{"id":1995,"date":"1966-08-01T00:00:00","date_gmt":"1966-08-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-47-n-8-aout-1966-des-grands-lacs-aux-rocheuses\/"},"modified":"2022-10-17T15:28:33","modified_gmt":"2022-10-17T15:28:33","slug":"vol-47-n-8-aout-1966-des-grands-lacs-aux-rocheuses","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-47-n-8-aout-1966-des-grands-lacs-aux-rocheuses\/","title":{"rendered":"Vol. 47, N\u00b0 8 &#8211; Ao\u00fbt 1966 &#8211; Des Grands Lacs aux Rocheuses"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Les provinces des prairies occupent                     le tiers de la superficie totale du Canada, \u00e0 l&rsquo;exclusion                     des Territoires\u00a0; elles comptent un sixi\u00e8me de                     la population du pays, \u00e9lisent dix-huit pour cent des                     d\u00e9put\u00e9s f\u00e9d\u00e9raux, figurent pour                     62 p. 100 dans le total des revenus nets de l&rsquo;exploitation                     agricole et entrent pour 7.8 p. 100 dans la valeur estimative                     des exp\u00e9ditions faites en 1965 par toutes les industries                     manufacturi\u00e8res du Canada. <\/p>\n<p> Et pourtant l&rsquo;histoire de la r\u00e9gion du Canada sise                     \u00e0 l&rsquo;ouest des Grands Lacs est si r\u00e9cente qu&rsquo;on                     est port\u00e9 \u00e0 la consid\u00e9rer comme contemporaine.                   <\/p>\n<p> Jusqu&rsquo;\u00e0 ces derni\u00e8res ann\u00e9es, l&rsquo;Ouest                     passait \u00e0 juste titre pour une r\u00e9gion essentiellement                     agricole, les revenus nets de l&rsquo;agriculture d\u00e9passant                     ceux de toutes les autres sources de revenus prises ensemble.                     Les industries de transformation se fondaient sur les produits                     du sol, et les quelques industries manufacturi\u00e8res                     existantes se limitaient aux besoins imm\u00e9diats des                     petites agglom\u00e9rations urbaines. <\/p>\n<p> Aujourd&rsquo;hui, le changement de d\u00e9cors t\u00e9moigne                     de la r\u00e9volution industrielle qui a balay\u00e9 les                     Prairies. Les usines de produits chimiques, d&rsquo;engrais, d&rsquo;acier,                     de ciment et de produits de consommation\u00a0; les immeubles                     de plusieurs \u00e9tages \u00e0 usage de bureaux et d&rsquo;habitation\u00a0;                     les chevalets d&rsquo;extraction de l&rsquo;exploitation mini\u00e8re,                     de m\u00eame que l&rsquo;abondance des appareils de sondage, sont                     autant de nouveaux signes de progr\u00e8s et de prosp\u00e9rit\u00e9.                   <\/p>\n<h3>La colonisation<\/h3>\n<p> Les riches plaines \u00e0 bl\u00e9 de la Prairie devaient                     attirer vers cette r\u00e9gion, au d\u00e9but du si\u00e8cle,                     une forte vague de colonisation, dont la p\u00e9riode de                     pointe eut lieu de 1897 \u00e0 1920. En 1961, le Manitoba                     comptait 4.35 personnes par mille carr\u00e9, la Saskatchewan                     4.20 et l&rsquo;Alberta 5.35. Le Canada, \u00e0 l&rsquo;exclusion des                     Territoires, en compte 8.66. <\/p>\n<p> Les premiers colons s&rsquo;aper\u00e7urent assez t\u00f4t                     qu&rsquo;ils s&rsquo;\u00e9taient engag\u00e9s dans une voie non seulement                     difficile, mais dangereuse. Nous trouvons un exemple typique                     de leurs m\u00e9saventures dans le sort qui fut r\u00e9serv\u00e9                     aux immigrants amen\u00e9s d&rsquo;\u00c9cosse \u00e0 la rivi\u00e8re                     Rouge, via la baie d&rsquo;Hudson, par Thomas Douglas, comte de                     Selkirk, en 1811. Ces gens s&rsquo;\u00e9tablirent dans la seule                     localit\u00e9 de l&rsquo;ouest du Canada, o\u00f9 une pr\u00e9cipitation                     annuelle de plus de vingt pouces s&rsquo;accompagne d&rsquo;une temp\u00e9rature                     de plus de 65 degr\u00e9s en juillet. Mais ils furent harcel\u00e9s                     par la Compagnie du Nord-Ouest, rivale de la Compagnie de                     la baie d&rsquo;Hudson. En 1816, vingt et un colons \u00e9taient                     tu\u00e9s pr\u00e8s de l&rsquo;\u00e9tablissement par une                     bande arm\u00e9e au service de la Compagnie du N.-O. Les                     gel\u00e9es h\u00e2tives et les ravages caus\u00e9s par                     les sauterelles jet\u00e8rent la colonie dans une situation                     d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e. Afin d&rsquo;avoir des grains pour                     l&rsquo;ann\u00e9e suivante, les colons et leurs femmes et leurs                     enfants durent ramasser \u00e0 la main les \u00e9pis de                     bl\u00e9 et d&rsquo;orge coup\u00e9s par les sauterelles. En                     1825, il y eut une invasion de souris\u00a0; en 1826, les                     eaux de la rivi\u00e8re Rouge mont\u00e8rent jusqu&rsquo;\u00e0                     quinze pieds \u00e0 certains endroits, et l&rsquo;on ne parvint                     \u00e0 sauver le bl\u00e9 de semence qu&rsquo;en le mettant                     dans le clocher de l&rsquo;\u00e9glise. <\/p>\n<p> Malgr\u00e9 toutes ces \u00e9preuves, la colonie continua                     \u00e0 grandir, si bien qu&rsquo;en 1849 on y comptait d\u00e9j\u00e0                     5,000 \u00e2mes et pr\u00e8s de 6,500 acres de terre en                     culture. <\/p>\n<p> Apr\u00e8s 1830, un grand nombre de voyageurs de l&rsquo;ext\u00e9rieur                     poursuivirent leur route vers l&rsquo;ouest jusqu&rsquo;en Alberta, et                     de petites colonies commenc\u00e8rent \u00e0 se former.                     En 1883, le Pacifique-Canadien construisit une voie ferr\u00e9e                     traversant le sud de l&rsquo;Alberta, et les propri\u00e9taires                     de ranches se multipli\u00e8rent dans cette r\u00e9gion.                     De 1900 \u00e0 1910, la croissance fut vraiment spectaculaire,                     et la population atteignit 375,000. En 1906, il y avait 650,000                     acres de terre en culture, et la r\u00e9colte de bl\u00e9                     fut d&rsquo;environ quatre millions de boisseaux. <\/p>\n<h3>L&rsquo;industrialisation<\/h3>\n<p> \u00c0 l&rsquo;heure actuelle, c&rsquo;est-\u00e0-dire au moment                     o\u00f9 le premier si\u00e8cle de conf\u00e9d\u00e9ration                     du Canada touche \u00e0 sa fin, les familles qui sont \u00e9tablies                     sur de petites fermes se trouvent \u00e0 l&rsquo;un des points                     n\u00e9vralgiques d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 en voie de                     transformation rapide. La petite ferme, victime des forces                     technologiques modernes, est en train de dispara\u00eetre.                   <\/p>\n<p> Lors du recensement de 1961, le pourcentage de la population                     qui vivait sur les fermes \u00e9tait le suivant\u00a0: le                     Manitoba 18.6\u00a0; la Saskatchewan 33\u00a0; l&rsquo;Alberta 21.4.                     Et les ann\u00e9es qui ont suivi ont \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin                     de nouvelles r\u00e9ductions de la population agricole.                   <\/p>\n<p> Les transports ont contribu\u00e9 \u00e0 ce nouvel \u00e9tat                     de choses. Il y a moins de quatre-vingt-dix ans que Winnipeg                     voyait arriver sa premi\u00e8re locomotive, amen\u00e9e                     par p\u00e9niche du Minnesota. Le premier train direct pour                     Vancouver quittait Montr\u00e9al le 28 juin 1886. <\/p>\n<p> \u00c0 partir du d\u00e9but des ann\u00e9es 1920,                     on commence \u00e0 se servir de l&rsquo;avion pour assurer le                     transport des personnes, des machines et du mat\u00e9riel                     dans les provinces de l&rsquo;Ouest ainsi que dans les lieux d&rsquo;acc\u00e8s                     difficile situ\u00e9s au-del\u00e0 du Cercle arctique\u00a0;                     aujourd&rsquo;hui, des services a\u00e9riens r\u00e9guliers                     relient l&rsquo;Ouest canadien \u00e0 toutes les parties du globe.                     Un a\u00e9roport de t\u00eate de ligne de 2 millions \u00bd                     de dollars est en construction \u00e0 Winnipeg. <\/p>\n<p> Depuis 1950, deux des plus longs pipelines du monde (2,000                     milles environ) ont \u00e9t\u00e9 construits pour acheminer                     le gaz naturel et le p\u00e9trole de l&rsquo;Ouest vers les grandes                     villes de l&rsquo;Est, y compris Montr\u00e9al. En outre, trois                     grands pipelines, qui franchissent les Rocheuses, desservent                     la Colombie-Britannique et le littoral des \u00c9tats-Unis.                   <\/p>\n<p> C&rsquo;est le Manitoba qui vient en t\u00eate dans le domaine                     des ressources hydrauliques et de la puissance hydro\u00e9lectrique                     install\u00e9e. La Saskatchewan tire la majeure partie de                     son \u00e9nergie \u00e9lectrique des centrales thermiques,                     mais on note une augmentation rapide dans le rythme de l&rsquo;am\u00e9nagement                     hydro-\u00e9lectrique depuis quelques ann\u00e9es. L&rsquo;abondance                     des ressources en combustibles devait contribuer \u00e0                     placer aussi l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 thermique au premier                     plan en Alberta, mais le potentiel provincial en \u00e9nergie                     hydraulique est \u00e9valu\u00e9 \u00e0 deux millions                     de kilowatts. <\/p>\n<h3>Bl\u00e9 et \u00e9levage du b\u00e9tail<\/h3>\n<p> En 1876, un petit chargement de bl\u00e9 de semence \u00e9tait                     exp\u00e9di\u00e9 de Fort Garry \u00e0 Toronto. C&rsquo;\u00e9tait                     la premi\u00e8re vente de bl\u00e9 en provenance de l&rsquo;Ouest.                     En 1880, l&rsquo;Alberta r\u00e9coltait 12,000 boisseaux de bl\u00e9                     sur 1,000 acres d&#8217;emblavure. En 1965, la production de bl\u00e9                     de printemps dans les provinces des Prairies \u00e9tait                     estim\u00e9e \u00e0 661 millions de boisseaux. <\/p>\n<p> Fort Macleod, en Alberta, fut longtemps le centre de ralliement                     des cowboys du Canada \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque des grands                     p\u00e2turages. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;eut lieu en 1885, le rassemblement                     de b\u00e9tail le plus consid\u00e9rable dans toute l&rsquo;histoire                     de l&rsquo;Ouest canadien. <\/p>\n<p> Aujourd&rsquo;hui, trois millions de b\u00eates paissent dans                     les vastes ranches de l&rsquo;Alberta, et 1,163,200 t\u00eates                     ont \u00e9t\u00e9 exp\u00e9di\u00e9es vers les usines                     de conserves et les parcs \u00e0 bestiaux en 1965. Le Manitoba                     a mis 363,240 bovins sur le march\u00e9 et la Saskatchewan                     704,750 pendant la m\u00eame p\u00e9riode. <\/p>\n<p> Le premier grand troupeau de moutons d&rsquo;herbage fut amen\u00e9                     \u00e0 pied du Montana en Alberta, en 1884, et la m\u00eame                     ann\u00e9e cette province exp\u00e9diait 70,000 livres                     de laine vers l&rsquo;ext\u00e9rieur. Pr\u00e8s de 200,000 moutons                     et agneaux sont maintenant mis en vente chaque ann\u00e9e.                   <\/p>\n<h3>Les for\u00eats, les fourrures et                   la p\u00eache<\/h3>\n<p> On ne pense gu\u00e8re aux for\u00eats lorsqu&rsquo;il est                     question des provinces des Prairies, et pourtant l&rsquo;on y trouve                     400,000 milles carr\u00e9s de terre bois\u00e9e, dont                     219,000 milles carr\u00e9s en production. <\/p>\n<p> Chacune des trois provinces envisage da possibilit\u00e9                     de d\u00e9velopper l&rsquo;industrie de la p\u00e2te et du papier.                     Le Manitoba concentre ses efforts sur un complexe forestier                     de 100 millions de dollars, dont le point central est la r\u00e9gion                     de Le Pas, mais qui s&rsquo;\u00e9tend en fait sur toute la longueur                     du chemin de fer de la baie d&rsquo;Hudson jusqu&rsquo;au port de Churchill.                     La Saskatchewan, qui compte 43,000 milles carr\u00e9s de                     territoire o\u00f9 pr\u00e9dominent l&rsquo;\u00e9pinette,                     le pin gris et le tremble, projette de construire une usine                     de p\u00e2te \u00e0 papier de $65 millions, et, \u00e0                     la baie d&rsquo;Hudson, pr\u00e8s de la fronti\u00e8re du Manitoba,                     une scierie de 2 millions \u00bd de dollars produira chaque ann\u00e9e                     50 millions de pieds-planche de montants de charpente s\u00e9ch\u00e9s                     au four. L&rsquo;Alberta, o\u00f9 le volume du bois sur pied accessible                     est presque aussi consid\u00e9rable que dans le Qu\u00e9bec,                     assure de l&#8217;emploi \u00e0 quelque dix mille travailleurs                     dans ses for\u00eats, ses scieries et ses industries du papier                     et du contre-plaqu\u00e9. <\/p>\n<p> Les \u00ab\u00a0brigades\u00a0\u00bb de traite des fourrures, compos\u00e9es                     chacune de quatre \u00e0 six embarcations de 34 pieds, ne                     sillonnent plus les eaux de la rivi\u00e8re Rouge, mais                     la valeur des peaux d&rsquo;animaux produites chaque ann\u00e9e                     atteint 11 millions de dollars. <\/p>\n<p> Les lacs des provinces des Prairies renferment du poisson                     de haute qualit\u00e9\u00a0: poisson blanc, dor\u00e9,                     truite et la r\u00e9put\u00e9e laquaiche aux yeux d&rsquo;or.                     La p\u00eache commerciale, qui est l&rsquo;une des principales                     sources de revenu des habitants du Nord, constitue une int\u00e9ressante                     occupation secondaire pour les cultivateurs des environs des                     grands lacs. En l&rsquo;espace d&rsquo;un an, la p\u00eache a rapport\u00e9                     6 millions \u00bd de dollars au Manitoba, 3.1 millions en Saskatchewan                     et 1 million \u00bd en Alberta. <\/p>\n<h3>Le Manitoba<\/h3>\n<p> Le Manitoba est situ\u00e9 au coeur m\u00eame du continent,                     son jardin international de la Paix, \u00e0 la fronti\u00e8re                     des \u00c9tats-Unis, marquant \u00e0 peu pr\u00e8s le                     centre g\u00e9ographique de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord. En                     1870, ann\u00e9e o\u00f9 il est devenu une province, sa                     population \u00e9tait de 11,963 habitants\u00a0; lors du                     recensement de 1961, elle avait atteint 922,000, et, aujourd&rsquo;hui,                     elle s&rsquo;est accrue de presque 40,000. <\/p>\n<p> En face de Winnipeg, dont elle est s\u00e9par\u00e9e                     par la rivi\u00e8re Rouge, se trouve la pittoresque ville                     de Saint-Boniface, seule grande agglom\u00e9ration canadienne-fran\u00e7aise                     en dehors de la province de Qu\u00e9bec. En 1961, la population                     de langue fran\u00e7aise de cette province se chiffrait                     \u00e0 83,936. <\/p>\n<p> La principale richesse naturelle du Manitoba a toujours                     \u00e9t\u00e9 la fertilit\u00e9 de son sol et la nature                     favorable de son climat. Son r\u00e9put\u00e9 bl\u00e9                     num\u00e9ro 1 du Nord est devenu l&rsquo;arch\u00e9type mondial                     de cette c\u00e9r\u00e9ale. La centralisation des fermes                     se continue\u00a0; les derni\u00e8res statistiques en fixent                     le nombre \u00e0 41,000, dont la superficie globale d\u00e9passe                     dix-huit millions d&rsquo;acres. <\/p>\n<p> Les revenus en esp\u00e8ces &#8211; les recettes des ventes                     faites par les agriculteurs &#8211; ont atteint $8,085 par ferme                     en 1965. La valeur moyenne en capital des fermes est de $27,000.                   <\/p>\n<p> Les progr\u00e8s industriels se poursuivent d&rsquo;une fa\u00e7on                     constante, quelque 1,500 entreprises produisant des marchandises                     d&rsquo;une valeur brute de 970 millions de dollars. La moyenne                     des salaires hebdomadaires est de $82.10 en comparaison de                     $58.30 il y a dix ans. <\/p>\n<p> On estime qu&rsquo;en 1965, 5,300 personnes \u00e9taient directement                     employ\u00e9es dans l&rsquo;industrie des mines et que la valeur                     de la production mini\u00e8re a atteint cette ann\u00e9e-l\u00e0                     un record sans pr\u00e9c\u00e9dent de 182 millions de                     dollars, soit le triple de ce qu&rsquo;elle \u00e9tait en 1960.                   <\/p>\n<p> La Province compte maintenant 25 soci\u00e9t\u00e9s                     mini\u00e8res en activit\u00e9, et les d\u00e9penses                     consacr\u00e9es \u00e0 l&rsquo;exploration dans la seule zone                     pr\u00e9cambrienne se sont \u00e9lev\u00e9es \u00e0                     quelque 5 millions de dollars. L&rsquo;exploitation p\u00e9troli\u00e8re                     offre des perspectives int\u00e9ressantes, car on rel\u00e8ve                     898 puits exploitables, et la valeur totale du p\u00e9trole                     brut produit en 1965 a \u00e9t\u00e9 de 12 millions de                     dollars. <\/p>\n<p> Le Manitoba est la seule province des Prairies qui poss\u00e8de                     un port oc\u00e9anique. Ce port est dot\u00e9 d&rsquo;un \u00e9l\u00e9vateur                     \u00e0 grains d&rsquo;une capacit\u00e9 de cinq millions de                     boisseaux. <\/p>\n<h3>La Saskatchewan<\/h3>\n<p> La Saskatchewan poss\u00e8de \u00e0 elle seule plus                     de 37 p. 100 de la totalit\u00e9 des terres agricoles occup\u00e9es                     du Canada. \u00c0 la fin du si\u00e8cle dernier, il n&rsquo;y                     avait que 90,000 habitants sur ses 252,000 milles carr\u00e9s                     de superficie. En 1965, le nombre en \u00e9tait pass\u00e9                     \u00e0 951,000. <\/p>\n<p> En 1964, les activit\u00e9s non agricoles constituaient                     62 p. 100 de l&rsquo;\u00e9conomie productive au regard des 38                     p. 100 de l&rsquo;agriculture, mais l&rsquo;ann\u00e9e suivante les                     capitaux affect\u00e9s \u00e0 la construction et aux machines                     neuves se chiffraient \u00e0 786 millions de dollars, soit                     le double de ce qu&rsquo;ils \u00e9taient dix ans plus t\u00f4t.                     La m\u00eame p\u00e9riode a vu la moyenne des salaires                     hebdomadaires augmenter de $58.02 \u00e0 $85.12. En 1965,                     les revenus des particuliers ont atteint 1,865 millions de                     dollars, et les m\u00eames revenus par habitant la somme                     de $1,961. <\/p>\n<p> L&rsquo;industrie mini\u00e8re de la Saskatchewan progresse                     \u00e0 pas de g\u00e9ant. La valeur de la production en                     1965 a \u00e9t\u00e9 de 335 millions de dollars, par rapport                     \u00e0 86 millions \u00bd en 1955 et \u00e0 22 millions \u00bc en                     1945. <\/p>\n<p> Les principales richesses du sous-sol de la Saskatchewan                     sont le p\u00e9trole et le gaz naturel. En 1944, 38 ans                     apr\u00e8s le forage du premier puits et \u00e0 la suite                     de 229 sondages, une nappe de p\u00e9trole d&rsquo;un bon rapport                     \u00e9tait d\u00e9couverte. En 1964, la production totale                     de p\u00e9trole atteignait 500 millions de barils, et les                     capitaux investis d\u00e9passaient le niveau de $1,000 millions.                     Un r\u00e9seau de pipelines achemine le gaz naturel vers                     les habitations et les \u00e9tablissements industriels de                     la province de m\u00eame que l&rsquo;huile vers les march\u00e9s                     de l&rsquo;Est du Canada et des \u00c9tats-Unis. <\/p>\n<p> De simple curiosit\u00e9, cot\u00e9 \u00e0 $2,500                     le pied cube, qu&rsquo;il \u00e9tait \u00e0 l&rsquo;origine, l&rsquo;h\u00e9lium                     est devenu, en Saskatchewan, un gaz pr\u00e9cieux dont la                     production co\u00fbte maintenant moins de un cent le pied                     cube. Exception faite des puits d&rsquo;extraction plac\u00e9s                     sous la direction du gouvernement aux \u00c9tats-Unis, les                     \u00e9tablissements de la Saskatchewan constituent la seule                     source d&rsquo;h\u00e9lium du monde libre. <\/p>\n<p> Il est possible cependant que la potasse surpasse bient\u00f4t                     le p\u00e9trole en importance \u00e9conomique dans cette                     province. Les capitaux d\u00e9j\u00e0 investis ou engag\u00e9s                     dans cette industrie atteignent 500 millions de dollars, et,                     en 1970, la capacit\u00e9 des installations sera de dix                     millions de tonnes de muriate par ann\u00e9e. Les r\u00e9serves                     de la Saskatchewan dans ce domaine sont \u00e9valu\u00e9es                     \u00e0 20,000 millions de tonnes, ce qui repr\u00e9sente                     environ la moiti\u00e9 des r\u00e9serves mondiales connues                     et une quantit\u00e9 suffisante pour fournir de l&rsquo;engrais                     \u00e0 toutes les terres arables du globe pendant cinq si\u00e8cles.                   <\/p>\n<p> De vastes \u00e9tendues de terrains, r\u00e9parties                     sur une bande de soixante milles de largeur, renferment des                     gisements de charbon, dont les r\u00e9serves se montent                     \u00e0 36,000 millions de tonnes. Les seuls d\u00e9p\u00f4ts                     connus de sulfate de soude d&rsquo;importance commerciale au Canada                     se trouvent en Saskatchewan. <\/p>\n<p> La production nette des industries non agricoles s&rsquo;\u00e9tablissait                     \u00e0 $777 millions en 1965. La main-d&rsquo;oeuvre a augment\u00e9                     de 55,000 entre 1951 et 1965, tandis que le nombre des ouvriers                     agricoles a diminu\u00e9 de 11,000. <\/p>\n<p> Mais la Saskatchewan est avant tout une province \u00e0                     bl\u00e9. Les fermes occupent environ 46 p. 100 de son territoire,                     dont 44 millions d&rsquo;acres sont en culture. <\/p>\n<p> Les capitaux investis dans l&rsquo;agriculture commerciale &#8211; terre,                     b\u00e2timents, machines, animaux et volaille &#8211; d\u00e9passent                     $3,260 millions, soit une moyenne de $40,000 par ferme, et                     le revenu agricole net a \u00e9t\u00e9 de quelque $4,000                     par ferme en moyenne au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es.                   <\/p>\n<p> La province a recours \u00e0 l&rsquo;irrigation pour assurer                     une plus grande stabilit\u00e9 \u00e0 son agriculture.                     Ainsi les vastes travaux d&rsquo;am\u00e9nagement de la Saskatchewan                     du Sud permettront d&rsquo;irriguer plus de 200,000 acres de terre,                     dont 35,000 acres en 1970. <\/p>\n<h3>L&rsquo;Alberta<\/h3>\n<p> L&rsquo;aspect \u00e9conomique et industriel de l&rsquo;Alberta a                     subi de rapides et profondes transformations depuis la guerre.                     En l&rsquo;espace de quelques ann\u00e9es, ce qui \u00e9tait                     essentiellement une province rurale dot\u00e9e d&rsquo;une faible                     population est devenu une province o\u00f9 pr\u00e9domine                     l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment urbain et dont la population s&rsquo;accro\u00eet                     rapidement. On pr\u00e9voit que le million et demi d&rsquo;habitants                     qu&rsquo;elle compte actuellement sera pass\u00e9 \u00e0 2 millions                     en 1981. <\/p>\n<p> La plus forte augmentation s&rsquo;est produite dans l&rsquo;industrie                     mini\u00e8re, soit de $55 millions en 1947 \u00e0 $800                     millions en 1965. L&rsquo;industrie du b\u00e2timent est pass\u00e9e                     de $74 \u00e0 $982 millions, et l&rsquo;industrie manufacturi\u00e8re                     de $89 millions \u00e0 $1,269 millions. Le budget provincial                     de 1966-1967 s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve au total de $682 millions,                     ce qui repr\u00e9sente une augmentation de 38 p. 100 par                     rapport \u00e0 l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente.                     Les investissements publics et priv\u00e9s effectu\u00e9s                     en 1966 sont \u00e9valu\u00e9s \u00e0 $1,770 millions,                     soit $1,204 par habitant. <\/p>\n<p> Tout cela s&rsquo;est \u00e9difi\u00e9 sur la base de l&rsquo;agriculture,                     et la culture du sol demeure tr\u00e8s importante. Les terres                     arables occupent une superficie de 47 millions d&rsquo;acres. Les                     sources principales de revenus agricoles en esp\u00e8ces                     ont rapport\u00e9 $597 millions en 1965. Dans le sud, d&rsquo;importants                     travaux d&rsquo;irrigation ont contribu\u00e9 \u00e0 rendre                     productives pr\u00e8s d&rsquo;un million d&rsquo;acres de terre, et                     la province a entrepris un vaste programme d&rsquo;am\u00e9nagement                     des eaux et de conservation. <\/p>\n<p> Le d\u00e9veloppement des mines y a commenc\u00e9 en                     1869, ann\u00e9e o\u00f9 un prospecteur d&rsquo;or d\u00e9couvrit                     pr\u00e8s de Fort Whoop-up un g\u00eete houiller qu&rsquo;il                     transforma en une industrie rentable. <\/p>\n<p> M\u00eame si l&rsquo;industrie de la houille a \u00e9t\u00e9                     \u00e9clips\u00e9e par celles du p\u00e9trole et du                     gaz naturel, il semble bien que le niveau le plus bas ait                     \u00e9t\u00e9 atteint et que cette industrie est maintenant                     en progression. En 1965 la production a \u00e9t\u00e9                     de 3 millions \u00bd de tonnes, et le faible prix de l&rsquo;\u00e9nergie                     fournie par le charbon extrait \u00e0 ciel ouvert attire                     l&rsquo;attention des centrales d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 thermique.                   <\/p>\n<p> Le p\u00e9trole est la plus importante des ressources                     min\u00e9rales de l&rsquo;Alberta, qui compte 12,000 puits productifs                     et dont les r\u00e9serves sont estim\u00e9es \u00e0                     6,080 millions de barils. <\/p>\n<p> Cette industrie a fait beaucoup de chemin depuis 1886, ann\u00e9e                     o\u00f9 John \u00ab\u00a0Kootenai\u00a0\u00bb Brown commen\u00e7a                     \u00e0 recueillir le p\u00e9trole qui suintait dans la                     r\u00e9gion des lacs Waterton et \u00e0 le vendre comme                     graisse pour les machines \u00e0 $1 le gallon. En 1914,                     c&rsquo;\u00e9tait la d\u00e9couverte du champ p\u00e9trolif\u00e8re                     de Turner Valley, et les gens faisaient la queue dans les                     rues de Calgary pour acheter des actions lors du premier boom                     des p\u00e9troles albertains. Mis au jour en 1947, les gisements                     de Leduc devaient litt\u00e9ralement transformer l&rsquo;\u00e9conomie                     de la province. Vinrent ensuite ceux de Redwater, Golden Spike,                     Woodbend, Swan Hills, etc., et gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;Alberta,                     le Canada est depuis vingt ans le principal producteur de                     p\u00e9trole du Commonwealth. En 1965, sa production a atteint                     le total de 184.1 millions de barils. <\/p>\n<p> La production du gaz naturel a \u00e9t\u00e9 de 1,290                     millions de pieds cubes en 1965, alors que 85 usines de transformation                     \u00e9taient en activit\u00e9. Les exportations se sont                     \u00e9lev\u00e9es \u00e0 314,000 millions de pieds cubes.                     Les r\u00e9serves de gaz naturel constat\u00e9es s&rsquo;\u00e9tablissent                     au chiffre impressionnant de 37,600,000,000,000 de pieds cubes.                     La valeur brute des ventes de p\u00e9trole, de gaz naturel                     et des produits du gaz a atteint $704 millions en 1965. <\/p>\n<p> En plus de ses r\u00e9serves de p\u00e9trole liquide,                     l&rsquo;Alberta poss\u00e8de une \u00e9tendue de huit millions                     d&rsquo;acres de sables bitumineux, dont les possibilit\u00e9s                     sont \u00e9valu\u00e9es \u00e0 plus de 700,000 millions                     de barils de p\u00e9trole. Une usine d&rsquo;extraction et d&rsquo;amendement,                     d&rsquo;un co\u00fbt de $200 millions, doit \u00eatre mise en                     service en 1967. <\/p>\n<p> Sur la base de l&rsquo;agriculture et des mines, l&rsquo;Alberta a r\u00e9ussi                     \u00e0 \u00e9riger un remarquable complexe manufacturier,                     dont le rythme de croissance est de l&rsquo;ordre de 50 millions                     de dollars par ann\u00e9e. Quelque 3,000 usines fabriquent                     une vaste gamme de produits, \u00e9valu\u00e9s \u00e0                     $1,000 millions par an. Les revenus des particuliers, qui                     ont tripl\u00e9 depuis vingt ans, ont presque doubl\u00e9                     au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es, tandis que                     la moyenne des salaires hebdomadaires est pass\u00e9e de                     $62.30 \u00e0 $91.10 pendant la m\u00eame d\u00e9cennie.                   <\/p>\n<h3>Perspectives d&rsquo;avenir<\/h3>\n<p> Voil\u00e0 o\u00f9 en sont les provinces des Prairies                     au moment o\u00f9 s&rsquo;ach\u00e8ve leur premier si\u00e8cle                     d&rsquo;adh\u00e9sion \u00e0 la Conf\u00e9d\u00e9ration                     canadienne. Tout indique que la p\u00e9riode d&rsquo;apog\u00e9e                     de l&rsquo;histoire des plaines ne fait que commencer. <\/p>\n<p> Le sort de l&rsquo;agriculture au cours des ann\u00e9es \u00e0                     venir est prometteur. Gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;accroissement                     de la population et \u00e0 l&rsquo;\u00e9l\u00e9vation des                     niveaux de vie, on pr\u00e9voit que la consommation de la                     viande doublera d&rsquo;ici 1980. Afin de satisfaire \u00e0 ce                     besoin, la demande de c\u00e9r\u00e9ales fourrag\u00e8res                     doublera \u00e9galement. L&rsquo;industrie manufacturi\u00e8re                     va hardiment de l&rsquo;avant dans les Prairies. Les richesses du                     sous-sol sont amen\u00e9es \u00e0 la surface et transform\u00e9es                     en vue de leur exportation. L&rsquo;instruction et l&rsquo;enseignement                     sont revaloris\u00e9s, afin de pr\u00e9parer les jeunes                     \u00e0 tirer le meilleur parti possible des avantages de                     demain. La Saskatchewan consacre actuellement 78 millions                     de dollars \u00e0 l&rsquo;instruction, l&rsquo;Alberta 154.8 millions                     et le Manitoba 83 millions. <\/p>\n<p> Il ne faut pas oublier, enfin, que si l&rsquo;Ouest est ce qu&rsquo;il                     est aujourd&rsquo;hui et que si ses perspectives d&rsquo;avenir paraissent                     brillantes, il le doit dans une certaine mesure \u00e0 la                     d\u00e9termination, au sens de la justice et au courage                     imperturbable de la Gendarmerie royale, qui entreprit sa longue                     marche \u00e0 travers les plaines, en 1874, en vue \u00ab\u00a0d&rsquo;imposer                     la loi de Sa Majest\u00e9 dans un royaume quelque peu troubl\u00e9\u00a0\u00bb.                   <\/p>\n<p> Le Parlement adopta une loi instituant la Gendarmerie \u00e0                     cheval du Nord-Ouest en 1873, et, l&rsquo;ann\u00e9e suivante,                     274 agents partaient de la rivi\u00e8re Rouge pour patrouiller                     une superficie de 750,000 milles carr\u00e9s. Apr\u00e8s                     avoir \u00e9tabli leur quartier g\u00e9n\u00e9ral \u00e0                     Macleod, ils s&rsquo;attaqu\u00e8rent \u00e0 la t\u00e2che                     de d\u00e9loger les trafiquants sans loi et de cr\u00e9er                     des liens d&rsquo;amiti\u00e9 avec les Indiens. <\/p>\n<p> Comme l&rsquo;a not\u00e9 un observateur\u00a0: \u00ab\u00a0Il n&rsquo;y                     eut ni r\u00e9giments de soldats, ni cavalerie impitoyable,                     ni d&rsquo;\u00e9normes quantit\u00e9s de munitions de guerre,                     ni r\u00e9pression arm\u00e9e&#8230; mais c&rsquo;est tout simplement                     par le tact, l&rsquo;intr\u00e9pidit\u00e9, la compr\u00e9hension                     et la diplomatie\u00a0\u00bb que l&rsquo;on parvint \u00e0 \u00e9tablir                     l&rsquo;ordre et la paix, et \u00e0 assurer la s\u00e9curit\u00e9                     de la vie et des biens de la population. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[38],"class_list":["post-1995","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-38"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 47, N\u00b0 8 - Ao\u00fbt 1966 - Des Grands Lacs aux Rocheuses - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-47-n-8-aout-1966-des-grands-lacs-aux-rocheuses\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 47, N\u00b0 8 - Ao\u00fbt 1966 - Des Grands Lacs aux Rocheuses\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Les provinces des prairies occupent le tiers de la superficie totale du Canada, \u00e0 l&rsquo;exclusion des Territoires\u00a0; 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