{"id":2096,"date":"1960-02-01T00:00:00","date_gmt":"1960-02-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-41-n-1-fevrier-1960-a-la-recherche-de-la-sante\/"},"modified":"2022-10-17T17:31:10","modified_gmt":"2022-10-17T17:31:10","slug":"vol-41-n-1-fevrier-1960-a-la-recherche-de-la-sante","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-41-n-1-fevrier-1960-a-la-recherche-de-la-sante\/","title":{"rendered":"Vol. 41, N\u00b0 1 &#8211; F\u00e9vrier 1960 &#8211; \u00c0 la recherche de la sant\u00e9"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">On peut comparer la sant\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle gradu\u00e9e de ces immenses affiches que les organisateurs des campagnes de bienfaisance font installer sur les places publiques pour faire conna\u00eetre le progr\u00e8s des souscriptions. Il s&rsquo;agit de savoir \u00e0 quel degr\u00e9 nous sommes dans cette \u00e9chelle. Ce qui nous manque pour atteindre l&rsquo;objectif de la sant\u00e9 parfaite.<\/p>\n<p>La sant\u00e9 n&rsquo;est pas un don que l&rsquo;on re\u00e7oit de la Fortune. Il faut la m\u00e9riter. Celui qui consid\u00e8re la sant\u00e9 comme le plus grand de tous ses biens cherche au moins \u00e0 apprendre comment on peut \u00e9viter ou att\u00e9nuer les erreurs et les dangers qui la menacent.<\/p>\n<p>L&rsquo;homme est par d\u00e9finition un animal, dou\u00e9 d&rsquo;organes d\u00e9licats et compliqu\u00e9s, expos\u00e9s \u00e0 se d\u00e9traquer. Mais c&rsquo;est un animal raisonnable, capable par son intelligence de concevoir des id\u00e9es et de les employer \u00e0 assurer le bon fonctionnement de son organisme.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 cette merveilleuse facult\u00e9 de penser et de raisonner, nous avons appris \u00e0 traiter des maladies et des blessures qui condamnaient nos anc\u00eatres \u00e0 une mort certaine. Presque partout, la lumi\u00e8re de la science a dissip\u00e9 les t\u00e9n\u00e8bres de la superstition. Le microscope ordinaire nous a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les maladies infectieuses sont caus\u00e9es non par les d\u00e9mons, mais par des micro-organismes, et le microscope \u00e9lectronique a rendu visibles les virus filtrants.<\/p>\n<p>Nos premiers progr\u00e8s dans l&rsquo;art d&rsquo;\u00eatre en bonne sant\u00e9 ont commenc\u00e9 avec l&rsquo;\u00e9tude du corps humain. \u00c0 ce propos, il est un livre pour lequel nous devons avoir le plus grand respect\u00a0: c&rsquo;est le <em>De corporis humani fabrica <\/em>(L&rsquo;architecture du corps humain), \u00e9crit en 1543 par l&rsquo;anatomiste flamand, Andr\u00e9 V\u00e9sale. En travers de la page de titre de l&rsquo;exemplaire qu&rsquo;il a offert \u00e0 la biblioth\u00e8que m\u00e9dicale, le c\u00e9l\u00e8bre professeur de l&rsquo;Universit\u00e9 McGill, Sir William Osier, a \u00e9crit cette phrase aussi br\u00e8ve que significative\u00a0: \u00ab\u00a0Ici commence la m\u00e9decine moderne\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>C&rsquo;est \u00e0 ce trait\u00e9 de m\u00e9decine r\u00e9aliste et pratique que beaucoup de malades, autrefois jug\u00e9s incurables, doivent aujourd&rsquo;hui la vie et la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9.<\/p>\n<h3>Les gens vivent plus longtemps<\/h3>\n<p>Il existe plusieurs sortes de maladies, mais le nombre de celles o\u00f9 la prudence, la m\u00e9decine et la chirurgie ne sont d&rsquo;aucun secours diminue d&rsquo;ann\u00e9e en ann\u00e9e. Certaines peuvent \u00eatre \u00e9vit\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 la vaccination et l&rsquo;immunisation (comme la variole, la typho\u00efde et la dipht\u00e9rie) ou \u00e0 des pr\u00e9cautions aseptiques (telle la fi\u00e8vre puerp\u00e9rale). D&rsquo;autres peuvent \u00eatre gu\u00e9ries par les m\u00e9dicaments, les s\u00e9rums ou les extraits organiques (comme la malaria, la dysenterie et l&rsquo;an\u00e9mie pernicieuse). D&rsquo;autres enfin sont soulag\u00e9es, sinon gu\u00e9ries, par les rem\u00e8des (tels le diab\u00e8te et la fi\u00e8vre des foins). La chirurgie sauve beaucoup de vies, notamment dans les cas d&rsquo;inflammation de certains organes et m\u00eame de cancer lorsqu&rsquo;ils sont pris \u00e0 temps.<\/p>\n<p>Ceux qui savent profiter des progr\u00e8s de la science m\u00e9dicale vivent plus longtemps et plus heureux. La simple pens\u00e9e du durcissement des art\u00e8res fait fr\u00e9mir bien des gens, mais il est un autre durcissement qui peut nous priver encore plus s\u00fbrement de la sant\u00e9\u00a0: c&rsquo;est le durcissement de l&rsquo;esprit contre le progr\u00e8s. Quand un homme s&rsquo;enfonce dans ses habitudes, qu&rsquo;il se r\u00e9signe \u00e0 la souffrance, qu&rsquo;il refuse de se tenir au courant des moyens de fortifier sa sant\u00e9 et fait fi de la m\u00e9decine pr\u00e9ventive, il tend les bras \u00e0 la maladie et s&rsquo;expose ainsi inutilement \u00e0 la douleur et \u00e0 une mort pr\u00e9matur\u00e9e.<\/p>\n<p>D\u00e9j\u00e0 en 1621, Robert Burton affirmait dans son <em>Anatomie de la m\u00e9lancolie<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0Certains m\u00e9decins soutiennent qu&rsquo;il n&rsquo;est pas une seule p\u00e9riode de la vie humaine qui ne puisse \u00eatre prolong\u00e9e par la temp\u00e9rance et la m\u00e9decine.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Par suite du d\u00e9clin continuel de la mortalit\u00e9 depuis le d\u00e9but du pr\u00e9sent si\u00e8cle, les mari\u00e9s d&rsquo;aujourd&rsquo;hui ont beaucoup plus de chances que ceux d&rsquo;autrefois de c\u00e9l\u00e9brer leurs noces d&rsquo;or. En fait, les probabilit\u00e9s sont plus que deux fois plus grandes qu&rsquo;auparavant.<\/p>\n<p>Quelles sont les causes de cette am\u00e9lioration\u00a0? Tout d&rsquo;abord, les recherches et les d\u00e9couvertes scientifiques qui nous ont fourni les moyens de combattre la maladie et d&rsquo;accro\u00eetre la sant\u00e9. Puis &#8211; et ici le bon sens personnel a une grande importance &#8211; l&rsquo;acceptation de ce que nous offrent les progr\u00e8s de la science dans les domaines de l&rsquo;alimentation, de la pr\u00e9vention des maladies, de l&rsquo;hygi\u00e8ne et des mesures de sant\u00e9 publique comme l&rsquo;inspection du lait et la filtration de l&rsquo;eau.<\/p>\n<p>On se demande parfois pourquoi les femmes vivent plus longtemps que les hommes. C&rsquo;est un fait qui ressort de toutes les tables comparatives. L&rsquo;une des raisons de cet \u00e9tat de choses est que les femmes ont plus soin d&rsquo;elles. Elles attachent plus d&rsquo;attention aux malaises et aux petites douleurs, qui sont quelquefois le signe d&rsquo;un trouble plus grave. Elles h\u00e9sitent moins \u00e0 consulter, \u00e0 se soumettre \u00e0 des examens p\u00e9riodiques et \u00e0 suivre les conseils du m\u00e9decin.<\/p>\n<h3>Les maladies mortelles<\/h3>\n<p>La romanci\u00e8re de renomm\u00e9e mondiale, Mary Roberts Rinehart, disait un jour \u00e0 un \u00e9crivain, en 1947\u00a0: \u00ab\u00a0Oui, j&rsquo;ai eu un cancer.\u00a0\u00bb Puis elle ajoutait\u00a0: \u00ab\u00a0L&rsquo;homme et la femme modernes n&rsquo;ont rien \u00e0 craindre de la plupart des cas de cancer. Rien sauf la n\u00e9gligence\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Des milliers de savants \u00e9tudient actuellement le probl\u00e8me du cancer, et il est logique de supposer que ce redoutable fl\u00e9au, tout comme tant d&rsquo;autres maladies pour lesquelles on croyait jadis que la m\u00e9decine ne pouvait rien, finira par \u00eatre vaincu.<\/p>\n<p>Le cancer est une affection qu&rsquo;il faut tenter de d\u00e9pister le plus t\u00f4t possible, car seul le diagnostic pr\u00e9coce et le traitement imm\u00e9diat peuvent en enrayer l&rsquo;\u00e9volution. Voici ce qu&rsquo;on lit dans une brochure sur l&rsquo;hygi\u00e8ne dentaire publi\u00e9e en 1959 par le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 nationale et du Bien-\u00eatre social\u00a0: \u00ab\u00a0On aurait pu pr\u00e9venir au moins huit sur dix des morts caus\u00e9es par le cancer de la bouche si l&rsquo;on avait d\u00e9couvert et trait\u00e9 le mal dans ses premi\u00e8res phases.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Mais l&rsquo;auto-diagnostic ne suffit pas. La douleur ne nous renseigne pas sur la gravit\u00e9 d&rsquo;une tumeur. Toute excroissance devrait \u00eatre examin\u00e9e sans tarder par un m\u00e9decin. Il n&rsquo;y a qu&rsquo;un petit nombre des tumeurs qui sont malignes, mais seul un homme de l&rsquo;art peut les reconna\u00eetre.<\/p>\n<p>Les ouvrages sur le coeur et le sang ne se comptent plus, et pourtant il n&rsquo;est pas un organe ni un syst\u00e8me du corps humain sur lequel nous ayons encore tant de choses \u00e0 apprendre. Notre coeur bat pr\u00e8s de quarante millions de fois en un an. C&rsquo;est un moteur dont la puissance est \u00e9valu\u00e9e \u00e0 1\/240 de cheval vapeur\u00a0; il est assez fort pour pomper environ dix tonnes de sang par jour dans l&rsquo;organisme. Aussi est-il sage de traiter ce m\u00e9canisme d\u00e9licat avec le plus grand soin et de conna\u00eetre les r\u00e8gles prescrites pour le maintenir en bon \u00e9tat.<\/p>\n<p>Ce ne sont pas seulement la pompe et la tuyauterie o\u00f9 circule le sang qui peuvent se d\u00e9ranger, mais aussi le sang lui-m\u00eame. Les d\u00e9rangements les plus communs sont ici l&rsquo;an\u00e9mie, qui est une insuffisance des globules rouges du sang, et la leuc\u00e9mie qui est une prolif\u00e9ration des globules blancs. S&rsquo;en remettre aux potins dans ce domaine est une chose dangereuse. Seul le m\u00e9decin peut faire le diagnostic et prescrire le traitement.<\/p>\n<p>Le cardiaque tient sa vie entre ses mains. Le m\u00e9decin pourra lui dire quoi faire, lui donner de bons conseils, mais c&rsquo;est au malade de d\u00e9cider s&rsquo;il adoptera d\u00e9sormais un nouveau mode de vie ou s&rsquo;il abr\u00e9gera ses jours en exc\u00e9dant les possibilit\u00e9s de son coeur ou de ses art\u00e8res. Il est beaucoup plus facile de rem\u00e9dier \u00e0 une petite d\u00e9faillance que d&rsquo;avoir \u00e0 subir une remise en \u00e9tat g\u00e9n\u00e9rale. D&rsquo;o\u00f9 la sagesse de faire surveiller r\u00e9guli\u00e8rement son appareil circulatoire &#8211; au moins une fois l&rsquo;an &#8211; m\u00eame si tout semble bien aller.<\/p>\n<p>Sir William Osler, qui avait le don des formules frappantes et pleines de sens disait un jour que beaucoup d&rsquo;hommes devaient leur salut \u00e0 une attaque cardiaque. Ce qui veut dire que l&rsquo;homme ainsi averti de la faiblesse de son coeur peut vivre encore vingt ans ou plus s&rsquo;il sait prendre soin de sa sant\u00e9 et se limiter \u00e0 une activit\u00e9 en rapport avec ses forces.<\/p>\n<p>La tuberculose, jadis consid\u00e9r\u00e9e comme la faucheuse par excellence, est pass\u00e9e, au cours des cinquante derni\u00e8res ann\u00e9es, du premier au septi\u00e8me rang parmi les causes de d\u00e9c\u00e8s, mais elle constitue encore un important probl\u00e8me.<\/p>\n<p>La tache qui s&rsquo;impose aujourd&rsquo;hui est de d\u00e9pister la tuberculose afin de pouvoir la traiter avant qu&rsquo;elle ne s&rsquo;aggrave. Mais ici encore personne ne peut s&rsquo;examiner et \u00e9tablir son propre diagnostic.<\/p>\n<p>Les examens radiographiques gratuitement offerts au public par l&rsquo;Association canadienne antituberculeuse a permis de d\u00e9couvrir d&rsquo;innombrables cas de primo-infection et de r\u00e9-infection chez des gens qui ne se savaient pas atteints de ce mal sournois.<\/p>\n<p>Ce qu&rsquo;il y a de plus navrant, c&rsquo;est que tant de monde n\u00e9glige de profiter des avantages mis \u00e0 leur disposition et pr\u00e9f\u00e8re tra\u00eener l&rsquo;existence mis\u00e9rable des mal-portants plut\u00f4t que de se faire soigner.<\/p>\n<p>La poliomy\u00e9lite, qui provoque souvent de graves infirmit\u00e9s, devient de moins en moins mortelle d&rsquo;ann\u00e9e en ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Les connaissances m\u00e9dicales sur cette maladie sont en progression sur tous les fronts. Les d\u00e9couvertes faites r\u00e9cemment dans les techniques de laboratoire nous fourniront sans doute de pr\u00e9cieuses indications sur la cause de ce mal, tout comme la m\u00e9decine nous a apport\u00e9 de meilleurs moyens d&rsquo;en traiter les effets.<\/p>\n<p>L&rsquo;une des principales t\u00e2ches qu&rsquo;il reste \u00e0 accomplir pour vaincre la polio est d&rsquo;\u00e9tendre les bienfaits de la vaccination \u00e0 toute la population. Il a fallu pr\u00e8s de 25 millions de dollars de dons et dix-sept ans de recherches pour permettre \u00e0 nos connaissances sur la poliomy\u00e9lite d&rsquo;atteindre le stade de la fabrication du vaccin Salk. L&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie qui a frapp\u00e9 le Canada et les \u00c9tats-Unis en 1959 est due en grande partie \u00e0 notre refus de nous pr\u00e9valoir du vaccin que nous offraient gratuitement les services de sant\u00e9.<\/p>\n<h3>Les maladies non mortelles<\/h3>\n<p>La plupart du temps, nos souffrances ne sont pas caus\u00e9es par les grandes maladies mortelles, mais plut\u00f4t par certains troubles, comme le rhumatisme, l&rsquo;allergie, le mal de t\u00eate et le rhume.<\/p>\n<p>M\u00eame si le rhumatisme entra\u00eene rarement la mort, il est beaucoup plus fr\u00e9quent que toute autre maladie chronique, et seuls les troubles nerveux et mentaux causent plus de ravages que lui. Il est \u00e0 l&rsquo;origine d&rsquo;une multitude de maladies et de souffrances.<\/p>\n<p>Le terme \u00ab\u00a0rhumatisme\u00a0\u00bb d\u00e9signe un ensemble d&rsquo;affections douloureuses qui atteignent les articulations et les muscles. L&rsquo;arthrite fait partie de cette cat\u00e9gorie.<\/p>\n<p>L\u00e0 encore la meilleure chose \u00e0 faire est de consulter le m\u00e9decin sans tarder. Si on lui fournit la possibilit\u00e9 de commencer les traitements au d\u00e9but de la maladie, le praticien pourra soumettre son malade \u00e0 un r\u00e9gime qui fera dispara\u00eetre la douleur et entravera les progr\u00e8s du mal.<\/p>\n<p>Le diab\u00e8te, caus\u00e9 par la carence d&rsquo;une hormone essentielle qui assur\u00e9 la bonne assimilation des aliments, a \u00e9t\u00e9 mis en \u00e9chec au cours des quarante derni\u00e8res ann\u00e9es gr\u00e2ce aux recherches du Dr F.C. Banting et de son aide C.H. Best, simple \u00e9tudiant en m\u00e9decine.<\/p>\n<p>Il y a plusieurs raisons pour lesquelles il importe de ne pas n\u00e9gliger le diab\u00e8te. En effet, cette maladie peut causer la mort directement, sans compter que le diab\u00e9tique est plus sujet aux infections et au durcissement anormal des art\u00e8res. On ne conna\u00eet que deux rem\u00e8des contre le diab\u00e8te\u00a0: l&rsquo;insuline et le r\u00e9gime. La cure est d&rsquo;autant plus efficace qu&rsquo;on la commence plus t\u00f4t. Pris \u00e0 temps et soign\u00e9 comme il se doit, le diab\u00e8te ne cause, la plupart du temps, que de petits ennuis.<\/p>\n<p>L&rsquo;allergie, maladie tr\u00e8s r\u00e9pandue, est la source de tant d&rsquo;incommodit\u00e9s que les hommes de science se sont acharn\u00e9s \u00e0 lui trouver une cause commune afin de pouvoir la combattre avec succ\u00e8s, mais il reste encore beaucoup \u00e0 apprendre \u00e0 son sujet.<\/p>\n<p>Le meilleur traitement consiste \u00e0 \u00e9viter tout contact avec l&rsquo;agent irritant, ce qui peut obliger le malade \u00e0 changer de r\u00e9gime, de climat, de v\u00eatement, voire \u00e0 quitter la maison qui contient une certaine poussi\u00e8re nocive. En d\u00e9pit de ses progr\u00e8s remarquables au cours des vingt derni\u00e8res ann\u00e9es, la science m\u00e9dicale ne peut encore rien faire pour venir en aide aux personnes qui, allergiques au poil de chat, s&rsquo;ent\u00eatent \u00e0 vouloir caresser leurs minets.<\/p>\n<p>L&rsquo;asthme appartient \u00e0 la grande famille des allergies. Si, par exemple, une personne est allergique au pollen des fleurs, il suffira du moindre contact avec ce pollen pour d\u00e9clencher la r\u00e9action allergique qu&rsquo;est l&rsquo;asthme. Il y a tellement de gens qui souffrent chaque ann\u00e9e d&rsquo;asthme et de fi\u00e8vre des foins que le bien g\u00e9n\u00e9ral semblerait exiger que chaque municipalit\u00e9 adopte des r\u00e8glements obligeant les gens \u00e0 d\u00e9truire les mauvaises herbes de leurs jardins, des terrains vacants et m\u00eame des foss\u00e9s qui bordent les routes.<\/p>\n<p>Le mal de t\u00eate est peut \u00eatre le plus fr\u00e9quent de tous les malaises. Ce n&rsquo;est pas, en soi, une maladie attribuable \u00e0 une cause particuli\u00e8re, mais l&rsquo;indice d&rsquo;un d\u00e9sordre quelconque dans l&rsquo;organisme. Il r\u00e9sulte ordinairement de la fatigue, de l&rsquo;infection, d&rsquo;une allergie ou d&rsquo;une blessure, mais il est le plus souvent imputable aux contrari\u00e9t\u00e9s d&rsquo;ordre physique, intellectuel ou \u00e9motif.<\/p>\n<p>Il suffit la plupart du temps d&rsquo;un comprim\u00e9 pour soulager nos maux de t\u00eate, mais s&rsquo;ils se r\u00e9p\u00e8tent trop souvent, il vaut mieux consulter le m\u00e9decin.<\/p>\n<p>Parmi les myst\u00e8res que la m\u00e9decine n&rsquo;a pas encore r\u00e9ussi \u00e0 percer, le plus d\u00e9concertant est certainement le rhume ordinaire et les malaises que nous d\u00e9signons sous le nom de \u00ab\u00a0grippe\u00a0\u00bb. Tout ce que la science a trouv\u00e9 de mieux pour le rhume, c&rsquo;est de le rendre plus supportable.<\/p>\n<p>S&rsquo;il faut \u00e9viter de n\u00e9gliger un rhume, c&rsquo;est afin de pouvoir pr\u00e9venir toute complication ult\u00e9rieure, comme la pneumonie ou autre infection des voies respiratoires. La pneumonie se soigne avec succ\u00e8s \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;antibiotiques, mais le rhume r\u00e9siste \u00e0 tous ces rem\u00e8des magiques.<\/p>\n<p>L&rsquo;influenza est une infection aigu\u00eb des voies respiratoires de caract\u00e8re \u00e9pid\u00e9mique, qui frappe chaque ann\u00e9e des millions de gens. Aujourd&rsquo;hui, les inoculations nous permettent de nous immuniser contre certaines sortes d&rsquo;influenza, et il n&rsquo;est que sage d&rsquo;avoir recours \u00e0 cette pr\u00e9caution.<\/p>\n<h3>\u00c0 quand l&rsquo;immunisation g\u00e9n\u00e9rale\u00a0?<\/h3>\n<p>Pourquoi tout le monde n&rsquo;est-il pas immunis\u00e9 contre toutes les maladies pour lesquelles les savants du monde m\u00e9dical ont trouv\u00e9 des rem\u00e8des\u00a0? Au-dessus de l&rsquo;entr\u00e9e d&rsquo;une r\u00e9cente exposition scientifique, on pouvait lire ces paroles de Robert Koch, d\u00e9couvreur du bacille de la tuberculose\u00a0: \u00ab\u00a0Il est possible \u00e0 l&rsquo;homme de bannir de la terre toutes les maladies infectieuses\u00a0\u00bb. Il semble incroyable que la dipht\u00e9rie, la diarrh\u00e9e, l&rsquo;ent\u00e9rite et la fi\u00e8vre typho\u00efde aient \u00e9t\u00e9 au nombre des dix principales causes de mortalit\u00e9, il y a cinquante ans, et qu&rsquo;elles figurent aujourd&rsquo;hui presque au bas de la liste des maladies mortelles. Mais nous n&rsquo;avons aucune raison de nous endormir sur nos lauriers, alors que tant de d\u00e9c\u00e8s pourraient \u00eatre \u00e9vit\u00e9s par l&rsquo;immunisation.<\/p>\n<p>L&rsquo;histoire des antibiotiques est d\u00e9j\u00e0 ancienne, mais elle a franchi une \u00e9tape capitale en 1928, ann\u00e9e o\u00f9 le Dr Alexander Fleming r\u00e9ussit \u00e0 isoler la p\u00e9nicilline. Cette pr\u00e9cieuse substance compte maintenant parmi nos \u00ab\u00a0rem\u00e8des-miracle\u00a0\u00bb. Comme pour les autres antibiotiques, son emploi doit \u00eatre r\u00e9glement\u00e9 par le m\u00e9decin, qui en conna\u00eet les possibilit\u00e9s et les limites. En effet, quelques-uns de ces m\u00e9dicaments peuvent \u00eatre tr\u00e8s dangereux si on les prend \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re.<\/p>\n<p>L&rsquo;ignorance des lois de la sant\u00e9 et l&rsquo;ignorance des progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s par la science m\u00e9dicale ne sont plus une excuse pour \u00eatre malade. Les gens instruits, et m\u00eame ceux qui se targuent de l&rsquo;\u00eatre, peuvent se permettre de m\u00e9conna\u00eetre l&rsquo;hygi\u00e8ne et la science, mais il ne leur est plus permis de plaider l&rsquo;ignorance pour se faire pardonner leurs b\u00eatises. C&rsquo;est Montaigne qui \u00e9crivait\u00a0: \u00ab\u00a0Il ne faut pas plaindre le malade qui a tout ce qu&rsquo;il faut pour se soigner\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Il y a enfin un autre domaine de la sant\u00e9 qui nous a livr\u00e9 son secret\u00a0: celui de l&rsquo;influence de l&rsquo;esprit sur le corps et de l&rsquo;influence du corps sur l&rsquo;esprit. Toute maladie organique a des r\u00e9percussions sur les \u00e9motions et sur l&rsquo;esprit, tout comme les troubles \u00e9motifs affectent le corps. La col\u00e8re, la haine, le chagrin, l&rsquo;inqui\u00e9tude et la peur sont autant de poisons qui minent la vitalit\u00e9.<\/p>\n<h3>S&rsquo;adresser \u00e0 qui de droit<\/h3>\n<p>Nous devrions imiter l&rsquo;araign\u00e9e dont parle Oliver Goldsmith dans son <em>History of Animated Nature<\/em>\u00a0: trouvant une gu\u00eape dans sa toile, elle s&#8217;empresse de briser tous les fils qui retiennent cette derni\u00e8re prisonni\u00e8re et fait tout en son pouvoir pour lib\u00e9rer un adversaire aussi redoutable.<\/p>\n<p>Il ne s&rsquo;agit pas ici de glorifier la peur, mais simplement de faire remarquer une fois de plus que la meilleure fa\u00e7on d&rsquo;avoir une bonne sant\u00e9, c&rsquo;est encore de prendre toutes les pr\u00e9cautions possibles. Il nous faut tenir compte des signes avant-coureurs de trouble, proc\u00e9der \u00e0 un inventaire p\u00e9riodique, accepter les mesures pr\u00e9ventives que nous offre la science, \u00e9viter les exc\u00e8s de table et autres habitudes nocives, enfin nous servir de notre jugement.<\/p>\n<p>La recherche de la sant\u00e9 ne doit pas nous faire oublier la faiblesse de nos connaissances m\u00e9dicales. Nos th\u00e9ories personnelles sur les maladies et notre fa\u00e7on de les soigner risquent fort de nous apporter des d\u00e9boires, parce que m\u00eame si l&rsquo;abus des rem\u00e8des ne cause pas toujours des ravages irr\u00e9m\u00e9diables, ce n&rsquo;est certainement pas le moyen de s&rsquo;assurer une bonne sant\u00e9.<\/p>\n<p>Il vaut infiniment mieux consulter un bon m\u00e9decin. Or, aujourd&rsquo;hui, nous avons \u00e0 notre disposition tout ce qu&rsquo;il faut en fait de personnes comp\u00e9tentes, d&rsquo;institutions et de mat\u00e9riel.<\/p>\n<h3>Une grande t\u00e2che \u00e0 accomplir<\/h3>\n<p>On juge de la sant\u00e9 d&rsquo;une collectivit\u00e9 d&rsquo;apr\u00e8s la mortalit\u00e9 et la morbidit\u00e9 de sa population. En effet, le taux des d\u00e9c\u00e8s et des cas de maladie r\u00e9v\u00e8le les succ\u00e8s ou les revers de son programme de sant\u00e9. Mais en fin de compte la sant\u00e9 est l&rsquo;affaire de tout le monde, et chacun doit s&rsquo;assurer qu&rsquo;on fait vraiment du mieux qu&rsquo;on peut dans ce domaine.<\/p>\n<p>Cependant, nous pourrions peut-\u00eatre accomplir beaucoup plus pour la sant\u00e9 si nous unissions nos efforts \u00e0 ceux de tous nos concitoyens.<\/p>\n<p>Pourquoi n&rsquo;existerait-il pas un comit\u00e9 d&rsquo;hygi\u00e8ne tr\u00e8s actif au sein de chaque association de parents et instituteurs, de chaque chambre de commerce, de chaque section du Conseil national des femmes, de chaque cercle d&rsquo;hommes d&rsquo;affaires\u00a0? Ce comit\u00e9 se ferait en quelque sorte le \u00ab\u00a0champion\u00a0\u00bb de la sant\u00e9, afin que tous &#8211; enfants et adultes &#8211; b\u00e9n\u00e9ficient de la meilleure sant\u00e9 possible.<\/p>\n<p>Dans ses programmes de t\u00e9l\u00e9vision, la Soci\u00e9t\u00e9 Radio-Canada et les postes priv\u00e9s, en collaboration avec la Ligue canadienne de sant\u00e9, pourraient faire \u00e9norm\u00e9ment dans le domaine de la recherche de la sant\u00e9.<\/p>\n<p>L&rsquo;Association m\u00e9dicale canadienne et les h\u00f4pitaux affili\u00e9s aux universit\u00e9s pourraient fort bien, chaque semaine, pr\u00e9parer des programmes destin\u00e9s \u00e0 renseigner les gens sur la fa\u00e7on de vivre plus heureux en jouissant d&rsquo;une meilleure sant\u00e9.<\/p>\n<p>Pourquoi la collectivit\u00e9 et la t\u00e9l\u00e9vision ne feraient-elles pas appel aussi au concours des nombreux autres organismes qui se consacrent \u00e0 la propagation de la sant\u00e9, comme la Soci\u00e9t\u00e9 canadienne de l&rsquo;arthrite et du rhumatisme, l&rsquo;Association canadienne d&rsquo;hygi\u00e8ne, d&rsquo;\u00e9ducation physique et de r\u00e9cr\u00e9ation, la Soci\u00e9t\u00e9 canadienne du cancer, l&rsquo;Association canadienne de di\u00e9t\u00e9tique, la Canadian Heart Association, l&rsquo;Association canadienne d&rsquo;hygi\u00e8ne mentale, l&rsquo;Association canadienne antituberculeuse, etc.\u00a0?<\/p>\n<p>Que de talents on pourrait ainsi mettre \u00e0 contribution\u00a0! Toutes ces associations, toutes ces soci\u00e9t\u00e9s, avec leurs ramifications dans chaque province, unissant leurs efforts \u00e0 ceux des organisations locales ou paroissiales et des postes de t\u00e9l\u00e9vision, pourraient avantageusement nous indiquer la voie \u00e0 suivre dans la recherche de la sant\u00e9.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[32],"class_list":["post-2096","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-32"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 41, N\u00b0 1 - F\u00e9vrier 1960 - \u00c0 la recherche de la sant\u00e9 - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-41-n-1-fevrier-1960-a-la-recherche-de-la-sante\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 41, N\u00b0 1 - F\u00e9vrier 1960 - \u00c0 la recherche de la sant\u00e9\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"On peut comparer la sant\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle gradu\u00e9e de ces immenses affiches que les organisateurs des campagnes de bienfaisance font installer sur les places publiques pour faire conna\u00eetre le progr\u00e8s des souscriptions. 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