{"id":2023,"date":"1955-04-01T00:00:00","date_gmt":"1955-04-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/avril-1955-les-revenus-du-cultivateur\/"},"modified":"2022-10-17T15:55:10","modified_gmt":"2022-10-17T15:55:10","slug":"avril-1955-les-revenus-du-cultivateur","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/avril-1955-les-revenus-du-cultivateur\/","title":{"rendered":"Avril 1955 &#8211; Les Revenus du Cultivateur"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Le cultivateur qui travaille son                     propre champ conna\u00eet vraiment l&rsquo;ind\u00e9pendance.                     Il est \u00e0 la fois propri\u00e9taire, g\u00e9rant,                     producteur et marchand. Personne ne lui donne des ordres.                     Il est non seulement libre, mais oblig\u00e9, de faire preuve                     de personnalit\u00e9, d&rsquo;initiative et d&rsquo;originalit\u00e9.                     Son succ\u00e8s ne d\u00e9pend pas des caprices d&rsquo;un chef,                     mais il cueille lui-m\u00eame les fruits de son travail.                   <\/p>\n<p> Pour faire ses affaires, il a besoin de revenus suffisants.                     Cela exige de sa part des activit\u00e9s et des connaissances                     aussi nombreuses que vari\u00e9es. Il faut qu&rsquo;il conserve                     la fertilit\u00e9 de son sol, qu&rsquo;il alterne ses cultures,                     qu&rsquo;il garde assez de p\u00e2turage pour ses animaux, et qu&rsquo;il                     vende ses produits au meilleur prix. Il faut qu&rsquo;il sache veiller                     aux d\u00e9penses et faire donner le maximum de rendement                     \u00e0 sa main-d&rsquo;oeuvre et ses machines. Toute erreur                     de calcul dans ces domaines entra\u00eene n\u00e9cessairement                     une perte de revenus et souvent la mis\u00e8re. <\/p>\n<p> Une bonne apparence est g\u00e9n\u00e9ralement un signe                     de prosp\u00e9rit\u00e9, mais ce n&rsquo;est pas toujours le                     cas. Le besoin d&rsquo;une couche de peinture n&rsquo;indique pas toujours                     la n\u00e9gligence. Le cultivateur n&rsquo;a peut-\u00eatre                     pas le temps ou l&rsquo;argent n\u00e9cessaire pour peindre sa                     maison parce qu&rsquo;il est occup\u00e9 \u00e0 amender son                     sol et \u00e0 constituer, d&rsquo;ann\u00e9e en ann\u00e9e,                     un capital permanent sous forme de terrain productif. Ce qu&rsquo;il                     y a de plus important dans le travail de la ferme, c&rsquo;est de                     conserver les machines en bon \u00e9tat, de r\u00e9parer                     les cl\u00f4tures, de remplacer et d&rsquo;entretenir les mati\u00e8res                     organiques du sol, de d\u00e9truire les mauvaises herbes,                     de creuser des foss\u00e9s et de planter des arbustes dans                     les endroits expos\u00e9s au vent. <\/p>\n<p> L&rsquo;agriculture fait constamment des progr\u00e8s. \u00c0                     l&rsquo;\u00e9poque des premiers colons, ou m\u00eame de nos                     grands-parents, elle offrait une sc\u00e8ne pittoresque                     dont nous ne saurions nous contenter aujourd&rsquo;hui. Il y a encore                     des gens qui se contentent d&rsquo;en tirer une maigre existence,                     mais la vie est devenue plus compliqu\u00e9e. Les cultivateurs                     d\u00e9sirent des revenus qui leur procurent les conforts                     en m\u00eame temps que les n\u00e9cessit\u00e9s de la                     vie. <\/p>\n<h3>L&rsquo;offre et la demande<\/h3>\n<p> La demande des produits agricoles varie en raison de l&rsquo;offre                     des produits et du pouvoir d&rsquo;achat des consommateurs. Le commerce                     s&rsquo;efforce d&rsquo;\u00e9tablir l&rsquo;\u00e9quilibre entre l&rsquo;offre                     et la demande par la mise en r\u00e9serve des produits aux                     \u00e9poques d&rsquo;abondance pour les offrir quand ils deviennent                     rares, et par les fluctuations de prix. <\/p>\n<p> Une chose est certaine, c&rsquo;est que tout le monde continuera                     \u00e0 essayer de manger au moins trois fois par jour. C&rsquo;est                     l\u00e0 le seul d\u00e9bouch\u00e9 pour les produits                     agricoles. <\/p>\n<p> G. S. Shepherd dit dans <em>Marketing Farm Products <\/em>(1946)                     que la consommation alimentaire par t\u00eate d&rsquo;habitant                     aux \u00c9tats-Unis est demeur\u00e9e presque constante                     depuis 35 ans \u00e0 raison d&rsquo;environ cinq livres par personne                     et par jour. La consommation moyenne de 1909 \u00e0 1939                     \u00e9tait de 4.96 livres et de 4.91 livres de 1935 \u00e0                     1939. <\/p>\n<p> La consommation de certains aliments a naturellement augment\u00e9                     de beaucoup tandis qu&rsquo;elle a baiss\u00e9 dans d&rsquo;autres cas.                     La transformation et l&#8217;emballage ont amen\u00e9 des changements                     dans les habitudes, et les m\u00e9thodes de vente ont activ\u00e9                     la consommation de certains produits alimentaires. <\/p>\n<p> Dans une conf\u00e9rence \u00e0 la <em>Canadian Food                     Processors Association <\/em>en f\u00e9vrier, F. T. Sherk                     a rappel\u00e9 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 les bouchers, les                     cultivateurs et autres colportaient leurs produits de porte                     en porte, par comparaison avec nos magasins et super-markets                     d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Les ventes dans les magasins de produits alimentaires,                     a-t-il dit, ont augment\u00e9 de 230 pour cent                     entre 1941 et 1951, tandis que la population du Canada ne                     s&rsquo;est accrue que de 22 pour cent. <\/p>\n<p> De tels changements compliquent les efforts que doit faire                     le cultivateur pour gagner sa vie. La demande des produits                     qui font la base de l&rsquo;alimentation ne marche pas de pair avec                     l&rsquo;augmentation des revenus dans les familles. Sauf dans les                     groupes \u00e0 faibles revenus, les gens d\u00e9pensent                     proportionnellement moins pour manger \u00e0 mesure qu&rsquo;ils                     gagnent plus d&rsquo;argent. Une famille pauvre fait une plus grande                     consommation d&rsquo;aliments bon march\u00e9 comme les c\u00e9r\u00e9ales                     et les pommes de terre\u00a0; quand elle gagne plus d&rsquo;argent                     elle ajoute la viande, les produits laitiers et la volaille,                     les fruits et les l\u00e9gumes. <\/p>\n<p> Un des premiers probl\u00e8mes du cultivateur est donc                     de d\u00e9cider ce qu&rsquo;il doit produire. Le champ d&rsquo;action                     de l&rsquo;agriculture est naturellement limit\u00e9 par la superficie                     du terrain. Une usine ou un magasin peuvent b\u00e2tir un                     nouvel \u00e9tage, les p\u00eacheurs aller plus au large,                     une mine creuser plus profond\u00e9ment, mais le cultivateur                     est oblig\u00e9 de faire de son mieux sur son terrain, \u00e0                     quelques pouces de profondeur. <\/p>\n<h3>Valeur des fermes<\/h3>\n<p> Si nous prenons donc la ferme comme unit\u00e9 d&rsquo;exploitation,                     la valeur du capital par ferme donne la mesure de son rendement                     en produits agricoles. Le recensement de 1951 contient des                     chiffres embrassant cinquante ann\u00e9es de l&rsquo;\u00e9volution                     des fermes canadiennes\u00a0: <\/p>\n<table width=\"415\" border=\"1\" cellpadding=\"2\" cellspacing=\"0\" class=\"smltabletxt\">\n<tr>\n<td width=\"26%\" valign=\"top\">\u00a0<\/td>\n<td width=\"24%\" align=\"right\" valign=\"top\" class=\"boldtext\">1901<\/td>\n<td width=\"24%\" align=\"right\" valign=\"top\" class=\"boldtext\">1951<\/td>\n<td width=\"26%\" align=\"right\" valign=\"top\" class=\"boldtext\">Pourcentage<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"26%\" valign=\"top\">\u00a0<\/td>\n<td width=\"24%\" valign=\"top\" align=\"right\">$<\/td>\n<td width=\"24%\" valign=\"top\" align=\"right\">$<\/td>\n<td width=\"26%\" valign=\"top\" align=\"right\">d&rsquo;augmentation<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"26%\" valign=\"top\">Valeur totale<\/td>\n<td width=\"24%\" valign=\"top\" align=\"right\">1,787,102,630<\/td>\n<td width=\"24%\" valign=\"top\" align=\"right\">9,470,876,372<\/td>\n<td width=\"26%\" valign=\"top\" align=\"right\">430<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"26%\" valign=\"top\">Terrain &amp; b\u00e2timents<\/td>\n<td width=\"24%\" valign=\"top\" align=\"right\">1,403,269,501<\/td>\n<td width=\"24%\" valign=\"top\" align=\"right\">5,527,207,155<\/td>\n<td width=\"26%\" valign=\"top\" align=\"right\">294<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"26%\" valign=\"top\">Outils &amp; machines<\/td>\n<td width=\"24%\" valign=\"top\" align=\"right\">108,665,502<\/td>\n<td width=\"24%\" valign=\"top\" align=\"right\">1,933,312,262<\/td>\n<td width=\"26%\" valign=\"top\" align=\"right\">1679<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"26%\" valign=\"top\">B\u00e9tail<\/td>\n<td width=\"24%\" valign=\"top\" align=\"right\">275,167,627<\/td>\n<td width=\"24%\" valign=\"top\" align=\"right\">2,010,356,955<\/td>\n<td width=\"26%\" valign=\"top\" align=\"right\">630<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p> Ce qui frappe le plus dans ce tableau, c&rsquo;est l&rsquo;augmentation                     des machines. La m\u00e9canisation a, plus ou moins par                     rapport \u00e0 d&rsquo;autres facteurs, soulag\u00e9 le travail                     physique du cultivateur et accru son rendement\u00a0; d&rsquo;autres                     machines, en dehors de la ferme, ont produit sur lui d&rsquo;autres                     effets par les changements qu&rsquo;elles ont apport\u00e9 dans                     la transformation des mati\u00e8res premi\u00e8res qu&rsquo;il                     r\u00e9colte. <\/p>\n<p> Le changement est clairement d\u00e9crit dans le num\u00e9ro                     de mai 1950 du <em>Journal of Farm Economics <\/em>(\u00c9tats-Unis).                     S. E. Johnson, y dit dans un article que tandis qu&rsquo;en 1945                     un cultivateur produisait assez de denr\u00e9es agricoles                     pour lui-m\u00eame et environ 14 autres personnes, en                     1920 il en produisait assez pour lui et neuf autres et, une                     centaine d&rsquo;ann\u00e9es auparavant, seulement assez pour                     lui et un peu plus de trois autres personnes. <\/p>\n<p> Toutefois, si ing\u00e9nieuse que soit une nouvelle machine                     agricole, le cultivateur doit avoir le bon sens de d\u00e9cider                     s&rsquo;il en a besoin pour le moment, la facult\u00e9 de pr\u00e9voir                     s&rsquo;il pourra s&rsquo;en servir \u00e9conomiquement les ann\u00e9es                     suivantes, et l&rsquo;habilet\u00e9 de l&rsquo;adapter dans son plan                     g\u00e9n\u00e9ral de culture. <\/p>\n<p> D. L. MacFarlane, professeur au College Macdonald, fait                     ressortir ce point dans un article de <em>Queens Quarterly<\/em>\u00a0:                     \u00ab\u00a0La pr\u00e9sence d&rsquo;un tracteur dans une ferme ne                     signifie pas n\u00e9cessairement qu&rsquo;elle est m\u00e9canis\u00e9e                     ou bien cultiv\u00e9e. On trouve fr\u00e9quemment un tracteur                     dans une petite ferme de l&rsquo;ouest et dans beaucoup de fermes                     dont le capital n&rsquo;arrive m\u00eame pas \u00e0 $10,000.                     Ce sont des anomalies \u00e9conomiques.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Quand une machine est peu employ\u00e9e, la haute proportion                     du total des frais annuels repr\u00e9sent\u00e9s par l&rsquo;amortissement                     rend le co\u00fbt par jour, par arpent ou par heure excessivement                     \u00e9lev\u00e9. Quant aux frais d&rsquo;exploitation, il y                     a pas mal de gens qui se rappellent qu&rsquo;\u00e0 la suite de                     1930 beaucoup de cultivateurs abandonn\u00e8rent leurs tracteurs                     et retourn\u00e8rent aux chevaux parce que les machines                     employaient un combustible qu&rsquo;il fallait payer comptant tandis                     que celui consomm\u00e9 par les chevaux poussait sur la                     ferme. <\/p>\n<h3>Revenus agricoles<\/h3>\n<p> Le m\u00e9canisation des fermes a produit une diminution                     correspondante dans la n\u00e9cessit\u00e9 de la main-d&rsquo;oeuvre,                     de sorte qu&rsquo;un nombre de plus en plus grand de travailleurs                     ont \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9s pour l&rsquo;industrie                     et les services. L&rsquo;expansion a \u00e9t\u00e9 si grande                     dans les industries secondaires et dans les services que seulement                     $1,900,000,000, c&rsquo;est-\u00e0-dire moins de dix                     pour cent du revenu national qui se chiffrait \u00e0 $19,043,000,000                     en 1953, \u00e9tait directement attribuable aux produits                     agricoles. <\/p>\n<p> Tous les revenus des op\u00e9rations agricoles d\u00e9rivent                     de la vente des r\u00e9coltes et du b\u00e9tail, ainsi                     que de quelques petits travaux au dehors. En 1954, la vente                     des produits agricoles a rapport\u00e9 $2,409,000,000. Elle                     a d\u00e9pass\u00e9 deux milliards pour la premi\u00e8re                     fois en 1948, et la moyenne depuis est d&rsquo;environ deux milliards                     et demi par an. <\/p>\n<p> On a essay\u00e9 beaucoup de moyens pour stabiliser les                     revenus agricoles. Un gros prix pour ses produits n&rsquo;apporte                     pas la prosp\u00e9rit\u00e9 au cultivateur s&rsquo;il est oblig\u00e9                     de restreindre le volume de sa production au point de r\u00e9duire                     son revenu total. On n&rsquo;a pas non plus trouv\u00e9 la solution                     du probl\u00e8me dans des plans destin\u00e9s \u00e0                     r\u00e9duire les frais de vente. <\/p>\n<p> Nous vivons \u00e0 une \u00e9poque de changements, et                     ceux-ci ne sont nulle part plus apparents que dans le                     domaine de la production et de la vente, comme on le verra                     par quelques exemples. L&rsquo;utilit\u00e9 de temps joue un r\u00f4le                     de plus en plus grand dans les produits de consommation\u00a0:                     un grand nombre d&rsquo;articles autrefois saisonniers sont maintenant                     en vente sous diff\u00e9rentes formes de conserves. Les                     consommateurs demandent des produits plus recherch\u00e9s.                     Ils veulent des aliments en petites quantit\u00e9s et pr\u00eats                     ou presque pr\u00eats \u00e0 servir. Le pain, la p\u00e2tisserie                     et les g\u00e2teaux s&rsquo;ach\u00e8tent en grande partie chez                     le marchand\u00a0; les l\u00e9gumes viennent en bo\u00eete                     et d\u00e9j\u00e0 cuits\u00a0; le bacon est tranch\u00e9.                     Le travail que nos parents \u00e9taient oblig\u00e9s de                     faire pour pr\u00e9parer et cuire les repas est aujourd&rsquo;hui                     accompli par des transformateurs qui ont pris place entre                     le cultivateur et le consommateur, et il faut le payer. Le                     co\u00fbt comprend\u00a0: la transformation en produit fini,                     la manutention de plus petites unit\u00e9s, et la pr\u00e9sentation                     en paquets dispendieux. <\/p>\n<p> C&rsquo;est l\u00e0 un processus qui a tendance \u00e0 continuer.                     La moiti\u00e9 du livre <em>Marketing Farm Products <\/em>est                     consacr\u00e9e \u00e0 la discussion de la question qui                     tracasse le cultivateur, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;\u00e9cart                     entre le prix qu&rsquo;il re\u00e7oit pour ses mati\u00e8res                     premi\u00e8res et le prix de consommation au bout de la                     cha\u00eene de distribution. <\/p>\n<p> Le cultivateur ne peut gu\u00e8re faire autrement que                     d&rsquo;accepter le prix courant pour ce qu&rsquo;il a \u00e0 vendre.                     Il peut faire son possible pour r\u00e9duire ses frais de                     production, et cette r\u00e9duction a le m\u00eame bon                     effet sur son revenu net qu&rsquo;une hausse de prix. <\/p>\n<h3>Le commerce agricole<\/h3>\n<p> Depuis le \u00ab\u00a0fortunatos nimium\u00a0\u00bb de Virgile, les                     po\u00e8tes chantent la simplicit\u00e9, la douceur et                     les plaisirs de la vie champ\u00eatre, mais l&rsquo;agriculture                     est une entreprise commerciale. Les profits qu&rsquo;en retirent                     le cultivateur et sa famille du point de vue \u00e9conomique                     lui sont aussi pr\u00e9cieux que les avantages sociaux et                     esth\u00e9tiques. <\/p>\n<p> Aucune autre industrie n&rsquo;exige une si grande proportion                     de chefs parmi ses employ\u00e9s. Le cultivateur doit avoir                     une bonne id\u00e9e des principes fondamentaux de l&rsquo;\u00e9conomie                     agricole, des connaissances en plusieurs sciences naturelles                     et en quelques sciences appliqu\u00e9es comme l&rsquo;agronomie                     et l&rsquo;\u00e9levage. On peut dire tout ce qu&rsquo;on voudra en                     th\u00e9orie sur la conservation du sol, le soin des r\u00e9coltes                     et l&rsquo;\u00e9levage des bestiaux, mais la mise en pratique                     des principes est la t\u00e2che du cultivateur. Les bonnes                     lois et les nouvelles d\u00e9couvertes scientifiques cr\u00e9ent                     certainement des circonstances favorables, mais c&rsquo;est au cultivateur                     qu&rsquo;incombe la responsabilit\u00e9 de faire profiter l&rsquo;agriculture,                     sur son terrain, de ces perfectionnements. <\/p>\n<p> La comp\u00e9tence administrative en agriculture, comme                     dans toute autre entreprise, consiste principalement \u00e0                     envisager clairement la situation, \u00e0 travailler efficacement                     aujourd&rsquo;hui en songeant \u00e0 demain, \u00e0 faire des                     plans pour garder le milieu entre les d\u00e9penses journali\u00e8res                     et les besoins futurs. H. R. Hare, du Service national de                     placement, dit dans son trait\u00e9 <em>Farm Business Management<\/em>\u00a0:                     \u00ab\u00a0Les enqu\u00eates r\u00e9v\u00e8lent que la gestion                     est le principal facteur qui d\u00e9termine les revenus                     nets d&rsquo;une entreprise agricole.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Le cultivateur qui d\u00e9sire augmenter ses revenus adopte                     une attitude commerciale. Il se tient au courant des perfectionnements                     en m\u00e9thodes agricoles, vari\u00e9t\u00e9s de r\u00e9coltes,                     engrais et machines, m\u00eame quand il ne peut pas les utiliser                     tous imm\u00e9diatement. Il fait ses plans \u00e0 l&rsquo;avance,                     et termine ses labours, ses semis, ses cultures et ses moissons                     en temps voulu et avec un degr\u00e9 raisonnable de perfection.                     S&rsquo;il n&rsquo;est pas le premier, du moins il n&rsquo;est pas le dernier                     \u00e0 adopter un nouveau proc\u00e9d\u00e9. M\u00eame                     quand il n&rsquo;est pas tr\u00e8s fort en m\u00e9canique, il                     doit la conna\u00eetre suffisamment pour conserver ses machines                     en bon \u00e9tat et les faire durer longtemps. <\/p>\n<h3>Plans<\/h3>\n<p> Louis H\u00e9bert ne fut pas embarrass\u00e9 de d\u00e9cider                     quoi planter dans son premier sillon, \u00e0 Port Royal,                     en 1604. Le cultivateur de cette \u00e9poque n&rsquo;avait qu&rsquo;\u00e0                     songer \u00e0 ce qu&rsquo;il fallait pour nourrir et habiller                     sa famille, et produire en cons\u00e9quence. <\/p>\n<p> Il n&rsquo;en est pas de m\u00eame aujourd&rsquo;hui. Le cultivateur                     cherche \u00e0 obtenir des r\u00e9sultats diff\u00e9rents                     sous le rapport de la nature et de la quantit\u00e9 des                     r\u00e9coltes, et il court plus de risques si ses efforts                     demeurent infructueux. D&rsquo;o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9                     de faire un plan. <\/p>\n<p> Toutefois, \u00e9tant donn\u00e9 la nature m\u00eame                     de l&rsquo;agriculture, il est impossible de lui appliquer des r\u00e8gles                     inflexibles. Il faut se plier aux conditions climatiques qui                     varient d&rsquo;ann\u00e9e en ann\u00e9e et de mois en mois,                     et surveiller les mouvements sociaux et politiques susceptibles                     d&rsquo;apporter des changements dans les cours du march\u00e9.                   <\/p>\n<p> Le cultivateur qui tient \u00e0 r\u00e9ussir a donc                     besoin de pr\u00e9parer un plan g\u00e9n\u00e9ral indiquant                     ce qu&rsquo;il se propose chaque ann\u00e9e, avec un programme                     d\u00e9taill\u00e9 pour les douze mois suivants. Cela                     exige des connaissances sp\u00e9ciales tir\u00e9es de                     ses lectures, de son propre fonds d&rsquo;exp\u00e9rience et de                     celui des autres, plus une source continuelle de nouveaux                     renseignements dont il peut se servir pour son travail journalier                     ou pour ses projets d&rsquo;avenir. <\/p>\n<p> O\u00f9 le cultivateur peut-il se procurer ces renseignements\u00a0?                     Il aura dans sa biblioth\u00e8que quelques livres de r\u00e9f\u00e9rence                     et de nombreux bulletins sur des sujets agricoles. Ces bulletins                     sont distribu\u00e9s gratis sur demande par les minist\u00e8res                     de l&rsquo;Agriculture des provinces et du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral.                     Les auteurs connaissent l&rsquo;agriculture sous tous les points                     de vue &#8211; le point de vue de l&rsquo;agriculteur, le point de vue                     du minist\u00e8re qui cherche \u00e0 l&rsquo;aider \u00e0                     r\u00e9ussir, et le point de vue de l&rsquo;\u00e9conomiste                     qui surveille les mouvements nationaux et internationaux de                     l&rsquo;offre et de la demande. <\/p>\n<p> Le cultivateur apprendra les nouvelles du jour par les journaux,                     quotidiens, hebdomadaires et agricoles. D&rsquo;apr\u00e8s une                     enqu\u00eate publi\u00e9e dans <em>Food for Thought <\/em>il                     y a quelques ann\u00e9es, 69 pour cent des cultivateurs                     du Canada prennent un journal quotidien, 69 pour cent un journal                     hebdomadaire, 91 pour cent un journal agricole, et 82 pour                     cent plus d&rsquo;un journal agricole. <\/p>\n<p> Une enqu\u00eate institu\u00e9e par <em>The Country Guide                     <\/em>en 1950 r\u00e9v\u00e8le que dans les trois provinces                     des Prairies presque la moiti\u00e9 de toutes les familles                     de la campagne sont abonn\u00e9es \u00e0 trois journaux                     agricoles ou davantage, tandis que neuf sur dix en prennent                     au moins un. \u00c9videmment, les cultivateurs canadiens                     appr\u00e9cient les efforts de la presse agricole pour encourager                     l&rsquo;agriculture et rendre la vie plus agr\u00e9able aux gens                     de la campagne. <\/p>\n<p> Comme derni\u00e8re preuve de la n\u00e9cessit\u00e9                     d&rsquo;un programme pour le cultivateur, citons ces paroles de                     K.E. Boulding, du Iowa State College, \u00e0 une assembl\u00e9e                     de l&rsquo;Association canadienne pour les sciences politiques\u00a0:                     \u00ab\u00a0La majorit\u00e9 des pauvres cultivateurs de l&rsquo;Inde,                     de la Chine, de l&rsquo;Est de l&rsquo;Europe, de l&rsquo;Afrique, de l&rsquo;Am\u00e9rique                     du Sud et m\u00eame du sud des \u00c9tats-Unis, sont                     pauvres non pas parce qu&rsquo;ils sont exploit\u00e9s, mais simplement                     parce qu&rsquo;ils sont mis\u00e9rablement improductifs et qu&rsquo;ils                     produisent si peu.\u00a0\u00bb <\/p>\n<h3>Comptabilit\u00e9<\/h3>\n<p> La comptabilit\u00e9 est une t\u00e2che ennuyeuse, \u00e0                     \u00e9viter quand c&rsquo;est possible, mais c&rsquo;est seulement par                     les comptes, les n\u00f4tres ou ceux des autres, que nous                     pouvons pr\u00e9voir les possibilit\u00e9s et faire des                     plans en cons\u00e9quence. <\/p>\n<p> La comptabilit\u00e9 agricole ne consiste pas seulement                     \u00e0 \u00e9crire des colonnes de chiffres, mais \u00e0                     se servir des faits qu&rsquo;ils r\u00e9v\u00e8lent pour prendre                     de bonnes d\u00e9cisions. Comme le dit M. Hare, \u00ab\u00a0Les                     livres et les comptes de ferme ne sauraient en eux-m\u00eames                     cr\u00e9er des profits, mais ils&#8230; expriment les r\u00e9sultats                     de la gestion agricole en termes incontestables de profits                     ou pertes. Ils ne laissent aucun doute.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Le cultivateur dont la renomm\u00e9e s&rsquo;\u00e9tend au                     del\u00e0 de ses propres cl\u00f4tures est g\u00e9n\u00e9ralement                     un homme qui ne laisse rien au hasard, qui sait exactement                     d&rsquo;o\u00f9 viennent ses revenus, qui en conna\u00eet le                     montant et comment l&rsquo;augmenter l&rsquo;an prochain. <\/p>\n<p> La comptabilit\u00e9 agricole a d&rsquo;autres usages. Elle                     aide, par exemple, \u00e0 obtenir du cr\u00e9dit \u00e0                     bon march\u00e9. Le cultivateur capable de pr\u00e9senter                     un \u00e9tat financier bien clair montre par l\u00e0 qu&rsquo;il                     sait ce qu&rsquo;il fait, et c&rsquo;est une bonne recommandation quand                     il a besoin d&#8217;emprunter \u00e0 la banque. <\/p>\n<p> La comptabilit\u00e9 aide \u00e0 surveiller la d\u00e9pense,                     et moins de d\u00e9pense par boisseau de bl\u00e9, par                     gallon de lait, par livre de boeuf et par douzaine d&rsquo;oeufs                     est la source des profits. L&rsquo;\u00e9cart entre les recettes                     et les d\u00e9penses est aussi profitable s&rsquo;il est caus\u00e9                     par une r\u00e9duction de d\u00e9pense que par une hausse                     de prix. <\/p>\n<p> On diminue les d\u00e9penses en \u00e9vitant les voyages                     inutiles du tracteur, les gaspillages de semences, de combustible                     et de fourrage, ainsi que les pertes de temps \u00e0 des                     travaux qu&rsquo;on pourrait faire plus facilement ou dont on pourrait                     se passer. <\/p>\n<p> Ce n&rsquo;est pas une \u00e9conomie que d&rsquo;acheter moins d&rsquo;engrais                     que le sol n&rsquo;en exige, ou des semences de qualit\u00e9 inf\u00e9rieure.                     Il se peut m\u00eame que, par comparaison avec des fermes                     prosp\u00e8res, les livres du cultivateur indiquent la n\u00e9cessit\u00e9                     d&rsquo;acheter plus de semences, d&rsquo;engrais et d&rsquo;insecticides, quand                     il y a lieu de s&rsquo;attendre \u00e0 un meilleur rendement par                     acre ou par animal. <\/p>\n<p> Par-dessus tout, l&rsquo;\u00e9conomie consiste \u00e0                     conserver le sol. Ce facteur important des revenus a \u00e9t\u00e9                     trait\u00e9 dans plusieurs Bulletins mensuels, notamment                     ceux d&rsquo;ao\u00fbt 1946, f\u00e9vrier 1951 et septembre 1952,                     dont nous nous ferons un plaisir d&rsquo;envoyer un exemplaire aux                     int\u00e9ress\u00e9s. <\/p>\n<h3>L&rsquo;agriculture est diff\u00e9rente<\/h3>\n<p> Depuis le commencement de l&rsquo;histoire, l&rsquo;agriculture est                     consid\u00e9r\u00e9e comme une occupation diff\u00e9rente,                     une chose \u00e0 part. La vie champ\u00eatre a de profonds                     attraits pour la nature humaine, comme on peut en juger par                     le nombre de gens qui r\u00eavent d&rsquo;acheter une ferme pour                     aller y finir leurs jours. <\/p>\n<p> La ferme de famille canadienne est une des caract\u00e9ristiques                     de notre mode occidental d&rsquo;existence. Elle poss\u00e8de                     des avantages qu&rsquo;on ne trouve dans aucun r\u00e9gime d&rsquo;agriculture                     collectiviste. Les travailleurs y trouvent non seulement le                     bonheur mais ils r\u00e9ussissent \u00e0 satisfaire tous                     les besoins alimentaires du pays. C&rsquo;est, dit-on, la faillite                     du collectivisme agricole qui a provoqu\u00e9 la crise politique                     en Russie au d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e. <\/p>\n<p> Ceux qui y r\u00e9fl\u00e9chissent s&rsquo;accordent \u00e0                     reconna\u00eetre le caract\u00e8re et la dignit\u00e9                     des travaux champ\u00eatres. On y trouve l&rsquo;ind\u00e9pendance,                     la satisfaction de vivre en \u00e9troite communion avec                     la nature, en m\u00eame temps que la sant\u00e9. Ce sont                     l\u00e0 des avantages qu&rsquo;il ne faut pas d\u00e9daigner,                     mais il y a un autre c\u00f4t\u00e9 important de l&rsquo;agriculture.                     C&rsquo;est une entreprise et toute entreprise doit rapporter des                     revenus. Il faut que les revenus soient suffisants pour permettre                     au cultivateur exp\u00e9riment\u00e9 de jouir des bonnes                     choses de la vie. <\/p>\n<p> Le jeune homme qui songe \u00e0 devenir cultivateur doit                     se rendre compte que l&rsquo;agriculture est une combinaison de                     nombreuses formes d&rsquo;activit\u00e9 \u00e9conomique, de                     modes d&rsquo;existence et de fonctions sociales, mais c&rsquo;est tout                     de m\u00eame une entreprise dans laquelle la trempe et l&rsquo;\u00e9nergie                     du g\u00e9rant comptent plus que tout autre facteur. <\/p>\n<p> Aux gens impatients qui d\u00e9sirent toucher promptement                     le fruit de leur placement et de leur travail, l&rsquo;agriculture                     n&rsquo;offre gu\u00e8re d&rsquo;attraits. Ceux qui manquent d&rsquo;initiative,                     d&rsquo;\u00e9nergie et d&rsquo;esprit d&rsquo;entreprise pr\u00e9f\u00e8reront                     des emplois dans lesquels ils n&rsquo;ont pas \u00e0 prendre de                     d\u00e9cisions et o\u00f9 on leur dit toujours ce qu&rsquo;il                     faut faire. Quant aux timides, ils chercheront de pr\u00e9f\u00e9rence                     la s\u00e9curit\u00e9 d&rsquo;un emploi aux gages d&rsquo;un patron.                   <\/p>\n<p> Mais le cultivateur qui attaque sa t\u00e2che avec l&rsquo;id\u00e9e                     que l&rsquo;agriculture peut devenir une occupation capable de lui                     fournir des revenus suffisants pour donner \u00e0 sa famille                     tous les avantages et les agr\u00e9ments de la vie y trouvera                     en outre le charme annuel du temps des semailles et de la                     moisson, la douceur de la vie au sein de la nature, et comme                     Ant\u00e9e, fils de Neptune et de la Terre, des forces renouvel\u00e9es                     au contact du sol. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[27],"class_list":["post-2023","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-27"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.4 (Yoast SEO v27.4) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Avril 1955 - Les Revenus du Cultivateur - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/avril-1955-les-revenus-du-cultivateur\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Avril 1955 - Les Revenus du Cultivateur\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Le cultivateur qui travaille son propre champ conna\u00eet vraiment l&rsquo;ind\u00e9pendance. 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