{"id":2092,"date":"1956-02-01T00:00:00","date_gmt":"1956-02-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-37-n-2-fevrier-1956-hygiene-publique\/"},"modified":"2022-10-17T17:31:52","modified_gmt":"2022-10-17T17:31:52","slug":"vol-37-n-2-fevrier-1956-hygiene-publique","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-37-n-2-fevrier-1956-hygiene-publique\/","title":{"rendered":"Vol. 37, N\u00b0 2 &#8211; F\u00e9vrier 1956 &#8211; Hygi\u00e8ne publique"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">\u00c0 quoi sert de conna\u00eetre si bien les moyens de prot\u00e9ger notre sant\u00e9 si nous n\u00e9gligeons de les employer individuellement ou collectivement\u00a0?<\/p>\n<p>Nous pourrions vivre plus longtemps et mieux jouir de la vie si nous prenions seulement la peine de nous soigner comme les progr\u00e8s de la science nous le permettent. Pour des raisons qui ne font pas honneur \u00e0 notre intelligence nous haussons les \u00e9paules quand on nous dit de consulter un m\u00e9decin, de prendre quelques jours de repos, ou m\u00eame de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 notre mani\u00e8re de vivre\u00a0: mani\u00e8re de vivre qui nous entra\u00eene peut-\u00eatre pr\u00e9matur\u00e9ment vers la tombe.<\/p>\n<p>Les chefs d&rsquo;entreprise sont probablement les premiers \u00e0 reconna\u00eetre qu&rsquo;un homme n&rsquo;est en \u00e9tat de porter de bons jugements que lorsqu&rsquo;il est en parfaite sant\u00e9. C&rsquo;est sans doute pourquoi ils sont souvent les plus chauds partisans de l&rsquo;hygi\u00e8ne publique.<\/p>\n<p>Il ne faut pas confondre \u00ab\u00a0hygi\u00e8ne publique\u00a0\u00bb avec \u00ab\u00a0services m\u00e9dicaux\u00a0\u00bb. L&rsquo;hygi\u00e8ne publique est la science et l&rsquo;art de pr\u00e9venir les maladies, de prolonger la vie et de favoriser le d\u00e9veloppement de la sant\u00e9 physique et mentale ainsi que des facult\u00e9s individuelles par des mesures collectives. Ces mesures comprennent les syst\u00e8mes sanitaires, les services prophylactiques, des cours publics d&rsquo;hygi\u00e8ne personnelle, l&rsquo;organisation d&rsquo;un personnel de m\u00e9decins et d&rsquo;infirmi\u00e8res pour le diagnostic et le traitement pr\u00e9ventif des maladies, et l&rsquo;adoption d&rsquo;un syst\u00e8me social permettant \u00e0 chaque personne de gagner assez d&rsquo;argent pour se maintenir en bonne sant\u00e9. Telle est la d\u00e9finition g\u00e9n\u00e9ralement accept\u00e9e que donne te professeur C.E.A. Winslow dans <em>Science<\/em>.<\/p>\n<h3>Le domaine provincial<\/h3>\n<p>Toutes les provinces poss\u00e8dent des services d&rsquo;hygi\u00e8ne bien organis\u00e9s et dirig\u00e9s par des fonctionnaires comp\u00e9tents.<\/p>\n<p>Les services d&rsquo;hygi\u00e8ne des provinces comprennent g\u00e9n\u00e9ralement l&rsquo;organisation centrale, c&rsquo;est-\u00e0-dire la mise en oeuvre des programmes sp\u00e9ciaux int\u00e9ressant toute la province, comme les recherches sur le cancer, l&rsquo;hygi\u00e8ne mentale et la tuberculose, et l&rsquo;am\u00e9nagement des laboratoires. Les provinces mettent leurs services consultatifs \u00e0 la disposition des autorit\u00e9s locales\u00a0; elles appliquent les r\u00e8glements concernant les services locaux\u00a0; elles fournissent les services de base dans les r\u00e9gions sans organisation municipale\u00a0; elles collaborent avec les minist\u00e8res provinciaux d&rsquo;\u00e9ducation en ce qui concerne la sant\u00e9 des \u00e9coliers, et avec les minist\u00e8res de l&rsquo;agriculture pour le traitement des maladies animales susceptibles d&rsquo;\u00eatre communiqu\u00e9es aux hommes par la viande ou le lait.<\/p>\n<p>Un monceau de pierre devant l&rsquo;\u00e9difice du Parlement, \u00e0 Fr\u00e9d\u00e9riction, rappelle un \u00e9v\u00e9nement important\u00a0: la nomination au Nouveau-Brunswick du premier ministre de la Sant\u00e9 dans l&#8217;empire britannique. L&rsquo;exemple fut suivi en Angleterre et dans d&rsquo;autres parties du monde, ce qui donna une nouvelle importance et une plus grande efficacit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;hygi\u00e8ne publique.<\/p>\n<p>Le premier laboratoire d&rsquo;hygi\u00e8ne publique en Am\u00e9rique du Nord fut \u00e9tabli en Ontario en 1890, et aujourd&rsquo;hui toutes les provinces ont des services de laboratoire et des centres d&rsquo;immunisation. L&rsquo;Ontario, dont un secr\u00e9taire, parmi d&rsquo;autres fonctions, dirigeait le service de la sant\u00e9 avec un budget (le $4,000 en 1882, a maintenant dans son minist\u00e8re de la Sant\u00e9 plus de 6,000 employ\u00e9s (dont 4,500 dans des h\u00f4pitaux mentaux) avec un budget annuel d&rsquo;environ 50 millions de dollars.<\/p>\n<h3>Domaine municipal<\/h3>\n<p>On peut r\u00e9sumer comme suit le but du service d&rsquo;hygi\u00e8ne local\u00a0: appliquer les principes de m\u00e9decine pr\u00e9ventive, pr\u00e9venir les maladies, maintenir la population en bonne sant\u00e9 et sauvegarder la vie \u00e0 tous les \u00e2ges de mani\u00e8re \u00e0 permettre \u00e0 tout le monde de vivre le plus longtemps possible. Cela demande entre autres le recueil de statistiques, un bon service sanitaire, et, dans le cas de certaines maladies infectieuses, la, quarantaine et l&rsquo;affichage.<\/p>\n<p>En termes d&rsquo;hygi\u00e8ne publique, \u00ab\u00a0service sanitaire\u00a0\u00bb implique l&rsquo;assainissement du milieu dans lequel nous vivons de mani\u00e8re \u00e0 pouvoir vivre \u00e0 la maison, travailler ou jouer, sans danger pour notre sant\u00e9 ou celle de nos voisins. Cela comprend protection des sources d&rsquo;approvisionnement, transformation et distribution des eaux et des aliments, principalement du lait et des produits laitiers, contre la contamination ou la pollution\u00a0; l&rsquo;enl\u00e8vement des d\u00e9chets humains et industriels\u00a0; la lutte contre les insectes, vermine et animaux capables de r\u00e9pandre des maladies\u00a0; la puret\u00e9 de l&rsquo;air\u00a0; les conditions de travail dans les occupations dangereuses\u00a0; la suppression des bruits qui nuisent au repos et au confort\u00a0; l&rsquo;\u00e9limination des incommodit\u00e9s publiques.<\/p>\n<p>Les municipalit\u00e9s pr\u00e9voyantes cherchent \u00e0 am\u00e9liorer les services d&rsquo;hygi\u00e8ne locale, et \u00e0 en \u00e9tendre le champ d&rsquo;action. On s&rsquo;accorde \u00e0 reconna\u00eetre que le personnel devrait consacrer tout son temps \u00e0 l&rsquo;hygi\u00e8ne publique de la localit\u00e9 et suivre des cours sp\u00e9ciaux de m\u00e9decine pr\u00e9ventive et d&rsquo;hygi\u00e8ne.<\/p>\n<p>Quelques provinces atteignent ce but par la cr\u00e9ation d&rsquo;unit\u00e9s d&rsquo;hygi\u00e8ne locale comme celles inaugur\u00e9es par la province de Qu\u00e9bec en 1926. Une unit\u00e9 d&rsquo;hygi\u00e8ne consiste en l&rsquo;union de municipalit\u00e9s urbaines et rurales dans le but de fournir un meilleur service d&rsquo;hygi\u00e8ne sous la direction d&rsquo;un personnel comp\u00e9tent. Certaines unit\u00e9s desservent un comt\u00e9, d&rsquo;autres une ville et ses faubourgs.<\/p>\n<h3>Services f\u00e9d\u00e9raux de l&rsquo;hygi\u00e8ne<\/h3>\n<p>Les services f\u00e9d\u00e9raux de l&rsquo;hygi\u00e8ne cherchent \u00e0 prot\u00e9ger le Canada contre les maladies, \u00e0 s&rsquo;assurer que les aliments, les drogues et les m\u00e9dicaments sont sans danger, et \u00e0 bannir tout ce qui pourrait \u00eatre nuisible \u00e0 la sant\u00e9. Ces services sont administr\u00e9s par le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 nationale et du Bien-\u00eatre social.<\/p>\n<p>Une division du minist\u00e8re est charg\u00e9e de s&rsquo;assurer que les aliments vendus au Canada sont purs, propres et sains, et que les drogues peuvent \u00eatre employ\u00e9es sans danger, aux fins pour lesquelles elles sont recommand\u00e9es. Cette division contr\u00f4le la manufacture, l&rsquo;\u00e9tiquetage, la publicit\u00e9 et la vente des sp\u00e9cialit\u00e9s pharmaceutiques.<\/p>\n<p>Prenez par exemple les pr\u00e9parations qui sont cens\u00e9es contenir des vitamines ou des min\u00e9raux. Elles sont analys\u00e9es pour contr\u00f4ler si le montant inscrit sur l&rsquo;\u00e9tiquette est exact.<\/p>\n<p>Il est interdit d&rsquo;offrir en vente au public tout aliment ou m\u00e9dicament destin\u00e9 au traitement de certaines maladies telles que le cancer, le diab\u00e8te, l&rsquo;\u00e9pilepsie, les maladies de coeur, la tuberculose ou les maladies v\u00e9n\u00e9riennes. Toutes ces maladies sont si graves qu&rsquo;elles exigent des soins professionnels.<\/p>\n<p>Le minist\u00e8re fait l\u00e0 un travail particuli\u00e8rement utile, en attendant que la question d&rsquo;hygi\u00e8ne soit parfaitement comprise par le public. On a beau rire des id\u00e9es baroques de nos anc\u00eatres mais il y en a encore beaucoup qui subsistent. Des personnes qui passent pour intelligentes ont foi en des rem\u00e8des qui ne sont que des superstitions, au lieu de s&rsquo;adresser au m\u00e9decin de famille ou \u00e0 une clinique publique. Le commissaire des Aliments et des Drogues des \u00c9tats-Unis a dit r\u00e9cemment\u00a0: \u00ab\u00a0Un grand nombre de vies sont perdues inutilement parce que les gens se fient \u00e0 des rem\u00e8des qui ne valent rien\u00a0\u00bb. On a trouv\u00e9 dans l&rsquo;ouest du Canada un homme qui rendait des mouchoirs de soie pour la gu\u00e9rison de diverses maladies.<\/p>\n<p>D&rsquo;autres divisions du minist\u00e8re de la Sant\u00e9 nationale et du Bien-\u00eatre social s&rsquo;occupent d&rsquo;hygi\u00e8ne professionnelle, d&rsquo;hygi\u00e8ne industrielle, d&rsquo;hygi\u00e8ne technique, de l&rsquo;examen m\u00e9dical des immigrants, de la quarantaine, des aliments et des boissons dans les trains de voyageurs, etc.<\/p>\n<h3>Programme national d&rsquo;hygi\u00e8ne<\/h3>\n<p>Le programme d&rsquo;hygi\u00e8ne nationale d\u00e9coule d&rsquo;une recommandation du rapport Rowell-Sirois de 1940. Ce rapport proposait d&rsquo;accorder des subventions f\u00e9d\u00e9rales pour la lutte contre la tuberculose, les maladies mentales, les maladies v\u00e9n\u00e9riennes et le cancer. Le programme a \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9 en 1948 et les subventions sont accord\u00e9es aux provinces pour les fins indiqu\u00e9es.<\/p>\n<p>Quoique le manque d&#8217;employ\u00e9s comp\u00e9tents et d&rsquo;autres facteurs essentiels aient restreint l&#8217;emploi des fonds disponibles, d&rsquo;importants progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 accomplis. Les services d&rsquo;hygi\u00e8ne mentale ont \u00e9t\u00e9 remarquablement agrandis. Dans les sept premi\u00e8res ann\u00e9es, 4,456 m\u00e9decins, dentistes et autres professionnels ont \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9s au personnel\u00a0; plus de 9,000 hygi\u00e9nistes ont \u00e9t\u00e9 form\u00e9s\u00a0; et l&rsquo;espace n\u00e9cessaire a \u00e9t\u00e9 fourni pour 65,000 lits en vertu de l&rsquo;aide \u00e0 la construction d&rsquo;h\u00f4pitaux.<\/p>\n<h3>Organismes b\u00e9n\u00e9voles<\/h3>\n<p>Les agences officielles d&rsquo;hygi\u00e8ne publique sont aid\u00e9es, et souvent stimul\u00e9es, par des associations b\u00e9n\u00e9voles de deux sortes\u00a0: professionnelles, comme l&rsquo;Association m\u00e9dicale canadienne, et la\u00efques, comme la Ligue de sant\u00e9 du Canada. Ce sont les associations b\u00e9n\u00e9voles qui ont ouvert la voie.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but, les entreprises \u00e9taient dirig\u00e9es par des citoyens d\u00e9vou\u00e9s au bien publie. \u00c0 mesure que les r\u00e9sultats devinrent apparents et que les d\u00e9penses s&rsquo;accrurent au del\u00e0 des moyens de simples particuliers, les gouvernements y particip\u00e8rent sur diff\u00e9rents plans.<\/p>\n<p>Ces associations b\u00e9n\u00e9voles s&rsquo;occupent de tout ce qui a trait \u00e0 la sant\u00e9. Les unes sont nationales, d&rsquo;autres provinciales ou locales. Elles s&rsquo;int\u00e9ressent au bien-\u00eatre de l&rsquo;enfance, \u00e0 la pr\u00e9vention de la c\u00e9cit\u00e9, au traitement de l&rsquo;arthrite et des rhumatismes ainsi que du diab\u00e8te, servent comme auxiliaires dans les h\u00f4pitaux, donnent des cours d&rsquo;hygi\u00e8ne dans les \u00e9coles, visitent les malades mentaux, fournissent les aliments utiles aux indigents, et rendent des centaines d&rsquo;autres services.<\/p>\n<p>La mieux connue est la Ligue de sant\u00e9 du Canada qui, depuis 35 ans, pr\u00eache et pratique l&rsquo;enseignement de l&rsquo;hygi\u00e8ne, sp\u00e9cialement dans le domaine de la pr\u00e9vention des maladies, collabore avec les services officiels d&rsquo;hygi\u00e8ne, et aide les autres associations b\u00e9n\u00e9voles de ses conseils et de tous les moyens possibles. Voir \u00e0 cet \u00e9gard le num\u00e9ro du 26 novembre 1955 de <em>Maclean&rsquo;s<\/em>.<\/p>\n<p>Le Dr. Gordon Bates, directeur de la Ligue depuis ses d\u00e9buts, estime que la plupart des 125,000 Canadiens qui meurent chaque ann\u00e9e auraient v\u00e9cu plus longtemps et que la plupart des malades auraient conserv\u00e9 leur sant\u00e9 si la question d&rsquo;hygi\u00e8ne avait \u00e9t\u00e9 mieux comprise par eux et par les autorit\u00e9s locales. Les maladies qu&rsquo;on aurait pu pr\u00e9venir co\u00fbtent cher en souffrances, diminution de rendement industriel, pauvret\u00e9 inutile et d\u00e9c\u00e8s.<\/p>\n<h3>R\u00e9sultats encourageants<\/h3>\n<p>M\u00eame aujourd&rsquo;hui, un grand nombre de rapports provinciaux annoncent de mois en mois, \u00ab\u00a0aucun cas de typho\u00efde, aucun cas de dipht\u00e9rie\u00a0\u00bb. Depuis l&#8217;emploi d&rsquo;une nouvelle forme de th\u00e9rapie dans la lutte anti-tuberculeuse, les cas de d\u00e9c\u00e8s diminuent de plus en plus rapidement. Aux \u00c9tats-Unis, les chiffres complets pour 1955 indiqueront probablement pour la premi\u00e8re fois moins de 10 d\u00e9c\u00e8s par 100,000, c&rsquo;est-\u00e0-dire la moiti\u00e9 de 1951 et moins qu&rsquo;un cinqui\u00e8me de ceux d&rsquo;il y a vingt ans. Les cas de d\u00e9c\u00e8s chez les enfants au-dessous de 15 ans n&rsquo;arrivent pas au dixi\u00e8me de ceux d&rsquo;il y a vingt ans.<\/p>\n<p>Le Canada combat de plus en plus vigoureusement la tuberculose depuis le commencement de ce si\u00e8cle. Les services d&rsquo;hygi\u00e8ne publique fournissent gratuitement des diagnostics et des examens radiographiques dans les usines, les bureaux et les \u00e9coles. Les malades sont trait\u00e9s gratuitement dans les sanatoriums provinciaux. Plusieurs provinces emploient un vaccin prophylactique (B.C.G.) pour immuniser les nouveaux n\u00e9s et les enfants.<\/p>\n<p>Une d\u00e9couverte du Dr. Edith Mankiewicz et de son personnel au Royal Edward Laurentian Hospital Montr\u00e9al, annonc\u00e9e en d\u00e9cembre, facilitera beaucoup la lutte contre la tuberculose. Cette d\u00e9couverte permet de r\u00e9duire d&rsquo;au moins trois semaines le temps n\u00e9cessaire pour d\u00e9couvrir la maladie.<\/p>\n<p>Une autre maladie mortelle d&rsquo;autrefois, la typho\u00efde, est en train de dispara\u00eetre. Le Dr. Calixte Favreau, de l&rsquo;H\u00f4pital Sainte-Justine, \u00e0 Montr\u00e9al, a \u00e9crit dans <em>Health Facts<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0La pasteurisation est le moyen le plus pratique, le plus \u00e9conomique, le plus simple et le plus s\u00fbr, d&rsquo;obtenir du lait pur et non-contamin\u00e9 pour les enfants\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Mais la pasteurisation n&rsquo;est pas encore g\u00e9n\u00e9rale au Canada, et le Dr. Bates dit sans d\u00e9tours\u00a0: \u00ab\u00a0des millions de Canadiens s&rsquo;exposent encore \u00e0 la maladie et \u00e0 la mort en buvant du lait non-pasteuris\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La polio, dont on parle tant depuis dix ans, est combattue au moyen du vaccin de Salk. Mais il est encore trop t\u00f4t pour d\u00e9duire des statistiques qu&rsquo;elle a \u00e9t\u00e9 vaincue. Le ministre de la Sant\u00e9 de l&rsquo;Ontario a d\u00e9clar\u00e9 en d\u00e9cembre que, gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;emploi du vaccin, le pourcentage des d\u00e9c\u00e8s pendant la saison d&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie en 1955, n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 que la moiti\u00e9 du chiffre de 1954.<\/p>\n<p>La dipht\u00e9rie, qui causait autrefois la mort de milliers de b\u00e9b\u00e9s et d&rsquo;enfants, a presque disparu gr\u00e2ce \u00e0 la d\u00e9couverte du Dr. Gustav Ramson, en France. Toronto n&rsquo;a pas eu de d\u00e9c\u00e8s pour la premi\u00e8re fois en 1940, et n&rsquo;a souvent m\u00eame aucun cas de dipht\u00e9rie pendant l&rsquo;ann\u00e9e. Dans tout le Canada il n&rsquo;y a eu que 15 cas de d\u00e9c\u00e8s en 1953.<\/p>\n<p>Tout cela est d\u00fb aux efforts incessants de la Ligue de sant\u00e9 du Canada en collaboration avec les minist\u00e8res de l&rsquo;hygi\u00e8ne. Quand le Canada n&rsquo;avait que neuf millions d&rsquo;habitants, nous avons eu dix mille cas de dipht\u00e9rie en une seule ann\u00e9e, et treize cents d\u00e9c\u00e8s. Gr\u00e2ce \u00e0 une campagne d&rsquo;\u00e9ducation de trente ann\u00e9es, il a \u00e9t\u00e9 possible d&rsquo;annoncer qu&rsquo;il n&rsquo;y avait eu que 132 cas de dipht\u00e9rie en 1953.<\/p>\n<h3>Hygi\u00e8ne mentale<\/h3>\n<p>Les services d&rsquo;hygi\u00e8ne publique attaquent avec une vigueur nouvelle le formidable probl\u00e8me de l&rsquo;hygi\u00e8ne mentale. On estime qu&rsquo;il y a toujours au Canada 112,000 personnes qui souffrent de maladies mentales et 915,000 qui en sont en partie afflig\u00e9es. Les statistiques compil\u00e9es par le Bureau f\u00e9d\u00e9ral de la statistique, l&rsquo;Organisation mondiale de la sant\u00e9 et la Fondation de recherches sur l&rsquo;alcoolisme indiquent entre autres\u00a0: 66,000 personnes dans les h\u00f4pitaux mentaux et \u00e9coles de formation\u00a0; 150,000 victimes de l&rsquo;alcoolisme\u00a0; 1,800 suicides par an\u00a0; 3,000 personnes adonn\u00e9es aux narcotiques. Gr\u00e2ce \u00e0 la cr\u00e9ation de nouveaux services et \u00e0 l&rsquo;am\u00e9lioration des services existants en vertu de la subvention f\u00e9d\u00e9rale \u00e0 l&rsquo;hygi\u00e8ne mentale, la lutte contre la maladie fait d&rsquo;assez bons progr\u00e8s.<\/p>\n<p>Comme la pr\u00e9vention dans le cas des autres maladies, on estime que l&rsquo;\u00e9ducation offre les meilleures chances de r\u00e9ussite. L&rsquo;Association canadienne d&rsquo;hygi\u00e8ne mentale, \u00e9tablie en 1918, vient de lancer un nouveau programme comprenant la cr\u00e9ation de divisions provinciales et de succursales locales. Un des principaux buts est de renseigner le public non seulement sur la nature et le traitement de la maladie mais, ce qui est plus important, sur les principes d&rsquo;hygi\u00e8ne mentale et la pr\u00e9vention des crises nerveuses.<\/p>\n<p>Ce qui importe surtout dans les cas de maladie mentale, c&rsquo;est de faire comprendre aux gens qu&rsquo;il n&rsquo;y a aucune honte \u00e0 en avoir souffert. Ce genre d&rsquo;\u00e9ducation devrait commencer \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, o\u00f9 on devrait enseigner aux enfants la mani\u00e8re d&rsquo;envisager les cas de maladie mentale.<\/p>\n<h3>Probl\u00e8mes encore \u00e0 r\u00e9soudre<\/h3>\n<p>Des milliers d&rsquo;heures par an sont consacr\u00e9es aux recherches sur les probl\u00e8mes relatifs aux maladies de coeur. On a d\u00e9couvert beaucoup de nouveaux m\u00e9dicaments, mais malgr\u00e9 de nombreuses exp\u00e9riences faisant appel \u00e0 la chirurgie, \u00e0 la nutrition, au repos et au r\u00e9gime, la science n&rsquo;a pas encore trouv\u00e9 la solution. Plus que dans toute autre maladie, l&rsquo;ardente collaboration du malade est n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p>Une autre maladie, le cancer, d\u00e9fie encore la science, mais dans ce cas \u00e9galement nos connaissances actuelles permettraient de r\u00e9duire les cas de d\u00e9c\u00e8s si les gens consultaient leurs m\u00e9decins pendant que le mal est localis\u00e9. L&rsquo;Institut national du cancer et l&rsquo;Association canadienne du cancer entreprennent des recherches et des programmes d&rsquo;\u00e9ducation. Les provinces ont \u00e9tabli ou subventionn\u00e9 des cliniques de diagnostic pour permettre \u00e0 ceux qui croient \u00eatre atteints du cancer de s&rsquo;en assurer et se faire traiter de bonne heure. Le secret de la gu\u00e9rison, dans l&rsquo;\u00e9tat actuel de nos connaissances, consiste \u00e0 d\u00e9couvrir la maladie de bonne heure. Malheureusement, la plupart des gens ont peur que le diagnostic ne confirme l&rsquo;existence de la maladie. D&rsquo;o\u00f9 des d\u00e9lais qui, si courts qu&rsquo;il soient, sont souvent fatals.<\/p>\n<p>Environ deux millions de Canadiens font soigner leurs dents au cours de chaque ann\u00e9e, et ce chiffre prouve l&rsquo;utilit\u00e9 des mesures pr\u00e9ventives. Les bonnes dents contribuent \u00e0 la sant\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale. L&rsquo;hygi\u00e8ne dentaire publique consiste \u00e0 pr\u00e9venir la carie des dents, et \u00e0 prolonger la dur\u00e9e des dents par des mesures collectives.<\/p>\n<p>Il s&rsquo;agit de faire un emploi plus intelligent des mesures pr\u00e9ventives. Ces mesures comprennent une saine alimentation, un bon r\u00e9gime alimentaire, l&#8217;emploi r\u00e9gulier de la brosse \u00e0 dent, des dentifrices m\u00e9dicament\u00e9s et le soin des m\u00e2choires chez les b\u00e9b\u00e9s qui perdent leurs dents pr\u00e9matur\u00e9ment. En outre, dit la Ligue de sant\u00e9 du Canada, l&rsquo;eau municipale devrait \u00eatre fluoruris\u00e9e et les dents nouvellement perc\u00e9es soumises \u00e0 une application de fluorure.<\/p>\n<p>La carie des dents peut \u00eatre facilement \u00e9vit\u00e9e\u00a0: c&rsquo;est aux gens de s&rsquo;assurer que les mesures pr\u00e9ventives sont appliqu\u00e9es.<\/p>\n<h3>R\u00e9cr\u00e9ation<\/h3>\n<p>L&rsquo;hygi\u00e8ne publique ne saurait ignorer les exercices physiques et les sports qui reposent l&rsquo;esprit. Le Dr. J. B. Kirkpatrick, directeur de l&rsquo;\u00e9cole d&rsquo;\u00e9ducation physique de l&rsquo;Universit\u00e9 McGill dit \u00e0 ce sujet\u00a0: \u00ab\u00a0Un programme qui ne s&rsquo;occupe que de la gu\u00e9rison, ou m\u00eame de la gu\u00e9rison et de la pr\u00e9vention des maladies, est une perte de temps, d&rsquo;argent et d&rsquo;\u00e9nergie qui ne sert qu&rsquo;\u00e0 \u00ab\u00a0r\u00e9parer\u00a0\u00bb une sant\u00e9 qu&rsquo;il aurait \u00e9t\u00e9 facile de conserver intacte. Il est aussi n\u00e9cessaire de donner aux gens la chance d&rsquo;exercer leur corps et de jouer que d&rsquo;\u00eatre soign\u00e9s et inocul\u00e9s. Nous oublions trop souvent le r\u00f4le du professeur de culture physique dans la poursuite de la sant\u00e9 nationale\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h3>Ce qu&rsquo;il reste \u00e0 faire<\/h3>\n<p>M\u00eame dans un pays prosp\u00e8re et \u00e9clair\u00e9 comme le Canada, il y a des services d&rsquo;hygi\u00e8ne qui ne sont pas \u00e0 la port\u00e9e de tous\u00a0; le genre et la qualit\u00e9 des services d&rsquo;hygi\u00e8ne publique ne sont pas suffisants partout\u00a0; les programmes de pr\u00e9vention ne sont pas appliqu\u00e9s avec assez de vigueur dans certaines r\u00e9gions.<\/p>\n<p>Une grande partie du travail d&rsquo;\u00e9ducation n\u00e9cessaire retombe sur le m\u00e9decin de famille. C&rsquo;est lui qui peut le mieux se faire \u00e9couter des gens. Il lui incombe de ne jamais se d\u00e9sint\u00e9resser des aspects pr\u00e9ventifs de la m\u00e9decine si nous voulons que la sant\u00e9 nationale continue de s&rsquo;am\u00e9liorer. Il peut faire davantage par son influence personnelle que toutes les campagnes officielles de publicit\u00e9.<\/p>\n<h3>Effort personnel<\/h3>\n<p>Mais tous les meilleurs m\u00e9decins du monde et tous les fonctionnaires de l&rsquo;hygi\u00e8ne publique ne peuvent rien pour ceux qui refusent de faire leur part pour recouvrer ou conserver leur sant\u00e9. Nous faisons peu de cas de notre sant\u00e9 qui est le plus pr\u00e9cieux de nos biens. Les cliniques infantiles et maternelles, celles qui offrent des diagnostics gratuits et des traitements pour le cancer, sont ignor\u00e9es par les milliers de gens qui trouveraient avantage \u00e0 les fr\u00e9quenter. Les traitements pr\u00e9ventifs pour la coqueluche, la dipht\u00e9rie, la variole, la tuberculose et autres maladies, les gens n&rsquo;en veulent pas et souffrent en cons\u00e9quence.<\/p>\n<p>La collaboration est un mot vide de sens \u00e0 moins que chacun y mette du sien. Les gouvernements, du haut au bas de l&rsquo;\u00e9chelle, ont beau collaborer avec les m\u00e9decins, les hommes de science et les \u00e9ducateurs, mais leurs efforts combin\u00e9s ne peuvent rien pour l&rsquo;individu qui refuse de faire sa part.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[28],"class_list":["post-2092","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-28"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.4 (Yoast SEO v27.4) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 37, N\u00b0 2 - F\u00e9vrier 1956 - Hygi\u00e8ne publique - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-37-n-2-fevrier-1956-hygiene-publique\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 37, N\u00b0 2 - F\u00e9vrier 1956 - Hygi\u00e8ne publique\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"\u00c0 quoi sert de conna\u00eetre si bien les moyens de prot\u00e9ger notre sant\u00e9 si nous n\u00e9gligeons de les employer individuellement ou collectivement\u00a0? 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