{"id":2022,"date":"1954-04-01T00:00:00","date_gmt":"1954-04-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/avril-1954-les-chemins-de-fer-du-canada\/"},"modified":"2022-10-17T15:54:58","modified_gmt":"2022-10-17T15:54:58","slug":"avril-1954-les-chemins-de-fer-du-canada","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/avril-1954-les-chemins-de-fer-du-canada\/","title":{"rendered":"Avril 1954 &#8211; Les chemins de fer du Canada"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Par t\u00eate d&rsquo;habitant, il y                     a plus de transport par chemin de fer au Canada que dans tout                     autre pays du monde, et le co\u00fbt de l&rsquo;unit\u00e9 de                     transport y est le plus bas de tous les pays \u00e0 monnaie                     ferme. <\/p>\n<p> Notre niveau d&rsquo;existence et notre d\u00e9veloppement \u00e9conomique                     d\u00e9pendent de l&rsquo;abondance des moyens de transport. Le                     Dr R. W. Miller, de l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Harvard, a dit que                     les \u00c9tats-Unis et le Canada cesseraient dans un mois                     d&rsquo;\u00eatre des collectivit\u00e9s organis\u00e9es et                     civilis\u00e9es si les transports venaient \u00e0 \u00eatre                     s\u00e9rieusement paralys\u00e9s. <\/p>\n<p> Comme nous l&rsquo;avons dit si souvent dans ces Bulletins, nos                     tr\u00e9sors de ressources naturelles sont l\u00e0 depuis                     des mill\u00e9naires, mais il a fallu que l&rsquo;homme exerce                     son g\u00e9nie pour les d\u00e9couvrir et d\u00e9ploie                     son \u00e9nergie pour les mettre au service de l&rsquo;humanit\u00e9.                     Le transport tel qu&rsquo;il est aujourd&rsquo;hui est le fruit de notre                     g\u00e9nie et de notre travail. <\/p>\n<p> La charpente, outre beaucoup d&rsquo;autres parties importantes                     de l&rsquo;ossature, des transports modernes du Canada, est constitu\u00e9e                     par 45,000 milles de chemins de fer. Ces lignes de chemins                     de fer ont ouvert l&rsquo;ouest \u00e0 l&rsquo;agriculture, reli\u00e9                     les diff\u00e9rentes parties du Canada en une nation vigoureuse,                     et permis d&rsquo;exploiter les for\u00eats et les min\u00e9raux                     de l&rsquo;est et du centre. Aujourd&rsquo;hui elles transportent nos                     produits aux ports de mer pour exp\u00e9dier dans le monde                     entier et aux march\u00e9s de ce continent. <\/p>\n<p> Les chemins de fer sont un des facteurs qui d\u00e9terminent                     la situation \u00e9conomique relative des diff\u00e9rentes                     r\u00e9gions. Montr\u00e9al, Halifax, Saint-Jean et Vancouver                     ont l&rsquo;avantage naturel d&rsquo;\u00eatre des ports de mer, mais                     les lignes de chemins de fer procurent cet avantage aux villes                     de l&rsquo;int\u00e9rieur comme Winnipeg, Regina et Edmonton,                     aux champs de minerai du nord du Qu\u00e9bec et de l&rsquo;Ontario,                     et aux r\u00e9gions agricoles partout ailleurs. <\/p>\n<p> Aux bienfaits mat\u00e9riels que nous devons aux chemins                     de fer, il faut ajouter les avantages intellectuels et moraux.                     Il ne suffit pas de pouvoir voyager rapidement d&rsquo;un endroit                     \u00e0 l&rsquo;autre, mais les \u00e9changes de vues et la diss\u00e9mination                     de la culture et des id\u00e9es aident \u00e0 faire dispara\u00eetre                     les antipathies nationales et provinciales. Les id\u00e9es,                     comme les marchandises, sont faites pour \u00eatre r\u00e9pandues                     dans le monde entier. <\/p>\n<h3>Chemins de fer canadiens<\/h3>\n<p> Combien de chemins de fer avons-nous au Canada\u00a0? Il                     y a deux r\u00e9seaux si vastes qu&rsquo;\u00e0 toutes fins                     utiles ils constituent \u00e0 eux seuls les chemins de fer                     du Canada mais, \u00e0 part les Chemins de fer Nationaux                     et le Pacifique-Canadien, nous avons plusieurs importants                     chemins de fer r\u00e9gionaux exploit\u00e9s ind\u00e9pendamment,                     dont le parcours est de 5,400 milles. <\/p>\n<p> Tout en nous vantant d&rsquo;avoir plus de milles de chemins de                     fer par t\u00eate que tout autre pays, il est bon de nous                     rappeler nos d\u00e9buts. Quelques ann\u00e9es apr\u00e8s                     l&rsquo;inauguration du premier chemin de fer entre Liverpool et                     Manchester, un groupe d&rsquo;hommes d&rsquo;affaires de Montr\u00e9al                     obtint une charte pour la construction du chemin de fer du                     Champlain et du Saint-Laurent. Cette ligne de 14 milles et                     demi, reliant le Saint-Laurent au Richelieu, commen\u00e7a                     son service en 1836, et pendant dix ans fut le seul chemin                     de fer en Am\u00e9rique britannique du Nord. <\/p>\n<p> Il y a eu trois grandes phases de construction ferroviaire.                     De 1850 \u00e0 1860, construction du Grand Tronc et du Great                     Western\u00a0; de 1870 \u00e0 1880 et de 1880 \u00e0 1890,                     l&rsquo;Intercolonial et le Pacifique-Canadien\u00a0; et de 1900                     \u00e0 1917, le Grand Tronc Pacifique, le Transcontinental                     National et le Canadian Northern. <\/p>\n<p> En 1867, les colonies avaient au moment de la conf\u00e9d\u00e9ration                     2,529 milles de chemins de fer qui avaient co\u00fbt\u00e9                     environ 160 millions de dollars. <\/p>\n<h3>Le Pacifique-Canadien<\/h3>\n<p> La premi\u00e8re voie ferr\u00e9e d\u00e9bouchant                     \u00e0 l&rsquo;ouest portait un audacieux d\u00e9fi au sort                     et \u00e0 la nature. Il avait fallu passer \u00e0 travers                     les roches, construire des ponts sur les muskegs du nord de                     l&rsquo;Ontario, poser le rail sur plus d&rsquo;un millier de milles de                     plaines sans chemins, et percer quatre cha\u00eenes de montagnes                     pour arriver \u00e0 l&rsquo;Oc\u00e9an pacifique. Sur un parcours                     de pr\u00e8s de 2,000 milles la ligne n&rsquo;avait pas en vue,                     pas m\u00eame en perspective, assez de revenu pour faire                     marcher les trains. Elle n&rsquo;avait rien pour la recommander,                     sinon la vision de l&rsquo;avenir. <\/p>\n<p> Mais sa construction fut attaqu\u00e9e avec tant d&rsquo;\u00e9nergie                     que le dernier crampon fut riv\u00e9 cinq ans et demi avant                     la date du contrat. Le premier train de Montr\u00e9al au                     Pacifique arriva \u00e0 Port Moody en juillet 1886. Le \u00ab\u00a0grand                     d\u00e9sert\u00a0\u00bb tant redout\u00e9 par les d\u00e9tracteurs                     du Canada n&rsquo;existait plus. <\/p>\n<p> Nous avons mentionn\u00e9 le \u00ab\u00a0dernier crampon\u00a0\u00bb                     de la ligne trans-continentale du C.P.R. Toutes les constructions                     de lignes comportent une c\u00e9r\u00e9monie du \u00ab\u00a0dernier                     crampon\u00a0\u00bb, (il y a quelques mois seulement le pr\u00e9sident                     du C.N.R. a pos\u00e9 le dernier crampon de l&#8217;embranchement                     de Lynn Lake au nord du Manitoba), mais en r\u00e9alit\u00e9                     il n&rsquo;y a jamais de dernier crampon, car les chemins de fer                     doivent cro\u00eetre ou p\u00e9rir. En 1952, le C.P.R.                     a d\u00e9pens\u00e9 60 millions de dollars pour am\u00e9liorations                     et additions, et se propose de faire 475 millions de dollars                     d&rsquo;immobilisations au cours des cinq ann\u00e9es suivantes                     pour remplacer le mat\u00e9riel us\u00e9 et continuer                     le programme d&rsquo;am\u00e9lioration et d&rsquo;agrandissement n\u00e9cessaire                     pour marcher de pair avec notre expansion \u00e9conomique.                   <\/p>\n<h3>Les Chemins de fer Nationaux<\/h3>\n<p> Sous le rapport de la longueur, les Chemins de fer Nationaux                     sont le plus grand r\u00e9seau de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord,                     et le seul qui desserve nos dix provinces. \u00c0 ses 24,150                     milles de voie principale il faut ajouter 9,000 milles de                     voies secondaires, d\u00e9p\u00f4ts de marchandises, voies                     de garage et embranchements, ce qui fait en tout 33,046 milles.                     Le r\u00e9seau poss\u00e8de 5,000 gares, pr\u00e8s de                     6,000 ponts et 64 tunnels. C&rsquo;est la compagnie qui a le plus                     d&#8217;employ\u00e9s au Canada et qui fait le plus d&rsquo;achats.                   <\/p>\n<p> Les Chemins de fer Nationaux du Canada (C.N.R.) comprennent,                     entre autres, le premier chemin de fer du Canada qui, incorpor\u00e9                     dans le Grand Tronc en 1852, a de la sorte fait partie du                     r\u00e9seau cr\u00e9e en 1923 par le gouvernement d\u00e9sireux                     d&rsquo;amalgamer les nombreuses lignes qu&rsquo;il avait acquises pour                     les sauver de la banqueroute. Ce n&rsquo;\u00e9tait pas l\u00e0                     un essai d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 de socialisme de la                     part du gouvernement, mais un moyen d&rsquo;\u00e9viter une crise                     d\u00e9sastreuse du transport. Tout avait \u00e9t\u00e9                     essay\u00e9 avant d&rsquo;en arriver l\u00e0. <\/p>\n<p> Les lignes \u00e9taient pour la plupart mal outill\u00e9es                     et en mauvais \u00e9tat. Un grand nombre avaient \u00e9t\u00e9                     construites dans des r\u00e9gions qui ne produisaient pas                     de revenus. Il s&rsquo;agissait non seulement de r\u00e9tablir                     la voie et le mat\u00e9riel, de remonter le moral, et de                     r\u00e9unir des parties disparates en un tout homog\u00e8ne,                     mais d&rsquo;assumer la responsabilit\u00e9 de toutes les dettes                     et le fantastique fardeau de leur int\u00e9r\u00eat. <\/p>\n<p> Aujourd&rsquo;hui, le C.N.R. a de nombreuses raisons d&rsquo;\u00eatre                     fier. Il a mis en service la premi\u00e8re locomotive \u00e9lectrique-diesel                     dans l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord. Son mat\u00e9riel roulant                     s&rsquo;am\u00e9liore constamment. Ses frais d&rsquo;immobilisations                     pour 1952 se chiffrent \u00e0 125 millions de dollars, y                     compris 82 millions pour achat de nouveau mat\u00e9riel.                   <\/p>\n<h3>Le C.N.R. et le C.P.R.<\/h3>\n<p> Il est impossible de comparer exactement les deux r\u00e9seaux.                     Comment, en effet, faire le parall\u00e8le entre un chemin                     de fer construit pour ainsi dire tout d&rsquo;une pi\u00e8ce,                     et un assemblage de lignes n&rsquo;ayant non seulement aucun rapport                     entre elles, mais la plupart du temps concurrentes. <\/p>\n<p> La majorit\u00e9 des repr\u00e9sentants provinciaux                     et autres, comparaissant devant la Commission royale des Transports                     se d\u00e9clar\u00e8rent en faveur du pr\u00e9sent syst\u00e8me                     de deux grands r\u00e9seaux, ajoutant comme corollaire qu&rsquo;il                     est n\u00e9cessaire que le Pacifique-Canadien soit capable                     de subsister, et de fonctionner comme compagnie priv\u00e9e.                   <\/p>\n<p> La fusion a peu de partisans. Diverses formes d&rsquo;exploitation                     en commun ont \u00e9t\u00e9 soigneusement \u00e9tudi\u00e9es                     et rejet\u00e9es. La fusion a \u00e9t\u00e9 vigoureusement                     combattue par les syndicats ouvriers (qui craignent les pertes                     d&#8217;emploi), par les chargeurs (qui se demandent si le service                     serait aussi bon sans concurrence), et par les petites villes                     (dont la plupart souffriraient si les \u00e9conomies d&rsquo;exploitation                     exigeaient des abandons de lignes.) <\/p>\n<p> Il existe une bonne mesure de collaboration entre les chemins                     de fer. Un excellent service de transport est assur\u00e9                     par le C.N.R. et le C.P.R. gr\u00e2ce aux trains en commun                     qui \u00e9liminent beaucoup de concurrence inutile et permettent                     d&rsquo;\u00e9tablir des horaires plus commodes. La standardisation                     des wagons de marchandises, r\u00e9alis\u00e9e en commun,                     a profit\u00e9 aux deux r\u00e9seaux. <\/p>\n<h3>Services ferroviaires<\/h3>\n<p> Ces deux chemins de fer canadiens desservent toutes les                     parties du pays. Les recettes encaiss\u00e9es \u00e0 Halifax                     sur l&rsquo;Atlantique et a Vancouver, \u00e0 3,500 milles de                     l\u00e0 sur le Pacifique, sont port\u00e9es dans le m\u00eame                     livre. Il est possible de transporter un chargement sur un                     parcours de 4,506 milles entre St. John&rsquo;s, Terre-Neuve, et                     Prince-Albert, C.-B. Les chargements effectuent en moyenne                     un parcours de 1800 milles entre l&rsquo;est et l&rsquo;ouest\u00a0; la                     moyenne g\u00e9n\u00e9rale a \u00e9t\u00e9 de plus                     de 400 milles par chargement en 1949. Au Royaume-Uni elle                     n&rsquo;\u00e9tait que de 72 milles en 1948. <\/p>\n<p> C&rsquo;est au fait que les chemins de fer sont capables de transporter                     de grandes quantit\u00e9s de mati\u00e8res premi\u00e8res                     aux centres de fabrication et de distribuer ensuite les produits                     aux quatre coins du pays et aux ports d&#8217;embarcation, que le                     Canada doit sa prosp\u00e9rit\u00e9 industrielle. Sauf                     les pipelines pour les liquides, aucun autre moyen de transport                     terrestre ne peut faire concurrence aux chemins de fer sous                     le rapport du bon march\u00e9. <\/p>\n<p> Les chemins de fer du Canada font constamment des am\u00e9liorations                     et des additions \u00e0 leur service, tels que acc\u00e9l\u00e9rations                     de transport, trains rapides de marchandises, et trains \u00ab\u00a0sp\u00e9ciaux\u00a0\u00bb                     pour b\u00e9tail et marchandises p\u00e9rissables. Les                     chiffres du C.N.R. pour les 25 derni\u00e8res ann\u00e9es                     font foi de ces progr\u00e8s. Par comparaison avec le \u00ab\u00a0boom\u00a0\u00bb                     de 1928, les chiffres du C.N.R. en 1952 accusent une augmentation                     de 67 pour cent dans le transport des marchandises au moyen                     de 6 pour cent moins de locomotives et 5 pour cent moins de                     wagons, avec une augmentation de 27 pour cent dans la vitesse                     moyenne des trains de marchandises. <\/p>\n<p> Les deux compagnies vont aujourd&rsquo;hui de la porte de l&rsquo;exp\u00e9diteur                     \u00e0 la porte du destinataire. Ces services par train                     et camion, pour les chargements de moins d&rsquo;un wagon et les                     paquets, ne sont plus une nouveaut\u00e9, mais font partie                     de la routine. Non seulement ils acc\u00e9l\u00e8rent                     et facilitent les livraisons entre les grandes villes comme                     Toronto et Montr\u00e9al, mais ils desservent \u00e9galement                     des endroits moins importants. <\/p>\n<p> Le service des voyageurs n&rsquo;est pas n\u00e9glig\u00e9                     non plus, quoique les recettes ne soient gu\u00e8re encourageantes.                     Celles du C.N.R., par exemple, ne sont que de 8 pour cent                     du revenu total. <\/p>\n<p> Le rapport de la Commission des Transports de 1951 dit en                     conclusion que \u00ab\u00a0les services-marchandises et voyageurs                     sont indispensables, et si les tarifs-voyageurs ne peuvent                     produire les recettes suffisantes pour que le service-voyageurs                     fasse ses frais, le trafic-marchandises devra en supporter                     le fardeau.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Les deux r\u00e9seaux exploitent de nombreux services                     auxiliaires\u00a0: h\u00f4tels, t\u00e9l\u00e9graphes,                     messageries, bateaux, lignes a\u00e9riennes\u00a0; ils font                     tous les deux des recherches, aident le d\u00e9veloppement                     agricole, et collaborent \u00e0 l&rsquo;\u00e9tablissement des                     immigrants. Ils ont chacun un service destin\u00e9 \u00e0                     aider le Canada \u00e0 d\u00e9velopper ses industries                     et mettre en valeur ses ressources naturelles. <\/p>\n<h3>Probl\u00e8mes<\/h3>\n<p> Comme toutes les autres industries, les chemins de fer ont                     leurs probl\u00e8mes et, naturellement, ce sont pour la                     plupart des probl\u00e8mes d&rsquo;ordre financier. Un int\u00e9ressant                     m\u00e9moire sur les transports du Canada, par le Dr. H.                     A. Innis, un des commissaires, est publi\u00e9 en appendice                     au <em>Rapport de la Commission Royale des Transports<\/em>,                     du 9 f\u00e9vrier 1951, qu&rsquo;on peut se procurer chez l&rsquo;Imprimeur                     de la Reine, \u00e0 Ottawa. <\/p>\n<p> M. Donald Gordon, C.M.G., pr\u00e9sident du Conseil d&rsquo;administration                     et pr\u00e9sident des Chemins de fer Nationaux a dit dans                     un discours\u00a0: \u00ab\u00a0Les chemins de fer doivent justifier                     leur existence en donnant le genre de service que le public                     d\u00e9sire au prix qu&rsquo;il est pr\u00eat \u00e0 payer.                     Les chargeurs, les voyageurs et autres clients des chemins                     de fer ne viennent pas \u00e0 nous pour des raisons sentimentales                     ou parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas d&rsquo;autre choix. De fait, la concurrence                     qui se fait de plus en plus sentir dans le domaine des transports                     a apport\u00e9 un grand changement dans le climat \u00e9conomique,                     et exige des efforts constants de la part de la direction                     et des employ\u00e9s en g\u00e9n\u00e9ral.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> La Commission Royale mentionne la concurrence du camionnage                     et dit que c&rsquo;est un facteur qui rend de plus en plus difficile                     les exp\u00e9ditions par chemins de fer \u00e0 un taux                     payant. \u00ab\u00a0Au Canada central, la concurrence routi\u00e8re                     a pris une telle expansion qu&rsquo;elle arrache aux compagnies                     leurs recettes en leur enlevant une bonne part de leur trafic                     le plus profitable, au point qu&rsquo;elles sont forc\u00e9es                     de r\u00e9duire leur taux \u00e0 un niveau dangereusement                     bas dans l&rsquo;espoir d&rsquo;en conserver une partie.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> La Commission ajoute que la difficult\u00e9 du probl\u00e8me                     est compliqu\u00e9e par le fait que la quasi-totalit\u00e9                     du transport routier des marchandises rel\u00e8ve de la                     juridiction provinciale, et non f\u00e9d\u00e9rale\u00a0;                     en outre ce trafic est partag\u00e9 entre les camions priv\u00e9s                     qui transportent les marchandises de leurs propres propri\u00e9taires,                     et les camions lou\u00e9s. <\/p>\n<p> M. Mather, pr\u00e9sident du Pacifique-Canadien, a touch\u00e9                     sur la question au mois de septembre. Il a fait remarquer                     que les chemins de fer n&rsquo;ont plus le monopole des transports                     par terre, mais qu&rsquo;ils sont en concurrence avec les camions                     qui roulent sur des routes construites et entretenues par                     l&rsquo;\u00c9tat, avec le transport a\u00e9rien et avec les                     pipelines. Le public et les politiciens continuent de faire                     comme si les camions, les avions et les pipelines n&rsquo;existaient                     pas, et les anciens r\u00e8glements continuent de s&rsquo;appliquer                     aux chemins de fer. <\/p>\n<p> M. Mather exprime ainsi sa solution\u00a0: \u00ab\u00a0Aucune                     compagnie de transport soumise \u00e0 la concurrence ne                     doit \u00eatre mise, de propos d\u00e9lib\u00e9r\u00e9                     ou par m\u00e9garde, en \u00e9tat de fournir un service                     ou de remplir une obligation \u00e0 un taux ou \u00e0                     des conditions qui, manifestement, ne couvrent pas le co\u00fbt                     du service. Ce principe, \u00e0 mon avis, a pour corollaire                     \u00e9vident qu&rsquo;aucune compagnie de transport ne peut continuer                     d&rsquo;\u00eatre soumise \u00e0 une obligation dont elle ne                     puisse se soustraire par une hausse de taux ou par l&rsquo;abandon                     du service, dans le cas o\u00f9 celui-ci deviendrait un                     fardeau.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Il est temps que tous les int\u00e9ress\u00e9s r\u00e9visent                     leur attitude \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des \u00e9conomies                     effectu\u00e9es par les abandons de services, dit la Commission                     qui continue dans son rapport\u00a0: \u00ab\u00a0Nos chemins de                     fer devraient pouvoir pratiquer de pareilles \u00e9conomies                     (comme aux \u00c9tats-Unis) lorsque l&rsquo;exploitation d&rsquo;une                     ligne devient, par exemple, en grande partie inutile ou nettement                     improfitable, et \u00e0 plus forte raison quand il est prouve                     que d&rsquo;autres entreprises peuvent assurer un service convenable.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<h3>Progr\u00e8s<\/h3>\n<p> Malgr\u00e9 leurs probl\u00e8mes, les chemins de fer                     continuent \u00e0 faire de leur mieux pour am\u00e9liorer                     leur service. <\/p>\n<p> Le remplacement des locomotives \u00e0 vapeur par des                     diesels s&rsquo;accentue, et ce changement comptera dans l&rsquo;histoire                     comme un des plus grands progr\u00e8s de notre \u00e9poque.                   <\/p>\n<p> La diesel d\u00e9marre plus vite avec un plein chargement                     et sa traction est plus grande\u00a0; elle est utilisable                     90 pour cent de la journ\u00e9e au lieu de 50 pour cent                     comme la locomotive \u00e0 vapeur\u00a0; ses frais d&rsquo;entretien                     sont moins \u00e9lev\u00e9s. Elle offre la chance de d\u00e9velopper                     de nouvelles sources de trafic profitable et de r\u00e9duire                     le co\u00fbt des trains locaux et des embranchements. <\/p>\n<p> Comme autre preuve de progr\u00e8s, citons le nouvel outillage                     pour la manutention des wagons et des marchandises aux gares                     d&rsquo;arriv\u00e9e et de transbordement, ainsi que le nouveau                     poste d&rsquo;aiguillage du C.P.R. \u00e0 Montr\u00e9al o\u00f9,                     en pressant un bouton, on peut aiguiller un train de 85 wagons                     en 25 minutes et en envoyer les wagons sur une des 48 voies                     o\u00f9 se forment les trains pour autant de destinations.                     Ce poste aiguille en moyenne 2,300 wagons par jour. <\/p>\n<h3>Vitesse<\/h3>\n<p> La vitesse ne nous passionne pas comme dans d&rsquo;autres pays.                     Il y a une bonne raison pour cela. Nous sommes desservis par                     deux grands r\u00e9seaux, tandis que les \u00c9tats-Unis,                     par exemple, ont plusieurs centaines de petites lignes r\u00e9gionales.                     Les chemins de fer canadiens s&rsquo;attachent a soutenir leur allure                     sur tout le parcours plut\u00f4t que de la forcer entre certains                     points. <\/p>\n<p> Nous n&rsquo;avons pas de trains rapides \u00ab\u00a0directs\u00a0\u00bb.                     Il n&rsquo;y a pas assez de voyageurs allant directement de Montr\u00e9al                     a Vancouver, par exemple, pour justifier un train sp\u00e9cial.                     Le stade de notre d\u00e9veloppement demande le genre de                     service que nous avons. Les trains canadiens, qui s&rsquo;arr\u00eatent                     \u00e0 beaucoup de gares, transportent en m\u00eame temps                     une grande quantit\u00e9 de messageries. Ce service augmente,                     au lieu de diminuer, parce que les arr\u00eats facultatifs                     d&rsquo;il y a quelques ann\u00e9es deviennent de plus en plus                     r\u00e9guliers, et la population dans les alentours devient                     de plus en plus nombreuse. <\/p>\n<p> Les compagnies de chemins de fer estiment que ce serait                     mal servir les int\u00e9r\u00eats du pays que de faire                     parade de trains rapides entre les grandes villes en ignorant                     les milliers de petites villes sur le parcours. <\/p>\n<h3>Programme de transport<\/h3>\n<p> Chaque forme de transport a ses avantages et ses inconv\u00e9nients\u00a0;                     chacune est capable de fonctionner \u00e9conomiquement et                     avantageusement dans certains domaines. Quand un chargeur                     veut envoyer une petite quantit\u00e9 de marchandises pas                     trop loin pour livrer rapidement, il a les camions. Quand                     il attend un paquet l\u00e9ger d&rsquo;un endroit \u00e9loign\u00e9,                     il le fait exp\u00e9dier par avion. Le transport par eau,                     s&rsquo;il est \u00e0 port\u00e9e, fait l&rsquo;affaire des cargaisons                     volumineuses quand on n&rsquo;est pas press\u00e9. Les pipelines                     conviennent \u00e9videmment le mieux au transport du p\u00e9trole.                     Et si le chargeur recherche le bon march\u00e9, \u00e0                     une vitesse raisonnable, il se sert du chemin de fer. <\/p>\n<p> L&rsquo;histoire de la l\u00e9gislation au Canada indique que                     le Parlement a toujours senti que le gouvernement devrait                     s&rsquo;int\u00e9resser personnellement aux chemins de fer. En                     r\u00e9alit\u00e9, les chemins de fer du Canada ont \u00e9t\u00e9                     projet\u00e9s et construits comme d\u00e9monstrations                     d&rsquo;int\u00e9r\u00eat public, souvent avec l&rsquo;aide de subsides                     recommand\u00e9s par le gouvernement, approuv\u00e9s par                     le Parlement et fournis par le peuple du pays. Ils sont le                     fruit de la patiente et ferme r\u00e9solution de cr\u00e9er                     un pays qui n&rsquo;\u00e9tait pas le r\u00e9sultat naturel                     de la g\u00e9ographie \u00e9conomique. Les grands r\u00e9seaux                     de chemins de fer en ont \u00ab\u00a0cousu\u00a0\u00bb les pi\u00e8ces                     d&rsquo;un oc\u00e9an \u00e0 l&rsquo;autre. La politique nationale                     qui en est l&rsquo;inspiratrice est expos\u00e9e en d\u00e9tail                     dans le <em>Rapport de la Commission Royale des Transports<\/em>.                   <\/p>\n<p> Un but important de la politique nationale en mati\u00e8re                     de transport est que les deux grands r\u00e9seaux puissent                     fonctionner de pair et fournir les services n\u00e9cessaires                     au pays, tout en assurant un contr\u00f4le et un \u00e9quilibre                     r\u00e9ciproques, sans emp\u00eacher la compagnie priv\u00e9e                     de subsister, de progresser et de r\u00e9aliser des recettes                     raisonnables. <\/p>\n<p> La Commission fait remarquer dans son rapport que quoique                     le C.P.R. ait le droit de gagner un revenu raisonnable sur                     ses placements, le C.N.R., comme entreprise sociale exploitant                     certaines propri\u00e9t\u00e9s et fournissant certains                     services quelle que soit leur valeur commerciale, devrait                     essayer de se tirer d&rsquo;affaire \u00e0 des taux jug\u00e9s                     raisonnables par le C.P.R. La tentative d&rsquo;\u00e9tablir une                     comparaison, pour exciter l&rsquo;\u00e9mulation ou pour juger                     les deux r\u00e9seaux l&rsquo;un d&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;autre, devrait                     \u00eatre d\u00e9finitivement abandonn\u00e9e. \u00ab\u00a0Cette                     modalit\u00e9 n&rsquo;est pas pratique\u00a0\u00bb dit le <em>Rapport<\/em>.                   <\/p>\n<h3>R\u00e9glementation des chemins de                   fer<\/h3>\n<p> Dans une conf\u00e9rence au Railway Club en f\u00e9vrier,                     M. Crump, vice-pr\u00e9sident du Pacifique-Canadien, a dit\u00a0:                     \u00ab\u00a0La division du travail entre la route, le rail, l&rsquo;eau,                     l&rsquo;air ou les pipelines devrait \u00eatre gouvern\u00e9e                     par le consommateur, mais chaque concurrent devrait \u00eatre                     gouvern\u00e9 par les m\u00eames conditions, les m\u00eames                     r\u00e8glements et les m\u00eames lois. Alors le consommateur                     serait mieux en mesure de choisir le service qui convient                     \u00e0 ses besoins et \u00e0 ses moyens.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Peu de gens ont une id\u00e9e de la mesure dans laquelle                     les chemins de fer sont soumis \u00e0 des autorit\u00e9s                     ext\u00e9rieures. M. Gordon a dit dans une conf\u00e9rence                     que les r\u00e8glements sont minutieux au point d&rsquo;indiquer                     qu&rsquo;un conducteur doit arr\u00eater le train avant de faire                     descendre un voyageur qui refuse de payer le prix de son billet\u00a0!                   <\/p>\n<p> Les plaintes des chemins de fer au cours des derni\u00e8res                     ann\u00e9es n&rsquo;ont pas port\u00e9 sur le montant de concurrence,                     ou le degr\u00e9 de r\u00e9glementation, mais sur le fait                     que les diff\u00e9rents genres de concurrents ne sont pas                     oblig\u00e9s d&rsquo;observer les m\u00eames r\u00e8glements.                   <\/p>\n<p> L&rsquo;oeuvre remarquable de construction et de service accomplie                     par les chemins de fer au cours des cent derni\u00e8res                     ann\u00e9es augure favorablement pour l&rsquo;avenir. Les chemins                     de fer transportent en moyenne 1,500 tonnes-milles de marchandises                     par t\u00eate d&rsquo;habitant au cours de l&rsquo;ann\u00e9e et savent                     que l&rsquo;accroissement de 3 millions et demi dans la population                     entre les deux derniers recensements leur apportera autant                     de fois 1,500 tonnes-milles de plus. Leurs plans pour servir                     les nouveaux besoins du pays tiennent compte des progr\u00e8s                     technologiques de l&rsquo;industrie ferroviaire et ils s&rsquo;appliquent                     en m\u00eame temps \u00e0 faire des \u00e9conomies tout                     en maintenant la qualit\u00e9 du service. <\/p>\n<p> Le Canada est arriv\u00e9 \u00e0 \u00e2ge o\u00f9                     le transport rapide est \u00e0 bon march\u00e9 de ses                     mati\u00e8res premi\u00e8res et de ses produits manufactur\u00e9s                     joue un r\u00f4le de plus en plus grand dans son existence                     \u00e9conomique. <\/p>\n<p> On trouve une extr\u00e9mit\u00e9 de nos voies ferr\u00e9es                     dans les endroits lointains o\u00f9 les Canadiens exploitent                     les ressources naturelles de leur pays &#8211; champs de bl\u00e9,                     puits de p\u00e9trole, mines et for\u00eats &#8211; et l&rsquo;autre                     extr\u00e9mit\u00e9 aboutit aux entrep\u00f4ts, aux usines                     ou aux ports d&#8217;embarcation. <\/p>\n<p> Le probl\u00e8me du transport consiste \u00e0 fournir                     un bon service moderne au meilleur march\u00e9 possible,                     sans gaspillage de main-d&rsquo;oeuvre et de mat\u00e9riaux. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[26],"class_list":["post-2022","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-26"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v26.7 (Yoast SEO v26.8) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Avril 1954 - Les chemins de fer du Canada - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/avril-1954-les-chemins-de-fer-du-canada\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Avril 1954 - Les chemins de fer du Canada\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Par t\u00eate d&rsquo;habitant, il y a plus de transport par chemin de fer au Canada que dans tout autre pays du monde, et le co\u00fbt de l&rsquo;unit\u00e9 de transport y est le plus bas de tous les pays \u00e0 monnaie ferme. 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