{"id":2083,"date":"1947-02-01T00:00:00","date_gmt":"1947-02-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/fevrier-1947-la-sante-pour-tous\/"},"modified":"2022-10-17T17:26:05","modified_gmt":"2022-10-17T17:26:05","slug":"fevrier-1947-la-sante-pour-tous","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/fevrier-1947-la-sante-pour-tous\/","title":{"rendered":"F\u00e9vrier 1947 &#8211; La Sant\u00e9 Pour Tous"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Il y a deux mani\u00e8res extr\u00eames de vivre &#8211; en bonne sant\u00e9 ou dans un \u00e9tat maladif &#8211; mais entre les deux, beaucoup de gens ne jouissent qu&rsquo;en partie de la sant\u00e9, ou v\u00e9g\u00e8tent entre une sant\u00e9 florissante et une sant\u00e9 pr\u00e9caire.<\/p>\n<p>Beaucoup de gens chez qui le docteur ne trouve pas \u00ab\u00a0de maladies organiques\u00a0\u00bb, passent leur vie en proie \u00e0 la fatigue et sans jouir pleinement de la sant\u00e9. La sant\u00e9 est un \u00e9tat de bien-\u00eatre absolu, et il convient de rehausser la norme du bien-\u00eatre en rapport avec la hausse dans les autres normes de la vie moderne. Mais la sant\u00e9 n&rsquo;est pas un don gratuit et aveugle de la nature. C&rsquo;est une chose facile \u00e0 perdre\u00a0; et sa perte, m\u00eame \u00e0 un l\u00e9ger degr\u00e9, se fait sentir sur toutes les autres phases de la vie.<\/p>\n<p>Le mieux \u00e0 faire au moindre signal de danger est de se faire examiner par un m\u00e9decin. Il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire de se cr\u00e9er des phobies. Chaque petite douleur n&rsquo;est pas le signe d&rsquo;une maladie dangereuse. Mais ne n\u00e9gligez pas les douleurs persistantes ou les pertes anormales.<\/p>\n<p>Ne soyez pas impatient si le m\u00e9decin ne murmure pas quelques mots d&rsquo;encouragement en vous tendant une prescription. Votre sant\u00e9 et votre vie sont trop importantes pour \u00eatre trait\u00e9es \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re, quand toutes les ann\u00e9es que vous esp\u00e9rez vivre d\u00e9pendent peut-\u00eatre d&rsquo;une heure ou deux pour en prendre soin.<\/p>\n<p>Et quand vous recevez patente nette, comme disent les marins, et vous sortez de son cabinet avec l&rsquo;assurance d&rsquo;\u00eatre en parfaite sant\u00e9 aux yeux de la m\u00e9decine moderne, il n&rsquo;y a pas de pareille sensation au monde.<\/p>\n<h3>Pr\u00e9vention<\/h3>\n<p>Il est bon que chacun de nous s&rsquo;int\u00e9resse \u00e9galement davantage \u00e0 la pr\u00e9vention des maladies. Sans abandonner les efforts de gu\u00e9rir les malades et de soulager les incurables, la m\u00e9decine s&rsquo;efforce \u00e9nergiquement, non pas seulement de gu\u00e9rir, mais de cr\u00e9er des conditions dans lesquelles la population puisse vivre en bonne sant\u00e9. Le docteur R. C. Cabot, dans son trait\u00e9 de m\u00e9decine, compte 13 maladies qu&rsquo;on peut pr\u00e9venir par la vaccination et l&rsquo;immunisation. Mais c&rsquo;est aux gens de faire usage de ces moyens pr\u00e9ventifs.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir pris des pr\u00e9cautions &#8211; examen m\u00e9dical et immunisation &#8211; que pouvez-vous faire de plus pour acqu\u00e9rir la sant\u00e9 florissante, la vigueur, l&rsquo;agilit\u00e9 et l&rsquo;endurance qui sont \u00e0 votre port\u00e9e\u00a0?<\/p>\n<h3>Exercice et nutrition<\/h3>\n<p>Prenez l&rsquo;exercice\u00a0! Trop de Canadiens en font par procuration. Nous allons nous asseoir sur des gradins d&rsquo;amphith\u00e9\u00e2tre et nous acclamons des professionnels ou notre \u00e9quipe favorite et tout ce que nous d\u00e9veloppons, c&rsquo;est nos poumons. Nous ne pr\u00e9tendons pas que les exercices d&rsquo;assouplissement ou les sports pr\u00e9viennent l&rsquo;appendicite, la pneumonie ou les accidents. Mais du moment que c&rsquo;est le corps qui sera appel\u00e9 \u00e0 leur r\u00e9sister ou \u00e0 les combattre, avec l&rsquo;aide de la m\u00e9decine, il convient de maintenir ce corps dans le meilleur \u00e9tat possible &#8211; et l&rsquo;exercice physique est le moyen naturel de d\u00e9velopper le corps.<\/p>\n<p>Un bon r\u00e9gime alimentaire contribue \u00e9norm\u00e9ment \u00e0 la sant\u00e9 physique. La fatigue, la nervosit\u00e9, les arr\u00eats de croissance, l&rsquo;irritabilit\u00e9, le mal aux yeux, et beaucoup d&rsquo;autres malaises sont le r\u00e9sultat d&rsquo;un mauvais r\u00e9gime, et la mauvaise nutrition expose le corps \u00e0 d&rsquo;autres maladies beaucoup plus graves.<\/p>\n<p>Le docteur Hans Selye, directeur de l&rsquo;Institut de m\u00e9decine exp\u00e9rimentale et de chirurgie \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Montr\u00e9al dit que ce qui tue principalement les gens de nos jours sont les \u00ab\u00a0maladies de la civilisation\u00a0\u00bb, comme l&rsquo;hypertension, l&rsquo;arthrite et les ulc\u00e8res, et ajoute que son d\u00e9partement en a gu\u00e9ri des animaux au moyen d&rsquo;un r\u00e9gime alimentaire. Le docteur L. B. Pett, chef de la Division de la nutrition au minist\u00e8re de la Sant\u00e9 nationale et du bien-\u00eatre social, a dit \u00e0 l&rsquo;Association di\u00e9t\u00e9tique de Montr\u00e9al\u00a0: il semble certain que \u00ab\u00a0beaucoup de gens tra\u00eenent leur vie\u00a0\u00bb \u00e0 souffrir toutes sortes de maladies qu&rsquo;ils pourraient \u00e9viter par une meilleure nutrition.<\/p>\n<h3>La marche de la science<\/h3>\n<p>Dans le cas o\u00f9 ce que nous venons de dire au sujet des bienfaits de la science ferait sourire quelques lecteurs, voyons un peu ce qu&rsquo;elle a fait jusqu&rsquo;ici et ce qu&rsquo;elle fait de nos jours.<\/p>\n<p>Tous les savants du monde sont \u00e0 la recherche des moyens de gu\u00e9rir la paralysie infantile, l&rsquo;influenza et le cancer, et leurs essais de laboratoire rendront d&rsquo;immenses services \u00e0 l&rsquo;humanit\u00e9. Le docteur Ayre, directeur du laboratoire de gyn\u00e9cytologie \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital Royal Victoria de Montr\u00e9al, a d\u00e9couvert un moyen d&rsquo;envoyer les cellules par la poste, ce qui permet aux experts de les examiner et de les interpr\u00e9ter. Les laboratoires sont ainsi mis partout \u00e0 la port\u00e9e de tout le monde, quand le m\u00e9decin local d\u00e9sire faire usage des meilleurs moyens possibles pour d\u00e9chiffrer les sympt\u00f4mes et faire son diagnostic. Le nouveau service de transfusion que la Croix-Rouge canadienne se propose d&rsquo;\u00e9tablir d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre du pays offre de l&rsquo;espoir \u00e0 ceux qui seraient priv\u00e9s autrement de cet excellent moyen auxiliaire de traitement.<\/p>\n<p>La m\u00e9decine a fait des progr\u00e8s \u00e9normes pendant la guerre. Cette douloureuse clinique a donn\u00e9 naissance \u00e0 de nouveaux traitements pour les br\u00fblures et les blessures de toute sorte. La gu\u00e9rison des blessures a \u00e9t\u00e9 acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e de presque 40 pour cent par un traitement annonc\u00e9 dans le Montreal Standard par les docteurs E. Dub\u00e9, L.-P. Dugal et A. Boyer de l&rsquo;Universit\u00e9 de Montr\u00e9al, avec le concours du comit\u00e9 adjoint des recherches m\u00e9dicales du Conseil national de recherches.<\/p>\n<p>Le British Medical Journal a r\u00e9cemment racont\u00e9 comment la jaunisse avait \u00e9t\u00e9 artificiellement provoqu\u00e9e chez des malades pour combattre l&rsquo;arthritisme\u00a0: quelques-uns qui avaient \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s au lit depuis des ann\u00e9es se lev\u00e8rent et march\u00e8rent sans difficult\u00e9\u00a0: les articulations gonfl\u00e9es redevinrent normales, et des malades qui n&rsquo;\u00e9taient pas capables d&rsquo;\u00e9carter les doigts retrouv\u00e8rent l&rsquo;usage de leurs mains. Le d\u00e9m\u00e9rol, qu&rsquo;il ne faut jamais employer qu&rsquo;avec une prescription et sous les soins d&rsquo;un m\u00e9decin, (r\u00e8gle qui d&rsquo;ailleurs devrait s&rsquo;appliquer \u00e0 tous les m\u00e9dicaments) est employ\u00e9 pour soulager la sciatique, la n\u00e9vralgie et la migraine. L&rsquo;\u00e9cole polonaise de m\u00e9decine d&rsquo;Edimbourg a employ\u00e9 l&rsquo;insuline chez certaines cat\u00e9gories d&rsquo;asthmatiques et en a gu\u00e9ri compl\u00e8tement huit sur neuf. Il y a dix ans, le docteur Mary B. Walker a d\u00e9montr\u00e9 aux membres de la Soci\u00e9t\u00e9 royale de m\u00e9decine comment la prostigmine rendait la force musculaire aux victimes d&rsquo;une maladie qui affaiblissait consid\u00e9rablement les muscles. De nos jours, ce m\u00e9dicament offre des perspectives de gu\u00e9rison aux personnes souffrant des suites de polio, attaques d&rsquo;apoplexie, arthritisme et autres infirmit\u00e9s.<\/p>\n<p>Tout le monde conna\u00eet la p\u00e9nicilline, conqu\u00e9rante indiscutable d&rsquo;un grand nombre de microbes, d\u00e9couverte par sir Alexander Fleming. D&rsquo;autres groupes de microbes sont trait\u00e9s au moyen de la streptomycine et des sulfamid\u00e9s qui attaquent leur propre secteur de l&rsquo;arm\u00e9e microbienne. Une d\u00e9p\u00eache au Montreal Star dit que des recherches ont \u00e9t\u00e9 entreprises pour d\u00e9terminer la possibilit\u00e9 d&#8217;employer la streptomycine contre la tuberculose. Et \u00e0 Lawrencetown, en Nouvelle-\u00c9cosse, le docteur Frank W. Morse annonce qu&rsquo;un vaporisateur ordinaire est le moyen le plus \u00e9conomique et le plus efficace d&rsquo;administrer la p\u00e9nicilline dans les cas de pneumonie et autres maladies des poumons, et que cela met ce produit \u00e0 la port\u00e9e des r\u00e9gions les plus recul\u00e9es du monde.<\/p>\n<h3>La carri\u00e8re m\u00e9dicale<\/h3>\n<p>Les travaux scientifiques sont en majorit\u00e9 incompr\u00e9hensibles \u00e0 l&rsquo;homme des rues. Il sait vaguement qu&rsquo;il y a quelque part des hommes qui consacrent leur vie et leurs talents \u00e0 des recherches. Mais il n&rsquo;entre en rapports qu&rsquo;avec le m\u00e9decin ordinaire, le sp\u00e9cialiste et le chirurgien.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;on tient compte de sa n\u00e9cessit\u00e9, la carri\u00e8re de m\u00e9decin n&rsquo;est pas aussi encombr\u00e9e qu&rsquo;on l&rsquo;entend dire. Il n&rsquo;y a pas assez de docteurs, de dentistes et d&rsquo;oculistes pour donner \u00e0 chaque personne les soins n\u00e9cessaires pour que toute la population jouisse d&rsquo;une sant\u00e9 parfaite.<\/p>\n<p>Le nombre de m\u00e9decins au Canada a un peu plus que doubl\u00e9 dans les quarante ans de 1901 \u00e0 1941, mais cette sensible augmentation a \u00e0 peine march\u00e9 de pair avec l&rsquo;accroissement de la population. La Commission de recrutement et de r\u00e9partition du personnel m\u00e9dical a trouv\u00e9 qu&rsquo;en 1943 il y avait 1,261 personnes par m\u00e9decin, 3,477 par dentiste, 520 par garde-malade. Sur les 8,614 m\u00e9decins civils, seulement 5,894 exer\u00e7aient la m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale, et les autres \u00e9taient des sp\u00e9cialistes ou \u00e9taient attach\u00e9s \u00e0 des industries, universit\u00e9s, compagnies d&rsquo;assurance, services d&rsquo;hygi\u00e8ne publique ou d&rsquo;h\u00f4pitaux.<\/p>\n<p>Mais, direz-vous, l&rsquo;\u00e9quilibre se r\u00e9tablira quand les \u00e9tudiants en m\u00e9decine auront re\u00e7u leur dipl\u00f4me. Voyons un peu. Le nombre d&rsquo;\u00e9l\u00e8ves sortis des \u00e9coles de m\u00e9decine au Canada dans les 25 ans de 1920 \u00e0 1944 est de 540 par an, mais cela ne repr\u00e9sente pas un gain net dans le nombre des m\u00e9decins. Pendant les cinq ans termin\u00e9s en 1944, il est mort en moyenne 223 m\u00e9decins par an. Un grand nombre de dipl\u00f4m\u00e9s, entre 5 et 10 pour cent, sont des \u00e9tudiants \u00e9trangers qui retournent chez eux \u00e0 la fin de leurs \u00e9tudes. L&rsquo;\u00e9migration ne nous en fait perdre pas moins de 10 pour cent. D&rsquo;autres prennent leur retraite. Pendant les dix ann\u00e9es de 1931 \u00e0 1940, il est sorti 5,254 jeunes m\u00e9decins des 9 \u00e9coles canadiennes, mais le nombre de m\u00e9decins au Canada ne s&rsquo;est accru que de 1,110.<\/p>\n<p>Il est clair que dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du pays dans son ensemble, il faut prendre des mesures pour rendre la m\u00e9decine si agr\u00e9able qu&rsquo;elle attire plus de candidats, et que ceux qui sortent des \u00e9coles soient encourag\u00e9s \u00e0 rester au pays. Beaucoup de jeunes m\u00e9decins sont revenus de la guerre, comme leurs p\u00e8res \u00e9taient revenus de l&rsquo;autre, apr\u00e8s avoir acquis vingt ann\u00e9es d&rsquo;exp\u00e9rience en deux ou trois. Il s&rsquo;agit de les d\u00e9courager de partir \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger en leur offrant chez nous les moyens d&rsquo;exercer leur initiative et de gagner ad\u00e9quatement leur vie.<\/p>\n<h3>La responsabilit\u00e9 du public<\/h3>\n<p>La t\u00e2che des m\u00e9decins est unique au monde, car ils travaillent \u00e0 supprimer le besoin de leurs services. Ils sont fiers de l&rsquo;habilet\u00e9 dont ils font preuve dans les diagnostics, dans les salles d&rsquo;op\u00e9ration, dans les crises, mais ils ont les yeux fix\u00e9s sur le jour o\u00f9 les soins m\u00e9dicaux deviendront inutiles.<\/p>\n<p>Pour atteindre ce but ils ont besoin de l&rsquo;aide du public autant que de la science. Ils ne peuvent pas inventer et appliquer les meilleures m\u00e9thodes de m\u00e9decine pr\u00e9ventive et curative pour la totalit\u00e9 du public sans la collaboration du public. Cette collaboration doit commencer d\u00e8s la jeunesse. Dans un volume intitul\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0L&rsquo;Association canadienne de m\u00e9decins et les probl\u00e8mes de l&rsquo;\u00e9conomie mondiale\u00a0\u00bb publi\u00e9 par l&rsquo;Association en 1941, l&rsquo;auteur, Hugh H. Wolfenden, dit ceci\u00a0: \u00ab\u00a0\u00c0 pr\u00e9sent, notre philosophie sociale consiste, en grande partie, \u00e0 chercher \u00e0 gu\u00e9rir ceux qui tombent malades, par des m\u00e9thodes dont d&rsquo;autres personnes supporteront les frais, tandis qu&rsquo;en m\u00eame temps nos mesures pr\u00e9ventives, si bonnes qu&rsquo;elles soient, ne sont en r\u00e9alit\u00e9 pas encore compl\u00e8tes, et sous certains rapports indiquent peu de coordination entre pr\u00e9vention et gu\u00e9rison. En envisageant ainsi l&rsquo;ensemble du probl\u00e8me sous forme de \u00ab\u00a0plan\u00a0\u00bb social &#8211; pour employer de nouveau un terme caract\u00e9ristique de l&rsquo;un de nos concepts impr\u00e9cis des temps modernes &#8211; nous proc\u00e9dons dans notre esprit\u00a0: (1) depuis la naissance, en passant par (2) les ann\u00e9es scolaires, \u00e0 (3) l&rsquo;\u00e2ge adulte pendant lequel l&rsquo;\u00eatre soi-disant intelligent est parfaitement libre de ruiner sa sant\u00e9 par tous les moyens qui lui plaisent, jusqu&rsquo;\u00e0 (4) une maladie grave, et \u00e0 ce point, quelques partisans de m\u00e9thodes tr\u00e8s avanc\u00e9es d&rsquo;assurance-sant\u00e9 nationale et de m\u00e9decine d&rsquo;\u00c9tat, proposent de faire appel \u00e0 toute la collectivit\u00e9 pour organiser des secours. Il semblerait logique de pr\u00eater un peu plus d&rsquo;attention aux premi\u00e8res parties de cette suite d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements. La brochure dit \u00e0 un autre endroit\u00a0: \u00ab\u00a0Nous laissons les gens tomber malades tout seuls, par malheur, ignorance ou n\u00e9gligence, mais quand ils ont r\u00e9ussi \u00e0 se rendre malades on dit alors que c&rsquo;est le devoir de toute la collectivit\u00e9 de les gu\u00e9rir.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3>Gardes-malades<\/h3>\n<p>La carri\u00e8re de garde-malade ne le c\u00e8de en importance qu&rsquo;\u00e0 celle de m\u00e9decin dans le domaine de l&rsquo;hygi\u00e8ne. Elle touche \u00e0 presque tous les autres services de sant\u00e9 et c&rsquo;est un facteur essentiel dans la plupart.<\/p>\n<p>Les jeunes filles qui deviennent gardes-malades r\u00e9sistent \u00e0 l&rsquo;attrait d&rsquo;autres occupations qui offrent imm\u00e9diatement des salaires plus \u00e9lev\u00e9s et de plus grands loisirs. La garde-malade doit suivre des cours pendant trois ans, accepter de plus grandes responsabilit\u00e9s et travailler de plus longues heures que dans les autres emplois. Quant au salaire, un rapport de la Commission de recrutement donne un tableau indiquant que 49 pour cent des gardes-malades affect\u00e9es au service g\u00e9n\u00e9ral des h\u00f4pitaux re\u00e7oivent $849 ou moins par an, et que quelques institutions paient beaucoup moins de $650.<\/p>\n<p>La revue du Health Study Bureau mentionne le lourd fardeau des longues heures de service. \u00ab\u00a0Une semaine de 52 \u00e0 60 heures est tr\u00e8s fatigante pour des jeunes filles dans les derni\u00e8res ann\u00e9es de l&rsquo;adolescence\u00a0\u00bb, dit la Revue. Dans un h\u00f4pital type de l&rsquo;Ontario, environ deux pour cent de chaque fourn\u00e9e de gardes-malades, soit avant ou peu apr\u00e8s avoir re\u00e7u leur dipl\u00f4me, sont atteintes de tuberculose pulmonaire \u00e0 laquelle les pr\u00e9disposent la fatigue et l&rsquo;exc\u00e8s de travail. Seulement 33 pour cent des gardes-malades travaillent, dit la Revue, moins de 96 heures par quinzaine et quelques-unes font jusqu&rsquo;\u00e0 160 heures. La Revue cite le cas, pas isol\u00e9, d&rsquo;une garde-malade gagnant $720 par an, sans subsistance, et travaillant 112 heures par quinzaine.<\/p>\n<h3>Hygi\u00e8ne publique<\/h3>\n<p>Dans le domaine de l&rsquo;hygi\u00e8ne publique, ce sont les municipalit\u00e9s locales, les gouvernements provinciaux et le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral qui assurent les services. Le principal malheur est que, sauf dans la Province de Qu\u00e9bec et dans l&rsquo;\u00cele du Prince-\u00c9douard, les r\u00e9gions rurales du Canada sont insuffisamment desservies par des unit\u00e9s sanitaires \u00e0 service continu, affirme M. Hoadley. Mais m\u00eame dans les villes il existe une grande diff\u00e9rence dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat apport\u00e9 aux services d&rsquo;hygi\u00e8ne publique &#8211; \u00e0 en juger en tous cas par le chiffre des d\u00e9penses.<\/p>\n<p>Il faudrait faire sortir le service sanitaire des coins obscurs qu&rsquo;il occupe dans un si grand nombre d&rsquo;h\u00f4tels de ville et le loger dans des \u00e9difi\u00e9es modernes et bien agenc\u00e9s en lui donnant un personnel suffisant. Muni de meilleurs moyens d&rsquo;action et de l&rsquo;appui du public, le service sanitaire pourrait mieux travailler \u00e0 combattre la tuberculose, les maladies infantiles et les maladies v\u00e9n\u00e9riennes\u00a0; il pourrait remporter plus de succ\u00e8s contre la mortalit\u00e9 puerp\u00e9rale et infantile, et entreprendre des campagnes d&rsquo;\u00e9ducation qui rapporteraient des dividendes aux g\u00e9n\u00e9rations suivantes. Ni lui ni le public ne devraient croire, comme on le pense trop g\u00e9n\u00e9ralement, qu&rsquo;il suffit d&rsquo;entretenir tant bien que mal le service sanitaire de la ville.<\/p>\n<h3>H\u00f4pitaux<\/h3>\n<p>Les h\u00f4pitaux du Canada sont parfois, comme dans le cas de la plupart de ceux pour les maladies contagieuses, administr\u00e9s par les autorit\u00e9s sanitaires des municipalit\u00e9s ou des provinces, mais ils sont le plus souvent des h\u00f4pitaux priv\u00e9s. Si le Canada avait un bon programme de m\u00e9decine pr\u00e9ventive, avec l&rsquo;appui actif du public, une grande partie de notre population ne serait pas en ce moment dans des lits d&rsquo;h\u00f4pitaux.<\/p>\n<p>Le docteur R. Percy Vivian \u00e9tait autrefois ministre de la Sant\u00e9 publique et du bien-\u00eatre de l&rsquo;Ontario, et il est maintenant chef du service de l&rsquo;hygi\u00e8ne et de la m\u00e9decine sociale \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 McGill. Apr\u00e8s avoir fait une enqu\u00eate sur les h\u00f4pitaux de Montr\u00e9al, il a d\u00e9clar\u00e9 que dans sept sur huit des h\u00f4pitaux qu&rsquo;il a visit\u00e9s, en supposant qu&rsquo;il soit possible de transf\u00e9rer les malades de longue dur\u00e9e apr\u00e8s 60 jours d&rsquo;hospitalisation, on aurait pu admettre 2,874 malades de plus et rendre 102 lits disponibles tout en \u00e9conomisant 37,256 jours de soins. On pourrait faire cela, dit-il, au moyen d&rsquo;am\u00e9nagements sp\u00e9ciaux pour les malades de longue dur\u00e9e et les convalescents. Il est affreux d&rsquo;apprendre, \u00e0 cette occasion, qu&rsquo;il n&rsquo;y avait que dix h\u00f4pitaux publics pour convalescents dans tout le Canada en 1945, avec un total de 830 lits. Trois provinces seulement, Qu\u00e9bec, Ontario et Manitoba, accordent des subsides pour les soins aux convalescents ou paient les frais de ceux qui n&rsquo;ont pas les moyens.<\/p>\n<p>Un autre domaine qui laisse \u00e9galement \u00e0 d\u00e9sirer est celui de l&rsquo;hygi\u00e8ne industrielle. La National Health Survey a \u00e9tabli la norme suivante pour 1945\u00a0: services d&rsquo;un m\u00e9decin par cent employ\u00e9s dans l&rsquo;usine et un m\u00e9decin attach\u00e9 \u00e0 la compagnie par 3,000 employ\u00e9s. La revue du Health Study Bureau fait ce commentaire\u00a0: \u00ab\u00a0Nous sommes fortement d&rsquo;avis qu&rsquo;il existe une bonne chance d&rsquo;am\u00e9liorer la sant\u00e9 au moyen de programmes d&rsquo;hygi\u00e8ne dans l&rsquo;industrie.\u00a0\u00bb L&rsquo;Association canadienne de l&rsquo;hygi\u00e8ne publique dit au sujet de l&rsquo;hygi\u00e8ne\u00a0: \u00ab\u00a0C&rsquo;est une occasion de pratiquer la m\u00e9decine pr\u00e9ventive chez les travailleurs adultes, d&rsquo;une importance au moins \u00e9gale \u00e0 celle offerte par la population scolaire.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3>Hygi\u00e8ne scolaire<\/h3>\n<p>C&rsquo;est ici, parmi la population scolaire, que nous avons l&rsquo;occasion de faire plus en une g\u00e9n\u00e9ration, pour extirper les maux caus\u00e9s par notre syst\u00e8me actuel de manque de pr\u00e9vention, que nous ne pourrions faire ailleurs, a d\u00e9clar\u00e9 M. Hoadley dans \u00ab\u00a0Canada&rsquo;s Health\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Il semble particuli\u00e8rement n\u00e9cessaire d&rsquo;ajouter aux \u00e9tudes scolaires des le\u00e7ons sur la sant\u00e9 et la nutrition ainsi que des exercices physiques dont les enfants se souviendront et qu&rsquo;ils pratiqueront apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 l&rsquo;\u00e9cole. Les parents ont, eux aussi, besoin d&rsquo;une campagne d&rsquo;\u00e9ducation. On a trouv\u00e9 33,964 imperfections physiques, sans compter les mauvaises dents, chez les \u00e9coliers de Montr\u00e9al en 1945, et seulement 9,018 avaient \u00e9t\u00e9 corrig\u00e9es avant la fin de l&rsquo;ann\u00e9e scolaire.<\/p>\n<p>La Ligue de la sant\u00e9 du Canada fait de la bonne besogne et publie un magazine trimestriel \u00ab\u00a0Health\u00a0\u00bb qui tire \u00e0 plus de 20,000 exemplaires. La \u00ab\u00a0Semaine de la sant\u00e9\u00a0\u00bb, observ\u00e9e cette ann\u00e9e du 2 au 7 f\u00e9vrier, a pour but d&rsquo;attirer l&rsquo;attention sur l&rsquo;importance de la sant\u00e9, et la \u00ab\u00a0semaine de l&rsquo;immunisation\u00a0\u00bb a donn\u00e9 lieu \u00e0 pas mal de publicit\u00e9 sur la n\u00e9cessit\u00e9 et les moyens de pr\u00e9venir la dipht\u00e9rie, la variole, la coqueluche et la fi\u00e8vre scarlatine. Un plan d&rsquo;hygi\u00e8ne industrielle indique aux employeurs la mani\u00e8re d&rsquo;installer et de mettre en vigueur un programme de sant\u00e9. La division sociale de l&rsquo;hygi\u00e8ne s&rsquo;occupe de pr\u00e9venir et de faire dispara\u00eetre les maladies v\u00e9n\u00e9riennes. Un programme d&rsquo;\u00e9ducation sur la pr\u00e9vention des maladies contagieuses est continuellement en vigueur. Au cours de l&rsquo;assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de la division de Qu\u00e9bec de la Ligue, le pr\u00e9sident sortant, l&rsquo;hon. J.-E. Perrault, c.r., a dit\u00a0: Tant que la maladie contagieuse n&rsquo;a pas disparu de toutes les parties du Canada, aucune partie n&rsquo;en est \u00e0 l&rsquo;abri, et par cons\u00e9quent il faut l&rsquo;attaquer sur un plan national.<\/p>\n<p>De la bonne besogne a \u00e9t\u00e9 \u00e9galement accomplie par le Health Study Bureau, dont la cr\u00e9ation r\u00e9sulte des travaux commenc\u00e9s par l&rsquo;hon. George Hoadley, ministre de la Sant\u00e9 en Alberta en 1937. Le principal objectif du Bureau est d&rsquo;am\u00e9liorer la sant\u00e9 de la population agricole et M. Hoadley en est le pr\u00e9sident et le directeur g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<h3>Service de sant\u00e9 pay\u00e9 d&rsquo;avance<\/h3>\n<p>La question de l&rsquo;assurance-sant\u00e9, propos\u00e9e pour \u00ab\u00a0\u00e9galiser\u00a0\u00bb le service de sant\u00e9 et le r\u00e9pandre dans les r\u00e9gions agricoles, fournirait mati\u00e8re pour un article \u00e0 elle seule.<\/p>\n<p>Sous le r\u00e9gime traditionnel, il incombait \u00e0 chacun de payer les frais de m\u00e9decin pour lui et sa famille au fur et \u00e0 mesure, mais cela est modifi\u00e9 depuis quelques ann\u00e9es par l&rsquo;adoption de plans volontaires d&rsquo;assusurance-sant\u00e9.<\/p>\n<p>Comme exemple du plan collectif de paiement anticip\u00e9, prenez Cardston en Alberta. La soci\u00e9t\u00e9 de la sant\u00e9 y a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1931 et comprend visites de m\u00e9decin, soins m\u00e9dicaux et chirurgicaux, \u00e0 $25. par an. Environ 75 pour cent de la population du district \u00e9lectoral fait partie du plan. La sant\u00e9 dans le district s&rsquo;est sensiblement am\u00e9lior\u00e9e. Les m\u00e9decins de clinique inoculent au moins 90 pour cent des nouveaux b\u00e9b\u00e9s contre la coqueluche, la dipht\u00e9rie, la fi\u00e8vre scarlatine et la variole. Les cas d&rsquo;appendectomie aigu\u00eb sont rares, et il ne s&rsquo;est produit qu&rsquo;une rupture d&rsquo;appendice en quatre ans. Le taux de mortalit\u00e9 est bas, sp\u00e9cialement \u00e0 la suite d&rsquo;op\u00e9rations, et du moment qu&rsquo;il en \u00e9tait ainsi avant la p\u00e9nicilline et les sulfamid\u00e9s, cela doit \u00eatre attribu\u00e9 au fait que la maladie est arr\u00eat\u00e9e avant d&rsquo;avoir fait trop de progr\u00e8s. Le comptable de la succursale de la Banque Royale du Canada \u00e0 Cardston donne un aper\u00e7u int\u00e9ressant \u00e0 ce sujet\u00a0: \u00ab\u00a0Les bienfaits du plan ne sont pas limit\u00e9s seulement \u00e0 la m\u00e9decine, car on remarque en v\u00e9rifiant les comptes des clients que presque pas un ne doit une note de m\u00e9decin. Ce genre d&rsquo;assurance produit un excellent effet sur le cr\u00e9dit des gens.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Telle est notre histoire de la sant\u00e9 et des efforts en vue de la sant\u00e9 au Canada. Comme on le voit, la m\u00e9decine peut vous aider beaucoup si vous lui en donnez la chance. Les m\u00e9decins sont \u00e0 la disposition du public. Ils servent de leur mieux qu&rsquo;on les paie ou non\u00a0; ils ne comptent ni les heures ni la fatigue.<\/p>\n<p>Tout ce qu&rsquo;a appris la m\u00e9decine et les soins des m\u00e9decins ne servent \u00e0 rien si le malade n&rsquo;en profite pas enti\u00e8rement. Les m\u00e9decins s&rsquo;accordent que chaque individu devrait commencer son programme de sant\u00e9 et d&rsquo;aptitude physique par un examen m\u00e9dical complet. Il est impossible de forcer les gens \u00e0 se bien porter. On peut faire prendre une purge a un enfant au moyen d&rsquo;une \u00ab\u00a0fess\u00e9e\u00a0\u00bb, mais il faut croire qu&rsquo;un adulte a assez de bon sens pour se faire soigner par un m\u00e9decin sans qu&rsquo;il faille pour cela le menacer de coups de b\u00e2ton.<\/p>\n<p>Et alors\u00a0? Notre Bulletin de novembre avait trait \u00e0 la mortalit\u00e9 caus\u00e9e par les maladies\u00a0; celui-ci parle de la comp\u00e9tence des m\u00e9decins, des progr\u00e8s de la science, des possibilit\u00e9s de sant\u00e9 et d&rsquo;aptitude physique. Le refrain continuel de notre article est que la sant\u00e9 est un bienfait mat\u00e9riel dont il faut jouir et qu&rsquo;il ne suffit pas d&rsquo;accepter\u00a0; que c&rsquo;est l&rsquo;h\u00e9ritage naturel de chacun de nous\u00a0; qu&rsquo;on peut la conserver, presque s\u00fbrement si, riche ou pauvre, on fait usage des ressources de la m\u00e9decine, des facilit\u00e9s des institutions, des progr\u00e8s scientifiques mis \u00e0 la port\u00e9e de tous par les m\u00e9decins priv\u00e9s, les organismes municipaux et provinciaux et les associations de bien-\u00eatre public&#8230; du moins si on s&rsquo;adresse \u00e0 eux \u00e0 intervalles raisonnables &#8211; et <em>\u00e0 temps<\/em>.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[57],"class_list":["post-2083","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-57"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>F\u00e9vrier 1947 - La Sant\u00e9 Pour Tous - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/fevrier-1947-la-sante-pour-tous\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"F\u00e9vrier 1947 - La Sant\u00e9 Pour Tous\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Il y a deux mani\u00e8res extr\u00eames de vivre &#8211; en bonne sant\u00e9 ou dans un \u00e9tat maladif &#8211; mais entre les deux, beaucoup de gens ne jouissent qu&rsquo;en partie de la sant\u00e9, ou v\u00e9g\u00e8tent entre une sant\u00e9 florissante et une sant\u00e9 pr\u00e9caire. 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