{"id":2087,"date":"1951-02-01T00:00:00","date_gmt":"1951-02-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/fevrier-1951-deux-meilleurs-brins-dherbe\/"},"modified":"2022-10-17T17:55:13","modified_gmt":"2022-10-17T17:55:13","slug":"fevrier-1951-deux-meilleurs-brins-dherbe","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/fevrier-1951-deux-meilleurs-brins-dherbe\/","title":{"rendered":"F\u00e9vrier 1951 &#8211; Deux meilleurs brins d&rsquo;herbe"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Nous sommes habitu\u00e9s \u00e0 penser qu&rsquo;il suffit de d\u00e9fricher des terrains vierges pour produire davantage, mais nous oublions que les terres vierges deviennent de plus en plus rares. Nous devons, de nos jours, songer \u00e0 faire produire deux fois plus aux terres que nous cultivons. Ou bien, si nous voulons en augmenter la superficie, il faut nous contenter de terrains pauvres ou \u00e9puis\u00e9s, apr\u00e8s avoir appris \u00e0 les enrichir.<\/p>\n<p>Le sol, les plantes, les animaux et les hommes sont solidaires les uns des autres. Si nous voulons que la race humaine survive, nous devons nous appliquer a pr\u00e9server et conserver le sol. Il faut le prot\u00e9ger pour qu&rsquo;il ne soit pas emport\u00e9 par les eaux ou le vent, et l&rsquo;enrichir pour lui donner les qualit\u00e9s nutritives n\u00e9cessaires \u00e0 nos plantes.<\/p>\n<p>Rien ne sert de manger des pommes pour nous passer des docteurs, ou des carottes pour am\u00e9liorer la vue (en supposant que cela soit possible) \u00e0 moins que les pommes et les carottes n&rsquo;aient tir\u00e9 du sol et absorbe la bont\u00e9 naturelle qu&rsquo;elles devraient avoir.<\/p>\n<p>Les organismes nationaux et internationaux ont attir\u00e9 l&rsquo;attention sur le piteux \u00e9tat des peuples qui n&rsquo;ont pas assez \u00e0 manger. Il est temps que le Canada s&rsquo;occupe de cet autre aspect du probl\u00e8me. Il est n\u00e9cessaire de penser \u00e0 la qualit\u00e9 aussi bien qu&rsquo;\u00e0 la quantit\u00e9. Un bon navet a deux fois plus de valeur nutritive que deux mauvais, et si nous pouvons r\u00e9colter le m\u00eame nombre de bons navets que de mauvais, nous doublons ainsi notre production.<\/p>\n<p>Nous pouvons corriger la pauvret\u00e9 du sol par du fumier, des engrais commerciaux et une bonne gestion. Nous sommes tous expos\u00e9s \u00e0 souffrir de cette pauvret\u00e9 par nos repas quotidiens, et ces trois points int\u00e9ressent virement toutes les personnes du Canada.<\/p>\n<p>Un sol \u00e9puis\u00e9 donne de pauvres aliments. Chaque r\u00e9colte prend dans le sol une partie des min\u00e9raux qu&rsquo;il contient, et tous ceux qui ont un compte de banque savent bien qu&rsquo;il est impossible de tirer continuellement dessus sans jamais rien mettre dedans.<\/p>\n<h3>Nous d\u00e9pendons des cultivateurs<\/h3>\n<p>Notre sant\u00e9 est en grande partie entre les mains des cultivateurs. Le v\u00e9t\u00e9rinaire met des rem\u00e8des dans l&rsquo;auge pour gu\u00e9rir les maladies des bestiaux, et le m\u00e9decin prescrit des pilules et des toniques pour gu\u00e9rir ceux qui souffrent d&rsquo;une alimentation d\u00e9fectueuse, mais il appartient au cultivateur d&#8217;emp\u00eacher l&rsquo;estomac des hommes et des bestiaux de se d\u00e9traquer, en produisant des r\u00e9coltes abondamment riches en valeur nutritive.<\/p>\n<p>C&rsquo;est \u00e0 nous de rendre notre sol si productif qu&rsquo;il nous donne tous les \u00e9l\u00e9ments n\u00e9cessaires pour la croissance des plantes essentielles \u00e0 notre sant\u00e9.<\/p>\n<p>Nous ne pouvons pas juger les aliments par le go\u00fbt. Des g\u00e9n\u00e9rations d&rsquo;alimentation d\u00e9fectueuse nous ont fait perdre cette facult\u00e9 dont jouissent les animaux. Le professeur J. H. Ellis de l&rsquo;Universit\u00e9 du Manitoba, dit dans une conf\u00e9rence publi\u00e9e par le minist\u00e8re de l&rsquo;Agriculture du Manitoba, que les animaux connaissent par instinct ou par habitude les plantes qui conviennent le mieux \u00e0 leur sant\u00e9. Si on les laisse en libert\u00e9, ils \u00e9vitent les terrains pauvres et vont infailliblement aux endroits o\u00f9 le sol est fertile et riche en min\u00e9raux. Quand on leur donne le choix, ils consomment d&rsquo;abord les aliments qui sont le plus n\u00e9cessaires \u00e0 leurs besoins.<\/p>\n<p>Cela nous am\u00e8ne \u00e0 la question de volume par rapport \u00e0 la qualit\u00e9. Pouvons-nous dire que nous mangeons \u00ab\u00a0bien\u00a0\u00bb parce que nous avons assez \u00e0 manger\u00a0? Pas du tout. Il est bon d&rsquo;avoir de tout en abondance, mais abondance ne signifie pas bont\u00e9. La bont\u00e9, en ce qui concerne les r\u00e9coltes, implique les qualit\u00e9s n\u00e9cessaires aux hommes et aux animaux pour maintenir la chaleur, renouveler l&rsquo;\u00e9nergie, activer la croissance et r\u00e9parer les pertes. Il appartient aux cultivateurs de produire cette bont\u00e9, et aux proc\u00e9d\u00e9s de transformation de la conserver.<\/p>\n<h3>Ce qui est n\u00e9cessaire aux plantes<\/h3>\n<p>Passons rapidement en revue les choses que les plantes, les bestiaux et les \u00eatres humains exigent du sol. Tout cela fait partie du m\u00eame cycle de nutrition qui gouverne toutes les cellules vivantes.<\/p>\n<p>Les plantes sont des \u00eatres vivants. Elles absorbent la nourriture et la transforment en tissus et en \u00e9nergie. Elles prennent l&rsquo;\u00e9nergie des rayons de soleil pour fabriquer leurs tissus avec de la mati\u00e8re inerte.<\/p>\n<p>Mettez un enfant ou une vache sur un tas de min\u00e9raux, avec de l&rsquo;air et de l&rsquo;eau\u00a0; tous les \u00e9l\u00e9ments chimiques dont leur corps a besoin sont \u00e0 leur port\u00e9e. Ils mourront de faim parce qu&rsquo;ils ne poss\u00e8dent pas la facult\u00e9 de transformer les \u00e9l\u00e9ments chimiques en nourriture dont leur corps a besoin. Mais semez de la luzerne ou des micro-organismes dans les min\u00e9raux du sol, arrosez-les et donnez-leur de l&rsquo;air\u00a0; la luzerne et les plantes pousseront et convertiront les \u00e9l\u00e9ments chimiques en tissus v\u00e9g\u00e9taux contenant les aliments n\u00e9cessaires \u00e0 la vache, et celle-ci \u00e0 son tour transformera la luzerne en lait qui nourrira l&rsquo;enfant.<\/p>\n<p>En quelques mots, c&rsquo;est en cela que consiste le cycle de nutrition. Le montant de valeur nutritive d&rsquo;une r\u00e9colte d\u00e9pend de trois facteurs\u00a0: les racines en contact avec le sol, le r\u00e9sultat de ce contact et sa dur\u00e9e. La plante et le sol sont en activit\u00e9 pendant ce contact. Le r\u00e9sultat est influenc\u00e9 par le soleil et d&rsquo;autres facteurs ainsi que par la qualit\u00e9 des mati\u00e8res dont se compose le sol, mais la valeur nutritive de la plante d\u00e9pend presque enti\u00e8rement de la fertilit\u00e9 du sol.<\/p>\n<h3>Ce qui est n\u00e9cessaire aux bestiaux<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9levage des bestiaux \u00e9puise moins la richesse du sol qu&rsquo;une r\u00e9colte, parce qu&rsquo;il reste toujours de l&rsquo;herbe apr\u00e8s le d\u00e9part des produits animaux, et une grande partie de la fertilit\u00e9 du sol est conserv\u00e9e sous forme d&rsquo;engrais. Mais l&rsquo;\u00e9levage pr\u00e9sente d&rsquo;autres probl\u00e8mes.<\/p>\n<p>Les animaux ont besoin de certains min\u00e9raux sous une forme r\u00e9guli\u00e8re et suffisante pour cro\u00eetre, produire et demeurer sains. Il leur faut de grandes quantit\u00e9s de calcium et de phosphore pour les os, ainsi que du cuivre et du cobalt, quoique en moindre quantit\u00e9.<\/p>\n<p>Le bon sens nous dit que le lait ou la viande provenant de prairies \u00e9puis\u00e9es, pauvres en min\u00e9raux de ce genre, ne peuvent pas poss\u00e9der la valeur nutritive des m\u00eames produits provenant d&rsquo;animaux sains et de bonne race \u00e9lev\u00e9s dans des pr\u00e9s fertiles et nourris de bon fourrage.<\/p>\n<p>Sir Robert McCarrison a d\u00e9montr\u00e9 par des exp\u00e9riences dans l&rsquo;Inde que la sant\u00e9 et la maladie d\u00e9pendent de la qualit\u00e9 des aliments. Il produisit \u00e0 volont\u00e9 presque toutes les maladies qu&rsquo;il voulait, en variant simplement le r\u00e9gime des rats qui servaient \u00e0 ses exp\u00e9riences.<\/p>\n<p>Il existe deux moyens int\u00e9ressants de juger la qualit\u00e9 des r\u00e9coltes pour nourrir les bestiaux. C&rsquo;est quelquefois le manque de valeur nutritive dans le sol qui nuit \u00e0 la croissance des plantes, ou l&rsquo;absence d&rsquo;un min\u00e9ral dont les plantes n&rsquo;ont pas besoin mais qui devrait \u00eatre pass\u00e9e par elles aux animaux.<\/p>\n<p>Il est important de faire pa\u00eetre les bestiaux dans un terrain fertile et non pas dans un coin qui n&rsquo;est bon \u00e0 rien d&rsquo;autre. Ce terrain devrait \u00eatre sem\u00e9 de plantes productives et de l\u00e9gumes, bien fum\u00e9 pour en maintenir le rendement, sans oublier de le faire pa\u00eetre d&rsquo;une mani\u00e8re uniforme. Un bon p\u00e2turage doit \u00eatre \u00e0 la fois permanent, relatif et temporaire de mani\u00e8re \u00e0 fournir de la bonne herbe pendant toute la saison.<\/p>\n<p>Les \u00e9leveurs de bestiaux n&rsquo;aiment pas qu&rsquo;on leur dise qu&rsquo;ils affament leurs animaux, mais c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment ce qui arrive quand on voit de petites vaches ch\u00e9tives dans un pr\u00e9 plus qu&rsquo;\u00e0 demi ras\u00e9 et mal fertilis\u00e9. Une herbe pauvre n&rsquo;engraisse pas\u00a0; elle remplit, mais sans nourrir.<\/p>\n<p>Les essais pratiqu\u00e9s continuellement \u00e0 Ottawa depuis 1930 prouvent qu&rsquo;on peut accro\u00eetre \u00e9conomiquement le rendement des p\u00e2turages au moyen d&rsquo;engrais. Les engrais font pousser le tr\u00e8fle et les bonnes herbes, et augmentent la proportion de prot\u00e9ines et de min\u00e9raux dans le foin.<\/p>\n<h3>Sant\u00e9 humaine<\/h3>\n<p>La qualit\u00e9 de nos aliments est le principal facteur de notre sant\u00e9. Toutes les campagnes, pour la sant\u00e9 n&rsquo;aboutiront \u00e0 rien si nous nous nourrissons mal.<\/p>\n<p>Le professeur Ellis dit dans la conf\u00e9rence cit\u00e9e plus haut\u00a0: \u00ab\u00a0\u00catre en bonne sant\u00e9 c&rsquo;est \u00eatre bien nourri. Si les aliments produits par la ferme et le jardin donnent au corps tout ce dont il a besoin pour \u00eatre en bonne sant\u00e9, nous sommes en mesure de bien travailler. D&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9&#8230; si les femmes ont le go\u00eetre, si les b\u00e9b\u00e9s sont rachitiques, si les hommes sont immobilis\u00e9s par l&rsquo;arthrite, si les enfants ont des t\u00e2ches blanches sur les dents ou si les fillettes sont an\u00e9miques&#8230; c&rsquo;est un signe de sous-alimentation et de mauvaise nourriture.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La plupart des sols consacr\u00e9s aux r\u00e9coltes ne contiennent pas une quantit\u00e9 suffisante de min\u00e9raux pour leur permettre de synth\u00e9tiser les vitamines qui nous sont n\u00e9cessaires. De plus, ce qui est pire, nous ne sommes pas satisfaits de consommer nos v\u00e9g\u00e9taux sous leur forme naturelle, mais nous les soumettons \u00e0 un proc\u00e9d\u00e9 de transformation. \u00c0 moins de savoir ce qu&rsquo;ils perdent par cette transformation et d&rsquo;y suppl\u00e9er par d&rsquo;autres moyens, notre alimentation est d\u00e9fectueuse.<\/p>\n<p>Toutes les phases de la production des aliments sont importantes. Nous avons le droit d&rsquo;exiger que la valeur nutritive de nos aliments soit sauvegard\u00e9e sur toute la ligne, depuis leur culture et leur r\u00e9colte dans les champs jusqu&rsquo;\u00e0 leur transformation, leur pr\u00e9paration et leur arriv\u00e9e sur la table.<\/p>\n<h3>Gestion agricole<\/h3>\n<p>Il y a loin des m\u00e9thodes modernes de culture \u00e0 celles des anciens jours. La propri\u00e9t\u00e9 agricole est un privil\u00e8ge mais elle implique aussi une responsabilit\u00e9.<\/p>\n<p>La fertilit\u00e9 du sol est due \u00e0 la pr\u00e9voyance, au travail et aux soins de nombreuses g\u00e9n\u00e9rations. On peut arriver ainsi \u00e0 rendre tr\u00e8s fertile un sol naturellement pauvre, et faire produire continuellement des r\u00e9coltes de plus en plus nutritives aux sols naturellement riches.<\/p>\n<p>Tout cela comporte davantage que les mesures usuelles de conservation du sol telles qu&rsquo;irrigation, profonds labourages, ensemencements pour prot\u00e9ger le sol contre les ravages du vent et le reste. L&#8217;emploi des moyens m\u00e9caniques de conservation pr\u00e9conis\u00e9s par des livres a d\u00e9sappoint\u00e9 beaucoup de cultivateurs\u00a0; ils ont vu diminuer la quantit\u00e9 et la qualit\u00e9 de leurs r\u00e9coltes sans savoir au juste comment y rem\u00e9dier. Le secret est de r\u00e9gler la quantit\u00e9 et la qualit\u00e9 des mati\u00e8res organiques et de planter des v\u00e9g\u00e9taux qui favorisent la croissance de la r\u00e9colte.<\/p>\n<p>Cela commence par la culture. Aux \u00c9tats-Unis, la superficie en bonne culture et en rang\u00e9es occupe presque la moiti\u00e9 des terrains cultiv\u00e9s, tandis qu&rsquo;elle ne couvre qu&rsquo;environ un quart des terres de la France et de l&rsquo;Angleterre qui sont cultiv\u00e9es depuis plus longtemps. L&rsquo;herbe sert \u00e0 retenir le sol et \u00e0 conserver sa fertilit\u00e9 en lui ajoutant des quantit\u00e9s r\u00e9guli\u00e8res de mati\u00e8res organiques.<\/p>\n<p>Le cultivateur se demandera naturellement dans quelle mesure il doit labourer, cultiver et fumer son champ. L&rsquo;agriculture canadienne varie selon les r\u00e9gions et les conditions du sol. Ce qui est bon dans un endroit ne vaut rien dans un autre.<\/p>\n<p>Aucun cultivateur ne devrait ignorer ce qui convient \u00e0 sa terre. Il peut se procurer les instructions n\u00e9cessaires et des formules de questionnaire en s&rsquo;adressant aux repr\u00e9sentants agricoles et aux \u00e9coles d&rsquo;agronomie qui se feront un devoir et un plaisir d&rsquo;analyser des \u00e9chantillons de son sol et de lui dire comment le cultiver et l&rsquo;am\u00e9liorer.<\/p>\n<p>Mais l&rsquo;analyse du sol ne suffit pas. C&rsquo;est comme le diagnostic du m\u00e9decin qui d\u00e9couvre le mal et en prescrit le traitement.<\/p>\n<p>Rien n&rsquo;est plus compliqu\u00e9 que la s\u00e9lection du sol et son traitement, comme nous allons le montrer par quelques exemples. Prenez le cobalt. Rien n&rsquo;indique qu&rsquo;il est n\u00e9cessaire aux v\u00e9g\u00e9taux, mais le sol o\u00f9 il existe en trop faibles quantit\u00e9s risque de produire des r\u00e9coltes dont le cobalt sera insuffisant pour les animaux, m\u00eame quand ils ont assez \u00e0 manger sous tous les autres rapports.<\/p>\n<p>L&rsquo;absence d&rsquo;autres min\u00e9raux dans le sol arr\u00eate la croissance des plantes et r\u00e9duit leur rendement. Trop de potassium peut produire un manque de magn\u00e9sium. S&rsquo;il n&rsquo;y a pas assez de nitrog\u00e8ne, les plantes ne peuvent pas absorber efficacement le phosphore ou la potasse, m\u00eame quand le sol en contient suffisamment. Et, ce qui complique les choses, si nous suivons la m\u00e9thode ordinaire de ne rendre au sol que le nitrog\u00e8ne, le phosphore, la potasse, le soufre et le calcium, nous h\u00e2tons l&rsquo;\u00e9puisement des autres aliments nutritifs des plantes par un trop grand rendement.<\/p>\n<h3>Maintien de la fertilit\u00e9<\/h3>\n<p>Les engrais, convenablement choisis et appliqu\u00e9s, sont l&rsquo;ami indispensable du cultivateur. Nous aurons toujours besoin des engrais, parce que chaque r\u00e9colte, ou chaque brin d&rsquo;herbe que mangent les bestiaux, enl\u00e8ve au sol une partie de ses \u00e9l\u00e9ments nutritifs. Il faut d\u00e9poser pour continuer \u00e0 retirer.<\/p>\n<p>La fertilit\u00e9 ne peut \u00eatre maintenue que de deux fa\u00e7ons\u00a0: en fournissant au sol de grandes quantit\u00e9s de mati\u00e8res organiques qui forment de l&rsquo;humus en se d\u00e9composant dans le sol m\u00eame, ou en faisant de l&rsquo;humus en dehors du sol et en l&rsquo;appliquant ensuite sur la terre.<\/p>\n<p>Toute personne autre qu&rsquo;un cultivateur se ferait ce raisonnement\u00a0: le sol est mon capital\u00a0; il n&rsquo;est pas in\u00e9puisable\u00a0; chaque r\u00e9colte, chaque bouch\u00e9e d&rsquo;herbe que mangent mes bestiaux, en consomme une partie\u00a0; je veux le conserver intact. Mon meilleur moyen est de m&rsquo;informer aupr\u00e8s de mon repr\u00e9sentant agricole ou du plus proche coll\u00e8ge agronomique sur les min\u00e9raux n\u00e9cessaires \u00e0 mes r\u00e9coltes, le ferai analyser mon sol pour savoir ce qu&rsquo;il contient et ce qui lui manque. Ensuite, j&rsquo;\u00e9tablirai un budget. Sachant combien de livres de chaque min\u00e9ral qui seront consomm\u00e9es par la r\u00e9colte que j&rsquo;ai l&rsquo;intention de faire, je pourrai calculer la nature et le montant d&rsquo;engrais n\u00e9cessaires pour cette ann\u00e9e-l\u00e0 avec un peu plus pour les ann\u00e9es suivantes.<\/p>\n<h3>Engrais naturels ou artificiels\u00a0?<\/h3>\n<p>Il y a eu souvent des controverses sur la valeur comparative des engrais organiques d&rsquo;origine animale par rapport aux engrais chimiques du commerce. Nous sommes naturellement attach\u00e9s \u00e0 la tradition, mais nous finissons g\u00e9n\u00e9ralement par faire un compromis avec les nouvelles id\u00e9es. C&rsquo;est le cas en ce qui concerne le fumier et les engrais artificiels.<\/p>\n<p>Il est vrai qu&rsquo;un trop grand emploi continuel d&rsquo;engrais artificiels pourrait parfois causer une perte de structure du sol, mais d&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9 le fumier et les autres engrais naturels ne suffisent pas, \u00e0 fournir tout ce qui est n\u00e9cessaire \u00e0 toutes les cat\u00e9gories de terrains. Les engrais artificiels sont g\u00e9n\u00e9ralement employ\u00e9s pour la r\u00e9colte courante, et leur effet est moins durable que celui du fumier de ferme. Certains sols ont besoin de fumier et d&rsquo;autres d&rsquo;engrais artificiels.<\/p>\n<p>Chaque cultivateur r\u00e9soudra mieux ce probl\u00e8me apr\u00e8s avoir consult\u00e9 la Ferme exp\u00e9rimentale d&rsquo;Ottawa, son minist\u00e8re provincial de l&rsquo;Agriculture, un coll\u00e8ge d&rsquo;agronomie ou son repr\u00e9sentant agricole.<\/p>\n<h3>Qualit\u00e9 organique<\/h3>\n<p>La qualit\u00e9 organique du sol occupe une place importante dans notre \u00e9conomie (quoique personne n&rsquo;y songe ordinairement sauf les agronomes). C&rsquo;est une importante ressource naturelle, un gros facteur dans le volume et la qualit\u00e9 des r\u00e9coltes de l&rsquo;ann\u00e9e et de l&rsquo;avenir, et un point essentiel dans la vie productive de chaque cultivateur.<\/p>\n<p>Les mati\u00e8res organiques, commun\u00e9ment appel\u00e9es \u00ab\u00a0humus\u00a0\u00bb, sont compos\u00e9es de mati\u00e8res v\u00e9g\u00e9tales et animales en voie de d\u00e9composition. Elles contiennent des racines mortes, des feuilles, des fruits et des tiges de plantes\u00a0; des carcasses d&rsquo;insectes, de vers et d&rsquo;animaux\u00a0; des microorganismes du sol, morts et vivants\u00a0; et diff\u00e9rents produits de d\u00e9composition de tissus morts. Elles servent \u00e0 resserrer les sols l\u00e2ches, \u00e0 d\u00e9lier les sols durs, et aident tous les sols \u00e0 conserver l&rsquo;eau. En se d\u00e9composant, elles lib\u00e8rent des \u00e9l\u00e9ments nutritifs dont profitent alors les plantes.<\/p>\n<p>Les m\u00e9thodes les plus communes de conserver les mati\u00e8res organiques dans le sol consistent \u00e0 fumer le terrain, y semer de l&rsquo;herbe et y enterrer des r\u00e9sidus. On pourrait y employer avantageusement \u00e0 cette fin la paille, les tiges de bl\u00e9 d&rsquo;inde, etc. Personne ne saurait d\u00e9pr\u00e9cier l&rsquo;importance des mati\u00e8res organiques dans le sol. C&rsquo;est un des facteurs essentiels d&rsquo;une bonne r\u00e9colte.<\/p>\n<p>En plus d&rsquo;enterrer les r\u00e9sidus des r\u00e9coltes apr\u00e8s la moisson, on peut semer de l&rsquo;herbe simplement pour l&rsquo;enterrer ensuite. La fonction d&rsquo;un fumier vert de ce genre est d&rsquo;ajouter des mati\u00e8res organiques au sol\u00a0; son but est d&#8217;emp\u00eacher l&rsquo;\u00e9rosion, de prot\u00e9ger le sol des rayons du soleil ou bien de trop geler ou trop se soulever.<\/p>\n<p>En calculant le co\u00fbt de chaque mesure, le cultivateur devrait tenir compte de la valeur de son placement. Il se peut que ce qu&rsquo;il retirera en plus de la r\u00e9colte suivante ne le paye pas suffisamment pour son travail et la perte de temps, mais ces mesures auront probablement un effet sensible sur les r\u00e9coltes des trois ou quatre ann\u00e9es suivantes. C&rsquo;est \u00e0 lui de faire ses plans de mani\u00e8re \u00e0 conserver les mati\u00e8res organiques de sa terre autant que possible en proportion de l&rsquo;usage raisonnable qu&rsquo;il fait de celle-ci.<\/p>\n<h3>Engrais du commerce<\/h3>\n<p>Les engrais artificiels peuvent \u00eatre regard\u00e9s comme une n\u00e9cessit\u00e9 essentielle de l&rsquo;agriculture. Ils favorisent la production d&rsquo;aliments nutritifs pour les v\u00e9g\u00e9taux par le sol m\u00eame, ils am\u00e9liorent la qualit\u00e9 de la v\u00e9g\u00e9tation, et ils aident \u00e0 conserver le sol.<\/p>\n<p>Les cultivateurs sont habitu\u00e9s \u00e0 consid\u00e9rer les engrais du point de vue du co\u00fbt et du rendement. Le meilleur marche par tonne n&rsquo;est pas n\u00e9cessairement le meilleur march\u00e9 sous le rapport du contenu en \u00e9l\u00e9ments nutritifs pour les v\u00e9g\u00e9taux ou comme engrais. Le prix devrait \u00eatre en rapport avec les propri\u00e9t\u00e9s nutritives de l&rsquo;engrais et la mani\u00e8re dont il convient au sol auquel il est destin\u00e9.<\/p>\n<p>Les ventes d&rsquo;engrais mixtes et de mati\u00e8res fertilisantes pour appliquer directement au sol par les cultivateurs canadiens sont de 764,581 tonnes pendant l&rsquo;ann\u00e9e termin\u00e9e le 30 juin 1950. Il est int\u00e9ressant de comparer la r\u00e9partition par provinces de ces ventes (en tonnes de 2,000 livres)\u00a0: Terre-Neuve, 4,214\u00a0; \u00cele du Prince-\u00c9douard, 47,279\u00a0; Nouvelle-\u00c9cosse, 32,744\u00a0; Nouveau-Brunswick, 71,459\u00a0; Qu\u00e9bec, 148,036\u00a0; Ontario, 346,568\u00a0; Manitoba, 21,560\u00a0; Saskatchewan, 31,015\u00a0; Alberta, 32,876\u00a0; Colombie-Britannique, 28,830.<\/p>\n<p>Les ventes de toutes les mati\u00e8res fertilisantes sont sujettes aux r\u00e8glements de la Division des produits v\u00e9g\u00e9taux du minist\u00e8re f\u00e9d\u00e9ral de l&rsquo;Agriculture, en vertu de la loi des engrais chimiques.<\/p>\n<p>La pratique de m\u00e9langer les engrais artificiels est devenue habituelle. Le nitrog\u00e8ne, le phosphore et la potasse sont tr\u00e8s n\u00e9cessaires \u00e0 la croissance des plantes, et les engrais du commerce contiennent g\u00e9n\u00e9ralement un, deux ou tous les trois de ces \u00e9l\u00e9ments, avec d&rsquo;autres.<\/p>\n<p>Les engrais mixtes sont d\u00e9crits par une s\u00e9rie de trois chiffres, tels que 5-10-5, ce qui veut dire 5 unit\u00e9s de nitrog\u00e8ne, 10 de phosphates et 5 de potasse, toujours dans cet ordre. La loi des engrais chimiques stipule que les autres substances ou \u00e9l\u00e9ments doivent \u00eatre indiqu\u00e9s sur le paquet. Si un de ces \u00e9l\u00e9ments est le boron, l&rsquo;\u00e9tiquette doit contenir un avis que l&rsquo;engrais ne doit \u00eatre employ\u00e9 que lorsqu&rsquo;il est recommand\u00e9 par une autorit\u00e9 comp\u00e9tente.<\/p>\n<p>Appliquer l&rsquo;engrais au bon endroit est aussi important qu&rsquo;une bonne analyse ou le montant voulu. Les fabricants d&rsquo;outillage agricole ont am\u00e9lior\u00e9 leurs distributeurs d&rsquo;engrais en conformit\u00e9 des r\u00e9sultats de laboratoire et des essais pratiques.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a pas de r\u00e9gie g\u00e9n\u00e9rale, mais il a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 plus avantageux de mettre l&rsquo;engrais \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la graine ou de la plante, o\u00f9 celle-ci en fera usage quand elle en aura le plus besoin. On peut se servir pour cela d&rsquo;un distributeur fix\u00e9 \u00e0 la semeuse et combiner ainsi les deux op\u00e9rations.<\/p>\n<p>Il est bon de laisser une rang\u00e9e sans engrais dans le champ. Cela permet de comparer la croissance des plantes pendant la saison et d&rsquo;estimer les avantages des engrais.<\/p>\n<h3>Un mode d&rsquo;existence<\/h3>\n<p>Nous pourrions nous \u00e9tendre davantage sur nos besoins alimentaires et la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;une bonne gestion pour y pourvoir. Il faudrait pour cela remonter l&rsquo;antiquit\u00e9 et entrevoir l&rsquo;avenir apr\u00e8s la bombe atomique. Notre horizon s&rsquo;\u00e9largit \u00e0 mesure que la science nous permet d&rsquo;accomplir plus de travail productif, mais nos obligations augmentent tous les ans par suite de l&rsquo;accroissement de la population et de la hausse constante dans les conditions d&rsquo;existence.<\/p>\n<p>La conservation des ressources naturelles est un mode d&rsquo;existence. Elle va de pair avec la bont\u00e9 et la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, avec la moralit\u00e9 et les satisfactions de la vie. La technologie est sa servante.<\/p>\n<p>Nous avons besoin au Canada de bonnes m\u00e9thodes agricoles qui pr\u00e9serveront et am\u00e9lioreront la fertilit\u00e9 du sol, si nous voulons profiter pleinement de tous les autres avantages \u00e0 notre port\u00e9e. Il faut pour cela aborder r\u00e9solument le probl\u00e8me et ne pas employer de demi-moyens si nous ne voulons pas finir par mener une demi-existence. L&rsquo;histoire nous apprend qu&rsquo;un d\u00e9clin de la fertilit\u00e9 du sol est toujours accompagn\u00e9 d&rsquo;un d\u00e9clin dans la vigueur des peuples. La libert\u00e9 n&rsquo;a jamais fleuri dans un pays dont le sol est appauvri et o\u00f9 les gens ont faim.<\/p>\n<p>Un roman de Michael Gilbert mentionne la <em>Ligue des Cultivateurs<\/em>, qui a pour embl\u00e8me deux brins d&rsquo;herbe, repr\u00e9sentant l&rsquo;\u00e9pargne, crois\u00e9s devant une faucille, repr\u00e9sentant le dur labeur. Le titre de ce Bulletin est tir\u00e9 des Voyages de Gulliver\u00a0: \u00ab\u00a0Et il dit, qu&rsquo;\u00e0 son avis, quiconque pourrait faire pousser deux \u00e9pis de bl\u00e9, ou deux brins d&rsquo;herbe, dans un endroit o\u00f9 il n&rsquo;en poussait qu&rsquo;un seul auparavant, m\u00e9riterait mieux de l&rsquo;humanit\u00e9, et rendrait un meilleur service \u00e0 son pays que toute la tribu des politiciens.\u00a0\u00bb Mais faisons en sorte que ce soit deux <em>meilleurs <\/em>brins d&rsquo;herbe.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[23],"class_list":["post-2087","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-23"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>F\u00e9vrier 1951 - Deux meilleurs brins d&#039;herbe - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/fevrier-1951-deux-meilleurs-brins-dherbe\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"F\u00e9vrier 1951 - Deux meilleurs brins d&#039;herbe\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Nous sommes habitu\u00e9s \u00e0 penser qu&rsquo;il suffit de d\u00e9fricher des terrains vierges pour produire davantage, mais nous oublions que les terres vierges deviennent de plus en plus rares. 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