e8res ann\u00e9es. Au d\u00e9but                     du si\u00e8cle, la mortalit\u00e9 infantile \u00e9tait                     effarante, \u00e0 tel point que, lorsqu&rsquo;un enfant venait                     au monde, ses parents ne pouvaient tout au plus qu&rsquo;esp\u00e9rer                     qu&rsquo;il survivrait, sans pouvoir y compter vraiment. En 1926,                     la mortalit\u00e9 \u00e9tait de 102 pour 1,000 naissances                     vivantes\u00a0; en 1945 elle \u00e9tait tomb\u00e9e \u00e0                     51\u00a0; en 1965, elle n&rsquo;\u00e9tait plus que de 25.3. Le                     Canada n&rsquo;est surpass\u00e9 que par une quinzaine de pays                     dans ce domaine. <\/p>\n<p> La grossesse comporte moins de dangers que jamais auparavant,                     gr\u00e2ce en partie au fait que 98 p. 100 des accouchements                     ont lieu dans les h\u00f4pitaux et sous les soins de personnes                     comp\u00e9tentes. Parmi les autres facteurs favorables,                     citons les pr\u00e9cautions pr\u00e9natales, le perfectionnement                     des techniques obst\u00e9triques et les progr\u00e8s que                     la chimioth\u00e9rapie et les antibiotiques ont permis de                     r\u00e9aliser dans la lutte contre l&rsquo;infection. Pourtant,                     comme le signale <em>l&rsquo;Annuaire du Canada <\/em>de 1965, \u00ab\u00a0la                     mortalit\u00e9 puerp\u00e9rale au Canada d\u00e9passe                     le taux de plusieurs autres pays\u00a0\u00bb. <\/p>\n<h3>Les soldats de premi\u00e8re ligne<\/h3>\n<p> Apr\u00e8s avoir rendu hommage aux hommes de science qui                     \u00e9tudient sans jamais se lasser pour nous maintenir                     en vie, il convient de mentionner les soldats de premi\u00e8re                     ligne de l&rsquo;arm\u00e9e de la sant\u00e9\u00a0: les m\u00e9decins                     et les chirurgiens. <\/p>\n<p> Le m\u00e9decin de famille garde toute son importance                     en ce qui concerne la conservation de notre sant\u00e9.                     Alors que les repr\u00e9sentants de l&rsquo;hygi\u00e8ne publique                     consid\u00e8rent la sant\u00e9 du point de vue de la statistique                     et la population en tant que masse, le m\u00e9decin s&rsquo;occupe                     des individus. Il ne se demande pas ce qu&rsquo;il peut faire au                     sujet de <em>x <\/em>p. 100 de telle ou telle maladie, mais                     ce qu&rsquo;il peut faire pour Jean Lebrun, son malade. <\/p>\n<p> La plupart des Canadiens ont maintenant assez \u00e9volu\u00e9                     dans leurs id\u00e9es pour reconna\u00eetre que la douleur                     a indubitablement sa raison d&rsquo;\u00eatre. \u00c0 moins qu&rsquo;elle                     ne provienne d&rsquo;une cause ext\u00e9rieure, comme la violence                     ou un accident, c&rsquo;est le feu rouge qui annonce que quelque                     chose ne va pas. Il est sage de ne pas chercher \u00e0 traiter                     soi-m\u00eame ce sympt\u00f4me, mais de laisser le m\u00e9decin                     en d\u00e9terminer la cause et y rem\u00e9dier. <\/p>\n<p> Le prestige dont jouit actuellement la chirurgie n&rsquo;est qu&rsquo;un                     p\u00e2le reflet de l&rsquo;oeuvre accomplie par une \u00e9quipe                     hautement comp\u00e9tente de m\u00e9decins et d&rsquo;auxiliaires                     m\u00e9dicaux. Cette \u00e9quipe travaille aujourd&rsquo;hui                     avec du mat\u00e9riel de premier ordre, de nouveaux m\u00e9dicaments                     et des services hospitaliers fonctionnant sans \u00e0-coups.                     Le champ d&rsquo;action de la chirurgie s&rsquo;est \u00e9largi, en                     particulier pendant les cinquante derni\u00e8res ann\u00e9es,                     et en m\u00eame temps le risque que comportait l&rsquo;op\u00e9ration                     a diminu\u00e9 de fa\u00e7on marqu\u00e9e. <\/p>\n<p> L&#8217;emploi de m\u00e9dicaments pour soulager la douleur                     date des temps les plus recul\u00e9s, mais aucune m\u00e9thode                     de rendre le malade inconscient pendant une p\u00e9riode                     de temps pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9e, sans lui causer                     plus ou moins de mal, n&rsquo;\u00e9tait connue avant le XIXe                     si\u00e8cle. L&rsquo;anesth\u00e9sie n&rsquo;est devenue de pratique                     courante dans les op\u00e9rations chirurgicales que 21 ans                     avant la Conf\u00e9d\u00e9ration. Deux ans apr\u00e8s                     la Conf\u00e9d\u00e9ration, lord Lister perfectionnait                     ses m\u00e9thodes de chirurgie antiseptique. Jusque-l\u00e0,                     certaines esp\u00e8ces d&rsquo;op\u00e9rations \u00e9taient                     si souvent suivies d&rsquo;infection qui aboutissaient \u00e0                     la mort que les chirurgiens craignaient de les tenter. <\/p>\n<p> La radiographie a jou\u00e9 elle aussi un r\u00f4le tr\u00e8s                     important. Depuis plus d&rsquo;un demi-si\u00e8cle, les parties                     internes du corps humain projettent leurs ombres sur les films                     radiographiques, o\u00f9 des yeux exerc\u00e9s peuvent                     les discerner, en interpr\u00e9ter les diff\u00e9rentes                     teintes et prendre des mesures pour prot\u00e9ger la vie                     et la sant\u00e9. <\/p>\n<p> Nous disposons non seulement d&rsquo;un plus grand nombre d&rsquo;h\u00f4pitaux                     et de lits d&rsquo;h\u00f4pitaux, mais ces h\u00f4pitaux ont tellement                     am\u00e9lior\u00e9 leurs m\u00e9thodes et leurs techniques                     que les malades peuvent maintenant \u00eatre trait\u00e9s                     et renvoy\u00e9s dans leurs foyers en moins de temps qu&rsquo;auparavant.                     La profession d&rsquo;infirmi\u00e8re, avec l&rsquo;institution d&rsquo;\u00e9coles                     d&rsquo;infirmi\u00e8res dans les universit\u00e9s, est reconnue                     aujourd&rsquo;hui comme un \u00e9l\u00e9ment essentiel de l&rsquo;\u00e9quipe                     m\u00e9dicale. <\/p>\n<h3>Que nous r\u00e9serve notre second si\u00e8cle\u00a0?<\/h3>\n<p> Tout \u00eatre humain est une personne capable d&rsquo;\u00e9prouver                     du plaisir ou de la douleur, une personne qui peut souffrir                     ou se sentir bien\u00a0; mais il ne d\u00e9pend pas uniquement                     du hasard qu&rsquo;elle soit bien portante ou malade. <\/p>\n<p> Nous vivons \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 la grande                     majorit\u00e9 des gens peuvent jouir d&rsquo;une bonne sant\u00e9                     s&rsquo;ils veulent bien collaborer avec la nature. Ceux qui mettent                     suffisamment d&rsquo;application et d&rsquo;intelligence \u00e0 prendre                     soin de leur corps peuvent esp\u00e9rer \u00eatre g\u00e9n\u00e9ralement                     bien portants. Si, par malheur, ils tombent malades, ils disposeront                     de moyens de traitement et de gu\u00e9rison comme il n&rsquo;en                     a jamais exist\u00e9 auparavant dans le monde. <\/p>\n<p> La note dominante de toute campagne en faveur de la sant\u00e9                     est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;\u00e9ducation. La bataille contre la                     maladie ne sera pas gagn\u00e9e en consacrant des millions                     aux travaux publics, mais par l&rsquo;int\u00e9r\u00eat et la                     conduite de chacun. Les m\u00e8res doivent avoir une connaissance                     pr\u00e9cise des modes de propagation de la maladie et des                     moyens que l&rsquo;on peut employer pour l&rsquo;\u00e9viter, si elles                     veulent assurer \u00e0 leurs enfants un bon d\u00e9part                     dans la vie. Il faut que chacun fasse usage, pendant toute                     sa vie, des d\u00e9couvertes de la science m\u00e9dicale,                     de l&rsquo;immunisation et des conseils de son m\u00e9decin. <\/p>\n<p> De fait, les avantages dont nous disposons pour jouir d&rsquo;une                     bonne sant\u00e9 sont tellement \u00e0 la port\u00e9e                     de tous qu&rsquo;en notre si\u00e8cle de l\u00e9gislation, il                     convient peut-\u00eatre d&rsquo;\u00e9voquer la loi adopt\u00e9e                     dans l&rsquo;\u00c9tat id\u00e9al de Samuel Butler, appel\u00e9                     <em>Erewhon<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0Si un homme tombe malade, ou                     est victime d&rsquo;une affection quelconque, ou \u00e9prouve                     une d\u00e9faillance de quelque sorte dans son corps avant                     l&rsquo;\u00e2ge de 70 ans, il sera jug\u00e9 par jury&#8230; et,                     s&rsquo;il est d\u00e9clar\u00e9 coupable, il sera expos\u00e9                     au m\u00e9pris public et puni plus ou moins s\u00e9v\u00e8rement.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[39],"class_list":["post-2103","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-39"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v26.7 (Yoast SEO v26.8) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 48, N\u00b0 2 - F\u00e9vrier 1967 - La sant\u00e9\u00a0: progr\u00e8s et espoirs - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-48-n-2-fevrier-1967-la-sante-progres-et-espoirs\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 48, N\u00b0 2 - F\u00e9vrier 1967 - La sant\u00e9\u00a0: progr\u00e8s et espoirs\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"La sant\u00e9 de la population canadienne compte parmi les plus florissantes du monde. 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