{"id":2013,"date":"1945-04-01T00:00:00","date_gmt":"1945-04-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/avril-1945\/"},"modified":"2023-12-04T17:37:51","modified_gmt":"2023-12-04T17:37:51","slug":"avril-1945","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/avril-1945\/","title":{"rendered":"Avril 1945 &#8211; Touristique"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un touriste\u00a0? Que gagne-t-il \u00e0 \u00eatre un touriste\u00a0? Qu&rsquo;en retire le pays qu&rsquo;il visite ou le sien\u00a0? Dans quelle mesure le Canada devrait-il encourager l&rsquo;industrie touristique\u00a0?<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sent Bulletin r\u00e9pondra \u00e0 ces questions\u00a0; disons pour l&rsquo;instant qu&rsquo;un touriste est celui qui voyage dans un autre but que pour ses affaires ou pour aller s&rsquo;\u00e9tablir quelque part\u00a0; qu&rsquo;il y gagne du repos, des amis et du plaisir\u00a0; qu&rsquo;il contribue des connaissances et qu&rsquo;il d\u00e9pense de l&rsquo;argent\u00a0; qu&rsquo;il apprend \u00e0 aimer et comprendre les gens qu&rsquo;il rencontre, et que nulle part au monde l&rsquo;industrie touristique n&rsquo;est aussi importante qu&rsquo;au Canada.<\/p>\n<p>La guerre, il est vrai, a rapetiss\u00e9 la terre en acc\u00e9l\u00e9rant la vitesse des voyages, mais elle nous a permis de parcourir de plus grandes distances. Pendant des mill\u00e9naires l&rsquo;homme a voyag\u00e9 \u00e0 pied, puis \u00e0 dos d&rsquo;animal. Et tout d&rsquo;un coup, au cours du dernier si\u00e8cle, sa soif de d\u00e9placement a \u00e9t\u00e9 satisfaite par l&rsquo;invention de trains, automobiles, navires \u00e0 vapeur et avions.<\/p>\n<p>Le temps n&rsquo;est plus, heureusement, o\u00f9 les gens allaient \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger simplement pour chanter les louanges de leur pays. Quelques rares voyageurs traversent encore des sites historiques ou des villes fameuses, sans se soucier des hauts faits qui s&rsquo;y sont d\u00e9roul\u00e9s, mais en g\u00e9n\u00e9ral les touristes ont l&rsquo;oeil et l&rsquo;esprit ouverts. Les gens d&rsquo;aujourd&rsquo;hui n&rsquo;ont plus le point de vue \u00e9troit de leurs anc\u00eatres aux habitudes casani\u00e8res. Leurs voyages ont une grande port\u00e9e sociale, qu&rsquo;ils aient pour objectif les grandes villes ou la vie au grand air.<\/p>\n<p>Depuis le d\u00e9but du si\u00e8cle jusqu&rsquo;\u00e0 la derni\u00e8re guerre, le mouvement touristique fit des progr\u00e8s ph\u00e9nom\u00e9naux dans tous les pays, mais c&rsquo;\u00e9tait essentiellement un mouvement des classes privil\u00e9gi\u00e9es, r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 ceux qui avaient des loisirs et des moyens. Entre les deux guerres, le tourisme devint g\u00e9n\u00e9ral. Les gens voyageaient en autobus, autos, trains, par eau et par air, ils traversaient les fronti\u00e8res internationales \u00e0 pied et \u00e0 bicyclette. La tension nerveuse de la derni\u00e8re guerre s&rsquo;\u00e9tait rel\u00e2ch\u00e9e, et des peuples entiers s&rsquo;\u00e9chappaient de leur milieu domestique et national.<\/p>\n<p>Le Canada a beaucoup \u00e0 offrir aux touristes. De l&rsquo;est \u00e0 l&rsquo;ouest et du nord au sud, il d\u00e9roule un contraste infini aux yeux des voyageurs par train, par bateau, par route et par air. La guerre, par suite du manque d&rsquo;essence et de mat\u00e9riel roulant ainsi que des changements forc\u00e9s dans nos habitudes, a produit son effet sur les voyages \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur et \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur du pays. Les gens sont trop occup\u00e9s pour beaucoup voyager\u00a0; les h\u00f4tels sont pleins et les trains sont bond\u00e9s de voyageurs ainsi que de soldats et de mat\u00e9riaux de guerre\u00a0; mais \u00e0 la fin de la guerre un grand va-et-vient amical se produira entre les provinces et \u00e0 travers la fronti\u00e8re internationale.<\/p>\n<p>Priv\u00e9s du plaisir de voyager \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger par le contr\u00f4le du change et le rationnement de l&rsquo;essence, nombre de Canadiens ont explor\u00e9 les beaut\u00e9s de leur propre pays. Ils ont trouv\u00e9 dans les provinces voisines des endroits charmants pour passer leurs vacances. C&rsquo;est une bonne chose pour le pays, car l&rsquo;habitude des voyages dans le Dominion aidera \u00e0 soulager les r\u00e9gions en d\u00e9tresse, permettra aux gens de s&rsquo;initier aux probl\u00e8mes et aux circonstances de leurs voisins, cr\u00e9era des liens d&rsquo;amiti\u00e9 et donnera un point de vue national \u00e0 ceux qui n&rsquo;avaient peut-\u00eatre que des id\u00e9es \u00e9troites.<\/p>\n<p>La plupart des gens consid\u00e8rent toutefois le tourisme comme quelque chose d&rsquo;international, quoique ce ne soit que depuis la crise \u00e9conomique des ann\u00e9es apr\u00e8s 1930 que les gouvernements lui aient accord\u00e9 une s\u00e9rieuse attention comme facteur dans le commerce international. Tandis que les visiteurs nous apportent de pr\u00e9cieuses devises \u00e9trang\u00e8res, nos citoyens ont l&rsquo;occasion de servir les int\u00e9r\u00eats nationaux en stimulant les exportations et en faisant de la r\u00e9clame pour le Canada. Les voyages donnent lieu \u00e0 des affaires et haussent le niveau d&rsquo;existence dans les r\u00e9gions isol\u00e9es et peu avanc\u00e9es. D\u00e8s que l&rsquo;\u00e9tat de guerre le permettra, on devrait abaisser les barri\u00e8res pour encourager le libre \u00e9change de visiteurs.<\/p>\n<p>Les statistiques de quelques ann\u00e9es importantes r\u00e9v\u00e8lent l&rsquo;importance des visiteurs \u00e9trangers pour le Canada. En 1938, le solde cr\u00e9diteur des paiements internationaux du Canada se chiffrait \u00e0 $184,800,000, dont 78.5 pour cent en commerce touristique. Cette ann\u00e9e-l\u00e0, sans le tourisme, le solde cr\u00e9diteur des paiements internationaux du Canada aurait \u00e9t\u00e9 insignifiant. Pendant plusieurs ann\u00e9es, les recettes touristiques ont \u00e0 peu pr\u00e8s compens\u00e9 la balance d\u00e9favorable de nos \u00e9changes avec les \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p>On a dit que le Canada peut rendre le tourisme sa plus grande source de revenus et de richesses naturelles apr\u00e8s l&rsquo;agriculture et les mines. Autre important aspect, en parcourant le Canada, les \u00e9trangers apprennent \u00e0 conna\u00eetre le pays et ses produits, ce qui sert \u00e0 cr\u00e9er un march\u00e9 pour nos exportations, et aucun pays au monde n&rsquo;a autant que nous \u00e0 gagner sous ce rapport.<\/p>\n<p>Le commerce touristique n&rsquo;est qu&rsquo;une partie des marchandises et des services qui forment le volume total du commerce entre les nations. Beaucoup de gens ont autant de difficult\u00e9 \u00e0 se rendre compte de cela qu&rsquo;ils en ont \u00e0 comprendre que les exportations des grains des prairies ont un effet sur les revenus des p\u00eacheurs de la Nouvelle-\u00c9cosse, ou que le succ\u00e8s de notre service commercial en ouvrant des d\u00e9bouch\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger pour les produits des usines du Qu\u00e9bec se fait sentir sur le bien-\u00eatre des familles de la c\u00f4te du Pacifique. Tout le monde n&rsquo;a pas de contacts directs avec le commerce touristique. Chacun sait que les h\u00f4tels, les chemins de fer, les lignes a\u00e9riennes, les restaurants et les marchands de bibelots touchent leur part de l&rsquo;argent des touristes, mais cet argent que les touristes d\u00e9pensent pour services et marchandises s&rsquo;infiltre dans toute l&rsquo;\u00e9conomie nationale. Une enqu\u00eate de l&rsquo;Association des h\u00f4tels am\u00e9ricains r\u00e9v\u00e8le que le dollar du touriste est r\u00e9parti ainsi\u00a0: magasins de d\u00e9tail, 31 cents\u00a0; h\u00f4tels, 23 cents\u00a0; restaurants, 18 cents\u00a0; garages, 10 cents\u00a0; divers, 10 cents\u00a0; th\u00e9\u00e2tres, 8 cents. Puis l&rsquo;enqu\u00eate poursuit la r\u00e9partition des recettes. La part de tout l&rsquo;argent des touristes obtenue par l&rsquo;h\u00f4telier est r\u00e9partie ainsi par lui pour les services suivants\u00a0: feuille de paye, 31 cents\u00a0; divers, fournitures, etc., 29 cents\u00a0; marchandises, vivres, breuvages, etc., 19 cents\u00a0; d\u00e9pr\u00e9ciation, 9 cents\u00a0; assurances, imp\u00f4ts, etc., 6 cents, \u00ab\u00a0ce qui ne lui laisse pas assez pour payer 5 pour cent sur la moiti\u00e9 de son capital engag\u00e9.\u00a0\u00bb On voit donc que ceux qui re\u00e7oivent tout l&rsquo;argent des visiteurs n&rsquo;en conservent pas beaucoup.<\/p>\n<p>Le commerce touristique comprend tout depuis les \u00e9pingles jusqu&rsquo;aux locomotives, et embrasse toutes les branches du commerce, agriculteurs, banquiers, entrepreneurs, et tous ceux qui sont dans les affaires. Il r\u00e9partit l&rsquo;argent et les emplois, non seulement dans les grandes villes, mais dans les petits villages et les r\u00e9gions rurales. On a estim\u00e9 qu&rsquo;en 1929 les touristes ont consomm\u00e9 plus de 4 millions de livres de beurre, 18 millions de livres de viande, 4 millions de douzaines d&rsquo;oeufs et d&rsquo;autres denr\u00e9es dans la m\u00eame proportion. Il est donc \u00e9vident que la prosp\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;agriculture, du commerce, des transports et de tout le reste est li\u00e9e \u00e0 ce commerce. Plus nous aurons de visiteurs au Canada, plus grande sera la demande pour les produits des fermes, des for\u00eats, des p\u00eacheries, des mines et des usines et plus ces visiteurs se r\u00e9pandront dans toutes les parties du pays, plus ils contribueront \u00e0 en faire am\u00e9liorer les conditions d&rsquo;existence.<\/p>\n<p>Mais le commerce touristique ne d\u00e9pend pas du hasard. Les touristes veulent de bonnes routes, de bonnes chambres, d&rsquo;excellents repas et des amusements. Aucun pays n&rsquo;a le monopole des choses qui attirent les touristes et il y a beaucoup de concurrence dans l&rsquo;industrie. Le Canada a plus d&rsquo;attraits naturels que la plupart des pays, et il devra s&rsquo;efforcer de les rendre plus attrayants encore par la qualit\u00e9 de ses services. Apr\u00e8s la publicit\u00e9, qui am\u00e8ne les touristes, il faut fournir ce qui a fait l&rsquo;objet de la publicit\u00e9. Il ne suffit pas d&rsquo;avoir de bonnes routes dans une partie du pays, quelques bons points de s\u00e9jour dans certains endroits de quelques provinces et une bonne table dans quelques h\u00f4tels et restaurants\u00a0: le touriste doit \u00eatre s\u00fbr qu&rsquo;il trouvera cela raisonnablement bon et \u00e0 sa port\u00e9e.<\/p>\n<p>Il est vrai que presque partout au Canada le touriste peut trouver un lit propre et un repas convenable, mais cela ne suffit pas. Sous ce rapport, le Canada fait concurrence \u00e0 tous les \u00e9tats de l&rsquo;Union et il est possible de faire des comparaisons frappantes. Prenez par exemple les cabines de touristes\u00a0: l&rsquo;ann\u00e9e avant la guerre un touriste pouvait voyager d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre des \u00c9tats-Unis et trouver partout des cabines avec salle de bain, eau chaude, cuisine, chemin\u00e9es, bons lits et bons meubles, \u00e0 $1 par personne par nuit. Et, en comparant cela avec les rares cabines \u00e0 peine meubl\u00e9es qu&rsquo;il trouvait ici et l\u00e0 au Canada de l&rsquo;est \u00e0 l&rsquo;ouest, quel est le voyageur qui va se donner la peine de r\u00e9fl\u00e9chir au fait que l&rsquo;\u00e9t\u00e9 canadien est si court que les recettes ne justifient pas la d\u00e9pense d&rsquo;un ameublement luxueux\u00a0? Pour que les cabines canadiennes plaisent aux touristes, il faut que les Canadiens perdent l&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;il suffit d&rsquo;un lit, d&rsquo;une chaise et d&rsquo;une commode sur un plancher nu, et d&rsquo;une douche \u00e0 l&rsquo;eau froide avec deux cabinets de toilette pour tout le camp. Il est impardonnable et fatal de l\u00e9siner sous le rapport de l&rsquo;hygi\u00e8ne. Le nombre de touristes qui visiteront la r\u00e9gion au cours des ann\u00e9es suivantes d\u00e9pend de ce que diront les visiteurs \u00e0 leur retour chez eux, et la meilleure publicit\u00e9 au monde ne fera pas oublier l&rsquo;effet des mauvaises impressions.<\/p>\n<p>George A. Martin, pr\u00e9sident de la section de la vill\u00e9giature de l&rsquo;Association des h\u00f4tels de l&rsquo;Ontario dit ceci\u00a0: \u00ab\u00a0Il faut d&rsquo;abord faire tous les efforts possibles pour am\u00e9liorer les normes de service des vill\u00e9giatures de toutes sortes. De courtes le\u00e7ons pendant l&rsquo;hiver pour les employ\u00e9s actuels aideraient \u00e0 am\u00e9liorer le pr\u00e9sent service. Des cours plus complets devraient \u00eatre organis\u00e9s pour ceux qui se destinent \u00e0 ce m\u00e9tier. L&rsquo;inspection des places de vill\u00e9giature, comme le recommande la Convention touristique de l&rsquo;Ontario, aiderait beaucoup \u00e0 hausser les normes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les h\u00f4tels constituent les plus importants facteurs de l&rsquo;industrie touristique. Quels que soient les attraits d&rsquo;un pays, il n&rsquo;est pas possible d&rsquo;attirer constamment des touristes sans bons h\u00f4tels, parce qu&rsquo;apr\u00e8s ses plaisirs et ses exercices au grand air le visiteur exige une norme raisonnable de confort int\u00e9rieur &#8211; et les normes sont \u00e0 la hausse dans ce domaine comme dans toutes les sph\u00e8res d&rsquo;activit\u00e9 humaine. Il est \u00e9galement vrai que de bons h\u00f4tels attirent les touristes dans des endroits moins bien partag\u00e9s que d&rsquo;autres sous le rapport des attraits naturels. Les visiteurs reviennent une ann\u00e9e apr\u00e8s l&rsquo;autre, et ce sont ces fr\u00e9quents visiteurs qui sont le plus avantageux car ils font de la r\u00e9clame parmi leurs amis entre leurs visites.<\/p>\n<p>Les repas devraient offrir les produits naturels et les sp\u00e9cialit\u00e9s de la partie du pays que visite le touriste. La population du Canada est tir\u00e9e d&rsquo;un grand nombre de pays et chaque pays a des plats qui lui sont propres. Il ne suffit pas cependant de mettre une enseigne \u00ab\u00a0Cuisine fran\u00e7aise\u00a0\u00bb \u00e0 moins de servir des plats fran\u00e7ais dans une atmosph\u00e8re fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>Au cours d&rsquo;une convention de commerce touristique vers la fin de l&rsquo;ann\u00e9e, le ministre des Services nationaux de guerre a ajout\u00e9 ses recommandations \u00e0 celles portant sur la grande importance d&rsquo;am\u00e9liorer la qualit\u00e9 des h\u00f4tels. Il ne s&rsquo;agit pas ici des grands h\u00f4tels m\u00e9tropolitains qui sont aussi bons que les meilleurs du monde, mais ceux qui sont fr\u00e9quent\u00e9s particuli\u00e8rement, et parfois seulement, par les touristes. Ils ont subi d&rsquo;importantes am\u00e9liorations au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, il est vrai, mais ils \u00e9taient auparavant dans un tel \u00e9tat de m\u00e9diocrit\u00e9 qu&rsquo;il reste encore beaucoup \u00e0 faire. La Gazette de Montr\u00e9al, dans un commentaire sur la d\u00e9claration que le cr\u00e9dit parlementaire accord\u00e9 l&rsquo;an dernier dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du commerce touristique serait d\u00e9cupl\u00e9 apr\u00e8s la guerre, a fait la remarque qu&rsquo;une partie du cr\u00e9dit devrait \u00eatre affect\u00e9e \u00e0 l&rsquo;am\u00e9lioration des h\u00f4tels sous la surveillance du gouvernement. L&rsquo;\u00e9cole d&rsquo;h\u00f4tellerie du Qu\u00e9bec a insist\u00e9 sur le fait que la cuisine est la partie la plus importante de l&rsquo;h\u00f4tel et a indiqu\u00e9 la mani\u00e8re de pr\u00e9parer des plats propres \u00e0 la province.<\/p>\n<p>Les h\u00f4tels repr\u00e9sentent de gros placements. Environ 93 pour cent du capital entre dans l&rsquo;\u00e9difice, l&rsquo;outillage, l&rsquo;installation et l&rsquo;ameublement, tout cela sujet \u00e0 int\u00e9r\u00eat et d\u00e9pr\u00e9ciation, que les chambres soient occup\u00e9es ou non. Personne au Canada n&rsquo;est plus d\u00e9sireux d&rsquo;attirer des touristes en \u00e9t\u00e9 comme en hiver, du Canada ou de l&rsquo;\u00e9tranger, que les propri\u00e9taires d&rsquo;h\u00f4tels, de stations de vill\u00e9giature, de camps et de cabines. Mais il faut de l&rsquo;imagination pour cela. Rien ne sert d&rsquo;imiter servilement ce qu&rsquo;on fait aux \u00c9tats-Unis\u00a0: le touriste qui vient des \u00c9tats-Unis ne se contentera pas d&rsquo;une imitation, si bonne qu&rsquo;elle soit (et il y en a de bien mauvaises), de ce qu&rsquo;il est habitu\u00e9 \u00e0 voir dans son pays &#8211; m\u00eame si elle est d\u00e9cor\u00e9e d&rsquo;un drapeau am\u00e9ricain. Il ne tient pas \u00e0 visiter des caf\u00e9s et des h\u00f4tels calqu\u00e9s sur un mod\u00e8le am\u00e9ricain, parfois m\u00eame jusqu&rsquo;au nom. Nous avons notre mani\u00e8re de vivre au Canada &#8211; faisons-la conna\u00eetre aux visiteurs.<\/p>\n<p>Le Canada a tellement de beaut\u00e9s naturelles que nous ne nous sommes pas encore aper\u00e7us de notre manque d&rsquo;imagination et d&rsquo;habilet\u00e9 \u00e0 en inventer d&rsquo;autres. Il sera cependant essentiel, apr\u00e8s la guerre, de tirer le plus grand parti possible de tous les attraits. Tous les gouvernements devront faire plus grand usage de nos ressources sc\u00e9niques, historiques et culturelles par l&rsquo;achat et la r\u00e9novation d&rsquo;anciennes demeures, champs de batailles, mus\u00e9es et sites remarquables. De nombreux forts ont \u00e9t\u00e9 restaur\u00e9s depuis une vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es et ont attir\u00e9 des milliers de visiteurs. On peut les rendre plus attrayants encore par des renseignements sur l&rsquo;usage, par exemple, de la poterne, des embrasures, des travaux de d\u00e9fense et de la raison pour laquelle le fort a \u00e9t\u00e9 construit \u00e0 cet endroit et sous cette forme. Les batailles livr\u00e9es autour du fort peuvent \u00eatre d\u00e9crites sur des tableaux muraux, comme celle de Waterloo dans le fameux cyclorama de ce champ de bataille. Des fl\u00e8ches sur les remblais, comme celles sur la colline de Westmount, peuvent indiquer les endroits o\u00f9 les combats ont eu lieu. Les touristes seront enchant\u00e9s de suivre les \u00e9v\u00e9nements de leur histoire et de la n\u00f4tre.<\/p>\n<p>Les traditions indiennes int\u00e9resseraient \u00e9galement les touristes. On pourrait organiser dans de nombreuses parties du Canada des c\u00e9r\u00e9monies indiennes et des spectacles historiques avec les costumes de l&rsquo;\u00e9poque, sans avoir besoin de les faire durer une semaine comme au Nouveau Mexique, mais deux heures par exemple \u00e0 certaines \u00e9poques, en suivant de pr\u00e8s l&rsquo;histoire et les coutumes locales.<\/p>\n<p>Les parcs nationaux du Canada ont commenc\u00e9 petitement il y a pr\u00e8s de 60 ans et nous en avons aujourd&rsquo;hui 26 qui invitent les visiteurs dans toutes les provinces. Ils ont une superficie d&rsquo;environ 30,000 milles carr\u00e9s et appartiennent tous au gouvernement f\u00e9d\u00e9ral qui les administre. Tout derni\u00e8rement, on vient de mettre \u00e0 part 10,000 milles carr\u00e9s le long de la route de l&rsquo;Alaska dans le territoire du Yukon\u00a0; le Qu\u00e9bec a offert deux sites, le Nouveau-Brunswick un, et il est question d&rsquo;un parc le long de la mer en Colombie-Britannique. Ce r\u00e9seau de parcs, m\u00eame sans les projets d&rsquo;agrandissement, est un des plus grands et des plus beaux au monde. Les pares comprennent des r\u00e9gions d&rsquo;une beaut\u00e9 sc\u00e9nique remarquable, de ph\u00e9nom\u00e8nes naturels, d&rsquo;int\u00e9r\u00eat historique et unique sous le rapport de la faune et de la flore. Les animaux sauvages du pays y vivent \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat naturel. Ce sont des endroits sans pareils pour passer les vacances, quel que soit le genre de vie au grand air que l&rsquo;on pr\u00e9f\u00e8re. Ce qui nous manque ce sont les petits parcs au bord des routes, avec des cabinets de toilette et des installations pour faire cuire les repas.<\/p>\n<p>Depuis plus de 10 ans la Canadian Youth Hostels Association met ses installations et ses services \u00e0 la disposition des jeunes gens qui aiment la vie au grand air, et presque chaque province a son r\u00e9seau d&rsquo;h\u00f4tels. Ceux-ci contiennent des dortoirs s\u00e9par\u00e9s pour les filles et les gar\u00e7ons, des lavabos s\u00e9par\u00e9s, une cuisine et un r\u00e9fectoire en commun. L&rsquo;h\u00f4tel fournit couchettes, matelas, couvertures et ustensiles de cuisine, g\u00e9n\u00e9ralement dans une ferme o\u00f9 le fermier et la fermi\u00e8re servent de parents et de surveillants pour un petit honoraire. Les h\u00f4tes voyagent \u00e0 pied ou \u00e0 bicyclette, seuls ou en compagnie. Des groupes se forment g\u00e9n\u00e9ralement le long de la route et se divisent le travail &#8211; les achats, la cuisine, etc., par tirage au sort ou suivant les aptitudes. La soir\u00e9e se passe \u00e0 nager, \u00e0 chanter autour d&rsquo;un feu de camp, et ainsi de suite. Pour renseignements sur ces h\u00f4tels s&rsquo;adresser au secr\u00e9taire, C.Y.H. Association, 51 Yonge Street, Toronto.<\/p>\n<p>Les Canadiens commencent juste \u00e0 se rendre compte de la valeur de leurs hivers sous le rapport des amusements. Tout de suite apr\u00e8s la guerre, il y aura une plus grande chance que jamais de mettre en valeur les stations hivernales, parce que tant de jeunes gens auront \u00e9t\u00e9 habitu\u00e9s par la guerre \u00e0 la vie au grand air. Il y aura un grand d\u00e9sir de s&rsquo;adonner aux sports d&rsquo;hiver, non seulement par ceux qui ont appris \u00e0 faire du ski dans les postes du nord, mais par ceux qui cherchent un changement de climat apr\u00e8s avoir servi dans le midi. L&rsquo;exploitation des petits h\u00f4tels et des cabines pendant l&rsquo;hiver permettra aux propri\u00e9taires de faire des am\u00e9liorations que n&rsquo;aurait pas justifi\u00e9es \u00e0 elle seule une courte exploitation pendant l&rsquo;\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Comment le Canada peut-il s&rsquo;y prendre pour attirer un plus grand nombre de touristes am\u00e9ricains\u00a0? La t\u00e2che de faire conna\u00eetre aux citoyens des \u00c9tats-Unis ce que le Canada est en mesure de leur offrir pour passer leurs vacances doit \u00eatre attaqu\u00e9e d&rsquo;une mani\u00e8re hardie, avec grands effets dramatiques. Les Am\u00e9ricains sont habitu\u00e9s \u00e0 faire les choses en grand, et une invitation en langage ordinaire tomberait \u00e0 plat. Il faut s&rsquo;y prendre en masse, enr\u00f4ler autant de citoyens canadiens que possible, et faire usage de tous les moyens connus par la gravure et par les mots. Il faut non pas seulement prier les Canadiens d&rsquo;inviter leurs amis du del\u00e0 de la fronti\u00e8re, mais les organiser \u00e0 cet effet. On pourrait faire \u00e9crire aux \u00e9l\u00e8ves de toutes les \u00e9coles des lettres d&rsquo;invitation qui seraient distribu\u00e9es aux \u00e9l\u00e8ves des \u00e9coles am\u00e9ricaines. Les journaux quotidiens et hebdomadaires seraient tr\u00e8s heureux de s&rsquo;associer \u00e0 l&rsquo;entreprise, donneraient probablement des prix aux auteurs des meilleures lettres dans leur r\u00e9gion et publieraient quelques-unes des r\u00e9ponses. Un plan de ce genre grandirait tout seul\u00a0; un \u00e9norme \u00e9change de correspondance en r\u00e9sulterait\u00a0; les journaux des \u00c9tats-Unis publieraient eux aussi quelques lettres et cela ferait plus de publicit\u00e9. Cette croisade plairait aux directeurs de journaux parce qu&rsquo;elle ferait participer les enfants \u00e0 la tentative d&rsquo;am\u00e9liorer le bien-\u00eatre du Canada, et aux instituteurs, parce qu&rsquo;elle ferait mieux conna\u00eetre le Canada et les \u00c9tats-Unis aux \u00e9l\u00e8ves. Elle aurait \u00e9galement une port\u00e9e sociale, en vue de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat croissant que ces deux pays sont forc\u00e9s de se porter l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre.<\/p>\n<p>Rien ne sert d&rsquo;essayer d&rsquo;attirer le plus grand nombre possible de touristes au Canada et de faire en sorte en m\u00eame temps d&#8217;emp\u00eacher nos concitoyens de visiter leurs voisins. Ce serait l\u00e0 une aussi grande erreur \u00e9conomique que d&rsquo;essayer d&rsquo;exporter tout ce que nous pouvons sans rien importer de notre c\u00f4t\u00e9. Aucun pays ne peut vivre tout seul\u00a0; sa prosp\u00e9rit\u00e9 est \u00e9troitement li\u00e9e \u00e0 celle de tous les pays. C&rsquo;est selon la mani\u00e8re dont deux pays apprennent \u00e0 se conna\u00eetre et trouvent des ressemblances frappantes entre leurs aspirations et leurs tendances qu&rsquo;ils deviennent amis et bienveillants, dans un monde o\u00f9 l&rsquo;amiti\u00e9 et la bienveillance entre les nations acqui\u00e8rent de plus en plus d&rsquo;importance. L&rsquo;\u00e9change de citoyens en vacances entre le Canada et les \u00c9tats-Unis, sur une \u00e9chelle beaucoup plus grande que m\u00eame les grandes migrations du pass\u00e9, fera dispara\u00eetre ce qui reste encore de contrainte nationale et fera na\u00eetre la sympathie et l&rsquo;accord. Les bonnes relations qui existent entre le Canada et les \u00c9tats-Unis depuis si longtemps, et ont si bien r\u00e9sist\u00e9 aux \u00e9preuves de la guerre, d\u00e9coulent des bonnes relations entre les Canadiens et les Am\u00e9ricains comme gens. Il n&rsquo;y a pas deux autres pays au monde o\u00f9 tant de touristes aient travers\u00e9 la fronti\u00e8re commune. Dans une seule ann\u00e9e, 16 millions de touristes am\u00e9ricains sont venus au Canada, et le Canada, avec un douzi\u00e8me de la population des \u00c9tats-Unis, a envoy\u00e9 2,800,000 visiteurs chez son voisin, soit 96.6 pour cent du nombre total des visiteurs aux \u00c9tats-Unis cette ann\u00e9e-l\u00e0.<\/p>\n<p>Cela pourrait servir de texte pour un sermon en faveur d&rsquo;un monde nouveau. Il n&rsquo;existe pas sur la terre de force plus puissante que le tourisme pour dissiper les craintes et les haines des nations. La culture nationale s&rsquo;\u00e9panouit \u00e9galement sous l&rsquo;effet des id\u00e9es transport\u00e9es d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 et de l&rsquo;autre de la fronti\u00e8re et dans l&rsquo;int\u00e9rieur du pays m\u00eame\u00a0; le provincialisme dispara\u00eet, les probl\u00e8mes deviennent faciles \u00e0 comprendre, et l&rsquo;esprit d&rsquo;entente, nourri par l&rsquo;amiti\u00e9 personnelle, remplace les pr\u00e9jug\u00e9s. Sous ce rapport, ainsi que pour des raisons commerciales, les offices et les organisations du tourisme dans tout le Canada m\u00e9ritent l&rsquo;appui chaleureux de tout le monde.<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui que toutes les routes conduisent jusqu&rsquo;au bout du monde, on prescrit les voyages pour tous les maux du corps et de l&rsquo;esprit parce que les nouveaux paysages et les nouvelles id\u00e9es procurent la distraction et l&rsquo;oubli. Le citoyen de demain sera un grand voyageur. Il exigera ce qu&rsquo;il y a de mieux comme moyen de transport par chemin de fer, par route, par eau et par air. Il demandera du confort et de bons repas. Il en voudra pour son argent et sa client\u00e8le donnera lieu \u00e0 grande concurrence. Le Canada aura une excellente opportunit\u00e9 de satisfaire ses demandes pendant la p\u00e9riode de reconstruction. C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;industrie touristique devrait avoir priorit\u00e9 dans les programmes d&rsquo;apr\u00e8s-guerre. Le Canada est un pays avec de nombreuses portes d&rsquo;entr\u00e9e, mais sans barri\u00e8res. L&rsquo;acc\u00e8s en est facile aux hommes et aux femmes de bonne volont\u00e9.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[56],"class_list":["post-2013","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-56"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Avril 1945 - Touristique - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/about-us\/history\/letter\/avril-1945\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Avril 1945 - Touristique\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un touriste\u00a0? 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