{"id":2024,"date":"1956-04-01T00:00:00","date_gmt":"1956-04-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-37-n-4-avril-1956-les-monuments-historiques-du-canada\/"},"modified":"2022-10-17T15:55:21","modified_gmt":"2022-10-17T15:55:21","slug":"vol-37-n-4-avril-1956-les-monuments-historiques-du-canada","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-37-n-4-avril-1956-les-monuments-historiques-du-canada\/","title":{"rendered":"Vol. 37, N\u00b0 4 &#8211; Avril 1956 &#8211; Les Monuments Historiques du Canada"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Un pays qui a foi dans son avenir                     ne saurait manquer de s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 son pass\u00e9,                     mais nos occupations pressantes du moment nous font parfois                     perdre de vue ce qui nous rattache au pass\u00e9. <\/p>\n<p> On a dit que la plus grande erreur de la g\u00e9n\u00e9ration                     actuelle &#8211; de toute g\u00e9n\u00e9ration actuelle &#8211; \u00e9tait                     de ne pas lire le proc\u00e8s-verbal de la derni\u00e8re                     s\u00e9ance. Elle a ainsi d\u00e8s le d\u00e9part le                     d\u00e9savantage d&rsquo;avoir \u00e0 apprendre \u00e0 son                     tour par la pratique ce qu&rsquo;elle n&rsquo;aurait eu qu&rsquo;\u00e0 lire                     dans l&rsquo;histoire de ses anc\u00eatres. <\/p>\n<p> Des ouvrages en pierre et en terre, des armes et des outils,                     des tableaux, des sculptures, des dessins grav\u00e9s sur                     les rochers et des caract\u00e8res trac\u00e9s sur du                     papier perp\u00e9tuent notre pass\u00e9. Il est impossible                     de tout conserver\u00a0; d&rsquo;ailleurs une foule de choses n&rsquo;en                     valent pas la peine. Ce que nous gardons doit signifier quelque                     chose. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un vitrail dans une vieille \u00e9glise,                     de la marque d&rsquo;une balle sur un mur, d&rsquo;une signature au bas                     d&rsquo;un document ou d&rsquo;une vieille carte d\u00e9chir\u00e9e,                     il faut que la chose ait eu une certaine signification \u00e0                     son \u00e9poque. <\/p>\n<p> Nous ne retournons pas \u00e0 nos anciens monuments pour                     en r\u00e9parer les ruines et y loger nos familles et nos                     parlements, mais pour apprendre d&rsquo;eux, qui \u00e9taient                     si fameux dans leur temps, les principes que leurs cr\u00e9ateurs                     y ont incorpor\u00e9s et dont nous pourrions faire usage                     aujourd&rsquo;hui. <\/p>\n<h3>Notre pass\u00e9 est r\u00e9cent<\/h3>\n<p> Le pass\u00e9 des autres continents est un tr\u00e9sor                     de faits et de monuments historiques. Ici au Canada, notre                     pass\u00e9 est plus r\u00e9cent. D&rsquo;autres pays s&rsquo;enorgueillissent                     d&rsquo;une histoire qui remonte \u00e0 la nuit des temps\u00a0;                     la n\u00f4tre a commenc\u00e9 au lever du soleil, mais                     elle est aussi importante pour nous que leur long et illustre                     pass\u00e9. <\/p>\n<p> Les pionniers qui ont b\u00e2ti le Canada n&rsquo;avaient pas                     les prodigieuses connaissances techniques et industrielles                     que nous poss\u00e9dons maintenant. Ils ont accompli des                     choses qui n&rsquo;avaient encore jamais \u00e9t\u00e9 accomplies,                     mais avec les moyens dont ils disposaient, ce qu&rsquo;ils ont fait,                     ils l&rsquo;ont bien fait. <\/p>\n<p> Ainsi, ce qui fait la valeur de nos monuments, ce n&rsquo;est                     pas leur anciennet\u00e9, mais leur nouveaut\u00e9. Chaque                     fort \u00e9rig\u00e9, chaque portage ex\u00e9cut\u00e9                     pour contourner une chute, chaque palissade construite par                     une collectivit\u00e9 aventureuse\u00a0: tout cela constitue                     un pas en avant, un \u00e9largissement des horizons, quelque                     chose d&rsquo;audacieusement nouveau. <\/p>\n<h3>Les b\u00e2timents historiques<\/h3>\n<p> Il y a dans presque toutes les villes du Canada au moins                     un \u00e9difice qui a \u00e9t\u00e9 le th\u00e9\u00e2tre                     de grandes aventures ou d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements importants.                   <\/p>\n<p> Une publication illustr\u00e9e de la Standard Oil (Kentucky)                     reproduit chaque mois des photographies des nombreux b\u00e2timents                     historiques qui ajoutent au charme des pittoresques \u00c9tats                     du Sud. On pouvait voir dans un des derniers num\u00e9ros\u00a0:                     le g\u00eete des esclaves, o\u00f9 v\u00e9cut l&rsquo;oncle                     Tom\u00a0; la maison o\u00f9 fut emprisonn\u00e9 l&rsquo;auteur                     de \u00ab\u00a0Home sweet Home\u00a0\u00bb, que l&rsquo;on prenait pour un                     espion\u00a0; une reconstitution de la premi\u00e8re maison                     construite dans le Kentucky. <\/p>\n<p> Vous me direz peut-\u00eatre que nous n&rsquo;avons rien de tel                     au Canada\u00a0; mais si, nous en avons\u00a0! Il y a, au                     coeur m\u00eame de Westmount, une maison de ferme qui a appartenu                     \u00e0 la m\u00eame famille durant 285 ans\u00a0; on distingue                     encore dans son sous-sol les embrasures par o\u00f9 les                     hommes tiraient sur les Indiens, tandis que les femmes et                     les enfants se r\u00e9fugiaient dans une pi\u00e8ce secr\u00e8te.                     Au lac Memphr\u00e9magog se trouve une maison de pierre                     construite par des fr\u00e8res qui arriv\u00e8rent au                     Canada \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de la r\u00e9volution am\u00e9ricaine.                     Le manoir de Lachine, qui date de quelque 300 ans, a \u00e9t\u00e9                     transform\u00e9 en mus\u00e9e. <\/p>\n<p> La maison de Montcalm, \u00e0 Qu\u00e9bec, o\u00f9                     aurait v\u00e9cu le c\u00e9l\u00e8bre g\u00e9n\u00e9ral                     fran\u00e7ais et o\u00f9 il serait mort apr\u00e8s la                     bataille des Plaines d&rsquo;Abraham, en 1759, a \u00e9chapp\u00e9                     il y a quelques mois seulement \u00e0 la pioche des d\u00e9molisseurs,                     gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;intervention de la commission locale                     d&rsquo;urbanisme. <em>Ross House<\/em>, le premier bureau de poste                     officiel de l&rsquo;ouest du Canada (1855), doit sa survivance aux                     efforts de la Soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;histoire du Manitoba.                     La maison o\u00f9 est n\u00e9 sir Wilfrid Laurier a \u00e9t\u00e9                     acquise par l&rsquo;\u00c9tat \u00e0 titre de monument public.                   <\/p>\n<p> Le Ch\u00e2teau de Ramezay, construit en 1705 dans ce qui                     \u00e9tait alors le beau quartier de Montr\u00e9al, est                     rempli de souvenirs de toutes sortes. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;avaient                     lieu les r\u00e9ceptions officielles des gouverneurs g\u00e9n\u00e9raux                     et des intendants\u00a0; l\u00e0 aussi que se pr\u00e9paraient                     les exp\u00e9ditions de chasse, les voyages de d\u00e9couverte,                     les op\u00e9rations militaires. En 1775, le Ch\u00e2teau                     devint le quartier g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;Arm\u00e9e                     continentale de Montgomery et re\u00e7ut, l&rsquo;ann\u00e9e                     suivante, la visite de Benjamin Franklin et d&rsquo;autres envoy\u00e9s                     ayant pour mission de persuader les Canadiens fran\u00e7ais                     de se r\u00e9volter contre l&rsquo;administration britannique.                   <\/p>\n<p> Depuis le fort Anne, sur la c\u00f4te est, o\u00f9 s&rsquo;\u00e9tablit                     une colonie fran\u00e7aise 15 ans avant l&rsquo;arriv\u00e9e                     des P\u00e9lerins \u00e0 Plymouth Rock en 1620, jusqu&rsquo;aux                     forts de l&rsquo;extr\u00eame ouest, qui appartiennent au si\u00e8cle                     dernier, le Canada poss\u00e8de une multitude de forts aussi                     bien conserv\u00e9s que soigneusement entretenus. Ces ouvrages                     m\u00e9ritent d&rsquo;autant plus d&rsquo;\u00eatre pr\u00e9serv\u00e9s                     qu&rsquo;ils ont contribu\u00e9, de pr\u00e8s ou de loin, \u00e0                     modifier le cours de l&rsquo;histoire politique et peut-\u00eatre                     m\u00eame de l&rsquo;histoire tout court. <\/p>\n<h3>Souvenirs et objets anciens<\/h3>\n<p> L&rsquo;impression que produit en nous un \u00e9v\u00e9nement                     est d&rsquo;autant plus durable qu&rsquo;elle nous parvient par plusieurs                     sens \u00e0 la fois, de sorte que ceux qui cherchent \u00e0                     nous donner une histoire vraiment expressive feraient bien                     de songer un peu \u00e0 la conservation des r\u00e9alit\u00e9s                     m\u00eames qui sont le fondement de l&rsquo;histoire. Les manuels                     d&rsquo;histoire r\u00e9ussissent rarement \u00e0 nous \u00e9mouvoir,                     mais qui peut rester froid en suivant une route que Champlain                     lui-m\u00eame a suivie, en gravissant un ravin que Wolfe                     a gravi, en touchant les murs qu&rsquo;a d\u00e9fendus Madeleine                     de Verch\u00e8res, en foulant le sol o\u00f9 succomb\u00e8rent                     Dollard et ses compagnons. <\/p>\n<p> Quand nous avons sous les yeux les fondations des \u00e9difices,                     l&rsquo;ameublement des maisons, les chaises et les lits, les ustensiles                     de cuisine, dont se servaient les gens des 17e et 18e si\u00e8cles,                     ces g\u00e9n\u00e9rations cessent d&rsquo;\u00eatre d&rsquo;obscures                     abstractions et retrouvent la chaleur et la vie d&rsquo;\u00eatres                     humains v\u00e9ritables. <\/p>\n<p> Dans son rapport sur les fouilles d&rsquo;Ur, en Chald\u00e9e,                     sir Leonard Woolley cite deux cas qui font revivre dans nos                     esprits cette tr\u00e8s ancienne ville. Dans le tombeau                     de la Reine Shub-ad, les doigts d&rsquo;une jeune musicienne pincent                     encore les cordes de sa lyre et, ce qui est encore plus \u00e9vocateur,                     une autre jeune fille ne porte pas son bandeau d&rsquo;argent sur                     la t\u00eate\u00a0; il est bien enroul\u00e9 dans sa poche,                     comme si elle avait \u00e9t\u00e9 en retard pour les fun\u00e9railles                     et n&rsquo;avait pas eu le temps de le mettre. <\/p>\n<p> L&rsquo;arch\u00e9ologie a pris un certain essor au Canada depuis                     que plusieurs de nos universit\u00e9s organisent des exp\u00e9ditions                     chaque \u00e9t\u00e9. On a d\u00e9couvert \u00e0 North                     Simcoe des vases d&rsquo;argile qui d\u00e9montrent qu&rsquo;une civilisation                     a exist\u00e9 dans cette r\u00e9gion au moins 2,500 ans                     av. J.-C. <\/p>\n<p> Depuis 1934, des arch\u00e9ologues du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral,                     du <em>Royal Ontario Museum <\/em>et de l&rsquo;Universit\u00e9 Western                     Ontario dirigent les travaux entrepris pour mettre \u00e0                     jour les ruines d&rsquo;anciens villages indiens et des premiers                     postes europ\u00e9ens en Ontario. Sur l&#8217;emplacement du premier                     fort Ste-Marie, par exemple, des fouilles ont permis de d\u00e9celer                     les vestiges de vastes ouvrages de fortification \u00e0                     palissades et abouti \u00e0 la d\u00e9couverte d&rsquo;un des                     premiers syst\u00e8mes de distribution d&rsquo;eau et d&rsquo;\u00e9gout                     qui ait exist\u00e9 au nord du Mexique. <\/p>\n<p> Dans l&rsquo;Ouest, on conserve pr\u00e9cieusement les cloches                     dites de la rivi\u00e8re Rouge, qui vont de la cloche d&rsquo;\u00e9glise                     de 100 livres, envoy\u00e9e \u00e0 la colonie naissante                     par lord Selkirk, en 1819, jusqu&rsquo;au carillon de St-Boniface,                     qui a toute une histoire, en passant par une longue s\u00e9rie                     de cloches d&rsquo;\u00e9coles. Calgary a encore sa premi\u00e8re                     maison d&rsquo;\u00e9cole, cabane typique des anciens jours, que                     visitent chaque ann\u00e9e des milliers de touristes. La                     c\u00f4te du Pacifique restaure ses poteaux tot\u00e9miques.                   <\/p>\n<p> Tout cela a \u00e9t\u00e9 sauv\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0                     la clairvoyance et aux efforts d&rsquo;hommes et de femmes qui ont                     compris ce que repr\u00e9sente le pass\u00e9, non seulement                     \u00e0 cause de son influence mat\u00e9rielle sur notre                     mode de vie actuel, mais aussi en raison des sentiments vivifiants                     qu&rsquo;il inspire. Les souvenirs et les objets anciens n&rsquo;ont pas                     une grande valeur marchande (nos a\u00efeux n&rsquo;\u00e9taient                     pas tr\u00e8s riches), mais ils sont hors de prix en tant                     qu&rsquo;\u00e9l\u00e9ments de notre patrimoine. <\/p>\n<p> Les lettres et documents conserv\u00e9s aux Archives du                     Canada, dans les mus\u00e9es, comme celui de Bytown, \u00e0                     Ottawa, et du Ch\u00e2teau de Ramezay, \u00e0 Montr\u00e9al,                     dans les collections des universit\u00e9s et des particuliers,                     \u00e9voquent en termes bien humains les gens qui les ont                     \u00e9crits et utilis\u00e9s. <\/p>\n<h3>Plaques et monuments<\/h3>\n<p> La comm\u00e9moration des personnages illustres pr\u00e9sente                     une difficult\u00e9\u00a0: lorsqu&rsquo;ils se font un nom dans                     les sciences, la litt\u00e9rature, la politique ou la guerre                     il y a parfois longtemps que leur maison natale a chang\u00e9                     de propri\u00e9taire, que les meubles de leur jeunesse ont                     \u00e9t\u00e9 donn\u00e9s ou d\u00e9truits. Dans ce                     cas, tout comme dans celui des vieux \u00e9difices que le                     progr\u00e8s ou l&rsquo;incendie a fait dispara\u00eetre, nous                     devons avoir recours aux monuments et aux plaques. <\/p>\n<p> Il faut que les renseignements soient suffisants et imprim\u00e9s                     en caract\u00e8res faciles \u00e0 lire (ce qu&rsquo;on ne saurait                     dire de beaucoup de plaques existantes) si l&rsquo;on veut que le                     voyageur saisisse non seulement l&rsquo;importance du lieu, mais                     aussi les \u00e9v\u00e9nements dramatiques qui s&rsquo;y sont                     d\u00e9roul\u00e9s. Par exemple, il y a, \u00e0 Lachine,                     un monument en pierre de taille qui rappelle le massacre des                     habitants de l&rsquo;endroit par quinze cents Iroquois, en 1689.                     Pourquoi ne pas y indiquer au moyen d&rsquo;un grand panneau les                     all\u00e9es et venues de cette horrible nuit, comment les                     Indiens charg\u00e8rent leurs prisonniers dans leurs canots,                     affich\u00e8rent leur victoire au nez de l&rsquo;indolent gouverneur                     de Montr\u00e9al et br\u00fbl\u00e8rent leurs victimes                     \u00e0 petit feu sous ses yeux\u00a0? Tout cela a \u00e9t\u00e9                     racont\u00e9 en termes \u00e9loquents par nos historiens                     et nos \u00e9crivains. <\/p>\n<p> En plus des lieux historiques et autres vestiges mat\u00e9riels                     du pass\u00e9, il y a une autre sorte de traditions\u00a0:                     le folklore et surtout les chants populaires. Une grande partie                     de notre histoire se retrouve dans les vieilles chansons que                     chantaient nos p\u00e8res et que tout le monde, surtout                     chez les Canadiens fran\u00e7ais, connaissait comme son                     pater. <\/p>\n<p> M. Marius Barbeau a consacr\u00e9 plus de quarante ans                     \u00e0 recueillir les chansons et les usages populaires                     du Canada. Le Mus\u00e9e national o\u00f9 il a travaill\u00e9                     officiellement de 1911 jusqu&rsquo;\u00e0 sa retraite en 1948                     et officieusement par la suite, poss\u00e8de une collection                     de 195 chants esquimaux, plus de 3,000 chants indiens, pr\u00e8s                     de 7,000 chansons canadiennes-fran\u00e7aises et quelque                     1,500 anciennes chansons anglaises. <\/p>\n<p> Ce sont ces chansons qui rythmaient le mouvement des avirons                     que savaient si bien manier les premiers explorateurs et les                     coureurs des bois\u00a0; qui \u00e9gayaient les for\u00eats                     et les rivi\u00e8res o\u00f9 trimaient nos draveurs et                     nos b\u00fbcherons\u00a0; qui r\u00e9glaient la cadence                     du van dans les granges et du rouet et du berceau au coin                     du feu. <\/p>\n<p> M. Barbeau a \u00e9crit \u00e0 ce sujet des douzaines                     de livres, que l&rsquo;on peut se procurer au Mus\u00e9e national,                     \u00e0 Ottawa. Un de ceux-ci, <em>Les chansons populaires                     du vieux Qu\u00e9bec<\/em>, raconte l&rsquo;histoire de ces anciens                     refrains et donne les paroles et la musique de quinze d&rsquo;entre                     eux. L&rsquo;oeuvre est illustr\u00e9e de sept dessins d&rsquo;Arthur                     Lismer. <\/p>\n<h3>Le besoin d&rsquo;imagination<\/h3>\n<p> Les Canadiens doivent faire preuve d&rsquo;imagination lorsqu&rsquo;il                     s&rsquo;agit de choisir le nom d&rsquo;une route, d&rsquo;une plage, d&rsquo;un portage                     ou d&rsquo;une particularit\u00e9 topographique. <\/p>\n<p> \u00ab\u00a0La Route des \u00eeles\u00a0\u00bb est un nom beaucoup                     plus appropri\u00e9 et pittoresque que \u00ab\u00a0La jet\u00e9e                     de Canso\u00a0\u00bb pour d\u00e9signer le nouvel ouvrage qui                     relie l&rsquo;\u00eele du Cap-Breton \u00e0 la terre ferme, car                     il \u00e9voque le pays des \u00e9migrants \u00e9cossais                     qui vinrent coloniser cette r\u00e9gion. L&rsquo;Ontario a \u00e9t\u00e9                     bien inspir\u00e9 de nommer ses grandes routes \u00ab\u00a0Le                     chemin du Roi\u00a0\u00bb et la route Toronto-Niagara \u00ab\u00a0Le                     chemin de la reine Elizabeth\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> Mais notre t\u00e2che est loin d&rsquo;\u00eatre termin\u00e9e.                     Du lac Ontario au lac Simcoe, coule la Trent. Pourquoi ne                     pas tirer parti, tout le long de son cours, du fait qu&rsquo;il                     s&rsquo;agit l\u00e0 de l&rsquo;ancienne piste des Iroquois, que parcoururent                     les Indiens, les missionnaires et les aventuriers au temps                     de l&rsquo;occupation fran\u00e7aise et des explorations anglaises\u00a0?                     Pourquoi ne pas jalonner la route qui longe la rivi\u00e8re                     Ottawa \u00e0 partir de Montr\u00e9al pour rappeler l&rsquo;\u00e9mouvante                     histoire d&rsquo;Adam Dollard, sieur des Ormeaux et de ses seize                     valeureux jeunes Fran\u00e7ais\u00a0? \u00ab\u00a0Cette route,                     pourraient dire les \u00e9criteaux, suit la rivi\u00e8re                     que remont\u00e8rent en canot Dollard et ses seize volontaires                     pour aller se battre contre un millier de f\u00e9roces guerriers                     Iroquois qui descendaient vers Montr\u00e9al. Ils tinrent                     bon durant deux semaines contre les Indiens. Tous furent tu\u00e9s                     sur place, mais les Indiens battirent en retraite.\u00a0\u00bb                     Pourtant, on ne voit au bord de la route aucune plaque qui                     fasse valoir cet h\u00e9ro\u00efque fait d&rsquo;armes de notre                     histoire. <\/p>\n<p> Les forts et les champs de bataille devraient avoir de grandes                     cartes indiquant les combats qui y ont eu lieu, les mouvements                     des forces oppos\u00e9es. Aucun d\u00e9tail inutile ne                     devra encombrer ces cartes\u00a0: le tableau sera ex\u00e9cut\u00e9                     en traits larges et rapides. Il faut donner aux visiteurs,                     aux descendants de la cinqui\u00e8me, de la septi\u00e8me                     ou de la dixi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration des braves                     qui y combattirent, un guide qui leur permette de marcher                     \u00e0 l&rsquo;endroit o\u00f9 leurs anc\u00eatres ont pass\u00e9                     et repass\u00e9, et de reconstituer dans leur esprit l&rsquo;image                     ind\u00e9cise de leurs vaillants exploits. <\/p>\n<h3>Les monuments nationaux<\/h3>\n<p> L&rsquo;un des buts de la Soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;histoire du                     Canada est \u00ab\u00a0de favoriser la conservation des lieux et                     des b\u00e2timents historiques, des documents, souvenirs                     et autres objets importants du pass\u00e9\u00a0\u00bb. Comme                     tant d&rsquo;autres organismes du m\u00eame genre, cette soci\u00e9t\u00e9                     a le d\u00e9savantage de manquer de fonds, mais elle a quand                     m\u00eame accompli de grandes choses. Depuis quelques ann\u00e9es,                     elle s&rsquo;occupe notamment de publier, sous une forme permanente,                     des renseignements sur les lieux historiques. <\/p>\n<p> La Commission canadienne des lieux et monuments historiques,                     cr\u00e9\u00e9e en 1919 \u00e0 titre d&rsquo;organisme consultatif                     de l&rsquo;\u00c9tat, a le m\u00e9rite d&rsquo;avoir fait installer                     500 plaques environ pour comm\u00e9morer des \u00e9v\u00e9nements                     ou des personnages historiques du Canada. C&rsquo;est gr\u00e2ce                     \u00e0 elle aussi que, de la grande forteresse de Louisbourg                     sur la c\u00f4te de l&rsquo;Atlantique jusqu&rsquo;au fort Langley sur                     la c\u00f4te du Pacifique, des lieux et b\u00e2timents d&rsquo;int\u00e9r\u00eat                     historique sont devenus des parcs et des mus\u00e9es nationaux.                   <\/p>\n<p> Il semble que le Canada s&rsquo;achemine vers la cr\u00e9ation                     d&rsquo;une commission nationale de conservation, qui serait charg\u00e9e                     de pr\u00e9server de la destruction les b\u00e2timents                     et terrains offrant un int\u00e9r\u00eat architectural                     ou historique. Une commission de cette nature (le National                     Trust) existe en Ecosse depuis 1931. En tout cas l&rsquo;id\u00e9e                     fait son chemin, depuis que le comte de Wemyss and March,                     pr\u00e9sident du Conseil \u00e9cossais, est venu nous                     entretenir de l&rsquo;oeuvre accomplie par la commission de conservation                     de son pays. <\/p>\n<h3>Le r\u00f4le des localit\u00e9s<\/h3>\n<p> Si nous voulons conserver nos monuments historiques, il                     nous faudra pouvoir compter sur la force de l&rsquo;initiative locale                     et l&rsquo;enthousiasme communicatif qu&rsquo;elle suscite. Il ne suffit                     pas de reconna\u00eetre qu&rsquo;une chose est n\u00e9cessaire\u00a0:                     les actes doivent \u00e9veiller l&rsquo;int\u00e9r\u00eat d&rsquo;une                     vaste proportion des citoyens de la localit\u00e9. <\/p>\n<p> Chaque ville, grande ou petite, poss\u00e8de des lieux,                     des b\u00e2timents et des objets d&rsquo;int\u00e9r\u00eat historique.                     Il y a de la po\u00e9sie dans un arbre centenaire, la premi\u00e8re                     \u00e9cole, la premi\u00e8re industrie, dans la forge                     du mar\u00e9chal ferrant, le lieu de naissance ou la maison                     d&rsquo;un fils c\u00e9l\u00e8bre. <\/p>\n<p> L&rsquo;espace ne nous permet pas de nous \u00e9tendre sur le                     magnifique travail qu&rsquo;accomplissent les soci\u00e9t\u00e9s                     d&rsquo;histoire dans nombre de provinces et de localit\u00e9s.                     Mentionnons en passant celles de l&rsquo;Ontario, du Manitoba, de                     Toronto, de Fenelon-Falls, de Grimsby, de Dundas, de Niagara,                     du comt\u00e9 d&rsquo;Essex et des chemins de fer canadiens. <\/p>\n<p> Pour ne citer qu&rsquo;un exemple de ce que peut r\u00e9aliser                     l&rsquo;effort conjugu\u00e9 des municipalit\u00e9s, des provinces                     et du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral, songez au pays des                     Hurons, lieu o\u00f9 les blancs firent leur premi\u00e8re                     apparition en 1610 et qui fait maintenant partie de la province                     d&rsquo;Ontario. En trois si\u00e8cles, la race humaine y a pass\u00e9                     de l&rsquo;\u00e2ge de pierre \u00e0 celui de la machine. Cette                     p\u00e9riode a \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin de trois                     histoires\u00a0: celle des Hurons, celle des missionnaires                     fran\u00e7ais et celle de la guerre de 1812. <\/p>\n<p> Le premier blanc qui vint en \u00ab\u00a0Huronie\u00a0\u00bb fut Etienne                     Brul\u00e9. Il y avait \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9 par                     le gouverneur Champlain afin de se renseigner sur la langue,                     les usages, les ressources et la g\u00e9ographie de la r\u00e9gion.                     En 1615, un missionnaire fran\u00e7ais c\u00e9l\u00e9brait                     la premi\u00e8re messe en Ontario au village indien de Carhagouha,                     et en 1649 les Iroquois faisaient mourir deux j\u00e9suites                     sur le b\u00fbcher. Pendant la guerre de l&rsquo;Ind\u00e9pendance,                     un commandant am\u00e9ricain assi\u00e9gea un ouvrage                     d\u00e9fensif \u00e0 proximit\u00e9 de ce qui est aujourd&rsquo;hui                     la belle plage de Wasaga\u00a0; les Anglais sabot\u00e8rent                     leur navire, le \u00ab\u00a0Nancy\u00a0\u00bb, et coul\u00e8rent deux                     des navires des forces am\u00e9ricaines. \u00c0 l&rsquo;heure                     actuelle, la coque du \u00ab\u00a0Nancy\u00a0\u00bb repose dans un naus\u00e9e,                     sur l&rsquo;\u00eele Nancy, et les membrures de l&rsquo;un des navires                     am\u00e9ricains sont conserv\u00e9es dans un parc de Penetanguishene.                   <\/p>\n<p> C&rsquo;est plus qu&rsquo;il n&rsquo;en faut pour qu&rsquo;un pass\u00e9 m\u00e9rite                     d&rsquo;\u00eatre conserv\u00e9. Aussi en 1941, un groupe d&rsquo;hommes                     d&rsquo;affaires et de repr\u00e9sentants des professions lib\u00e9rales                     fondaient-ils la \u00ab\u00a0Huronia Historic Sites and Tourist                     Association\u00a0\u00bb, soci\u00e9t\u00e9 ayant pour objet                     d&rsquo;encourager les recherches arch\u00e9ologiques, l&rsquo;apposition                     de plaques comm\u00e9moratives et la restauration des b\u00e2timents,                     et d&rsquo;attirer des visiteurs dans la r\u00e9gion. En 1947,                     on ouvrait \u00e0 Midland un mus\u00e9e o\u00f9 d\u00e9filaient                     17,000 visiteurs payants dans l&rsquo;espace de quatre mois. Enfin,                     gr\u00e2ce \u00e0 la collaboration du club des jeunes gens                     de Midland et l&rsquo;Universit\u00e9 Western Ontario, l&rsquo;Association                     parvenait bient\u00f4t \u00e0 reconstruire un village huron.                   <\/p>\n<p> \u00c0 l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 est de la Huronie se                     trouve la maison de feu Stephen B. Leacock, que l&rsquo;on esp\u00e8re                     conserver comme mus\u00e9e litt\u00e9raire. \u00c0 Orillia,                     la soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;histoire s&rsquo;est employ\u00e9e                     \u00e0 faire apposer des plaques indicatives sur les maisons,                     les magasins, etc. dont parle Leacock dans <em>Sunshine Sketches                     of a Little Town<\/em>. <\/p>\n<h3>Le pass\u00e9 et l&rsquo;avenir<\/h3>\n<p> La d\u00e9couverte du pass\u00e9 sur laquelle nous venons                     de jeter un regard est une mission aussi \u00e9trange que                     merveilleuse. Bien des choses se sont produites ou ont failli                     se produire, qui sont pour nous de riches sujets de r\u00e9flexion                     et de m\u00e9ditation. Chacune des actions qui compose ce                     pass\u00e9 a \u00e9t\u00e9 une exp\u00e9rience dont                     nous voyons aujourd&rsquo;hui les r\u00e9sultats. <\/p>\n<p> H\u00e2tons-nous donc de conserver nos monuments historiques                     avant qu&rsquo;ils ne se perdent. <\/p>\n<p> Pour r\u00e9ussir, nous avons besoin de la coop\u00e9ration                     \u00e9nergique du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral, des                     provinces et des localit\u00e9s. Tant de choses se sont                     perdues et il en reste si peu qu&rsquo;un effort d\u00e9cisif                     s&rsquo;impose. <\/p>\n<p> Il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire de d\u00e9penser des sommes                     consid\u00e9rables\u00a0; d&rsquo;ailleurs les frais peuvent \u00eatre                     r\u00e9partis d&rsquo;une fa\u00e7on \u00e9quitable, selon                     les moyens des autorit\u00e9s int\u00e9ress\u00e9es.                     Les b\u00e2timents et les lieux historiques d&rsquo;int\u00e9r\u00eat                     national seront conserv\u00e9s par le gouvernement central\u00a0;                     ceux qui ont une port\u00e9e provinciale par les gouvernements                     des provinces\u00a0; et ceux qui int\u00e9ressent les localit\u00e9s                     par les municipalit\u00e9s et les efforts r\u00e9unis                     des organismes locaux. <\/p>\n<p> Voici un domaine de notre vie sociale o\u00f9 nous pouvons                     laisser la plus enti\u00e8re libert\u00e9 \u00e0 notre                     enthousiasme. Les querelles de classe ou de parti politique                     d&rsquo;autrefois ont cess\u00e9 de troubler nos esprits. Dans                     un Canada uni, notre pass\u00e9 est \u00e0 notre avis                     le bien de tous les Canadiens. Le monument que l&rsquo;on pourrait                     \u00e9lever \u00e0 la m\u00e9moire de la passion, des                     pr\u00e9jug\u00e9s et de la mythomanie ne saurait avoir                     meilleure \u00e9pitaphe que celle-ci\u00a0: les Canadiens                     doivent unir leurs efforts pour comm\u00e9morer dignement                     les luttes et les r\u00e9alisations de leurs anc\u00eatres.                   <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[28],"class_list":["post-2024","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-28"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 37, N\u00b0 4 - Avril 1956 - Les Monuments Historiques du Canada - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-37-n-4-avril-1956-les-monuments-historiques-du-canada\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 37, N\u00b0 4 - Avril 1956 - Les Monuments Historiques du Canada\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Un pays qui a foi dans son avenir ne saurait manquer de s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 son pass\u00e9, mais nos occupations pressantes du moment nous font parfois perdre de vue ce qui nous rattache au pass\u00e9. 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