{"id":1999,"date":"1970-08-01T00:00:00","date_gmt":"1970-08-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-51-n-8-aout-1970-la-survie-de-lhumanite\/"},"modified":"2022-10-17T15:47:38","modified_gmt":"2022-10-17T15:47:38","slug":"vol-51-n-8-aout-1970-la-survie-de-lhumanite","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-51-n-8-aout-1970-la-survie-de-lhumanite\/","title":{"rendered":"Vol. 51, N\u00b0 8 &#8211; Ao\u00fbt 1970 &#8211; La survie de l&rsquo;humanit\u00e9"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Il est difficile pour les Canadiens de se convaincre de la menace que repr\u00e9sente la surpopulation pour la survie de l&rsquo;homme. La raison, c&rsquo;est qu&rsquo;ils n&rsquo;ont jamais connu la d\u00e9tresse de la faim, qu&rsquo;ils sont bien log\u00e9s, \u00e0 l&rsquo;abri des \u00e9pid\u00e9mies caus\u00e9es ou aggrav\u00e9es par les privations, amplement pourvus d&rsquo;espace vital.<\/p>\n<p>Pourtant, il y a sur la terre des millions d&rsquo;hommes qui sont priv\u00e9s des n\u00e9cessit\u00e9s courantes de la vie, et leur souffrance ne peut laisser les Canadiens indiff\u00e9rents. Il existe aujourd&rsquo;hui une telle interd\u00e9pendance entre les humains que les esprits cultiv\u00e9s de tous les pays ne peuvent moralement ni impun\u00e9ment \u00e9viter de ressentir de l&rsquo;inqui\u00e9tude.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir envisag\u00e9 avec une certaine appr\u00e9hension le probl\u00e8me de la pollution, qui retient de plus en plus l&rsquo;attention au Canada, un r\u00e9cent num\u00e9ro du <em>Manchester Guardian <\/em>faisait cette mise en garde\u00a0: \u00ab\u00a0Pourtant, l&rsquo;avenir demeurera lourd de menaces tant que nous h\u00e9siterons \u00e0 attaquer l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment vraiment effr\u00e9n\u00e9 de la situation mondiale\u00a0: l&rsquo;explosion d\u00e9mographique. D&rsquo;ici une ou deux g\u00e9n\u00e9rations, il faudra n\u00e9cessairement stabiliser la population mondiale si l&rsquo;on veut \u00e9viter une catastrophe plan\u00e9taire.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Pour sa part, un professeur de zoologie \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 McGill \u00e9crit dans une publication du groupe chimique de la CIBA\u00a0: \u00ab\u00a0L&rsquo;\u00e9ventualit\u00e9 la plus sombre est que les humains ne soient pas assez intelligents dans l&rsquo;ensemble pour limiter leur f\u00e9condit\u00e9 et s&rsquo;acharnent \u00e0 vivoter mis\u00e9rablement. Si tel doit \u00eatre notre destin, il faut reconna\u00eetre que nous arrivons d\u00e9j\u00e0 au bout de notre corde, car jamais jusqu&rsquo;ici une race n&rsquo;a r\u00e9ussi \u00e0 survivre sans se montrer capable de s&rsquo;adapter aux n\u00e9cessit\u00e9s impos\u00e9es par l&rsquo;\u00e9volution des circonstances.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Nous avons \u00e9t\u00e9 t\u00e9moins ces derni\u00e8res ann\u00e9es d&rsquo;une sensibilisation accrue au p\u00e9ril de la natalit\u00e9. Dans les organismes internationaux, au Concile du Vatican, dans les assembl\u00e9es int\u00e9rieures de tous les pays, la question de la r\u00e9gulation d\u00e9mographique est l&rsquo;objet d&rsquo;une attention sans pr\u00e9c\u00e9dent dans l&rsquo;histoire.<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre les jeunes sont-ils plus conscients du danger que ne le sont leurs a\u00een\u00e9s chez qui le probl\u00e8me s&rsquo;est insinu\u00e9 \u00e0 leur insu. L&rsquo;inqui\u00e9tude de la jeunesse tient sans doute \u00e0 son incertitude de conna\u00eetre un lendemain. Et c&rsquo;est l\u00e0 le probl\u00e8me devant lequel se trouvent les adultes en mesure d&rsquo;exercer une action efficace. S&rsquo;ils ne s&#8217;emploient pas \u00e0 mieux s&rsquo;assurer qu&rsquo;ils ne le font maintenant que cette jeune g\u00e9n\u00e9ration aura un avenir, plus rien n&rsquo;importe. Il ne suffit pas d&rsquo;accorder des soins affectueux et tendres \u00e0 la jeunesse ni de lui procurer une instruction co\u00fbteuse\u00a0: tout cela est sans valeur si nous ne faisons pas le n\u00e9cessaire pour qu&rsquo;il y ait un monde dynamique o\u00f9 les jeunes puissent trouver place.<\/p>\n<h3>Le doute n&rsquo;est plus permis<\/h3>\n<p>Les statistiques de tous les pays ne laissent subsister aucun doute sur les \u00e9v\u00e9nements. Selon les auteurs d&rsquo;une \u00e9tude de l&rsquo;O.N.U., le chiffre de la population mondiale surpasse en importance les probl\u00e8mes \u00e9conomiques et sociaux d&rsquo;ordre imm\u00e9diat, si urgents qu&rsquo;ils puissent sembler.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Croissez, multipliez-vous et remplissez la terre\u00a0\u00bb, voil\u00e0 un id\u00e9al qui \u00e9tait de mise lorsqu&rsquo;il n&rsquo;y avait que huit personnes sur le globe, apr\u00e8s le d\u00e9luge, mais aujourd&rsquo;hui il y en a plus de trois milliards.<\/p>\n<p>Une \u00ab\u00a0horloge de la population\u00a0\u00bb indiquerait qu&rsquo;en moyenne 3.9 enfants sont n\u00e9s \u00e0 toutes les secondes en 1969 alors que la mortalit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 d&rsquo;un peu moins de 1.7 personne pendant la m\u00eame ann\u00e9e. Cela repr\u00e9sente un gain de 2.2 personnes par seconde, de 132 par minute, de 190,000 par jour et de plus de 1,330,000 par semaine. Le 1er juillet, l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, l&rsquo;horloge marquait une population mondiale de 3,551 milliards. Ce chiffre constitue une augmentation de 72 millions en douze mois par rapport \u00e0 un rythme d&rsquo;accroissement de 20 millions par an seulement il y a moins d&rsquo;un demi-si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Il a fallu une p\u00e9riode de temps immense &#8211; entre un quart de million et un million d&rsquo;ann\u00e9es &#8211; pour que la population mondiale atteigne quelque 2,900 millions, mais \u00e0 la cadence actuelle ce chiffre aura doubl\u00e9 d&rsquo;ici trente ou trente-cinq ans.<\/p>\n<p>Selon les projections de l&rsquo;O.N.U., le taux de progression pendant les derni\u00e8res d\u00e9cennies du pr\u00e9sent si\u00e8cle est suffisamment \u00e9lev\u00e9, si la m\u00eame \u00e9volution se poursuit, pour permettre \u00e0 la population mondiale de septupler en cent ans. En d&rsquo;autres termes, au rythme actuel, il ne faudrait que 1,000 ans \u00e0 une douzaine de personnes pour engendrer la population qui existe aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>Une projection de la population dans les ann\u00e9es \u00e0 venir n&rsquo;est pas une pr\u00e9vision. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un calcul m\u00e9canique fond\u00e9 sur les tendances actuelles de la f\u00e9condit\u00e9 et de la mortalit\u00e9. Cette extrapolation suppose qu&rsquo;il n&rsquo;y aura pas de r\u00e9duction num\u00e9rique soudaine imputable \u00e0 la guerre et aux catastrophes naturelles.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sident du Groupe de la Banque mondiale affirmait, devant un auditoire universitaire, l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, que d&rsquo;ici six si\u00e8cles et demi il y aurait un \u00eatre humain par pied carr\u00e9 sur toute la superficie de la terre.<\/p>\n<p>Il serait fastidieux de dresser la liste de toutes les voix autoris\u00e9es qui reconnaissent la menace que constitue la surpopulation\u00a0: \u00e9conomistes, anthropologistes, d\u00e9mographes, sp\u00e9cialistes de la sant\u00e9 et du bien-\u00eatre, comit\u00e9s divers de l&rsquo;O.N.U., etc.<\/p>\n<p><em>L&rsquo;Annuaire d\u00e9mographique <\/em>des Nations Unies r\u00e9sume bien la situation\u00a0: entre 1965 et 1966, la famille humaine a augment\u00e9 de 61 millions. Cela veut dire qu&rsquo;en douze mois la population du globe a connu un accroissement \u00e9quivalent \u00e0 trois fois la totalit\u00e9 de la population actuelle du Canada.<\/p>\n<p>Il serait peu sage de nous laisser affoler par des pr\u00e9dictions aussi fatalistes, mais elles ont l&rsquo;avantage de nous faire prendre conscience qu&rsquo;il existe en fait une situation qui exige r\u00e9flexion.<\/p>\n<h3>Un grave probl\u00e8me<\/h3>\n<p>Le pr\u00e9sident des \u00c9tats-Unis d\u00e9clarait dans un message au Congr\u00e8s, en 1969, que l&rsquo;un des probl\u00e8mes les plus graves pour le destin de l&rsquo;humanit\u00e9 pendant le dernier tiers de notre si\u00e8cle sera celui de l&rsquo;accroissement de la population. \u00ab\u00a0Quant \u00e0 savoir, ajoutait-il, si la r\u00e9action de l&rsquo;homme devant ce probl\u00e8me sera un motif de fiert\u00e9 ou de d\u00e9sespoir, cela d\u00e9pendra en grande partie de ce que nous faisons aujourd&rsquo;hui.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il a fallu trois si\u00e8cles aux \u00c9tats-Unis pour atteindre la cote de 100 millions\u00a0; un demi-si\u00e8cle plus tard, ils d\u00e9passaient le cap des 200 millions. Si le rythme actuel de croissance se maintient, la population y sera de 300 millions dans une trentaine d&rsquo;ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Mais les pays moins d\u00e9velopp\u00e9s accusent une croissance beaucoup plus rapide. Dans l&rsquo;ensemble, les pays non industriels ont connu une progression environ deux fois plus acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e que les pays industriels. En 1900, la population de l&rsquo;Am\u00e9rique latine \u00e9tait de 63 millions\u00a0; aujourd&rsquo;hui, elle est de 268 millions. \u00c0 ce rythme, la population doublera en 23 ans.<\/p>\n<p>Le taux de croissance naturelle de la population, dans les pays industriels de l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re occidental, s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve rarement au-dessus de 15 p. 1000 par an. Il ne s&rsquo;agit pas ici du taux de natalit\u00e9, mais de l&rsquo;exc\u00e9dent des naissances par rapport aux d\u00e9c\u00e8s. Par contre, la croissance naturelle se r\u00e9v\u00e8le extr\u00eamement forte dans les pays sous-d\u00e9velopp\u00e9s\u00a0: au cours des dix ann\u00e9es qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 1960, le taux a \u00e9t\u00e9 en moyenne de 31 \u00e0 Formose, de 27 \u00e0 Ceylan, de 32 en Malaisie, de 28 en Albanie et de 32 au Mexique.<\/p>\n<p>Il en r\u00e9sulte que beaucoup de pays d\u00e9j\u00e0 appauvris sont aux prises avec le handicap d&rsquo;une augmentation excessive de population que les pays industrialis\u00e9s n&rsquo;ont jamais eu \u00e0 affronter.<\/p>\n<p>Il y a dans les pays riches et \u00e9volu\u00e9s plusieurs facteurs restrictifs de la natalit\u00e9 qui ne jouent pas dans les autres pays\u00a0: la charge \u00e9conomique que sont les enfants\u00a0; la tendance des jeunes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui \u00e0 ne pas r\u00e9pondre \u00e0 l&rsquo;attente de leurs parents\u00a0; les autres sources de satisfaction qui entrent en concurrence avec les enfants.<\/p>\n<h3>L&rsquo;allongement de la vie<\/h3>\n<p>La principale cause de la surpopulation est sans contredit l&rsquo;abaissement du taux de mortalit\u00e9. M\u00eame le plus pauvre des \u00c9tats est assez riche pour assurer \u00e0 ses sujets un degr\u00e9 appr\u00e9ciable de protection contre la mortalit\u00e9. Les organismes internationaux comme les gouvernements des pays opulents ont \u00e9t\u00e9 ravis de jouer les bons Samaritains en mettant en oeuvre des programmes de lutte contre la maladie. Il suffirait aujourd&rsquo;hui de quelques ann\u00e9es pour faire passer un peuple de l&rsquo;\u00e2ge de pierre au faible taux de mortalit\u00e9 du XXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Mais la pression d\u00e9mographique dans les pays qui n&rsquo;y sont pas pr\u00e9par\u00e9s est cause de souffrance, de malaise et d&rsquo;instabilit\u00e9 politique. La formation de capital, l&rsquo;industrialisation, l&rsquo;instruction, la cr\u00e9ation de nouvelles zones de culture, tout cela est n\u00e9cessaire, mais ne peut se faire \u00e0 temps pour r\u00e9pondre aux exigences du rythme actuel de croissance de la population.<\/p>\n<p>Il faut aussi tenir compte des personnes qui occupent l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 sup\u00e9rieure de l&rsquo;\u00e9chelle des \u00e2ges. Dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s comme dans ceux qui sont en voie de d\u00e9veloppement, la dur\u00e9e moyenne de la vie a connu une augmentation continuelle au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies. Pendant toute l&rsquo;histoire ant\u00e9rieure de l&rsquo;homme, une fraction seulement des nouveau-n\u00e9s parvenait \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge m\u00fbr\u00a0; aujourd&rsquo;hui, dans les pays industriels de l&rsquo;occident, il n&rsquo;y en a que cinq pour cent qui meurent avant l&rsquo;\u00e2ge adulte, et un grand nombre atteignent la vieillesse.<\/p>\n<p>Dans le haut moyen \u00e2ge (XIVe et XVe si\u00e8cles), l&rsquo;esp\u00e9rance de vie en Angleterre \u00e9tait de 27 ans. \u00c0 la fin du XVIIe si\u00e8cle et pendant la majeure partie du XVIIIe, elle \u00e9tait de 31 ans en Angleterre, en France et en Su\u00e8de, et, dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle, elle passa \u00e0 41 ans. Actuellement, l&rsquo;esp\u00e9rance de vie \u00e0 la naissance au Canada est de 68.35 ans chez les hommes et de 74.17 ans chez les femmes.<\/p>\n<h3>La production alimentaire<\/h3>\n<p>Malthus \u00e9crivait en 1798 que la population tend \u00e0 augmenter plus rapidement que les moyens de subsistance. Il signalait que la population cro\u00eet selon une progression g\u00e9om\u00e9trique (2, 4, 8, 16), tandis que la production alimentaire s&rsquo;accro\u00eet selon une progression arithm\u00e9tique (2, 4, 6, 8).<\/p>\n<p>Prenons, par exemple, le cas d&rsquo;un couple mettant au monde quatre enfants, qui grandissent, se marient et, \u00e0 leur tour, donnent naissance \u00e0 quatre autres enfants par couple. De g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, ces g\u00e9niteurs se multiplient \u00e0 raison de 2, 4, 8, 16, 32, 64&#8230; et ainsi de suite. La dixi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration issue de ce couple se composerait de 1,024 personnes et la vingti\u00e8me de 1,048,576.<\/p>\n<p>La th\u00e9orie fondamentale de Malthus demeure toujours valable, et il n&rsquo;y a encore aujourd&rsquo;hui que deux freins possibles\u00a0: une haute mortalit\u00e9 ou une faible natalit\u00e9.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la question de subvenir aux besoins alimentaires de cette population toujours croissante, il est facile \u00e0 ceux qui rejettent la th\u00e9orie malthusienne d&rsquo;invoquer la quantit\u00e9 et la vari\u00e9t\u00e9 d&rsquo;aliments qu&rsquo;offrent les \u00e9piceries canadiennes, la productivit\u00e9 de nos terres cultiv\u00e9es et de nos p\u00e2turages, la mise en culture de nouvelles terres agricoles gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;irrigation et au drainage. Mais le probl\u00e8me alimentation-population est d&rsquo;envergure mondiale et peu de pays jouissent de ressources aussi abondantes que le Canada.<\/p>\n<p>L&rsquo;homme a fait preuve d&rsquo;ing\u00e9niosit\u00e9 en inventant divers moyens d&rsquo;augmenter ses possibilit\u00e9s de subsistance, mais cet accroissement a toujours \u00e9t\u00e9 largement compens\u00e9 par le taux de progression de la population. Et, naturellement, les surfaces productives de denr\u00e9es sont limit\u00e9es. \u00c0 peine plus d&rsquo;un dixi\u00e8me de la totalit\u00e9 de la superficie terrestre du globe est consid\u00e9r\u00e9 comme arable.<\/p>\n<h3>\u00ab\u00a0La famine est une honte\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p>Alors qu&rsquo;une partie de l&rsquo;humanit\u00e9 lutte contre les effets des exc\u00e8s de table, plus de la moiti\u00e9 de nos cong\u00e9n\u00e8res souffrent de sous-alimentation. \u00c0 l&rsquo;heure actuelle, 400 millions d&rsquo;\u00eatres humains, dans les pays industriels de l&rsquo;Occident, consomment la m\u00eame quantit\u00e9 de prot\u00e9ines que 1,300 millions de leurs semblables en Asie.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La famine est une honte pour l&rsquo;humanit\u00e9\u00a0&#8230; une atteinte \u00e0 la dignit\u00e9 de tous les hommes, et non seulement de ceux qui en sont victimes\u00a0\u00bb, a dit le Dr M. Autret, directeur de la Division de la nutrition de la FAO.<\/p>\n<p>Dans bien des parties du monde, on a r\u00e9ussi \u00e0 parer \u00e0 la menace de la crise alimentaire en utilisant les surplus des pays d\u00e9velopp\u00e9s. Cela ne peut \u00eatre qu&rsquo;une mesure palliative. Si tous les stocks d&rsquo;aliments en surplus \u00e9taient distribu\u00e9s, lit-on dans <em>Le Courrier <\/em>de l&rsquo;Unesco, ils ne pourraient nulle part subvenir \u00e0 tous les besoins des pays qui manquent de ressources alimentaires. La premi\u00e8re solution au probl\u00e8me mondial de l&rsquo;alimentation est le d\u00e9veloppement de la production alimentaire partout o\u00f9 c&rsquo;est n\u00e9cessaire, et il importe pour cela d&rsquo;encourager les populations \u00e0 pr\u00e9voir et \u00e0 travailler efficacement.<\/p>\n<p>La t\u00e2che de r\u00e9soudre ce probl\u00e8me par la diffusion des connaissances en mati\u00e8re de production alimentaire et l&rsquo;art de les adapter \u00e0 la situation des pays indigents sont l&rsquo;un des objectifs de l&rsquo;Organisation pour l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture, fond\u00e9e sous les auspices des Nations Unies, \u00e0 Qu\u00e9bec, en 1945.<\/p>\n<p>Les sp\u00e9cialistes estiment que la chose est possible. Ils citent l&rsquo;exemple du Pakistan, sixi\u00e8me parmi les pays les plus peupl\u00e9s du monde. Encore en proie \u00e0 la famine et tributaire des secours alimentaires des autres pays il n&rsquo;y a que quelques ann\u00e9es, cet \u00c9tat se suffit pratiquement \u00e0 lui-m\u00eame \u00e0 l&rsquo;heure actuelle.<\/p>\n<p>Cette attitude diff\u00e8re de celle des organismes dispensateurs d&rsquo;assistance. Peu importe comment il se fait que les gens aient faim, la morale et l&rsquo;humanitarisme exigent qu&rsquo;on leur donne \u00e0 manger. Mais l&rsquo;effet b\u00e9n\u00e9fique des secours alimentaires que l&rsquo;on prodigue \u00e0 un pays n&rsquo;est que de courte dur\u00e9e. Il se peut m\u00eame qu&rsquo;ils aient pour r\u00e9sultat d&rsquo;entra\u00eener une augmentation imm\u00e9diate de la population, ce qui se traduit bient\u00f4t par un accroissement de la mis\u00e8re, c&rsquo;est-\u00e0-dire par l&rsquo;affamement, l&rsquo;inanition et la mort pour un plus grand nombre encore de personnes.<\/p>\n<h3>Les effets en sont universels<\/h3>\n<p>Il n&rsquo;y a pas que les peuples des pays affam\u00e9s qui souffrent de cet \u00e9tat de choses\u00a0; ceux des pays riches et bien nourris s&rsquo;en ressentent \u00e9galement. Le sort de ceux qui ont faim est devenu un des principaux \u00e9l\u00e9ments d\u00e9terminants de la qualit\u00e9 de notre vie.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sident de la Banque mondiale, Eugene Black, a pr\u00e9venu les pays industriels que tous les efforts qu&rsquo;ils d\u00e9ploient dans leur propre int\u00e9r\u00eat pourraient \u00eatre vains si la population des pays pauvres continue de cro\u00eetre \u00e0 son rythme actuel. \u00ab\u00a0Nous en arrivons \u00e0 un point, a-t-il dit, o\u00f9 l&rsquo;optimisme consistera \u00e0 croire qu&rsquo;il est possible de se maintenir aux niveaux de vie actuels.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Dans un monde menac\u00e9 de mourir de faim, le sort veut que le Canada soit un pays bien nourri, pourvu d&rsquo;abondantes ressources agricoles et foresti\u00e8res et de richesses poissonni\u00e8res illimit\u00e9es. Nous sommes habitu\u00e9s \u00e0 obtenir ce qu&rsquo;il nous faut sur demande, de m\u00eame qu&rsquo;une grande partie de ce que nous d\u00e9sirons. L&rsquo;ouvrier d&rsquo;aujourd&rsquo;hui est en mesure d&rsquo;occuper ses loisirs de plus en plus nombreux et d&#8217;employer l&rsquo;exc\u00e9dent croissant de ses revenus \u00e0 mille choses que seuls les riches pouvaient se permettre il y a une ou deux g\u00e9n\u00e9rations.<\/p>\n<p>Pourtant, l&rsquo;augmentation de la population mondiale est un facteur dont le Canada doit tenir compte dans toute \u00e9tude de son \u00e9volution sociale et \u00e9conomique. Les efforts accomplis pour am\u00e9liorer les niveaux de vie demeurent toujours expos\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9chec du fait qu&rsquo;il y a dans le monde un nombre toujours croissant de personnes \u00e0 faire vivre.<\/p>\n<p>Dans son livre <em>Road to Survival<\/em>, le naturaliste am\u00e9ricain Vogt fait cette r\u00e9flexion\u00a0: \u00ab\u00a0En consid\u00e9rant la diminution progressive de l&rsquo;espace vital qui se produira sur la majeure partie du globe et l&rsquo;augmentation rapide de la population mondiale, nous devons aussi entrevoir un abaissement marqu\u00e9 de notre niveau de vie mat\u00e9riel.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3>Aspirations nouvelles<\/h3>\n<p>Il importe aussi de tenir compte des aspirations nouvelles des pays peu \u00e9volu\u00e9s. La r\u00e9volution des t\u00e9l\u00e9communications a supprim\u00e9 les obstacles de la distance et du langage. Les habitants des pays en \u00e9tat de d\u00e9pression r\u00e9clament les m\u00eames choses que celles que poss\u00e8dent les citoyens des pays fortun\u00e9s. La revendication de meilleures conditions de vie se r\u00e9pand partout o\u00f9 p\u00e9n\u00e8trent les journaux, les revues, le cin\u00e9ma, la radio et la t\u00e9l\u00e9vision. La voiture rutilante d&rsquo;un touriste traversant un village effroyablement pauvre \u00e9voque l&rsquo;image d&rsquo;une vie meilleure que celle qui se limite uniquement \u00e0 ne pas mourir de faim.<\/p>\n<p>La pauvret\u00e9 extr\u00eame, si elle est associ\u00e9e \u00e0 la connaissance qu&rsquo;il existe des soci\u00e9t\u00e9s riches, engendre des d\u00e9sirs d&rsquo;envie et l&rsquo;espoir que ces d\u00e9sirs doivent de toute n\u00e9cessit\u00e9 et tr\u00e8s rapidement \u00eatre satisfaits.<\/p>\n<p>Du d\u00e9sappointement au malaise social g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9, en passant par le d\u00e9pit de la frustration, la distance est courte. Comme l&rsquo;\u00e9crit Elmer Pendell dans <em>La Population en rupture de ban<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0La v\u00e9rit\u00e9 simple est que lorsque les hommes sont si nombreux qu&rsquo;il est impossible de trouver assez de nourriture pour soi et sa famille, ces hommes deviennent des ennemis les uns des autres.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3>Le besoin d&rsquo;apprendre<\/h3>\n<p>La diffusion de l&rsquo;enseignement et l&rsquo;industrialisation ont autrefois tir\u00e9 les hommes d&rsquo;une existence m\u00e9diocre. Le savoir, la pr\u00e9voyance et la volont\u00e9 de faire bon usage des ressources disponibles sont les conditions pr\u00e9alables et indispensables du progr\u00e8s \u00e9conomique.<\/p>\n<p>L&rsquo;exc\u00e9dent de main-d&rsquo;oeuvre dans les fermes emp\u00eache la m\u00e9canisation de l&rsquo;agriculture\u00a0; la croissance rapide de la population oblige \u00e0 utiliser pour nourrir des bouches de l&rsquo;argent que l&rsquo;on pourrait employer en investissements de longue dur\u00e9e dans l&rsquo;enseignement, l&rsquo;\u00e9quipement et autres domaines essentiels. Il est difficile de donner \u00e0 un enfant l&rsquo;instruction qu&rsquo;il lui faut s&rsquo;il compte parmi les huit fils et filles d&rsquo;un cultivateur illettr\u00e9 r\u00e9duit \u00e0 faire vivre sa famille avec la r\u00e9colte de deux actes de terre exploit\u00e9es \u00e0 bras.<\/p>\n<p>La plupart des pays peu d\u00e9velopp\u00e9s poss\u00e8dent les ressources naturelles et humaines n\u00e9cessaires pour assurer leur rel\u00e8vement, mais il leur faut apprendre \u00e0 les mobiliser et \u00e0 les utiliser efficacement. Et ils ne pourront le faire que s&rsquo;ils re\u00e7oivent de l&rsquo;aide et des conseils de l&rsquo;ext\u00e9rieur.<\/p>\n<p>Le raz de mar\u00e9e d&rsquo;ind\u00e9pendance politique qui a balay\u00e9 l&rsquo;Afrique tropicale au cours des ann\u00e9es 60 a suscit\u00e9 l&rsquo;av\u00e8nement de dix-neuf nouveaux \u00c9tats souverains, dont plusieurs sont extr\u00eamement pauvres et o\u00f9, dans la plupart des cas, la production demeure lamentablement faible en d\u00e9pit de travaux \u00e9reintants de la part de leurs habitants.<\/p>\n<p>Il semble que, pour ces pays et certains autres membres de l&rsquo;esp\u00e8ce humaine ayant \u00e0 subir les cons\u00e9quences de l&rsquo;augmentation effr\u00e9n\u00e9e de la population dans un contexte d&rsquo;arri\u00e9ration industrielle, de pauvret\u00e9 et d&rsquo;analphab\u00e9tisme, le seul espoir pour les ann\u00e9es \u00e0 venir se fonde sur l&rsquo;assistance imm\u00e9diate et les directives intelligentes des pays mieux partag\u00e9s.<\/p>\n<p>Si jamais la mission de sauver l&rsquo;humanit\u00e9 de la destruction doit \u00eatre men\u00e9e \u00e0 bien ce sera par des personnes assez jeunes d&rsquo;esprit pour ne pas savoir qu&rsquo;elle est irr\u00e9alisable. On ne gu\u00e9rira pas le tourment que nous cause la d\u00e9t\u00e9rioration de notre milieu en tenant des r\u00e9unions pour parler des maux qui affligent le monde. Ce n&rsquo;est pas le moment de nier d&rsquo;un air guind\u00e9 qu&rsquo;il n&rsquo;y a aucune crise \u00e0 l&rsquo;horizon ou de supposer que quelqu&rsquo;un s&rsquo;occupe vaillamment de r\u00e9soudre la crise qui s\u00e9vit d\u00e9j\u00e0.<\/p>\n<p>Quand la population mondiale n&rsquo;est plus ma\u00eetrisable, il n&rsquo;y a pas lieu d&rsquo;attendre qu&rsquo;une commotion g\u00e9n\u00e9rale nous force \u00e0 agir. Il est n\u00e9cessaire que les gouvernements et le public appliquent une \u00e0 une, sans d\u00e9lai et avec jugement, les mesures compliqu\u00e9es qui s&rsquo;imposent pour rem\u00e9dier \u00e0 la situation.<\/p>\n<p>Dans sa <em>Politique de l&rsquo;\u00e9cologie<\/em>, Aldous Huxley \u00e9crit\u00a0: \u00ab\u00a0Gr\u00e2ce aux progr\u00e8s rapides de notre science et de notre technologie, nous avons tr\u00e8s peu de temps \u00e0 notre disposition. Le fleuve du changement coule toujours plus vite, et quelque part en aval, peut-\u00eatre d&rsquo;ici quelques courtes ann\u00e9es, nous arriverons aux rapides et nous entendrons le mugissement de plus en plus bruyant d&rsquo;une cataracte.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3>Impossible de fermer les yeux<\/h3>\n<p>En somme, la croissance de la population est un probl\u00e8me mondial qu&rsquo;aucun pays ne saurait m\u00e9conna\u00eetre, que sa politique soit mue par le sentiment le plus \u00e9troit de ses int\u00e9r\u00eats ou par la conception la plus large de la solidarit\u00e9 humaine.<\/p>\n<p>Pour conjurer ce qui, selon le livre de la nature, sera le r\u00e9sultat de notre incurie actuelle, les bonnes intentions ne suffisent pas. Il est du devoir des \u00e9lites de tous les pays de d\u00e9verser un peu de leur savoir, de leurs ressources et de leur esprit d&rsquo;entreprise dans les r\u00e9gions attard\u00e9es de l&rsquo;univers.<\/p>\n<p>De toute \u00e9vidence, la t\u00e2che n&rsquo;est pas simple. Il faut l&rsquo;aborder sur plusieurs plans \u00e0 la fois, soit ceux de l&rsquo;accroissement de la production alimentaire, de l&rsquo;industrialisation g\u00e9n\u00e9ratrice d&#8217;emploi et de pouvoir d&rsquo;achat, de la diffusion de l&rsquo;instruction, de l&rsquo;encouragement de la conservation et de la stabilisation de la population.<\/p>\n<p>Les probl\u00e8mes de la survie de l&rsquo;humanit\u00e9 ne sont pas tous d&rsquo;ordre technique. Ils comportent aussi un \u00e9l\u00e9ment de coop\u00e9ration humaine\u00a0: la bonne entente avec les voisins\u00a0; la pr\u00e9paration de plans d&rsquo;avenir\u00a0; la prise en consid\u00e9ration de la multitude croissante des hommes et des femmes qui ont \u00e0 la fois des d\u00e9sirs et des besoins pressants.<\/p>\n<p>Pour encourager la recherche rationnelle d&rsquo;une solution \u00e0 ce probl\u00e8me, il a \u00e9t\u00e9 propos\u00e9 que 1971 soit l&rsquo;Ann\u00e9e d\u00e9mographique internationale. Cette ann\u00e9e aurait quatre buts principaux\u00a0: \u00e9tablir des objectifs mondiaux en mati\u00e8re de stabilisation de la population et \u00e9ventuellement r\u00e9duire la croissance d\u00e9mographique, dans les pays en voie de d\u00e9veloppement, du taux actuel de 3 p. 100 ou plus \u00e0 des taux voisins de 2 p. 100\u00a0; organiser une action concert\u00e9e de la part des pays riches en vue d&rsquo;aider au financement des programmes d\u00e9mographiques\u00a0; cr\u00e9er les structures nationales et internationales n\u00e9cessaires pour aborder le probl\u00e8me de la surpopulation\u00a0; d\u00e9velopper la recherche d\u00e9mographique.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[42],"class_list":["post-1999","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-42"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 51, N\u00b0 8 - Ao\u00fbt 1970 - La survie de l&#039;humanit\u00e9 - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-51-n-8-aout-1970-la-survie-de-lhumanite\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 51, N\u00b0 8 - Ao\u00fbt 1970 - La survie de l&#039;humanit\u00e9\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Il est difficile pour les Canadiens de se convaincre de la menace que repr\u00e9sente la surpopulation pour la survie de l&rsquo;homme. 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