{"id":2048,"date":"1980-04-01T00:00:00","date_gmt":"1980-04-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-61-n-4-avril-1980-coexister-avec-lindustrie\/"},"modified":"2022-10-17T16:05:08","modified_gmt":"2022-10-17T16:05:08","slug":"vol-61-n-4-avril-1980-coexister-avec-lindustrie","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-61-n-4-avril-1980-coexister-avec-lindustrie\/","title":{"rendered":"Vol. 61, N\u00b0 4 &#8211; Avril 1980 &#8211; Coexister avec l&rsquo;industrie"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Le mois prochain, 300 dirigeants,                     jeunes et dynamiques, venus de toutes les parties du Commonwealth,                     se disperseront \u00e0 travers le Canada pour \u00e9tudier                     la nature de la vie dans notre soci\u00e9t\u00e9 industrielle.                     Ils auront amplement de probl\u00e8mes \u00e0 observer.                     Mais ils pourront aussi voir les immenses avantages du progr\u00e8s                     industriel, avantages que les Canadiens sont port\u00e9s                     \u00e0 m\u00e9conna\u00eetre&#8230; <\/p>\n<p> L&rsquo;\u00e8re express\u00e9ment appel\u00e9e celle de                     la R\u00e9volution industrielle s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9e                     en Grande-Bretagne, entre le milieu du XVIIIe et celui du                     XIXe si\u00e8cle. Au cours de cette p\u00e9riode, les                     usines \u00e9quip\u00e9es de machines \u00e0 vapeur                     remplacent, dans ce pays, les artisans et la petite industrie                     familiale en tant que premi\u00e8re source de produits de                     fabrication humaine. La physionomie de la soci\u00e9t\u00e9                     anglaise se trouve radicalement transform\u00e9e du fait                     que la population rurale quitte les fermes et les villages                     pour trouver du travail salari\u00e9 dans des villes surpeupl\u00e9es,                     mal b\u00e2ties et totalement insalubres. Comme les inventions                     se succ\u00e8dent \u00e0 un rythme rapide, les hommes                     voient bient\u00f4t leurs emplois confi\u00e9s aux machines,                     ou \u00e0 leurs femmes et \u00e0 leurs enfants que l&rsquo;on                     peut embaucher \u00e0 salaire minime. <\/p>\n<p> La rapidit\u00e9 et l&rsquo;ampleur des changements techniques                     provoquent de profonds changements sociaux, \u00e9conomiques                     et politiques. Le mouvement syndical fait son apparition et                     vient contrebalancer le pouvoir des propri\u00e9taires d&rsquo;usine                     sur leurs ouvriers. L&rsquo;\u00c9tat doit l\u00e9gif\u00e9rer                     pour prot\u00e9ger la sant\u00e9 et les droits des travailleurs.                   <\/p>\n<p> Ces \u00e9v\u00e9nements, vieux de plus d&rsquo;un si\u00e8cle,                     peuvent para\u00eetre d&rsquo;une singuli\u00e8re actualit\u00e9                     aux habitants des pays qui sont pr\u00e9sentement en voie                     d&rsquo;industrialisation. Car, si l&rsquo;on d\u00e9pouille ce terme                     de son contexte historique et g\u00e9ographique, il est                     \u00e9vident que ces pays vivent actuellement certaines                     des pires phases de la r\u00e9volution qui a boulevers\u00e9                     l&rsquo;Angleterre\u00a0: l&rsquo;entassement des ex-familles rurales                     dans les taudis urbains et le ch\u00f4mage g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9.                   <\/p>\n<p> Mais il existe une diff\u00e9rence fondamentale entre                     l&rsquo;\u00e9tape actuelle de la r\u00e9volution en cours et                     ses chaotiques d\u00e9buts. \u00c0 l&rsquo;origine de l&rsquo;industrialisation,                     des relations ma\u00eetre-serviteur quasi f\u00e9odales                     pr\u00e9dominaient encore dans les usines et les mines.                     Celles-ci \u00e9taient exploit\u00e9es presque uniquement                     au profit de leurs propri\u00e9taires, qui tendaient \u00e0                     consid\u00e9rer comme h\u00e9r\u00e9tique l&rsquo;id\u00e9e                     qu&rsquo;il convenait que les fruits de la production fussent \u00e9quitablement                     partag\u00e9s avec leurs employ\u00e9s et avec le public                     en g\u00e9n\u00e9ral par le moyen des imp\u00f4ts. Ils                     parvenaient \u00e0 accommoder leur conscience avec le travail                     des enfants et autres pratiques inhumaines en s&rsquo;appuyant sur                     le r\u00e9confortant principe que la loi naturelle d\u00e9cr\u00e9tait                     que le fort devait exploiter le faible. La conception d&rsquo;une                     \u00e9conomie appel\u00e9e \u00e0 contribuer au bien-\u00eatre                     de tout le monde ne s&rsquo;\u00e9tait pas encore r\u00e9pandue.                   <\/p>\n<p> Aujourd&rsquo;hui, au contraire, aucun esprit sens\u00e9 ne                     conteste que l&rsquo;industrie doit fonctionner dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat                     de la soci\u00e9t\u00e9 qui l&rsquo;entoure. Il y a, \u00e0                     coup s\u00fbr, des divergences marqu\u00e9es parmi les                     entreprises, les syndicats et les gouvernements sur la fa\u00e7on                     de le faire et sur la nature v\u00e9ritable de cet \u00ab\u00a0int\u00e9r\u00eat\u00a0\u00bb,                     mais l&rsquo;objectif g\u00e9n\u00e9ral, est le m\u00eame peur                     tous. <\/p>\n<p> Une autre diff\u00e9rence entre la premi\u00e8re phase                     de la r\u00e9volution industrielle et le stade o\u00f9                     elle en est maintenant r\u00e9side dans le pouvoir que poss\u00e8de                     la soci\u00e9t\u00e9 de faire face \u00e0 l&rsquo;instabilit\u00e9                     d&rsquo;une \u00e9conomie industrielle. Autrefois, tout changement                     important d&rsquo;ordre \u00e9conomique ou technique avait l&rsquo;effet                     d&rsquo;un choc, qui semait la confusion et la peur. Rien d&rsquo;\u00e9tonnant,                     car il condamnait souvent ses victimes non seulement au ch\u00f4mage,                     mais \u00e0 l&rsquo;impossibilit\u00e9 permanente de travailler.                   <\/p>\n<p> Aujourd&rsquo;hui, il est reconnu que le changement est une force                     constante et toujours pr\u00e9sente dans la soci\u00e9t\u00e9                     industrielle. Tout peut arriver \u00e0 une industrie\u00a0:                     ses march\u00e9s peuvent tarir, ses capitaux ou ses mati\u00e8res                     premi\u00e8res se rar\u00e9fier, des concurrents nouveaux                     et puissants surgir avec des produits ou des proc\u00e9d\u00e9s                     de fabrication ou de commercialisation sup\u00e9rieurs.                     La direction incapable de parer \u00e0 pareilles \u00e9ventualit\u00e9s                     devra peut-\u00eatre fermer des usines, ou, \u00e0 tout                     le moins, proc\u00e9der \u00e0 de nombreux licenciements.                     Pour soutenir la concurrence et amortir les effets des changements                     d\u00e9favorables, les administrations s&rsquo;efforcent d&rsquo;am\u00e9liorer                     la productivit\u00e9 par l&rsquo;adoption de m\u00e9thodes,                     de machines et de mat\u00e9riel d&rsquo;exploitation \u00e9conomique.                     Qu&rsquo;un changement soit d\u00fb \u00e0 des conditions ext\u00e9rieures                     d\u00e9savantageuses ou au progr\u00e8s technique, il                     est toujours capable de plonger des travailleurs dans le ch\u00f4mage.                   <\/p>\n<p> C&rsquo;est pour cette raison que les pays d\u00e9velopp\u00e9s                     s&rsquo;appliquent sans arr\u00eat, depuis des ann\u00e9es, \u00e0                     cr\u00e9er des moyens de d\u00e9fense contre l&rsquo;impact                     du changement sur les masses laborieuses. Les innovations                     comme l&rsquo;assurance-ch\u00f4mage, les services nationaux de                     placement et les programmes de recyclage gouvernementaux leur                     ont apport\u00e9 une certaine s\u00e9curit\u00e9 de                     vie dans les situations o\u00f9 elles auraient peut-\u00eatre                     vu autrefois le spectre de la faim se dresser devant elles.                     D&rsquo;une fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale, ces programmes                     ont fourni aux \u00e9conomies nationales le ressort qu&rsquo;il                     leur fallait pour tirer profit de l&rsquo;immense paradoxe de l&rsquo;industrialisation.                     Savoir que, malgr\u00e9 les convulsions humaines que puissent                     en causer \u00e0 court terme les vicissitudes, elle demeure                     apte \u00e0 cr\u00e9er un nombre toujours croissant d&#8217;emplois                     satisfaisants pour une population active de plus en plus nombreuse.                   <\/p>\n<p> C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;avec lenteur et h\u00e9sitation, nous avons                     appris dans cette derni\u00e8re partie du vingti\u00e8me                     si\u00e8cle \u00e0 faire servir l&rsquo;industrie \u00e0 la                     cause du progr\u00e8s social. Mais nous sommes bien loin                     de comprendre parfaitement la soci\u00e9t\u00e9 qui est                     n\u00e9e de cette r\u00e9ussite. C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment                     dans ce but que le prince Philippe a voulu, au d\u00e9but                     des ann\u00e9es 50, mettre le prestige de son rang au service                     d&rsquo;un effort concentr\u00e9 en vue d&rsquo;approfondir la nature                     de la vie dans la nouvelle soci\u00e9t\u00e9 industrielle.                     Il se met aussit\u00f4t \u00e0 l&rsquo;oeuvre et organise, en                     1956, la Conf\u00e9rence d&rsquo;\u00e9tude du Commonwealth,                     dite de S.A.R. le duc d&rsquo;\u00c9dimbourg, par laquelle il                     convie les cadres industriels, les chefs de syndicat et les                     administrateurs publics de toutes les parties du Commonwealth                     \u00e0 participer \u00e0 ce qu&rsquo;il appelle sa \u00ab\u00a0grande                     exp\u00e9rience\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> Il avait \u00e9t\u00e9 entendu express\u00e9ment que                     cette conf\u00e9rence n&rsquo;examinerait aucune proposition et                     n&rsquo;adopterait aucune r\u00e9solution. Elle ne devait m\u00eame                     pas se d\u00e9rouler en un seul lieu. Malgr\u00e9 sa dur\u00e9e                     d&rsquo;une longueur exceptionnelle &#8211; trois semaines &#8211; elle ne devait                     pas formuler un seul voeu. Son but \u00e9tait plut\u00f4t                     d&rsquo;\u00e9tudier les probl\u00e8mes humains des collectivit\u00e9s                     industrielles, non pas sur le papier, mais sur place. <\/p>\n<h3>Un alliage dynamique de points de vue                   et de valeurs<\/h3>\n<p> Les 300 d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s se r\u00e9unirent                     \u00e0 Oxford, en Angleterre, o\u00f9 ils se divis\u00e8rent                     en 20 groupes d&rsquo;\u00e9tude distincts. Chaque groupe se dirigea                     ensuite vers une r\u00e9gion ou un centre industriel diff\u00e9rent                     de la Grande-Bretagne, en vue d&rsquo;en rencontrer les gens et                     de causer avec eux \u00e0 leurs lieux de travail, dans leurs                     pubs et dans leurs foyers. Les membres de ces divers groupes                     consacr\u00e8rent presque toute une quinzaine \u00e0 scruter                     les opinions, les sentiments et les impressions de chacun,                     depuis le directeur g\u00e9n\u00e9ral jusqu&rsquo;au manoeuvre                     en ch\u00f4mage. Puis, ils se rassembl\u00e8rent \u00e0                     Oxford afin de proc\u00e9der \u00e0 un \u00e9change                     d&rsquo;id\u00e9es. <\/p>\n<p> Chaque groupe d&rsquo;\u00e9tude constituait un alliage dynamique                     de points de vues et de valeurs vari\u00e9s, du fait qu&rsquo;il                     se composait de personnes de tous les points du spectre politique                     et appartenant \u00e0 des pays aussi \u00e9loign\u00e9s                     par la culture et la g\u00e9ographie que Malte et les \u00eeles                     Tonga. Les participants avaient \u00e9t\u00e9 choisis                     non pas pour leur r\u00e9putation du moment, mais en tant                     que futurs chefs de file\u00a0; la limite d&rsquo;\u00e2ge approximative                     \u00e9tait de 40 ans. Ils agissaient \u00e0 titre purement                     personnel et non pas comme repr\u00e9sentants de leurs entreprises,                     condition que le duc jugeait importante pour favoriser la                     compr\u00e9hension des probl\u00e8mes communs. \u00ab\u00a0Si                     l&rsquo;on rassemble, disait-il, des repr\u00e9sentants de la                     gestion, des syndicats et de l&rsquo;administration publique dans                     une ambiance officielle, ils adopteront des positions officielles.                     Placez-les, au contraire, dans une ambiance informelle o\u00f9                     ils puissent exposer leurs mani\u00e8res de voir sans parler                     au nom de personne, ils auront alors le sentiment de pouvoir                     discuter librement sans se sentir li\u00e9s par une position                     quelconque.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Certes les membres, repr\u00e9sentant toutes les parties                     du monde et toutes les nuances politiques, quitt\u00e8rent-ils                     cette conf\u00e9rence avec un sentiment d&rsquo;enrichissement                     et d&rsquo;\u00e9largissement intellectuels. Dans l&rsquo;esprit du                     duc, cette conf\u00e9rence ne devait se r\u00e9unir qu&rsquo;une                     seule fois aux fins d&rsquo;am\u00e9liorer les communications                     sur des questions d&rsquo;int\u00e9r\u00eat universel. Mais les                     participants canadiens consid\u00e9r\u00e8rent cette initiative                     si fructueuse qu&rsquo;ils ne voulurent pas qu&rsquo;elle soit abandonn\u00e9e                     apr\u00e8s une seule r\u00e9union. Ils constitu\u00e8rent                     donc un comit\u00e9, qui fut charg\u00e9 d&rsquo;organiser la                     deuxi\u00e8me Conf\u00e9rence d&rsquo;\u00e9tude du duc d&rsquo;\u00c9dimbourg,                     en 1962. <\/p>\n<p> Cette r\u00e9union, financ\u00e9e gr\u00e2ce aux contributions                     des milieux d&rsquo;affaires et de travail canadiens, regroupa 237                     d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s venus de 34 pays en vue d&rsquo;examiner                     \u00ab\u00a0les cons\u00e9quences humaines du changement industriel\u00a0\u00bb                     dans des collectivit\u00e9s r\u00e9parties sur toute l&rsquo;\u00e9tendue                     du Canada. Cette fois encore, les membres de la conf\u00e9rence                     \u00e9taient des personnes \u00e2g\u00e9es de 25 \u00e0                     40 ans et susceptibles de devenir chefs de file dans les affaires                     industrielles de leur pays dans un d\u00e9lai de 10 \u00e0                     15 ans. Le succ\u00e8s de cette conf\u00e9rence fut si                     remarquable qu&rsquo;il inspira l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une troisi\u00e8me                     conf\u00e9rence, en Australie, en 1968 et d&rsquo;une quatri\u00e8me,                     au Royaume-Uni, en 1974. <\/p>\n<h3>Comprendre les cons\u00e9quences                   des d\u00e9cisions                   sur la population<\/h3>\n<p> La cinqui\u00e8me de ces r\u00e9unions, maintenant r\u00e9guli\u00e8res,                     qui se tiendra du 17 mai au 7 juin prochains, se penchera                     sur le vaste th\u00e8me de \u00ab\u00a0Ceux qui vivent dans une                     soci\u00e9t\u00e9 industrielle\u00a0\u00bb. Quelque 300 jeunes                     hommes et jeunes femmes dynamiques, provenant de 30 pays du                     Commonwealth, dont 125 du Canada, doivent y participer. Ils                     seront r\u00e9partis en 20 groupes d&rsquo;\u00e9tude de 15                     membres chacun, qui resteront ensemble pendant toute la dur\u00e9e                     de la conf\u00e9rence. Chaque groupe sera un microcosme                     des participants. Ainsi, un groupe typique pourrait se composer,                     entre autres, d&rsquo;un dirigeant syndical d&rsquo;Australie, d&rsquo;un enseignant                     du Botswana, d&rsquo;un fonctionnaire de l&rsquo;Inde, d&rsquo;un directeur                     d&rsquo;usine de Hong-Kong. <\/p>\n<p> \u00c0 la suite de s\u00e9ances inaugurales d&rsquo;initiation                     et d&rsquo;information, tenues \u00e0 Kingston et Calgary, chaque                     groupe se dirigera vers une localit\u00e9 ou une collectivit\u00e9                     diff\u00e9rente pour y effectuer, durant 11 jours, une \u00e9tude                     des conditions sociales dans la r\u00e9gion. Les membres                     logeront chez des familles de l&rsquo;endroit\u00a0; on escompte                     que ce genre d&rsquo;h\u00e9bergement leur permettra d&rsquo;acqu\u00e9rir                     une connaissance approfondie des vues, des pr\u00e9occupations                     et des aspirations des gens. L&rsquo;effet de l&rsquo;exp\u00e9rience                     de base ainsi obtenue serait d&rsquo;amener les futurs chefs de                     file \u00e0 fonder leurs d\u00e9cisions, quand ils occuperont                     des postes d&rsquo;autorit\u00e9, \u00ab\u00a0sur une compr\u00e9hension                     convenable des cons\u00e9quences\u00a0\u00bb, selon l&rsquo;expression                     du duc. <\/p>\n<h3>\u00c0 l&rsquo;heure du d\u00e9senchantement                   devant                   le progr\u00e8s industriel<\/h3>\n<p> Chaque groupe d&rsquo;\u00e9tude aura \u00e0 r\u00e9diger                     un rapport sur les r\u00e9actions de ses membres \u00e0                     ces contacts et les enseignements qu&rsquo;ils en auront tir\u00e9s.                     Ces opinions seront \u00e9tudi\u00e9es avec le duc d&rsquo;\u00c9dimbourg                     et les membres des autres groupes lors d&rsquo;une s\u00e9ance                     r\u00e9capitulative convoqu\u00e9e \u00e0 Qu\u00e9bec\u00a0;                     le duc s&rsquo;inspirera de ces rapports pour pr\u00e9senter la                     synth\u00e8se g\u00e9n\u00e9rale qui cl\u00f4turera                     la conf\u00e9rence. <\/p>\n<p> Le Canada offre un excellent cadre pour une r\u00e9union                     de cette nature, car il y existe des industries de toutes                     tailles et de tous stades de d\u00e9veloppement. Parmi la                     soixantaine de localit\u00e9s comprises dans les tourn\u00e9es                     d&rsquo;\u00e9tude se trouvent des villes mortes et des villes-champignons,                     des centres industriels diversifi\u00e9s ainsi que de petits                     villages o\u00f9 toute la population compte sur une seule                     usine. Certains groupes entreverront les probl\u00e8mes                     de l&rsquo;urbanisation dans des grandes villes comme Montr\u00e9al                     et Toronto, alors que d&rsquo;autres seront confront\u00e9s aux                     difficult\u00e9s contraires de l&rsquo;isolement dans les petites                     villes mini\u00e8res et les localit\u00e9s c\u00f4ti\u00e8res                     \u00e9loign\u00e9es. <\/p>\n<p> Les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s d&rsquo;outre-mer viendront                     au Canada \u00e0 un moment o\u00f9 l&rsquo;on note un certain                     d\u00e9senchantement au sujet de l&rsquo;industrie et du progr\u00e8s                     en g\u00e9n\u00e9ral. Les Canadiens ont cess\u00e9 de                     consid\u00e9rer le progr\u00e8s comme automatiquement                     souhaitable\u00a0; les risques que court l&rsquo;environnement,                     l&rsquo;\u00e9puisement des ressources et ses troublants effets                     sur la soci\u00e9t\u00e9 sont devenus autant de sujets                     de pr\u00e9occupations pour le public. <\/p>\n<p> La conf\u00e9rence a n\u00e9cessairement pour mission                     d&rsquo;\u00e9tudier des probl\u00e8mes &#8211; sinon, elle ne rimerait                     \u00e0 rien &#8211; et ses membres ne seront s\u00fbrement pas                     \u00e0 court de probl\u00e8mes \u00e0 examiner au Canada.                     Mais s&rsquo;il va de soi qu&rsquo;ils entendront de la part des personnes                     concern\u00e9es beaucoup d&rsquo;observations sur les inconv\u00e9nients                     de certains aspects de la vie industrielle, il reste qu&rsquo;ils                     seront aussi les t\u00e9moins oculaires des grands avantages                     que l&rsquo;on tend \u00e0 oublier dans les d\u00e9bats sur                     les d\u00e9sagr\u00e9ments de ses effets secondaires.                     Car l&rsquo;industrie demeure, apr\u00e8s tout, l&rsquo;une des principales                     sources du niveau de vie \u00e9lev\u00e9 &#8211; de la vie de                     haute qualit\u00e9 &#8211; dont jouissent la plupart des citoyens                     de notre pays. Et il en est ainsi m\u00eame pour ceux dont                     le travail n&rsquo;est pas directement rattach\u00e9 \u00e0                     la production industrielle. <\/p>\n<h3>Faire contribuer le syst\u00e8me                   \u00e0 r\u00e9soudre ses probl\u00e8mes<\/h3>\n<p> Bon nombre des probl\u00e8mes que les membres observeront                     ici &#8211; encombrement de la circulation urbaine par exemple &#8211;                     sont imputables \u00e0 l&rsquo;aisance g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e                     qui permet \u00e0 la plupart des familles d&rsquo;avoir et d&rsquo;utiliser                     au moins un v\u00e9hicule automobile. De fait, le d\u00e9bat                     public actuel sur les probl\u00e8mes et les priorit\u00e9s                     du progr\u00e8s industriel n&rsquo;est possible que parce que                     les Canadiens sont instruits et bien inform\u00e9s. Et cela                     n&rsquo;a pu se r\u00e9aliser, pour une bonne part, que parce                     que les recettes fiscales tir\u00e9es du secteur industriel                     et de ses employ\u00e9s ont permis d&rsquo;\u00e9difier un solide                     syst\u00e8me d&rsquo;enseignement public et que les familles canadiennes                     ont les moyens de laisser leurs enfants aux \u00e9tudes                     plus longtemps que jamais auparavant. <\/p>\n<p> Notre pays a atteint \u00e0 ce stade enviable par suite                     surtout du progr\u00e8s industriel et des ressources naturelles                     connexes. Pourtant, l&rsquo;avenir du progr\u00e8s, partout dans                     le monde, est ces derniers temps mis en question, sp\u00e9cialement                     dans les \u00e9tudes faites pour le Club de Rome. Il est                     difficile \u00e0 des gens appartenant \u00e0 un pays de                     d\u00e9veloppement relativement r\u00e9cent comme le Canada                     de suivre le raisonnement- selon lequel il faut freiner la                     croissance. D&rsquo;apr\u00e8s leur exp\u00e9rience nationale,                     les Canadiens pencheraient plut\u00f4t pour l&rsquo;opinion de                     sir Solly Zuckerman, ancien conseiller scientifique aupr\u00e8s                     du gouvernement britannique, suivant laquelle la croissance                     \u00e9conomique est essentiellement la seule mani\u00e8re                     d&rsquo;atteindre un niveau de vie convenable pour les hommes de                     tous les pays. Selon lui, c&rsquo;est dans le syst\u00e8me lui-m\u00eame                     que r\u00e9side le meilleur moyen de r\u00e9soudre les                     probl\u00e8mes concomitants. \u00ab\u00a0Il ne faut pas oublier,                     dit-il, que si la technique nous offre des fa\u00e7ons nouvelles                     et dangereuses de d\u00e9t\u00e9riorer l&rsquo;environnement,                     elle est \u00e9galement capable de cr\u00e9er des proc\u00e9d\u00e9s                     nouveaux pour \u00e9viter ses m\u00e9faits ou y rem\u00e9dier\u00a0&#8230;\u00a0\u00bb.                   <\/p>\n<h3>Un instrument au service de l&rsquo;homme<\/h3>\n<p> On pourrait en dire \u00e0 peu pr\u00e8s autant des                     probl\u00e8mes humains de la soci\u00e9t\u00e9 industrielle.                     S&rsquo;ils ont invent\u00e9 des moyens d&rsquo;att\u00e9nuer les                     perturbations caus\u00e9es aux populations par les changements                     \u00e9conomiques, les gouvernements se doivent de trouver                     de nouveaux m\u00e9canismes sociaux pour affronter les nouveaux                     probl\u00e8mes qui se poseront fatalement. C&rsquo;est le but                     que l&rsquo;on poursuit depuis longtemps au Canada avec des succ\u00e8s                     divers. <\/p>\n<p> Le c\u00e9l\u00e8bre \u00e9conomiste am\u00e9ricain                     John Kenneth Galbraith soutient, dans son livre de 1967 intitul\u00e9                     <em>Le Nouvel \u00c9tat industriel<\/em>, que nous sommes                     en train de devenir les serviteurs en th\u00e9orie, comme                     en pratique, de la machine que nous avons cr\u00e9\u00e9e                     pour nous servir.\u00a0\u00bb Dans l&rsquo;enqu\u00eate qu&rsquo;ils feront                     au Canada, les membres canadiens de la Conf\u00e9rence comme                     ceux d&rsquo;outre-mer auront l&rsquo;occasion de voir par eux-m\u00eames                     si ce ph\u00e9nom\u00e8ne s&rsquo;est produit chez nous. Il                     n&rsquo;\u00e9tait s\u00fbrement pas cens\u00e9 le faire\u00a0;                     il a longtemps \u00e9t\u00e9 reconnu chez les Canadiens                     que le syst\u00e8me industriel devait \u00eatre un instrument                     au service de la soci\u00e9t\u00e9, et non vice versa.                     Il se peut que nous n&rsquo;ayons pas toujours \u00e9t\u00e9                     \u00e0 la hauteur de cet id\u00e9al, mais nous esp\u00e9rons                     que, de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, nos h\u00f4tes                     rentreront chez eux pleinement rassur\u00e9s quant \u00e0                     la capacit\u00e9 latente d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 industrielle                     d&rsquo;offrir aux \u00eatres humains qui la composent une vie                     qui vaut la peine d&rsquo;\u00eatre v\u00e9cue. <\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[59],"class_list":["post-2048","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-59"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 61, N\u00b0 4 - Avril 1980 - Coexister avec l&#039;industrie - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-61-n-4-avril-1980-coexister-avec-lindustrie\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 61, N\u00b0 4 - Avril 1980 - Coexister avec l&#039;industrie\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Le mois prochain, 300 dirigeants, jeunes et dynamiques, venus de toutes les parties du Commonwealth, se disperseront \u00e0 travers le Canada pour \u00e9tudier la nature de la vie dans notre soci\u00e9t\u00e9 industrielle. 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