{"id":2101,"date":"1965-02-01T00:00:00","date_gmt":"1965-02-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-46-n-2-fevrier-1965-les-carrieres-medicales-et-paramedicales\/"},"modified":"2022-10-17T17:29:14","modified_gmt":"2022-10-17T17:29:14","slug":"vol-46-n-2-fevrier-1965-les-carrieres-medicales-et-paramedicales","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-46-n-2-fevrier-1965-les-carrieres-medicales-et-paramedicales\/","title":{"rendered":"Vol. 46, N\u00b0 2 &#8211; F\u00e9vrier 1965 &#8211; Les carri\u00e8res m\u00e9dicales et param\u00e9dicales"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Si ce bulletin avait \u00e9t\u00e9 \u00e9crit                     en 1865 au lieu de l&rsquo;\u00eatre en 1965, au moins la moiti\u00e9                     de ceux qui le lisent aujourd&rsquo;hui ne seraient plus en vie.                   <\/p>\n<p> Parmi les disparus, un sur cinq environ aurait \u00e9t\u00e9                     emport\u00e9 d\u00e8s le bas \u00e2ge par les coliques,                     la coqueluche, la fi\u00e8vre typho\u00efde ou l&rsquo;une des                     multiples autres maladies communes de l&rsquo;enfance \u00e0 cette                     \u00e9poque. \u00c0 peu pr\u00e8s un sur dix serait                     mort avant l&rsquo;adolescence, victime de la dipht\u00e9rie,                     de la scarlatine, de la variole, de la rougeole, de carences                     nutritives ou de certaines autres affections. Parmi ceux qui                     auraient atteint l&rsquo;\u00e2ge adulte, un sur douze approximativement                     aurait succomb\u00e9, avant trente ans, au t\u00e9tanos,                     au diab\u00e8te, \u00e0 l&rsquo;appendicite ou \u00e0 quelque                     autre maladie contre lesquelles il n&rsquo;existait pas encore de                     traitement efficace. Un sur six environ aurait \u00e9t\u00e9                     fauch\u00e9 avant l&rsquo;\u00e2ge de cinquante ans par la pneumonie,                     la tuberculose, la typho\u00efde ou un autre fl\u00e9au                     de ce genre. <\/p>\n<p> Mais la situation a bien chang\u00e9 gr\u00e2ce aux progr\u00e8s                     de la m\u00e9decine et de la pharmacie. Ces deux professions                     existent depuis toujours, mais les recherches m\u00e9thodiques                     n&rsquo;y ont vraiment commenc\u00e9 que vers le milieu du dix-neuvi\u00e8me                     si\u00e8cle. Au cours des cent ann\u00e9es qui suivirent,                     une v\u00e9ritable r\u00e9volution s&rsquo;est accomplie dans                     l&rsquo;art de conserver et de r\u00e9tablir la sant\u00e9.                   <\/p>\n<p> Les Canadiens ont de plus en plus conscience du fait que                     la conservation de la sant\u00e9 concourt dans une large                     mesure \u00e0 rendre la vie plus heureuse. Nous en avons                     une preuve \u00e9vidente dans les sommes qu&rsquo;ils consacrent                     au soin de leur sant\u00e9 personnelle. En 1961, nous dit                     <em>l&rsquo;Annuaire du Canada<\/em>, le montant en a \u00e9t\u00e9                     de 1 milliard 652 millions de dollars, soit un peu plus du                     double du chiffre correspondant en 1953. <\/p>\n<h3>Les besoins du Canada<\/h3>\n<p> Pour avoir un bon service de sant\u00e9, il faut d&rsquo;abord                     disposer d&rsquo;un nombre suffisant de personnes comp\u00e9tentes.                   <\/p>\n<p> L&rsquo;une des t\u00e2ches confi\u00e9es \u00e0 la Commission                     royale d&rsquo;enqu\u00eate sur les services de sant\u00e9, institu\u00e9e                     en 1961, consistait \u00e0 examiner si le Canada est en                     mesure de faire face aux besoins de personnel qui se pr\u00e9senteront                     au cours des prochaines d\u00e9cennies. Son rapport, publi\u00e9                     en 1964 et en vente \u00e0 l&rsquo;Imprimerie nationale, souligne                     la n\u00e9cessit\u00e9 pressante du recrutement et de                     la formation. <\/p>\n<p> On peut affirmer que l&rsquo;effectif m\u00e9dical du moment                     est assez nombreux dans les circonstances actuelles, mais                     qu&rsquo;il y aura avant longtemps p\u00e9nurie si le rendement                     des \u00e9coles de m\u00e9decine n&rsquo;augmente pas sans d\u00e9lai.                     L&rsquo;accroissement de la population et la demande de plus en                     plus grande de services de sant\u00e9 exigent l&rsquo;augmentation                     du nombre des m\u00e9decins par rapport au nombre d&rsquo;habitants,                     l&rsquo;intensification des recherches m\u00e9dicales, un plus                     grand nombre de professeurs comp\u00e9tents, une aide financi\u00e8re                     accrue en faveur des douze \u00e9coles de m\u00e9decine                     du Canada et la cr\u00e9ation d&rsquo;autres \u00e9coles. <\/p>\n<p> Les \u00e9coles existantes ont form\u00e9 une moyenne                     de 785 m\u00e9decins par an au cours des vingt derni\u00e8res                     ann\u00e9es. Quelques m\u00e9decins de l&rsquo;\u00e9tranger                     sont venus grossir les rangs de notre corps m\u00e9dical,                     mais comme le dit le rapport de la Commission royale, \u00ab\u00a0la                     question de savoir pendant combien de temps le Canada peut                     esp\u00e9rer voir les autres pays payer les \u00e9tudes                     des m\u00e9decins dont il a besoin, est un probl\u00e8me                     qui doit nous pr\u00e9occuper\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> En 1961, le Canada ne comptait qu&rsquo;un peu plus de 21,000                     m\u00e9decins, soit un m\u00e9decin pour 857 habitants.                     Pour assurer aux Canadiens les services de sant\u00e9 dont                     ils auront besoin \u00e0 l&rsquo;avenir, notre corps m\u00e9dical                     devra obligatoirement s&rsquo;accro\u00eetre d&rsquo;au moins 19,350                     nouveaux praticiens avant 1991. Mais pour pouvoir former ce                     personnel sanitaire de base d&rsquo;ici 1991, il nous faut plus                     de 1,000 places pour les \u00e9tudiants en m\u00e9decine,                     ce qui suppose l&rsquo;agrandissement de nos \u00e9coles de m\u00e9decine                     et la construction de nouvelles \u00e9coles. <\/p>\n<p> \u00c0 moins d&rsquo;une augmentation imm\u00e9diate des services                     d&rsquo;enseignement et du nombre des \u00e9tudiants, la proportion                     des m\u00e9decins par rapport \u00e0 la population commencera                     \u00e0 d\u00e9cro\u00eetre d\u00e8s 1971. <\/p>\n<h3>Le choix d&rsquo;une carri\u00e8re<\/h3>\n<p> Il y a beaucoup de raisons qui attirent les \u00e9tudiants                     vers la carri\u00e8re m\u00e9dicale. La principale d&rsquo;entre                     elles est peut-\u00eatre la tendance naturelle \u00e0 mieux                     conna\u00eetre les sciences et leur application dans le domaine                     de la sant\u00e9, jointe \u00e0 un d\u00e9sir v\u00e9ritable                     de rendre service aux autres. <\/p>\n<p> Le m\u00e9decin est un homme qui a d\u00e9cid\u00e9                     de consacrer sa vie \u00e0 la pr\u00e9vention et au traitement                     des maladies ainsi qu&rsquo;au r\u00e9tablissement des malades.                     Grande source de satisfaction personnelle, cette profession                     permet \u00e0 celui qui l&rsquo;exerce de fournir son apport \u00e0                     la science m\u00e9dicale et de contribuer de fa\u00e7on                     importante \u00e0 relever les normes de sant\u00e9 dans                     sa localit\u00e9. Le m\u00e9decin peut aussi mettre son                     intelligence et son art au service de la sant\u00e9 publique                     et de la m\u00e9decine industrielle, et favoriser l&rsquo;enseignement                     de l&rsquo;hygi\u00e8ne. <\/p>\n<p> Cet \u00e9ventail d&rsquo;activit\u00e9 remarquablement vaste                     offre un champ d&rsquo;action \u00e0 tous les talents et \u00e0                     tous les go\u00fbts, tant dans les domaines de la m\u00e9decine                     g\u00e9n\u00e9rale, des sp\u00e9cialit\u00e9s, de                     la recherche et de l&rsquo;enseignement que dans ceux du service                     de sant\u00e9 de la fonction publique et de l&rsquo;administration.                   <\/p>\n<p> La r\u00e9mun\u00e9ration entre aussi en ligne de compte.                     Le revenu annuel ordinaire des m\u00e9decins d\u00e9passe                     quelque peu la moyenne applicable dans les autres professions                     lib\u00e9rales au Canada. Elle \u00e9tait de $16,323 en                     1960, en comparaison de $15,670 pour les ing\u00e9nieurs                     et les architectes, de $14,597 pour les avocats et les notaires,                     de $12,238 pour les dentistes et de $11,446 pour les comptables.                   <\/p>\n<p> Mais les jeunes ne doivent pas se diriger vers la m\u00e9decine                     dans l&rsquo;id\u00e9e de pouvoir vivre dans l&rsquo;oisivet\u00e9                     apr\u00e8s leurs \u00e9tudes. Comme l&rsquo;a dit si justement                     l&rsquo;un des grands m\u00e9decins de notre si\u00e8cle, sir                     William Osier, \u00ab\u00a0le mot clef en m\u00e9decine, c&rsquo;est                     le mot travail\u00a0\u00bb. <\/p>\n<h3>L&rsquo;enseignement de la m\u00e9decine<\/h3>\n<p> Aucun \u00e9tudiant en m\u00e9decine ne saurait br\u00fbler                     les \u00e9tapes et faire ses \u00e9tudes en un an ou deux.                     Le but fondamental de l&rsquo;enseignement m\u00e9dical est de                     former des m\u00e9decins parfaitement comp\u00e9tents.                     Le dipl\u00f4m\u00e9 en m\u00e9decine n&rsquo;est pas un technicien,                     c&rsquo;est un homme qui exerce une profession lib\u00e9rale,                     qui pratique un art et qui remplit une mission humanitaire.                     Une pareille carri\u00e8re ne peut qu&rsquo;exiger des \u00e9tudes                     et des qualit\u00e9s de tout premier ordre. <\/p>\n<p> Les candidats \u00e0 l&rsquo;admission dans les facult\u00e9s                     de m\u00e9decine du Canada ne sont pas rares. Nous sommes                     dans une phase d&rsquo;expansion rapide de la population \u00e9tudiante,                     dit le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;Association                     m\u00e9dicale canadienne, et la m\u00e9decine en re\u00e7oit                     sa part. En r\u00e9alit\u00e9, on compte environ trois                     bons candidats pour chaque place qui existe dans les classes                     de plus en plus grandes offertes aux nouveaux \u00e9tudiants.                   <\/p>\n<p> Les \u00e9coles de m\u00e9decine et d&rsquo;art dentaire manquent                     \u00e0 un tel point de personnel que certains bons candidats                     doivent aller \u00e9tudier aux \u00c9tats-Unis ou en Europe.                     L&rsquo;Universit\u00e9 de Toronto a d\u00fb refuser deux \u00e9tudiants                     sur trois en pr\u00e9m\u00e9dicale\u00a0; la facult\u00e9                     de m\u00e9decine de l&rsquo;Universit\u00e9 Laval s&rsquo;est vue                     dans l&rsquo;obligation d&rsquo;\u00e9carter 275 candidats admissibles                     au d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e 1964-1965, et le doyen de                     la facult\u00e9, le Dr Gingras, pr\u00e9voit que plus                     de 3,000 devront subir le m\u00eame sort au cours des dix                     prochaines ann\u00e9es \u00e0 moins que l&rsquo;on ne dispose                     de fonds plus consid\u00e9rables et des installations d&rsquo;enseignement                     indispensables. <\/p>\n<p> En pr\u00e9sence de cette situation, la Commission royale                     en est arriv\u00e9e \u00e0 la conclusion que le probl\u00e8me                     qui se pose au peuple canadien ne consiste pas uniquement                     \u00e0 assurer le financement des services des m\u00e9decins,                     mais aussi \u00e0 pourvoir aux besoins en personnel de toute                     la gamme des services essentiels\u00a0: psychiatriques, m\u00e9dicaux,                     dentaires, hospitaliers, pharmaceutiques, infirmiers, proth\u00e9tiques,                     de soins \u00e0 domicile et ophtalmologiques. Elle a proclam\u00e9                     la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;accro\u00eetre les installations                     et les moyens de formation dans tous les domaines qui int\u00e9ressent                     la sant\u00e9. <\/p>\n<p> Cet organisme a \u00e9galement recommand\u00e9 que l&rsquo;\u00e9tat                     accorde des fonds en vue d&rsquo;assurer l&rsquo;expansion maximale des                     \u00e9coles universitaires d&rsquo;infirmi\u00e8res existantes                     et la cr\u00e9ation de dix autres de ces \u00e9coles\u00a0;                     l&rsquo;agrandissement et la r\u00e9novation des installations                     dont disposent les \u00e9coles de m\u00e9decine actuelles                     jusqu&rsquo;\u00e0 concurrence de cinquante pour cent des frais                     et de la moiti\u00e9 des frais de construction de nouvelles                     \u00e9coles de m\u00e9decine \u00e0 sept autres universit\u00e9s\u00a0;                     la prise en charge de la moiti\u00e9 des frais relatifs                     aux installations dans les nouveaux h\u00f4pitaux universitaires                     ou l&rsquo;expansion des moyens d&rsquo;enseignement hospitalier existants                     jusqu&rsquo;au maximum de dix lits par \u00e9tudiant\u00a0; l&rsquo;octroi                     imm\u00e9diat de la moiti\u00e9 des frais d&rsquo;expansion                     et de r\u00e9novation de cinq de nos \u00e9coles d&rsquo;art                     dentaire et la moiti\u00e9 des frais de construction de                     cinq nouvelles \u00e9coles dentaires. <\/p>\n<p> En ce qui concerne l&rsquo;aide \u00e0 fournir aux \u00e9tudiants,                     la Commission est d&rsquo;avis qu&rsquo;il conviendrait d&rsquo;augmenter la                     subvention de formation professionnelle de fa\u00e7on \u00e0                     verser, sur demande, la somme de $2,000 \u00e0 tout \u00e9tudiant                     canadien en m\u00e9decine qui obtient des r\u00e9sultats                     satisfaisants pendant ses troisi\u00e8me et quatri\u00e8me                     ann\u00e9es de m\u00e9decine. <\/p>\n<p> Ces recommandations sont d&rsquo;autant plus significatives qu&rsquo;elles                     sollicitent une aide financi\u00e8re consid\u00e9rable                     de la part de l&rsquo;\u00e9tat f\u00e9d\u00e9ral en faveur                     de l&rsquo;enseignement dans le domaine des professions m\u00e9dicales,                     contrairement au principe traditionnel selon lequel l&rsquo;instruction                     rel\u00e8ve presque exclusivement des gouvernements provinciaux.                     Elles d\u00e9notent \u00e0 la fois l&rsquo;int\u00e9r\u00eat                     du publie pour les questions de sant\u00e9 et la conviction                     croissante que la sant\u00e9 de la nation est d&rsquo;une importance                     vitale pour le Canada. <\/p>\n<p> Prenant la parole devant les membres de la Conf\u00e9rence                     nationale des universit\u00e9s et des coll\u00e8ges canadiens,                     en octobre dernier, le Premier ministre disait entre autres                     choses\u00a0: \u00ab\u00a0Aux points o\u00f9 les recherches et                     l&rsquo;enseignement se rejoignent, il y a un certain chevauchement                     des responsabilit\u00e9s f\u00e9d\u00e9rales et provinciales,                     tout comme c&rsquo;est le cas l\u00e0 o\u00f9 la responsabilit\u00e9                     de l&#8217;emploi chevauche avec la responsabilit\u00e9 de l&rsquo;enseignement                     technique et professionnel. Nous avons, je crois, \u00e9tabli                     des formules satisfaisantes de collaboration f\u00e9d\u00e9rale-provinciale                     dans ce dernier domaine\u00a0; j&rsquo;esp\u00e8re que nous aurons                     le m\u00eame succ\u00e8s dans le domaine des recherches                     et des \u00e9tudes sup\u00e9rieures.\u00a0\u00bb <\/p>\n<h3>Le travail d&rsquo;\u00e9quipe<\/h3>\n<p> Si le m\u00e9decin repr\u00e9sente l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment                     le plus important des services de sant\u00e9, il n&rsquo;est pas                     seul pour remplir la t\u00e2che. Le soin de maintenir la                     population en bonne sant\u00e9 est essentiellement un travail                     d&rsquo;\u00e9quipe. <\/p>\n<p> Mais m\u00eame si le m\u00e9decin peut demander l&rsquo;aide                     ou l&rsquo;avis de ses co\u00e9quipiers, c&rsquo;est \u00e0 lui qu&rsquo;incombe                     en dernier lieu la responsabilit\u00e9 du malade. Le pays                     ne saurait se passer des services d&rsquo;un vaste corps d&rsquo;omnipraticiens                     instruits et comp\u00e9tents. C&rsquo;est sur eux avant tout que                     comptent les malades. <\/p>\n<p> Ce qui manque en profondeur au m\u00e9decin de famille                     &#8211; les connaissances sp\u00e9ciales qui rendent le sp\u00e9cialiste                     indispensable dans les cas sp\u00e9ciaux &#8211; est largement                     compens\u00e9 par son envergure. Il s&rsquo;occupe de tout avec                     comp\u00e9tence, des troubles propres \u00e0 l&rsquo;enfance                     jusqu&rsquo;aux rhumatismes de la vieillesse. Pour lui, le malade                     est un \u00eatre humain qui vit dans certaines conditions                     et non pas simplement un cas dans un registre de rendez-vous.                     Il doit d&rsquo;abord juger de la nature, de la cause et de la gravit\u00e9                     de la maladie, puis prescrire le traitement requis ou renvoyer                     le malade au sp\u00e9cialiste voulu. <\/p>\n<p> La science m\u00e9dicale s&rsquo;est diversifi\u00e9e \u00e0                     un tel point que la pratique de la m\u00e9decine comprend                     aujourd&rsquo;hui plusieurs sp\u00e9cialit\u00e9s, dont trente                     sont officiellement reconnues par le Coll\u00e8ge royal                     des m\u00e9decins et chirurgiens. <\/p>\n<p> Pour devenir sp\u00e9cialiste, il faut consacrer de trois                     \u00e0 cinq ans \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude intensive &#8211; th\u00e9orique                     et pratique &#8211; d&rsquo;une sp\u00e9cialit\u00e9 m\u00e9dicale                     avant de se pr\u00e9senter aux examens d&rsquo;aptitude. Il ne                     s&rsquo;ensuit pas que le sp\u00e9cialiste limite son int\u00e9r\u00eat                     \u00e0 un champ d&rsquo;activit\u00e9 aussi restreint qu&rsquo;exclusif.                     Il ne peut vraiment exercer la m\u00e9decine avec fruit                     s&rsquo;il n&rsquo;y apporte que sa sp\u00e9cialit\u00e9. Le Dr Will                     Mayo, de la c\u00e9l\u00e8bre clinique du m\u00eame nom,                     soutient pour sa part que la sp\u00e9cialisation ne devrait                     \u00eatre rien de plus que l&rsquo;adjonction d&rsquo;un centre d&rsquo;int\u00e9r\u00eat                     particulier \u00e0 la pratique g\u00e9n\u00e9rale. <\/p>\n<p> Les progr\u00e8s scientifiques et techniques exigent des                     connaissances toujours plus vastes et plus approfondies. Prenons,                     pour ne citer qu&rsquo;un cas, l&rsquo;exemple de la dur\u00e9e sans                     cesse croissante de la vie humaine et du vieillissement de                     la population qui en d\u00e9coule. Il y a cinquante ans,                     on comptait au Canada 203,537 personnes de soixante-dix ans                     et plus\u00a0; au dernier recensement, le nombre en \u00e9tait                     pass\u00e9 \u00e0 904,052, soit une augmentation de 344                     p. 100. Ce fait pose \u00e9videmment de nouveaux probl\u00e8mes                     \u00e0 la m\u00e9decine, et c&rsquo;est l\u00e0 ce que plusieurs                     m\u00e9decins \u00e9tudient maintenant sous le nom de                     g\u00e9riatrie. <\/p>\n<h3>Les branches de la m\u00e9decine<\/h3>\n<p> Les cat\u00e9gories g\u00e9n\u00e9rales de la chirurgie                     et de la m\u00e9decine embrassent aujourd&rsquo;hui de multiples                     sph\u00e8res d&rsquo;activit\u00e9 professionnelle. Les psychiatres                     sont des m\u00e9decins sp\u00e9cialistes des maladies                     mentales. Les radiologues et les radioth\u00e9rapistes sont                     des m\u00e9decins qui ont fait des \u00e9tudes sp\u00e9cialis\u00e9es                     dans l&rsquo;art de diagnostiquer et de traiter les maladies par                     les rayons X. L&rsquo;optom\u00e9trie est la profession qui traite                     les affections des yeux gr\u00e2ce \u00e0 la d\u00e9tection                     et \u00e0 la correction des d\u00e9fauts de la vision.                     L&rsquo;ophtalmologiste ou oculiste est le m\u00e9decin qui a                     suivi des \u00e9tudes compl\u00e9mentaires en chirurgie                     et th\u00e9rapeutique oculaires. <\/p>\n<p> L&rsquo;ost\u00e9opathie, dont l&rsquo;origine remonte \u00e0 1899                     dans notre pays, est une th\u00e9orie m\u00e9dicale qui                     pr\u00e9conise l&rsquo;importance de l&rsquo;ossature et des articulations                     de l&rsquo;organisme pour \u00e9tablir la cause et le diagnostic                     des maladies et en assurer le traitement et la pr\u00e9vention.                     La podologie est la branche de la m\u00e9decine qui s&rsquo;occupe                     des maladies des pieds. <\/p>\n<p> L&rsquo;art dentaire est l&rsquo;une des sp\u00e9cialit\u00e9s les                     mieux pourvues, et pourtant le Canada ne comptait en 1961                     qu&rsquo;un dentiste pour 3,037 habitants en comparaison de un pour                     1,900 aux \u00c9tats-Unis. Les Canadiens d\u00e9pensent                     moins de deux cents par personne et par ann\u00e9e en recherches                     dentaires\u00a0; par contre, ils consacrent environ $5 chacun                     aux traitements, qui consistent la plupart du temps \u00e0                     r\u00e9parer le mal d\u00e9j\u00e0 caus\u00e9. La                     Commission royale d&rsquo;enqu\u00eate estime qu&rsquo;il nous faudrait                     14,420 dentistes en 1991 et recommande l&rsquo;agrandissement des                     \u00e9coles existantes, la construction de quatre nouvelles                     \u00e9coles et le recrutement de 624 professeurs. <\/p>\n<h3>Les services auxiliaires<\/h3>\n<p> Il existe un grand nombre de services m\u00e9dicaux auxiliaires                     pour lesquels nous avons besoin d&rsquo;hommes et de femmes instruits                     et bien pr\u00e9par\u00e9s. Leur concours lib\u00e8re                     le m\u00e9decin, le chirurgien ou le sp\u00e9cialiste                     de certains travaux et lui permet de s&rsquo;adonner plus enti\u00e8rement                     \u00e0 l&rsquo;accomplissement des t\u00e2ches professionnelles                     qui exigent formellement l&rsquo;art et la science dont lui seul                     dispose. <\/p>\n<p> Ainsi, les di\u00e9t\u00e9ticiennes se chargent d&rsquo;adapter                     le r\u00e9gime alimentaire aux besoins particuliers des                     malades. Les pharmaciens s&rsquo;occupent de la pr\u00e9paration                     et de la distribution des m\u00e9dicaments. Le technicien                     de laboratoire m\u00e9dical ex\u00e9cute des \u00e9preuves                     diagnostiques dans un h\u00f4pital ou un laboratoire. Le                     technicien en radiologie pr\u00e9pare les malades \u00e0                     la radiographie et \u00e0 la radioth\u00e9rapie et fait                     fonctionner les appareils de radiologie. <\/p>\n<p> Le physioth\u00e9rapiste a pour r\u00f4le de traiter                     les malades et les bless\u00e9s au moyen des agents physiques\u00a0:                     \u00e9lectricit\u00e9, massage, exercice, etc. L&rsquo;ergoth\u00e9rapie                     ou \u00ab\u00a0th\u00e9rapie par le travail\u00a0\u00bb consiste \u00e0                     recourir \u00e0 certaines activit\u00e9s cr\u00e9atrices,                     manuelles, techniques ou industrielles, prescrites par le                     m\u00e9decin pour soigner les invalides. Les orthophonistes                     et les audiologistes sont rares au Canada\u00a0; on en compte                     seulement un pour 280,000 habitants, alors qu&rsquo;il en faudrait                     un pour 25,000. Les proth\u00e9sistes et les bandagistes                     assurent respectivement l&rsquo;ajustement des membres artificiels                     et la fabrication des appareils de contention. <\/p>\n<p> En 1961, le nombre total des infirmi\u00e8res \u00ab\u00a0licenci\u00e9es\u00a0\u00bb                     au Canada, qui a augment\u00e9 de 50,000 en vingt ans, s&rsquo;\u00e9levait                     \u00e0 78,340, mais la p\u00e9nurie demeure grave. Il                     faut que l&rsquo;effectif des infirmi\u00e8res dipl\u00f4m\u00e9es                     augmente encore de plus de 20,000 avant 1971 si l&rsquo;on s&rsquo;en                     tient aux normes actuelles, et une augmentation de pr\u00e8s                     de 42,000 serait souhaitable si l&rsquo;on veut prodiguer de meilleurs                     soins aux malades. <\/p>\n<p> Les hygi\u00e9nistes dentaires sont des personnes munies                     d&rsquo;un dipl\u00f4me officiel en hygi\u00e8ne dentaire et                     d\u00fbment autoris\u00e9es \u00e0 travailler sous la                     direction d&rsquo;un dentiste. Ils sont tr\u00e8s recherch\u00e9s                     au Canada, o\u00f9 l&rsquo;on n&rsquo;en compte que soixante-dix environ.                     Les techniciens dentaires r\u00e9parent, retouchent ou fabriquent                     les appareils artificiels dont se servent les dentistes. <\/p>\n<p> Dans le domaine de la sant\u00e9 publique, dont les ramifications                     sont expos\u00e9es en d\u00e9tail dans un volume publi\u00e9                     en 1959 par l&rsquo;Association canadienne d&rsquo;hygi\u00e8ne publique,                     on trouve des inspecteurs des aliments et produits pharmaceutiques,                     des inspecteurs sanitaires et plusieurs services, comme la                     division de la protection contre les radiations, o\u00f9                     l&rsquo;on a besoin de techniciens et de sp\u00e9cialistes. <\/p>\n<h3>Recherches et enseignement<\/h3>\n<p> Quiconque fait partie de l&rsquo;un ou l&rsquo;autre de ces nombreux                     services de sant\u00e9 doit suivre les progr\u00e8s continuels                     de la m\u00e9decine, s&rsquo;int\u00e9resser aux recherches                     et transmettre son savoir \u00e0 ceux qui viendront apr\u00e8s                     lui. <\/p>\n<p> Dans les h\u00f4pitaux et les universit\u00e9s comme                     dans les fondations et les \u00e9tablissements sp\u00e9ciaux,                     des hommes et des femmes s&#8217;emploient activement \u00e0 reculer                     les fronti\u00e8res de l&rsquo;inconnu, \u00e0 d\u00e9couvrir                     de nouvelles connaissances et \u00e0 appliquer les id\u00e9es                     et les moyens d\u00e9j\u00e0 connus \u00e0 de nouvelles                     fins th\u00e9rapeutiques. <\/p>\n<p> Mais il n&rsquo;y a pas assez de travaux de recherche. Selon le                     t\u00e9moignage de l&rsquo;Association m\u00e9dicale canadienne,                     \u00ab\u00a0parmi toutes les insuffisances qui entravent l&rsquo;expansion                     des travaux de recherche au Canada, la plus grande et la plus                     difficile \u00e0 surmonter est le manque de chercheurs dou\u00e9s                     de l&rsquo;ambition, du temp\u00e9rament et de l&rsquo;instruction n\u00e9cessaires                     pour entreprendre des recherches m\u00e9dicales\u00a0\u00bb.                   <\/p>\n<p> La formation et la pr\u00e9sence d&rsquo;investigateurs scientifiques,                     fervents et d\u00e9vou\u00e9s, dans les \u00e9coles                     de m\u00e9decine est de la plus haute importance pour la                     mise en valeur des connaissances nouvellement acquises, pour                     la formation des futurs professeurs de m\u00e9decine et                     pour la bonne qualit\u00e9 des traitements m\u00e9dicaux.                   <\/p>\n<p> La recherche m\u00e9dicale est loin d&rsquo;\u00eatre une chose                     \u00e9trang\u00e8re \u00e0 la vie quotidienne. Comment                     aurions-nous appris, sans le concours de chercheurs et chercheuses                     z\u00e9l\u00e9s et comp\u00e9tents, que l&rsquo;antitoxine                     est efficace dans le traitement de la dipht\u00e9rie, que                     l&rsquo;anatoxine immunise contre cette maladie et que la r\u00e9action                     de Schick montre si un sujet est r\u00e9fractaire ou non                     \u00e0 la dipht\u00e9rie\u00a0? Il y a quarante ans, le                     taux des d\u00e9c\u00e8s dus \u00e0 ce fl\u00e9au                     \u00e9tait de 1,281 sur 9,033 cas\u00a0; en 1964, on n&rsquo;a                     relev\u00e9 que neuf morts, et le nombre de cas par cent                     milliers d&rsquo;habitants a \u00e9t\u00e9 trop faible pour                     \u00eatre enregistr\u00e9. <\/p>\n<p> Il ne faudrait certes pas laisser p\u00e9ricliter des                     recherches qui ont permis de r\u00e9aliser des progr\u00e8s                     aussi importants, car les m\u00eames exploits se sont r\u00e9p\u00e9t\u00e9s                     dans la lutte contre plusieurs autres maladies, notamment                     la variole, la tuberculose, le diab\u00e8te, la coqueluche                     et la scarlatine. Les d\u00e9penses consacr\u00e9es par                     le Canada aux recherches m\u00e9dicales en 1964-1965 se                     chiffrent \u00e0 10.9 millions de dollars. En s&rsquo;en tenant                     \u00e0 la proportion entre notre produit national brut et                     celui des \u00c9tats-Unis, le montant en serait de 90 millions                     de dollars, et de 126 millions de dollars en se basant sur                     la population respective des deux pays. <\/p>\n<p> Il est \u00e0 noter, dit l&rsquo;Association m\u00e9dicale                     canadienne, que l\u00e0 o\u00f9 on n\u00e9glige les                     recherches, le niveau des services m\u00e9dicaux tend \u00e0                     s&rsquo;abaisser. Selon le directeur de la Soci\u00e9t\u00e9                     canadienne de l&rsquo;arthrite et du rhumatisme, \u00ab\u00a0\u00e0                     moins que le gouvernement canadien ne change d&rsquo;attitude \u00e0                     l&rsquo;\u00e9gard de l&rsquo;encouragement \u00e0 apporter aux recherches                     m\u00e9dicales, le personnel de nos \u00e9coles de m\u00e9decine                     se composera dans quelques ann\u00e9es de professeurs et                     de dipl\u00f4m\u00e9s de second ordre&#8230; et la population                     canadienne devra, par voie de cons\u00e9quence, se contenter                     de soins de second ordre.\u00a0\u00bb <\/p>\n<h3>Le probl\u00e8me actuel<\/h3>\n<p> Si le Canada veut subvenir \u00e0 ses besoins, il lui                     faut compter pendant sept ans, dans ses universit\u00e9s,                     sur une moyenne annuelle de quarante nouveaux professeurs                     de sciences fondamentales et de soixante-dix professeurs de                     clinique \u00e0 temps complet, de m\u00eame que sur des                     rempla\u00e7ants pour les membres du corps enseignant qui                     viendraient \u00e0 \u00e9migrer, \u00e0 prendre leur                     retraite ou \u00e0 mourir. Sans un nombre suffisant de professeurs                     dans nos \u00e9coles de m\u00e9decine, affirme la Commission                     royale, tout projet d&rsquo;expansion des services de traitement                     du Canada aura de graves obstacles \u00e0 affronter. <\/p>\n<p> Le Canadien d&rsquo;aujourd&rsquo;hui d\u00e9sire jouir d&rsquo;une sant\u00e9                     aussi parfaite que possible. Il ne fait en cela qu&rsquo;ob\u00e9ir                     \u00e0 l&rsquo;une des plus anciennes aspirations de l&rsquo;humanit\u00e9,                     mais la science est parvenue \u00e0 cr\u00e9er des conditions                     o\u00f9 il est possible \u00e0 l&rsquo;homme de r\u00e9aliser                     ses voeux dans ce domaine comme dans beaucoup d&rsquo;autres. <\/p>\n<p> Hippocrate, le P\u00e8re de la m\u00e9decine, qui v\u00e9cut                     il y a 2,400 ans, s&rsquo;est fait l&rsquo;interpr\u00e8te de la culture                     de son \u00e9poque en disant que le but ultime de la m\u00e9decine                     est d&rsquo;assurer \u00e0 tous la meilleure sant\u00e9 possible.                   <\/p>\n<p> Pour atteindre ce but, les services de sant\u00e9 ont                     encore des ravins \u00e0 combler et des collines \u00e0                     aplanir. Nous avons parcouru beaucoup de chemin depuis l&rsquo;art                     rudimentaire de gu\u00e9rir des peuples primitifs, mais                     qui dira o\u00f9 le progr\u00e8s doit s&rsquo;arr\u00eater.                     La t\u00e2che exaltante de notre temps consiste pour l&rsquo;individu                     \u00e0 faire le meilleur usage des connaissances et des                     moyens dont nous disposons aujourd&rsquo;hui et pour les institutions                     \u00e0 pourvoir aux n\u00e9cessit\u00e9s \u00e9ventuelles                     de demain. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[37],"class_list":["post-2101","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-37"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 46, N\u00b0 2 - F\u00e9vrier 1965 - Les carri\u00e8res m\u00e9dicales et param\u00e9dicales - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-46-n-2-fevrier-1965-les-carrieres-medicales-et-paramedicales\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 46, N\u00b0 2 - F\u00e9vrier 1965 - Les carri\u00e8res m\u00e9dicales et param\u00e9dicales\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Si ce bulletin avait \u00e9t\u00e9 \u00e9crit en 1865 au lieu de l&rsquo;\u00eatre en 1965, au moins la moiti\u00e9 de ceux qui le lisent aujourd&rsquo;hui ne seraient plus en vie. 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