{"id":1988,"date":"1959-08-01T00:00:00","date_gmt":"1959-08-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-40-n-6-aout-1959-la-vie-campagnarde\/"},"modified":"2022-10-17T15:30:09","modified_gmt":"2022-10-17T15:30:09","slug":"vol-40-n-6-aout-1959-la-vie-campagnarde","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-40-n-6-aout-1959-la-vie-campagnarde\/","title":{"rendered":"Vol. 40, N\u00b0 6 &#8211; Ao\u00fbt 1959 &#8211; La vie campagnarde"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">La vie \u00e0 la campagne, cela                     \u00e9voque en nous le coin champ\u00eatre o\u00f9 nous                     avons pass\u00e9 nos vacances, sinon les charmes de la ferme                     o\u00f9 nous avons grandi. <\/p>\n<p> La vie campagnarde n&rsquo;est pas toujours rose, car le cultivateur                     a lui aussi ses heures sombres et ses moments p\u00e9nibles,                     comme nous l&rsquo;apprennent les journaux ou la radio, mais regardons                     plut\u00f4t le bon c\u00f4t\u00e9 de la m\u00e9daille.                   <\/p>\n<p> Les agriculteurs ne songent pas uniquement aux valeurs mat\u00e9rielles                     de leur existence. Quand on leur parle, ils se disent fiers                     de leur ind\u00e9pendance, de leur stabilit\u00e9, de                     leur famille unie par des liens plus intimes, de la vari\u00e9t\u00e9                     de leurs travaux et de l&rsquo;air salubre qu&rsquo;ils respirent. Ils                     jouissent de la beaut\u00e9 de la nature, bonheur que n&rsquo;ont                     pas souvent les citadins. <\/p>\n<p> L&rsquo;amour du sol et l&rsquo;ambition d&rsquo;en am\u00e9liorer la production                     sont deux qualit\u00e9s propres \u00e0 des \u00e2mes                     bien tremp\u00e9es. Les campagnards sont des po\u00e8tes                     qui s&rsquo;ignorent, mais ils go\u00fbtent chaque ann\u00e9e                     le plaisir de semer en bonne terre. Ce sont aussi des philosophes                     \u00e0 qui le temps des moissons enseigne la bri\u00e8vet\u00e9                     des choses. <\/p>\n<p> De tous les milieux o\u00f9 vivent les hommes, il n&rsquo;en                     est pas de plus agr\u00e9able qu&rsquo;une collectivit\u00e9                     rurale. Celle-ci ne consiste pas en une agglom\u00e9ration                     de belles demeures, mais en des maisons et des fermes bien                     espac\u00e9es et construites pour le confort. \u00c0 la                     campagne, tout le monde se conna\u00eet et s&rsquo;entraide. Quelle                     consolation que celle de pouvoir compter sur de bons voisins                     en temps de crise ou de malheur\u00a0! <\/p>\n<h3>L&rsquo;ambiance<\/h3>\n<p> Nul ne peut \u00eatre heureux s&rsquo;il se tracasse pour des                     d\u00e9tails futiles. <\/p>\n<p> Le cultivateur se fie sur la nature, non sur les aiguilles                     de l&rsquo;horloge. Les saisons, les phases de la lune et les changements                     de direction du vent guident ses travaux. Les signes du ciel                     lui disent quand semer, quand moissonner, quand rentrer ses                     l\u00e9gumes et quand saler sa viande. <\/p>\n<p> Ses serviteurs ce sont le soleil qui r\u00e9chauffe les                     sillons, la pluie qui les arrose, la terre elle-m\u00eame,                     grande nourrici\u00e8re. <\/p>\n<p> Mais la bonne culture des champs, plus que toute autre entreprise,                     d\u00e9pend des qualit\u00e9s personnelles de ceux qui                     en prennent la charge. Par contre, l&rsquo;individualit\u00e9                     de l&rsquo;industriel s&rsquo;estompe parfois dans l&rsquo;uniformit\u00e9                     de son entourage. <\/p>\n<p> Le bon cultivateur suit le progr\u00e8s. Il sait faire                     face aux situations nouvelles, sans songer avec nostalgie                     au pass\u00e9. Les nouveaux Canadiens, originaires d&rsquo;Europe,                     ont peut-\u00eatre grandi dans des chaumi\u00e8res o\u00f9                     le parquet \u00e9tait en dalles de pierre, mais aujourd&rsquo;hui                     ils ont le chauffage central, l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9                     et des tapis dans toutes les pi\u00e8ces. <\/p>\n<h3>Le monde change<\/h3>\n<p> Notre \u00e9poque est t\u00e9moin de grands changements.                     Il n&rsquo;est pas donn\u00e9 \u00e0 tous de saisir les cons\u00e9quences                     des d\u00e9couvertes de l&rsquo;\u00e2ge atomique et la port\u00e9e                     des conf\u00e9rences internationales, mais tout nous incite                     \u00e0 rechercher les moyens de nous adapter aux circonstances                     nouvelles afin de sauvegarder la famille et la soci\u00e9t\u00e9.                   <\/p>\n<p> La v\u00e9ritable stabilit\u00e9 ne consiste pas \u00e0                     attendre que tout s&rsquo;arrange. Elle ne s&rsquo;obtient qu&rsquo;en se conformant                     aux changements de la vie courante. Puisque tout varie autour                     de nous, nous ne devons pas croupir dans la stagnation. \u00ab\u00a0Cherchons                     \u00e0 nous accommoder \u00e0 cette vie, disait Montesquieu\u00a0;                     ce n&rsquo;est point \u00e0 cette vie \u00e0 s&rsquo;accommoder \u00e0                     nous.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Le cultivateur doit savoir utiliser et entretenir en bon                     \u00e9tat ses instruments aratoires m\u00e9canis\u00e9s,                     engager et diriger des travailleurs exp\u00e9riment\u00e9s                     et bien g\u00e9rer son fond de terre et son capital. Il                     doit surveiller ses d\u00e9penses, vendre ses produits avec                     profit et bien \u00e9quilibrer les divers \u00e9l\u00e9ments                     de son entreprise. <\/p>\n<p> Les probl\u00e8mes complexes auxquels le cultivateur doit                     faire face sont expos\u00e9s en d\u00e9tail dans les quatorze                     rapports d&rsquo;un tr\u00e8s grand int\u00e9r\u00eat, publi\u00e9s                     depuis 1955 par une commission d&rsquo;\u00e9tude et de recherches                     de la Saskatchewan sur l&rsquo;agriculture et la vie rurale. <\/p>\n<p> Inutile d&rsquo;insister sur l&rsquo;importance croissante de l&rsquo;agriculture.                     \u00c9tant donn\u00e9 que la population mondiale augmente                     au rythme de 45 millions d&rsquo;habitants par ann\u00e9e, songeons                     \u00e0 toutes ces nouvelles bouches qu&rsquo;il faut nourrir.                     Le philosophe am\u00e9ricain Emerson a d\u00e9crit le                     r\u00f4le du cultivateur dans le monde par cette image\u00a0:                     \u00ab\u00a0Dans la grande maisonn\u00e9e de la nature, le cultivateur                     se tient devant la huche o\u00f9 il p\u00e8se \u00e0                     chacun son pain\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> Tenter de pr\u00e9dire l&rsquo;avenir est pr\u00e9somptueux,                     car personne ne saurait entrevoir les changements qui surviendront                     \u00e0 la suite des inventions qu&rsquo;on pourra mettre en pratique.                     Qui peut imaginer ce que sera le cultivateur canadien de 1967,                     ann\u00e9e du centenaire de la Conf\u00e9d\u00e9ration,                     encore moins ce qu&rsquo;il fera en l&rsquo;an 2067\u00a0? Que lui faudra-t-il                     savoir\u00a0? Quelle comp\u00e9tence devra-t-il poss\u00e9der\u00a0?                   <\/p>\n<p> Selon un rapport r\u00e9dig\u00e9 par la Commission                     royale d&rsquo;enqu\u00eate sur les perspectives \u00e9conomiques                     du Canada, les besoins en nourriture auront doubl\u00e9                     en 1980, les b\u00e9n\u00e9fices agricoles seront plus                     consid\u00e9rables, des villes industrielles auront remplac\u00e9                     les vergers et les vignobles de la p\u00e9ninsule du Niagara,                     tandis que les cultivateurs des Prairies r\u00e9duiront                     probablement leurs emblavures pour s&rsquo;occuper davantage de                     l&rsquo;\u00e9levage du b\u00e9tail. <\/p>\n<p> Le sort futur de la famille rurale ne peut se repr\u00e9senter                     uniquement par des courbes statistiques\u00a0; il d\u00e9pendra                     de circonstances nouvelles et, comme le disait r\u00e9cemment                     M. Hannan, pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration                     canadienne de l&rsquo;agriculture, de la mesure o\u00f9 nous aurons                     \u00ab\u00a0sur nos fermes des citoyens qui se suffisent \u00e0                     eux-m\u00eames, au m\u00eame degr\u00e9 que les industriels                     et les hommes des autres professions, et dou\u00e9s de la                     clairvoyance, de l&rsquo;habilet\u00e9 et de l&rsquo;aplomb que donnent                     l&rsquo;exp\u00e9rience et l&rsquo;assurance qu&rsquo;inspire le fait de modeler                     sa destin\u00e9e\u00a0\u00bb. <\/p>\n<h3>Vie rurale et vie urbaine<\/h3>\n<p> Certains fils de cultivateurs songent \u00e0 quitter la                     ferme afin de s&rsquo;affranchir de ses corv\u00e9es, de ses restrictions                     et de la puissance paternelle. Ils s&rsquo;imaginent que la vie                     des villes leur plaira davantage. <\/p>\n<p> C&rsquo;est agir comme le chien de la fable qui l\u00e2che sa                     proie pour l&rsquo;ombre. Les quelques d\u00e9savantages que comporte                     la vie rurale peuvent \u00eatre surmont\u00e9s par un esprit                     alerte, une imagination fertile et des mains habiles. Celui                     qui d\u00e9serte la campagne retrouvera d&rsquo;ailleurs \u00e0                     la ville des inconv\u00e9nients bien plus grands. Dans ses                     <em>Confessions<\/em>, Jean-Jacques Rousseau exprime ainsi son                     chagrin d&rsquo;avoir quitt\u00e9 sa retraite\u00a0: \u00ab\u00a0Le                     souvenir des jours heureux que j&rsquo;ai pass\u00e9s \u00e0                     la campagne m&rsquo;a fait regretter son s\u00e9jour et ses plaisirs                     dans tous les \u00e2ges&#8230;\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Consid\u00e9rons bien le pour et le contre, mais il serait                     exag\u00e9r\u00e9 de prendre ce que la ville a de mieux                     et d&rsquo;exiger la m\u00eame chose \u00e0 la campagne. <\/p>\n<p> Le cultivateur qui se plaint de son sort doit savoir que                     dans les villes tout le monde ne vit pas sur un lit de roses.                     La maladie, les accidents et les infirmit\u00e9s frappent                     aussi bien les citadins que les campagnards. \u00c0 la ville,                     le travail \u00e9loigne le p\u00e8re de sa famille pendant                     de longues heures. Les enfants ne peuvent plus contribuer                     au budget familial ni aider aux efforts paternels. De plus,                     ils prennent rarement une part active aux jeux \u00e0 cause                     de la commercialisation des amusements et des sports o\u00f9                     ils ne sont que spectateurs. <\/p>\n<p> Ainsi donc, le cultivateur, si son existence est plus dure,                     jouit par contre de nombreux avantages. \u00ab\u00a0Trop heureux                     les hommes des champs, disait Virgile, s&rsquo;ils connaissaient                     leur bonheur\u00a0!\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Gardons-nous surtout de sous-estimer tous ces plaisirs innocents                     qu&rsquo;on ne trouve qu&rsquo;\u00e0 la campagne\u00a0: celui de boire                     l&rsquo;eau \u00e0 la source, d&rsquo;entendre le chant du coq et les                     poules caqueter dans la basse-cour, de voir les pots de confitures                     align\u00e9s sur les tablettes de la d\u00e9pense, de                     savoir que, pour l&rsquo;hiver, il y aura des l\u00e9gumes et                     des pommes dans la cave, du porc dans le saloir, du bois de                     chauffage dans la remise. <\/p>\n<p> Quelle fiert\u00e9, quelle impression d&rsquo;ind\u00e9pendance                     ne ressent pas aussi le fils quand son p\u00e8re lui confie                     le soin de conduire le tracteur pour les travaux des champs\u00a0!                   <\/p>\n<h3>Civisme et loisirs<\/h3>\n<p> Conserver tout ce qu&rsquo;il y a de bon dans la vie tout en sachant                     profiter des progr\u00e8s de la science, tel est le devoir                     de ceux qui ch\u00e9rissent assez leur bonheur pour travailler                     de bon coeur avec les autres, car on \u00e9prouve toujours                     une grande satisfaction \u00e0 aider son voisin et \u00e0                     se d\u00e9vouer pour sa collectivit\u00e9. Voil\u00e0                     pourquoi l&rsquo;esprit civique &#8211; \u00ab\u00a0en vertu duquel, \u00e9crit                     Siegfried, chacun, tout en revendiquant sont quant-\u00e0-soi,                     estime devoir s&rsquo;encadrer dans la communaut\u00e9 et collaborer                     \u00e0 la vie sociale\u00a0\u00bb &#8211; est essentiel au maintien                     de notre soci\u00e9t\u00e9. <\/p>\n<p> Si le citadin semble parfois plus \u00e9go\u00efste, le                     campagnard lui ne se fait pas prier pour secourir quelqu&rsquo;un                     qui est \u00ab\u00a0mal pris\u00a0\u00bb. T\u00e9moin les corv\u00e9es                     volontaires pour lever une grange, finir un toit \u00e0                     la veille d&rsquo;un orage ou rentrer les moissons. <\/p>\n<p> Quant aux visites, on recourt \u00e0 moins de formalit\u00e9s                     qu&rsquo;en ville. La journ\u00e9e faite, on va cogner \u00e0                     la porte voisine pour fumer une pipe et jaser \u00ab\u00a0un brin\u00a0\u00bb.                     Ces coutumes engendrent des amiti\u00e9s et une camaraderie                     qui va jusqu&rsquo;au plus admirable d\u00e9vouement. <\/p>\n<p> Les contacts personnels de la collectivit\u00e9 agricole                     sont d&rsquo;une valeur inestimable, mais nous devons nous appliquer                     \u00e0 sauvegarder ou \u00e0 reconstituer la collectivit\u00e9                     sociale. \u00c0 quoi servirait-il \u00e0 une famille de                     cultivateurs de poss\u00e9der des centaines d&rsquo;arpents, d&rsquo;avoir                     d&rsquo;abondantes r\u00e9coltes, de b\u00e2tir de vastes granges,                     si sa vie sociale n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;une p\u00e2le copie de                     la vie urbaine au lieu de conserver son cachet et sa dignit\u00e9.                   <\/p>\n<p> Peut-\u00eatre faudrait-il d&rsquo;autres organisations sociales                     pour \u00e9tudier les m\u00eames besoins traditionnels,                     mais qui se pr\u00e9sentent sous une forme nouvelle. <\/p>\n<p> Des efforts collectifs, inspir\u00e9s par des chefs dou\u00e9s                     d&rsquo;id\u00e9es originales, peuvent accomplir beaucoup en recourant                     \u00e0 la collaboration des autorit\u00e9s religieuses                     et scolaires, des clubs 4-H et des soci\u00e9t\u00e9s                     agricoles. Un centre de loisirs bien dirig\u00e9 servira                     \u00e0 organiser des soir\u00e9es, des jeux, des conf\u00e9rences                     et des s\u00e9ances. La salle paroissiale pourra m\u00eame                     avoir sa biblioth\u00e8que. <\/p>\n<p> Outre ces activit\u00e9s collectives, les ruraux ont besoin                     chez eux de distractions et de passe-temps apr\u00e8s les                     travaux des champs ou la traite des vaches. Il faut que ces                     distractions procurent quelque satisfaction personnelle, comme                     celle de jouer du piano, du violon, de la guitare ou de l&rsquo;harmonica,                     apr\u00e8s le repas du soir. <\/p>\n<p> Un jour, le fils d&rsquo;un cultivateur avait, en labourant, mis                     \u00e0 nu une pierre dont l&rsquo;aspect lui avait paru inusit\u00e9.                     Cette d\u00e9couverte le poussa \u00e0 \u00e9tudier                     la g\u00e9ologie. Aujourd&rsquo;hui, il poss\u00e8de une int\u00e9ressante                     collection de coquilles fossiles, de bois p\u00e9trifi\u00e9                     et de roches polies. Voil\u00e0 un passe-temps qui instruit.                     Il en existe bien d&rsquo;autres auxquels on peut se livrer selon                     ses go\u00fbts et dans la mesure de ses talents. <\/p>\n<h3>La maison de ferme<\/h3>\n<p> La maison est le coeur de la vie familiale, mais la maison                     de ferme est le centre de toute la vie rurale. Elle r\u00e9unit                     les pi\u00e8ces o\u00f9 l&rsquo;on travaille, les chambres o\u00f9                     l&rsquo;on peut dormir loin du bruit, la salle spacieuse et confortable                     o\u00f9 l&rsquo;on s&rsquo;amuse. <\/p>\n<p> La maison de ferme doit avoir un ext\u00e9rieur attrayant,                     autant pour le plaisir des passants que pour la satisfaction                     du ma\u00eetre. <\/p>\n<p> Une maison propre indique que son propri\u00e9taire est                     bon administrateur. Conserver ses d\u00e9pendances en bon                     \u00e9tat et bien peintur\u00e9es, prot\u00e9ger ses                     machines agricoles contre la rouille, ne rien laisser tra\u00eener,                     arracher les mauvaises herbes, tout cela fait partie d&rsquo;une                     bonne gestion&#8230; d&rsquo;autant plus qu&rsquo;un domaine rural propre                     pla\u00eet \u00e0 l&rsquo;oeil. <\/p>\n<p> Il faut aussi en soigner les abords en ayant des plates-bandes                     de fleurs, des arbustes et une pelouse en partie ombrag\u00e9e,                     o\u00f9 l&rsquo;on peut se reposer quand il fait chaud. Cet embellissement                     peut se faire \u00e0 peu de frais, apr\u00e8s les labours                     et les semailles. <\/p>\n<h3>Un \u00e9tang<\/h3>\n<p> Il est un projet plus ambitieux, mais \u00e0 la port\u00e9e                     d&rsquo;un bon nombre de familles rurales. C&rsquo;est celui d&rsquo;avoir un                     \u00e9tang o\u00f9 les bestiaux vont boire et o\u00f9                     l&rsquo;on peut se baigner en \u00e9t\u00e9 et patiner l&rsquo;hiver.                   <\/p>\n<p> Le moyen le plus simple est d&rsquo;utiliser une d\u00e9pression                     de terrain o\u00f9 s&rsquo;\u00e9coule l&rsquo;eau d&rsquo;un ruisseau.                     On peut creuser cet \u00e9tang en se servant d&rsquo;une charrue                     et d&rsquo;une pelle \u00e0 cheval ou encore d&rsquo;une charrue \u00e0                     neige. Les bords peuvent \u00eatre sem\u00e9s ou recouverts                     de mottes de gazon. On peut obtenir des conseils sur la fa\u00e7on                     de se faire un \u00e9tang en \u00e9crivant au minist\u00e8re                     de l&rsquo;Agriculture de sa province ou au minist\u00e8re f\u00e9d\u00e9ral                     de l&rsquo;Agriculture \u00e0 Ottawa. <\/p>\n<h3>L&rsquo;int\u00e9rieur de la maison<\/h3>\n<p> Quant \u00e0 l&rsquo;am\u00e9lioration de l&rsquo;int\u00e9rieur                     de la maison, un cultivateur la retarde parfois forc\u00e9ment                     pour deux raisons. La premi\u00e8re, fort plausible, est                     la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;avoir de bons instruments aratoires,                     de sorte qu&rsquo;il consacrera \u00e0 leur achat tout l&rsquo;argent                     dont il peut disposer sans pour cela priver sa famille du                     n\u00e9cessaire. La seconde raison est la r\u00e9pugnance                     \u00e0 changer quoi que ce soit dans la maison, \u00e0                     moins d&rsquo;y \u00eatre contraint par les circonstances. <\/p>\n<p> Parlant de la premi\u00e8re raison, les t\u00e9moins                     pri\u00e9s de donner leur opinion devant une commission                     d&rsquo;enqu\u00eate du Manitoba, ont exprim\u00e9 l&rsquo;avis que                     le cultivateur devrait accorder plus d&rsquo;importance aux am\u00e9liorations                     qui s&rsquo;imposent \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de sa maison et                     que la question de priorit\u00e9 devrait \u00eatre discut\u00e9e                     avec tous les membres de la famille. <\/p>\n<p> Prenons, par exemple, la cuisine o\u00f9 la femme passe                     la majeure partie de la journ\u00e9e. Cette pi\u00e8ce                     devrait \u00eatre agenc\u00e9e de mani\u00e8re \u00e0                     all\u00e9ger la t\u00e2che de l&rsquo;\u00e9pouse et de ses                     filles. Il n&rsquo;y a rien de vrai, dit Mme Raymond Sayre, pr\u00e9sidente                     de l&rsquo;Association mondiale des femmes rurales, dans la vieille                     affirmation selon laquelle \u00ab\u00a0il est absolument impossible                     dans une ferme\u00a0\u00bb d&rsquo;avoir autre chose qu&rsquo;une cuisine encombr\u00e9e                     et en d\u00e9sordre. <\/p>\n<p> Quant \u00e0 la seconde raison qui emp\u00eache le cultivateur                     de moderniser sa maison, il importe de la combattre si l&rsquo;on                     veut garder les enfants sur la ferme. En effet, l&rsquo;attrait                     des villes est si puissant que les jeunes ne tol\u00e9reront                     pas longtemps le manque de confort. Le p\u00e8re de famille                     devrait donc, apr\u00e8s avoir pourvu aux d\u00e9penses                     qu&rsquo;exige son exploitation agricole, tenir compte de la s\u00e9curit\u00e9                     des siens et songer \u00e0 satisfaire leurs aspirations                     l\u00e9gitimes. <\/p>\n<h3>Probl\u00e8mes et projets<\/h3>\n<p> Ceux qui critiquent ou condamnent le mode de vie des cultivateurs                     devraient d&rsquo;abord se renseigner sur place, puis soumettre                     des propositions utiles. <\/p>\n<p> Il y a des gens qui sont bons administrateurs, tandis que                     d&rsquo;autres aiment le risque. Une occasion exceptionnelle s&rsquo;offre                     \u00e0 quiconque ambitionne de rendre la vie rurale plus                     attrayante aux jeunes gens. C&rsquo;est peine perdue que de rechercher                     la perfection, car elle est du domaine du r\u00eave. Il faut                     \u00eatre ing\u00e9nieux et d\u00e9brouillard, comme                     l&rsquo;est en g\u00e9n\u00e9ral le cultivateur. Il s&rsquo;agit de                     tracer un plan d&rsquo;am\u00e9lioration de la maison et de la                     terre, puis de persuader les membres de la famille de travailler                     \u00e0 sa r\u00e9alisation. <\/p>\n<h3>Un budget<\/h3>\n<p> L&rsquo;important est d&rsquo;\u00e9tablir un budget. L&rsquo;homme pr\u00e9voyant                     calcule quel montant il compte consacrer \u00e0 l&rsquo;achat                     de meubles et d&rsquo;instruments aratoires, au cours de l&rsquo;ann\u00e9e                     et m\u00eame pour les quatre ou cinq ann\u00e9es \u00e0                     venir. Puis, \u00e0 mesure qu&rsquo;il vend le surplus de sa r\u00e9colte                     ou quelques-uns de ses bestiaux, il garde une partie des recettes                     pour les d\u00e9penses courantes et met un certain montant                     de c\u00f4t\u00e9, puis il d\u00e9cide \u00e0 quelle                     am\u00e9lioration il convient d&rsquo;accorder la priorit\u00e9.                   <\/p>\n<p> Le contr\u00f4le des d\u00e9penses de mani\u00e8re                     \u00e0 obtenir le plus de confort possible est de la bonne                     comptabilit\u00e9, mais il importe d&rsquo;inscrire ces d\u00e9penses.                     \u00c0 cet effet, la Banque Royale du Canada distribue gratuitement                     deux brochures qui facilitent ce travail\u00a0: <em>Le Livre                     de comptabilit\u00e9 agricole <\/em>et <em>Le Budget familial                     simplifi\u00e9<\/em>. On peut se procurer ces deux brochures                     aux succursales ou au si\u00e8ge social de la Banque. <\/p>\n<h3>La famille rurale<\/h3>\n<p> Une vie familiale saine est la condition essentielle d&rsquo;une                     existence heureuse, et l&rsquo;on peut affirmer que la fa\u00e7on                     de vivre des gens de la campagne est celle qui procure les                     plus grandes satisfactions. <\/p>\n<p> Le p\u00e8re au travail, les enfants au jeu, la m\u00e8re                     \u00e0 ses occupations, tous demeurent en contact intime                     avec le foyer et la nature. Il est reconnu que les liens qui                     unissent le cultivateur, sa femme et leurs enfants sont plus                     \u00e9troits et plus durables que dans les villes o\u00f9                     l&rsquo;\u00e9pouse n&rsquo;a souvent qu&rsquo;une vague id\u00e9e de ce                     que fait son mari au bureau ou \u00e0 l&rsquo;usine, tandis qu&rsquo;\u00e0                     la campagne le mari et la femme travaillent c\u00f4te \u00e0                     c\u00f4te et devinent jusqu&rsquo;\u00e0 leurs moindres pens\u00e9es.                   <\/p>\n<p> La femme du cultivateur, la m\u00e8re de ses enfants,                     c&rsquo;est la femme forte que nous d\u00e9peint ainsi la Bible\u00a0:                   <\/p>\n<p> &#8230; Le coeur de son mari a confiance en elle, et les profits                     ne lui feront pas d\u00e9faut. <\/p>\n<p> Elle lui fait du bien, et non du mal, tous les jours de                     sa vie. <\/p>\n<p> Elle recherche de la laine et du lin, et travaille de sa                     main joyeuse&#8230; <\/p>\n<p> Elle se l\u00e8ve lorsqu&rsquo;il est encore nuit, et elle donne                     la nourriture \u00e0 sa maison, et la t\u00e2che \u00e0                     ses servantes&#8230; <\/p>\n<p> Elle pense \u00e0 un champ, et elle l&rsquo;acquiert\u00a0;                     du fruit de ses mains, elle plante une vigne&#8230; <\/p>\n<p> Elle met la main \u00e0 la quenouille, et ses doigts prennent                     le fuseau. <\/p>\n<p> Elle tend le bras au malheureux, elle ouvre la main \u00e0                     l&rsquo;indigent&#8230; <\/p>\n<p> La force et la gr\u00e2ce sont sa parure, et elle se rit                     de l&rsquo;avenir. <\/p>\n<p> Elle ouvre la bouche avec sagesse, et les bonnes paroles                     sont sur sa langue. <\/p>\n<p> Elle surveille les sentiers de sa maison, et elle ne mange                     pas le pain d&rsquo;oisivet\u00e9. <\/p>\n<p> Ses fils se l\u00e8vent et la proclament heureuse\u00a0;                     son \u00e9poux se l\u00e8ve et lui donne des \u00e9loges.                   <\/p>\n<p> Beaucoup de filles se sont montr\u00e9es vertueuses\u00a0;                     mais elle les surpasse toutes. <\/p>\n<p> Trompeuse est la gr\u00e2ce, et vaine est la beaut\u00e9\u00a0;                     la femme qui craint le Seigneur est celle qui sera lou\u00e9e.                   <\/p>\n<h3>La jeunesse<\/h3>\n<p> Quant aux enfants, la vie au grand air est un bienfait pr\u00e9cieux                     pour leur sant\u00e9 physique et morale. Comme le disait,                     en parlant d&rsquo;eux, Louis Bromfield dans <em>Pleasant Valley<\/em>\u00a0:                     \u00ab\u00a0Ils comprendront ce qu&rsquo;est l&rsquo;honn\u00eatet\u00e9,                     la tol\u00e9rance, et ils se rendront bient\u00f4t compte                     des maux qui d\u00e9coulent d&rsquo;une exploitation \u00e9go\u00efste                     et d&rsquo;un monde asservi o\u00f9 la dignit\u00e9 humaine                     et les plus hautes qualit\u00e9s de l&rsquo;esprit se trouvent                     comprim\u00e9es et \u00e9touff\u00e9es\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> Pour inculquer aux enfants ces vertus, il faut que le foyer                     et l&rsquo;entourage o\u00f9 ils vivent soient attrayants. C&rsquo;est                     pour cela qu&rsquo;ont \u00e9t\u00e9 fond\u00e9s les mouvements                     de jeunes, tels la J.A.C. et les clubs 4-H. Ces organisations                     conf\u00e8rent aux jeunes gar\u00e7ons et aux jeunes filles                     l&rsquo;amour de leur m\u00e9tier, la fiert\u00e9 de poss\u00e9der                     quelque chose qui est bien \u00e0 eux, l&rsquo;obligation d&rsquo;accepter                     et d&rsquo;assumer des responsabilit\u00e9s, l&rsquo;avantage de recourir                     aux m\u00e9thodes scientifiques de culture et d&rsquo;\u00e9levage,                     et le d\u00e9sir de cr\u00e9er de meilleurs foyers afin                     de mener une vie plus agr\u00e9able. <\/p>\n<p> Le pays imbu d&rsquo;id\u00e9al et de nobles ambitions quand                     il s&rsquo;agit de fonder une famille est celui qui a le plus de                     chances de poss\u00e9der les citoyens les plus forts et                     les plus capables. Cela ne s&rsquo;apprend pas dans les livres,                     mais par l&rsquo;exp\u00e9rience. Le vaste fonds de sagesse et                     de savoir acquis sur la ferme se transmet de p\u00e8re en                     fils, de m\u00e8re en fille, par la tradition orale et par                     l&rsquo;exemple. Voil\u00e0 l&rsquo;essence m\u00eame de la vie rurale.                   <\/p>\n<p>\u00a0 <\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[31],"class_list":["post-1988","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-31"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 40, N\u00b0 6 - Ao\u00fbt 1959 - La vie campagnarde - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-40-n-6-aout-1959-la-vie-campagnarde\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 40, N\u00b0 6 - Ao\u00fbt 1959 - La vie campagnarde\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"La vie \u00e0 la campagne, cela \u00e9voque en nous le coin champ\u00eatre o\u00f9 nous avons pass\u00e9 nos vacances, sinon les charmes de la ferme o\u00f9 nous avons grandi. La vie campagnarde n&rsquo;est pas toujours rose, car le cultivateur a lui aussi ses heures sombres et ses moments p\u00e9nibles, comme nous l&rsquo;apprennent les journaux ou la [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-40-n-6-aout-1959-la-vie-campagnarde\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"RBC\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2022-10-17T15:30:09+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Est. reading time\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"17 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-40-n-6-aout-1959-la-vie-campagnarde\/\",\"url\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-40-n-6-aout-1959-la-vie-campagnarde\/\",\"name\":\"Vol. 40, N\u00b0 6 - Ao\u00fbt 1959 - La vie campagnarde - RBC\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website\"},\"datePublished\":\"1959-08-01T00:00:00+00:00\",\"dateModified\":\"2022-10-17T15:30:09+00:00\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-40-n-6-aout-1959-la-vie-campagnarde\/\"]}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website\",\"url\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/\",\"name\":\"RBC\",\"description\":\"\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Vol. 40, N\u00b0 6 - Ao\u00fbt 1959 - La vie campagnarde - RBC","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-40-n-6-aout-1959-la-vie-campagnarde\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Vol. 40, N\u00b0 6 - Ao\u00fbt 1959 - La vie campagnarde","og_description":"La vie \u00e0 la campagne, cela \u00e9voque en nous le coin champ\u00eatre o\u00f9 nous avons pass\u00e9 nos vacances, sinon les charmes de la ferme o\u00f9 nous avons grandi. La vie campagnarde n&rsquo;est pas toujours rose, car le cultivateur a lui aussi ses heures sombres et ses moments p\u00e9nibles, comme nous l&rsquo;apprennent les journaux ou la [&hellip;]","og_url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-40-n-6-aout-1959-la-vie-campagnarde\/","og_site_name":"RBC","article_modified_time":"2022-10-17T15:30:09+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Est. reading time":"17 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-40-n-6-aout-1959-la-vie-campagnarde\/","url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-40-n-6-aout-1959-la-vie-campagnarde\/","name":"Vol. 40, N\u00b0 6 - Ao\u00fbt 1959 - La vie campagnarde - RBC","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website"},"datePublished":"1959-08-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2022-10-17T15:30:09+00:00","inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-40-n-6-aout-1959-la-vie-campagnarde\/"]}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website","url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/","name":"RBC","description":"","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"}]}},"parsely":{"version":"1.1.0","canonical_url":"https:\/\/rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-40-n-6-aout-1959-la-vie-campagnarde\/","smart_links":{"inbound":0,"outbound":0},"traffic_boost_suggestions_count":0,"meta":{"@context":"https:\/\/schema.org","@type":"NewsArticle","headline":"Vol. 40, N\u00b0 6 &#8211; Ao\u00fbt 1959 &#8211; La vie campagnarde","url":"http:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-40-n-6-aout-1959-la-vie-campagnarde\/","mainEntityOfPage":{"@type":"WebPage","@id":"http:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-40-n-6-aout-1959-la-vie-campagnarde\/"},"thumbnailUrl":"","image":{"@type":"ImageObject","url":""},"articleSection":"Uncategorized","author":[],"creator":[],"publisher":{"@type":"Organization","name":"RBC","logo":""},"keywords":[],"dateCreated":"1959-08-01T00:00:00Z","datePublished":"1959-08-01T00:00:00Z","dateModified":"2022-10-17T15:30:09Z"},"rendered":"<script type=\"application\/ld+json\" class=\"wp-parsely-metadata\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@type\":\"NewsArticle\",\"headline\":\"Vol. 40, N\\u00b0 6 &#8211; Ao\\u00fbt 1959 &#8211; La vie campagnarde\",\"url\":\"http:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/vol-40-n-6-aout-1959-la-vie-campagnarde\\\/\",\"mainEntityOfPage\":{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/vol-40-n-6-aout-1959-la-vie-campagnarde\\\/\"},\"thumbnailUrl\":\"\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"url\":\"\"},\"articleSection\":\"Uncategorized\",\"author\":[],\"creator\":[],\"publisher\":{\"@type\":\"Organization\",\"name\":\"RBC\",\"logo\":\"\"},\"keywords\":[],\"dateCreated\":\"1959-08-01T00:00:00Z\",\"datePublished\":\"1959-08-01T00:00:00Z\",\"dateModified\":\"2022-10-17T15:30:09Z\"}<\/script>","tracker_url":"https:\/\/cdn.parsely.com\/keys\/rbc.com\/p.js"},"featured_img":false,"coauthors":[],"author_meta":{"author_link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/author\/","display_name":""},"relative_dates":{"created":"Publi\u00e9 67 ans il y a","modified":"Mis \u00e0 jour 4 ans il y a"},"absolute_dates":{"created":"Publi\u00e9 le 1 ao\u00fbt 1959","modified":"Mise \u00e0 jour le 17 octobre 2022"},"absolute_dates_time":{"created":"Publi\u00e9 le 1 ao\u00fbt 1959 12:00  ","modified":"Mise \u00e0 jour le 17 octobre 2022 3:30  "},"featured_img_caption":"","tax_additional":{"category":{"linked":["<a href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/category\/uncategorized\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">Uncategorized<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">Uncategorized<\/span>"],"slug":"category","name":"Cat\u00e9gories"},"rbc_letter_theme":{"linked":[],"unlinked":[],"slug":"rbc_letter_theme","name":"Themes"},"rbc_letter_year":{"linked":["<a href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/year\/1959\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">1959<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">1959<\/span>"],"slug":"rbc_letter_year","name":"Years"}},"series_order":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter\/1988","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/rbc_letter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/87"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter\/1988\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1988"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1988"},{"taxonomy":"rbc_letter_theme","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter_theme?post=1988"},{"taxonomy":"rbc_letter_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter_year?post=1988"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}