{"id":2000,"date":"1971-08-01T00:00:00","date_gmt":"1971-08-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-52-n-8-aout-1971-la-conservation-de-la-faune-sauvage-du-canada\/"},"modified":"2022-10-17T15:47:58","modified_gmt":"2022-10-17T15:47:58","slug":"vol-52-n-8-aout-1971-la-conservation-de-la-faune-sauvage-du-canada","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-52-n-8-aout-1971-la-conservation-de-la-faune-sauvage-du-canada\/","title":{"rendered":"Vol. 52, N\u00b0 8 &#8211; Ao\u00fbt 1971 &#8211; La conservation de la faune sauvage du Canada"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">L&rsquo;homme moderne, qui double ses effectifs tous les cinquante ou soixante ans et dont la civilisation technique tend \u00e0 envahir toutes les parties du globe, est une menace universelle pour la vie sauvage.<\/p>\n<p>L&rsquo;expansion des villes, la demande toujours croissante de barrages hydro-\u00e9lectriques, l&#8217;emploi de substances chimiques toxiques en agriculture et dans l&rsquo;industrie, la d\u00e9forestation et la multiplication des heures de loisir pendant lesquelles des millions de personnes recherchent les lieux sauvages pour jouir de la nature, tout cela exerce une lourde pression sur les animaux sauvages.<\/p>\n<p>L&rsquo;extinction de la vie sauvage est une chose que l&rsquo;humanit\u00e9 ne saurait tol\u00e9rer. Il y a deux grands principes en jeu dans la conservation\u00a0:<\/p>\n<p>1. L&rsquo;homme doit comprendre qu&rsquo;il fait preuve de corruption morale chaque fois qu&rsquo;il extermine une esp\u00e8ce animale. Il lui faut obligatoirement reconna\u00eetre la solidarit\u00e9 et le profond myst\u00e8re du monde vivant. Puisqu&rsquo;il ne peut le cr\u00e9er, il a le devoir de le prot\u00e9ger.<\/p>\n<p>2. L&rsquo;hypoth\u00e8se selon laquelle l&rsquo;univers a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 uniquement pour satisfaire les d\u00e9sirs de l&rsquo;homme est sans valeur. L&rsquo;homme est un \u00e9l\u00e9ment de la cr\u00e9ation\u00a0; il fait partie de la nature\u00a0; son existence est li\u00e9e \u00e0 la survie des animaux inf\u00e9rieurs. Il s&rsquo;illusionne gravement s&rsquo;il croit pouvoir remplacer les lois de la nature par ses inventions techniques.<\/p>\n<p>La destruction de la vie est irr\u00e9parable. Les machines faites par les hommes n&rsquo;exigent que quelques semaines ou quelques mois de recherche et de travail, et, si elles sont d\u00e9truites, il est possible de les remplacer. Les animaux sauvages, au contraire, ont mis des millions d&rsquo;ann\u00e9es \u00e0 se faire. Ils ont \u00e9t\u00e9 fa\u00e7onn\u00e9s par les forces qui ont form\u00e9 la terre. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 la suite d&rsquo;une longue s\u00e9rie de tris, d&rsquo;\u00e9liminations, de modifications et d&rsquo;am\u00e9liorations qu&rsquo;ils ont atteint la perfection qui les rend aptes \u00e0 vivre dans le monde actuel.<\/p>\n<p>Le Canada est renomm\u00e9 dans le monde entier pour la richesse et la vari\u00e9t\u00e9 de sa faune sauvage. Il poss\u00e8de, estime-t-on, 100,000 vari\u00e9t\u00e9s diff\u00e9rentes d&rsquo;animaux vivant \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat naturel. Cette faune se r\u00e9partit en 193 esp\u00e8ces de mammif\u00e8res, 518 esp\u00e8ces d&rsquo;oiseaux, 82 esp\u00e8ces d&rsquo;amphibiens et de reptiles et 770 esp\u00e8ces de poissons.<\/p>\n<h3>Esp\u00e8ces disparues ou en voie de disparition<\/h3>\n<p>Lorsqu&rsquo;il est question de destruction de la vie animale sauvage, nous sommes port\u00e9s \u00e0 g\u00e9mir sur ce qui se passe dans les pays lointains.<\/p>\n<p>Dans son livre intitul\u00e9 <em>Avant que nature meure<\/em>, Jean Dorst, sous-directeur du Mus\u00e9um d&rsquo;histoire naturelle de Paris, suit l&rsquo;assaut de l&rsquo;homme contre la nature par continents, mettant ainsi sous nos yeux \u00ab\u00a0le pillage inconscient d&rsquo;un monde livr\u00e9 \u00e0 la cupidit\u00e9 d&rsquo;hommes \u00e9blouis par les tr\u00e9sors qui s&rsquo;ouvraient \u00e0 eux et qu&rsquo;ils ont eu la folie de croire in\u00e9puisables\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L&rsquo;Am\u00e9rique du Nord offre \u00e0 cet \u00e9gard l&rsquo;un des exemples les plus tragiques. En plus des modifications apport\u00e9es au milieu, auxquelles les animaux sauvages n&rsquo;ont pu s&rsquo;adapter, on note \u00ab\u00a0un d\u00e9sir de d\u00e9truire la vie sauvage, de l&rsquo;\u00e9radiquer volontairement, qui n&rsquo;a pas d&rsquo;\u00e9quivalent dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;Europe\u00a0\u00bb. Nous avons, au cours des cent derni\u00e8res ann\u00e9es, perdu plus d&rsquo;esp\u00e8ces que l&rsquo;Europe ne l&rsquo;a fait en un millier d&rsquo;ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Pierre de Charlevoix, c\u00e9l\u00e8bre historien et explorateur d&rsquo;origine fran\u00e7aise, \u00e9crivait dans son <em>Journal <\/em>en 1663\u00a0: \u00ab\u00a0Lorsque nous avons d\u00e9couvert cette vaste contr\u00e9e, le cerf et les b\u00eates de chasse y abondaient\u00a0; mais une poign\u00e9e d&rsquo;hommes ont, en une seule g\u00e9n\u00e9ration, trouv\u00e9 moyen de les faire dispara\u00eetre presque compl\u00e8tement, et certaines esp\u00e8ces ont \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement d\u00e9truites. Ils ont tu\u00e9 les anc\u00eatres du wapiti pour le plaisir de les abattre et pour montrer leur habilet\u00e9 au tir.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Trois esp\u00e8ces d&rsquo;oiseaux, le grand pingouin, le canard du Labrador et le pigeon migrateur sont aujourd&rsquo;hui \u00e9teintes, et le courlis esquimau et la grue criarde ont \u00e9t\u00e9 menac\u00e9s d&rsquo;extinction pendant quelques ann\u00e9es. Le dindon sauvage, que l&rsquo;on trouvait autrefois dans le sud de l&rsquo;Ontario, a \u00e9t\u00e9 extermin\u00e9.<\/p>\n<p>L&rsquo;exemple le plus triste est celui des pigeons migrateurs. Ces oiseaux, auxquels les Canadiens fran\u00e7ais donnaient le nom de <em>tourte<\/em>, \u00e9taient si abondants que les arbres o\u00f9 ils venaient se percher croulaient sous leur poids. Aujourd&rsquo;hui, le pic \u00e0 bec d&rsquo;ivoire semble avoir rejoint le pigeon migrateur dans l&rsquo;oubli.<\/p>\n<p>Un grand nombre d&rsquo;esp\u00e8ces sauvages du Canada livrent en ce moment leur dernier combat contre les empi\u00e8tements d&rsquo;un pays en mutation rapide. Ils sont en voie d&rsquo;extinction en ce sens que leur nombre a atteint un niveau o\u00f9 l&rsquo;intervention humaine est n\u00e9cessaire pour assurer leur survivance.<\/p>\n<p>Certains mammif\u00e8res sont rares et en p\u00e9ril en raison \u00e0 la fois de la destruction de leur habitat et des exc\u00e8s commis par les chasseurs. Le li\u00e8vre arctique est devenu rare \u00e0 Terre-Neuve. Le renard v\u00e9loce du Nord a presque disparu\u00a0; la chasse et le poison ont d\u00e9cim\u00e9 le loup de l&rsquo;\u00eele de Vancouver, et le furet aux pieds noirs est menac\u00e9 d&rsquo;extinction prochaine.<\/p>\n<h3>\u00c0 qui la faute\u00a0?<\/h3>\n<p>Au cours d&rsquo;une manifestation contre la destruction des animaux sauvages par la pollution, on pouvait lire sur la pancarte que portait une jeune fille\u00a0: \u00ab\u00a0Nous connaissons l&rsquo;ennemi\u00a0&#8230; C&rsquo;est NOUS.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L&rsquo;homme primitif a, il est vrai, d\u00e9truit le milieu, mais jamais avec la d\u00e9termination, calcul\u00e9e dirait-on, qui a marqu\u00e9 la colonisation de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord et qui persiste encore aujourd&rsquo;hui. Nous assistons au d\u00e9cha\u00eenement d&rsquo;une passion qui rappelle ce que dit Satan dans <em>Le Paradis perdu<\/em>, de Milton\u00a0: \u00ab\u00a0Ce n&rsquo;est que dans la destruction que je trouve un soulagement \u00e0 mes pens\u00e9es cruelles.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Pendant les mill\u00e9naires qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 notre \u00e2ge, la nature a \u00e9tabli un rythme de reproduction destin\u00e9 \u00e0 pourvoir aux remplacements n\u00e9cessaires pour assurer la perp\u00e9tuation des esp\u00e8ces\u00a0: puis arriva le grand pr\u00e9dateur, l&rsquo;homme. Comme le dit Jean Dorst\u00a0: il est comme un ver dans un fruit, qui ronge son habitat, en secr\u00e9tant des th\u00e9ories pour justifier son action.<\/p>\n<p>Nous abattons les arbres au bulldozer, nous d\u00e9tournons les cours d&rsquo;eau et nous construisons des digues\u00a0; nous drainons des rivi\u00e8res pour irriguer de vastes \u00e9tendues de terrain tout en ass\u00e9chant par ailleurs les terres basses et humides\u00a0; nous soustrayons des sols de qualit\u00e9 \u00e0 la production et nous perturbons ainsi la vari\u00e9t\u00e9 du milieu naturel\u00a0; nous amoncelons les d\u00e9chets \u00e0 la surface du globe, nous d\u00e9versons les eaux d&rsquo;\u00e9gouts et les produits chimiques dans les rivi\u00e8res et nous exhalons des gaz et de la suie dans l&rsquo;atmosph\u00e8re. Et tout cela empoisonne le monde vivant.<\/p>\n<p>Nos ing\u00e9nieuses inventions aggravent encore nos m\u00e9faits. Le vol des avions a des effets pr\u00e9judiciables sur les orignaux dans le grand nord. Il augmente la fr\u00e9quence des fractures osseuses et tend \u00e0 \u00e9puiser et \u00e0 disperser les hardes, ce qui les rend plus vuln\u00e9rables aux attaques des loups.<\/p>\n<p>Les feux de for\u00eat, de brousse et d&rsquo;herbe, allum\u00e9s par l&rsquo;homme pour d\u00e9fricher le sol ou par l&rsquo;usage imprudent des allumettes sont les ennemis mortels de la vie sauvage. Ils restreignent les lieux de parturition, d\u00e9truisent les plantes nutritives, troublent les aires de nidification, interrompent les activit\u00e9s de reproduction et polluent de leur cendre les lacs et les cours d&rsquo;eau.<\/p>\n<p>La destruction des mauvaises herbes et des insectes nuisibles \u00e0 l&rsquo;aide de produits chimiques pr\u00e9sente une grave menace pour les animaux sauvages. La seule pens\u00e9e d&rsquo;un chasseur primitif tapi pr\u00e8s d&rsquo;un point d&rsquo;eau avec son arc et ses fl\u00e8ches empoisonn\u00e9es nous fait fr\u00e9mir d&rsquo;horreur, mais nous acceptons sans sourciller l&rsquo;avion qui, en r\u00e9pandant du poison sur les campagnes, d\u00e9truit les mammif\u00e8res, les oiseaux, les poissons et une multitude d&rsquo;insectes utiles, m\u00eame si son intervention ne vise que quelques parasites.<\/p>\n<p>Tous les faucons, les aigles et les hiboux du Canada sont en p\u00e9ril, affirme J. S. Tener dans un rapport intitul\u00e9 <em>Vanishing Species in Canada<\/em>. \u00c9tant carnassiers, ils absorbent et accumulent les r\u00e9sidus des pesticides qu&rsquo;ing\u00e8rent leurs proies. La vari\u00e9t\u00e9 des faucons p\u00e8lerins de l&rsquo;est du Canada est probablement \u00e9teinte \u00e0 l&rsquo;heure actuelle.<\/p>\n<p>Parce qu&rsquo;il s&rsquo;est rendu compte du danger, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral a r\u00e9duit de 90 % la quantit\u00e9 de DDT employ\u00e9 au Canada. Le Conseil de recherches du Canada poursuit une enqu\u00eate sur la pollution caus\u00e9e par ce poison, afin d&rsquo;\u00e9laborer les normes que fixeront les autorit\u00e9s charg\u00e9es de la r\u00e9glementation des polluants.<\/p>\n<h3>S&rsquo;agit-il d&rsquo;un ph\u00e9nom\u00e8ne passager\u00a0?<\/h3>\n<p>Est-il permis d&rsquo;accepter la rage de destruction qui s\u00e9vit aujourd&rsquo;hui comme un simple \u00e9pisode dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;homme\u00a0?<\/p>\n<p>Au cours des si\u00e8cles, l&rsquo;esp\u00e8ce humaine a adopt\u00e9 un nouveau genre de vie. Elle est pass\u00e9e de l&rsquo;\u00e2ge de la chasse, de l&rsquo;agriculture et du travail manuel \u00e0 l&rsquo;\u00e8re des machines et des ordinateurs, tout comme la chenille qui devient chrysalide, puis papillon. On ne saurait tenir le papillon responsable de ce qu&rsquo;il a fait en tant que chenille et le punir apr\u00e8s coup\u00a0; \u00e0 lui de voir \u00e0 se bien comporter dans son nouvel \u00e9tat.<\/p>\n<p>Par son culte de la machine, l&rsquo;homme a r\u00e9ussi \u00e0 atteindre un haut niveau de vie, mais l&rsquo;exc\u00e8s risque ici de lui \u00eatre fatal. On trouve dans les marais de l&rsquo;Irlande des squelettes de l&rsquo;\u00e9lan de ce pays, dont les bois devinrent si grands avec le temps qu&rsquo;il finit par \u00eatre incapable de manger et qu&rsquo;il disparut.<\/p>\n<p><em>L&rsquo;homo faber<\/em>, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;homme cr\u00e9ateur de choses, est si \u00e9pris de ses d\u00e9couvertes techniques qu&rsquo;il en a oubli\u00e9 sa constitution animale. Seul un juste \u00e9quilibre avec la nature pourra assurer sa survie et le bonheur de l&rsquo;esprit auquel il aspire.<\/p>\n<p>L&rsquo;une des difficult\u00e9s qui se posent lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;encourager la conservation de la vie sauvage, c&rsquo;est qu&rsquo;il est impossible d&rsquo;accoler le symbole du dollar au chant de l&rsquo;oiseau, \u00e0 la gr\u00e2ce du mouton des montagnes Rocheuses sur le flanc d&rsquo;un rocher, \u00e0 la beaut\u00e9 d&rsquo;une truite arc-en-ciel fl\u00e2nant au pied d&rsquo;une cascade. Dans une de ses publications, le Service canadien de la faune, affirme avec optimisme\u00a0: \u00ab\u00a0L&rsquo;int\u00e9r\u00eat que suscite la vie sauvage du seul fait de sa beaut\u00e9, de son charme et de sa nouveaut\u00e9 est en progression, et c&rsquo;est l\u00e0 un facteur dont on ne peut faire abstraction dans l&rsquo;appr\u00e9ciation de la valeur de la vie sauvage pour notre \u00e9conomie.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Dans les premiers temps de la colonie, \u00e9poque o\u00f9 les animaux sauvages constituaient la principale nourriture des colons, la chasse \u00e9tait pour le chasseur une \u00e9cole de connaissance de la for\u00eat, d&rsquo;intr\u00e9pidit\u00e9, d&rsquo;adaptabilit\u00e9 et d&rsquo;adresse au tir. Avec l&rsquo;\u00e9volution \u00e9conomique et sociale de notre pays, la poursuite du gibier est devenue une distraction qui offre encore les m\u00eames avantages.<\/p>\n<p>Il y a, au Canada, plus d&rsquo;un million de chasseurs, qui consacrent, chaque ann\u00e9e, cent millions de dollars \u00e0 la pratique de leur sport. Certains d&rsquo;entre eux ne comprennent ou ne prisent pas toujours les restrictions impos\u00e9es par les biologistes qui ont \u00e9tudi\u00e9 les besoins \u00e9cologiques des animaux. Le sport de la chasse peut \u00eatre une exploitation normale et l\u00e9gitime d&rsquo;une ressource naturelle, mais il doit \u00eatre r\u00e9glement\u00e9.<\/p>\n<h3>La conservation commence au foyer<\/h3>\n<p>La plupart des Canadiens voudraient apporter leur contribution \u00e0 la conservation de la vie sauvage, et tous en ont la possibilit\u00e9. La conservation ne se limite pas aux grands espaces libres des vastes for\u00eats que nous montrent les \u00e9missions de t\u00e9l\u00e9vision sur le monde sauvage. Elle a son point de d\u00e9part dans chaque jardin de banlieue, dans chaque pr\u00e9 de la ferme et dans chaque ruisseau. Il y a partout des petites et des grandes cr\u00e9atures sauvages.<\/p>\n<p>Voici une liste des animaux sauvages qui vivent dans le voisinage des grandes villes comme Toronto et Montr\u00e9al. Parmi les mammif\u00e8res, citons le vison, le rat musqu\u00e9, l&rsquo;\u00e9cureuil, la mouffette, le cerf de Virginie, le coyote, la marmotte, le lapin, le li\u00e8vre d&rsquo;Europe, l&rsquo;\u00e9cureuil volant, la chauve-souris et la belette. Les oiseaux-gibier comprennent notamment le faisan \u00e0 collier, l&rsquo;outarde et plusieurs esp\u00e8ces de canards. Il y a aussi des oiseaux chanteurs qu&rsquo;il serait trop long d&rsquo;\u00e9num\u00e9rer. Quant aux poissons, bornons-nous \u00e0 mentionner le brochet, l&rsquo;achigan, la carpe, le dor\u00e9, etc.<\/p>\n<p>Une foule de menues mesures de conservation peuvent utilement compl\u00e9ter le r\u00f4le des r\u00e9serves nationales et provinciales. Tout ce qui est n\u00e9cessaire, c&rsquo;est de r\u00e9unir les conditions &#8211; sol, eau, plantes &#8211; dont les animaux sauvages ont besoin pour vivre.<\/p>\n<p>De nombreux agriculteurs laissent le long des cl\u00f4tures et dans les coins de leurs champs des bandes en friche qui servent de refuge aux petits animaux.<\/p>\n<p>Les haies jouent un r\u00f4le important dans la vie des petits mammif\u00e8res et des oiseaux, surtout s&rsquo;il s&rsquo;y trouve des arbustes fruitiers. Les arbres et les arbrisseaux offrent les abris, les refuges et la tranquillit\u00e9 que recherchent les animaux sauvages.<\/p>\n<p>Aider, ne serait-ce qu&rsquo;un peu, \u00e0 l&rsquo;entretien de la vie sauvage, c&rsquo;est faire descendre la conservation des nuages o\u00f9 elle est si souvent obscurcie et contribuer \u00e0 rendre le monde plus agr\u00e9able pour l&rsquo;homme. La conservation ne consiste pas simplement \u00e0 sauvegarder la vie pour les g\u00e9n\u00e9rations \u00e0 venir\u00a0; elle concerne aussi le pr\u00e9sent. \u00c0 chaque instant du jour, nous subissons l&rsquo;influence de ce qui nous entoure, et nos vies en sont enrichies si nous y sommes attentifs.<\/p>\n<h3>Le Service canadien de la faune<\/h3>\n<p>Le Service canadien de la faune et les organismes provinciaux sont les d\u00e9positaires de la vie sauvage au Canada. Exception faite des parcs nationaux, la faune sauvage, \u00e0 l&rsquo;exclusion des oiseaux migrateurs, a toujours \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme \u00e9tant du ressort des gouvernements provinciaux et des Territoires canadiens.<\/p>\n<p>En plus de s&rsquo;occuper des oiseaux migrateurs, le Service de la faune aide de ses conseils les autres organismes f\u00e9d\u00e9raux ainsi que les gouvernements des Territoires du Yukon et du Nord-Ouest. Il assure aussi, sur demande, certains services de recherche aux provinces. En 1966, il a inaugur\u00e9 un programme de bourses d&rsquo;un montant de $1,200 chacune, destin\u00e9es \u00e0 aider les dipl\u00f4m\u00e9s \u00e0 poursuivre des \u00e9tudes dans divers secteurs de la biologie de la faune. Des conf\u00e9rences f\u00e9d\u00e9rales-provinciales sur la faune sauvage ont lieu tous les ans.<\/p>\n<p>Si les mille et une organisations priv\u00e9es de conservation se groupaient en une union, qui apporterait son appui et sa participation aux activit\u00e9s du gouvernement dans ce domaine, ce serait un grand bienfait. Le Groupe d&rsquo;\u00e9tude sur les facteurs \u00e9cologiques et de l&rsquo;environnement, de la Fondation du Canada-m\u00e9dian, a propos\u00e9 la cr\u00e9ation d&rsquo;un organisme qui serait habilit\u00e9 \u00e0 surveiller la mise en application des programmes de protection du milieu et charg\u00e9 de poursuivre l&rsquo;\u00e9ducation du public.<\/p>\n<p>Des soci\u00e9t\u00e9s provinciales et r\u00e9gionales participent \u00e0 la conservation dans leur secteur. Ainsi, la F\u00e9d\u00e9ration de la faune du Qu\u00e9bec s&rsquo;est donn\u00e9 pour mission de collaborer avec les pouvoirs publics \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration d&rsquo;un programme de conservation et d&rsquo;am\u00e9nagement de la vie sauvage. La F\u00e9d\u00e9ration des naturalistes de l&rsquo;Ontario encourage les loisirs de plein air ainsi que la compr\u00e9hension et la conservation de la nature.<\/p>\n<p>Les divers pays du monde ont compris, il y a d\u00e9j\u00e0 plusieurs ann\u00e9es, que leurs efforts de protection de la nature devaient prendre une envergure mondiale, et, aujourd&rsquo;hui, le Canada fait partie de l&rsquo;Union internationale pour la conservation de la nature et de ses ressources.<\/p>\n<h3>L&rsquo;am\u00e9nagement de la faune<\/h3>\n<p>Il n&rsquo;est pas suffisant de laisser les animaux sauvages se d\u00e9brouiller tout seuls. Les hommes empi\u00e8tent sur les lieux qu&rsquo;ils habitent, y apportant des modifications qui d\u00e9passent les possibilit\u00e9s d&rsquo;adaptation du monde sauvage.<\/p>\n<p>Le principal objectif des Canadiens que pr\u00e9occupe l&rsquo;avenir de la faune sauvage est qu&rsquo;il y a lieu de l&rsquo;am\u00e9nager convenablement en tant que ressource naturelle renouvelable. Et cet am\u00e9nagement doit se fonder sur de solides principes biologiques.<\/p>\n<p>La science de la propagation des animaux est une science nouvelle, qui va parfois \u00e0 l&rsquo;encontre des pr\u00e9jug\u00e9s courants, mais il est bien entendu qu&rsquo;un territoire ne peut nourrir qu&rsquo;un nombre d\u00e9termin\u00e9 d&rsquo;animaux. L&rsquo;id\u00e9al est d&rsquo;y conserver le plus grand nombre d&rsquo;individus compatible avec la capacit\u00e9 de son \u00e9tendue.<\/p>\n<p>La vie sauvage ne peut continuer \u00e0 agr\u00e9menter notre fa\u00e7on de vivre si nous ne lui r\u00e9servons pas l&rsquo;espace vital n\u00e9cessaire. Si la modification ou la destruction d&rsquo;un habitat est plus myst\u00e9rieuse que la chasse, elle n&rsquo;en est pas moins meurtri\u00e8re. Dans l&rsquo;\u00e9laboration des plans visant \u00e0 modifier l&rsquo;usage d&rsquo;un terrain ou \u00e0 construire une route ou un pipe-line, il importe de penser \u00e0 la vie sauvage des environs. Un l\u00e9ger changement apport\u00e9 \u00e0 la construction ou \u00e0 l&#8217;emplacement peut assurer le bien-\u00eatre futur de la faune sauvage sans entra\u00eener de d\u00e9savantage \u00e9conomique appr\u00e9ciable.<\/p>\n<p>Les animaux sauvages ne nous demandent pas grand-chose\u00a0: une poign\u00e9e d&rsquo;aliments essentiels, un approvisionnement d&rsquo;eau assur\u00e9, un refuge ou un abri s\u00fbr.<\/p>\n<h3>Parcs et r\u00e9serves<\/h3>\n<p>En 1887, une r\u00e9serve d&rsquo;oiseaux, la premi\u00e8re sur notre continent, \u00e9tait cr\u00e9\u00e9e au lac Lost Mountain en Saskatchewan. Aujourd&rsquo;hui, le Service canadien de la faune administre 94 r\u00e9serves d&rsquo;oiseaux migrateurs \u00e0 travers le Canada, sans compter ceux qui sont administr\u00e9s par Ducks Unlimited, la Jack Miner Foundation et beaucoup d&rsquo;autres organismes.<\/p>\n<p>Aux yeux des naturalistes, il est extr\u00eamement important de soumettre les r\u00e9serves \u00e0 une r\u00e9glementation rigoureuse afin de ne pas perturber la vie des animaux qui s&rsquo;y trouvent et d&rsquo;\u00e9viter toute modification de leur habitat.<\/p>\n<p>Le Canada poss\u00e8de des parcs provinciaux et des parcs nationaux. Les parcs provinciaux, d&rsquo;une superficie totale de 76,051 milles carr\u00e9s, se divisent en cinq cat\u00e9gories\u00a0: les parcs primitifs\u00a0; les parcs des rivi\u00e8res sauvages\u00a0; les milieux naturels ou historiques\u00a0; les parcs r\u00e9cr\u00e9atifs\u00a0; les r\u00e9serves naturelles.<\/p>\n<p>Des efforts sont accomplis pour prot\u00e9ger les parcs naturels contre l&rsquo;\u00ab\u00a0\u00e9rosion\u00a0\u00bb humaine. Ainsi, certaines provinces interdisent ou limitent la circulation des motoneiges dans les zones \u00e9cologiquement ou g\u00e9ologiquement fragiles. Le passage de ces v\u00e9hicules pourrait facilement briser la t\u00eate des jeunes plants. Des conducteurs inconsid\u00e9r\u00e9s pourraient endommager l&rsquo;habitat du gibier d&rsquo;eau, et la province d&rsquo;Ontario signale, avec preuves \u00e0 l&rsquo;appui, des cas de chasse sadique o\u00f9 des animaux ont \u00e9t\u00e9 poursuivis et \u00e9cras\u00e9s sous les chenilles des motoneiges.<\/p>\n<h3>\u00ab\u00a0Pr\u00e9server pour toujours\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p>Les 24 parcs nationaux du Canada ont une superficie totale de 30,000 milles carr\u00e9s.<\/p>\n<p>Leur but est de pr\u00e9server pour toujours les beaut\u00e9s naturelles les plus remarquables et les plus typiques du Canada. Ils sont d\u00e9di\u00e9s \u00e0 jamais \u00e0 une seule fin\u00a0: servir de temples de la nature consacr\u00e9s au repos, \u00e0 la d\u00e9tente et \u00e0 l&rsquo;agr\u00e9ment. On n&rsquo;y permet l&rsquo;exploitation des ressources dans aucun autre but.<\/p>\n<p>Dans la plupart des parcs, l&rsquo;habitat des animaux sauvages est accessible, sous la surveillance des gardiens, aux visiteurs qui d\u00e9sirent les observer, les photographier ou les \u00e9tudier. On y encourage le culte de la nature en mettant \u00e0 la disposition du public des sentiers de randonn\u00e9e et des guides-naturalistes, des mus\u00e9es, des films et des projections fixes, des conf\u00e9rences et d&rsquo;autres services \u00e9ducatifs.<\/p>\n<p>Ceux qui sont charg\u00e9s d&rsquo;assurer l&rsquo;administration des parcs tant nationaux que provinciaux sont constamment sollicit\u00e9s d&rsquo;en ouvrir certaines parties \u00e0 la construction d&rsquo;habitations permanentes ou de passage et d&rsquo;entreprises commerciales.<\/p>\n<p>La d\u00e9claration officielle de principes de 1964, qui interdit toute exploitation des parcs susceptibles de porter atteinte \u00e0 leur caract\u00e8re de temples de la nature, offre \u00e0 l&rsquo;administration l&rsquo;instrument n\u00e9cessaire pour emp\u00eacher ces lieux de d\u00e9g\u00e9n\u00e9rer en vulgaires parcs d&rsquo;attractions, comme il en est tant dans d&rsquo;autres pays.<\/p>\n<h3>Le monde sauvage a des droits<\/h3>\n<p>Les enfants de la nature sont tous des cr\u00e9atures loyales aux intentions tr\u00e8s simples. Il n&rsquo;y a pas de fourberie dans la nature. Les humains, eux aussi, sont tenus de pratiquer les usages du monde ext\u00e9rieur.<\/p>\n<p>Les tribus primitives qui chassaient le gibier pour satisfaire leurs besoins \u00e9l\u00e9mentaires avaient presque toujours des croyances empreintes d&rsquo;un certain respect pour les animaux qu&rsquo;elles poursuivaient. L&rsquo;homme d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui fait intrusion dans un milieu propre aux animaux indig\u00e8nes se doit tout au moins, lui aussi, de les respecter.<\/p>\n<p>Beaucoup de codes de la route accordent la priorit\u00e9 au pi\u00e9ton en se fondant notamment sur le principe qu&rsquo;il existait avant l&rsquo;automobile. Les animaux sauvages ont une ant\u00e9riorit\u00e9 beaucoup plus ancienne encore\u00a0; pourtant, 103 cerfs ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s par des v\u00e9hicules automobiles, en Ontario, en 1970.<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre les animaux, comme les humains, devraient-ils avoir leur D\u00e9claration des droits. Et le premier de ces droits est assur\u00e9ment le droit \u00e0 la vie. Ces droits, il est du devoir de l&rsquo;esp\u00e8ce sup\u00e9rieure qu&rsquo;est la race humaine de veiller \u00e0 ce qu&rsquo;ils soient respect\u00e9s. Notre sup\u00e9riorit\u00e9 nous impose des obligations sp\u00e9ciales. L&rsquo;homme a re\u00e7u le pouvoir de \u00ab\u00a0dominer sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le b\u00e9tail, sur toutes les b\u00eates sauvages et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre\u00a0\u00bb, et il lui a \u00e9t\u00e9 dit de remplir la terre et de la <em>conserver<\/em>.<\/p>\n<p>Aux raisons morales qui nous commandent de nous acquitter de notre administration avec humanit\u00e9 s&rsquo;ajoutent des raisons de survie qui nous font un devoir de ne pas perturber sciemment et \u00e9tourdiment l&rsquo;\u00e9quilibre \u00e9cologique. La nature existe de son propre chef\u00a0; elle exige notre respect et notre attention\u00a0; elle est aussi indispensable \u00e0 notre joie de vivre.<\/p>\n<p>Si la m\u00e9connaissance de sa place dans la nature devait conduire l&rsquo;homme \u00e0 d\u00e9valoriser la vie animale et \u00e0 trahir son caract\u00e8re distinctif d&rsquo;animal raisonnable, ce serait pour lui un retour en arri\u00e8re sur la route qu&rsquo;il a gravie avec tant de difficult\u00e9 au cours des si\u00e8cles.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[43],"class_list":["post-2000","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-43"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 52, N\u00b0 8 - Ao\u00fbt 1971 - La conservation de la faune sauvage du Canada - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-52-n-8-aout-1971-la-conservation-de-la-faune-sauvage-du-canada\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 52, N\u00b0 8 - Ao\u00fbt 1971 - La conservation de la faune sauvage du Canada\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"L&rsquo;homme moderne, qui double ses effectifs tous les cinquante ou soixante ans et dont la civilisation technique tend \u00e0 envahir toutes les parties du globe, est une menace universelle pour la vie sauvage. 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