Vol. 42, N° 7 Septembre 1961
La pollution
de l'eau
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L'eau fait si étroitement
partie de notre vie quotidienne que nous n'y pensons guère.
Mais bien peu de problèmes sont plus caractéristiques
de notre société moderne que la lutte contre
la pollution de l'eau.
L'eau propre est indispensable à la vie. De plus,
elle est nécessaire à l'industrie, à
l'agriculture, ainsi qu'à la conservation et à
l'exploitation des nombreuses ressources naturelles qui font
notre richesse.
La situation est assez paradoxale : au milieu d'une
aisance et d'une sécurité de plus en plus grandes,
au milieu d'une surabondance de commodités et de petites
inventions visant à rendre notre existence matérielle
plus heureuse, la menace que fait peser sur la vie elle-même
la pollution de nos sources d'eau s'accroît de jour
en jour.
Partout dans le monde, on s'inquiète devant le danger
que représentent pour la vie humaine la rareté
de l'eau aux points où l'on en a besoin et la pollution
de l'eau qu'utilisent l'homme et les animaux qui lui servent
de nourriture. Deux cents spécialistes scientifiques
appartenant à trente-trois pays différents se
sont réunis à Paris, l'année dernière,
pour étudier le problème. Pour ce qui est du
manque d'eau, ils ont constaté qu'en certains endroits
on puise l'eau dans le sol mille fois plus vite qu'elle n'est
remplacée par les pluies. D'où la nécessité
d'employer maintes et maintes fois la même eau.
L'eau du St-Laurent, captée par les services d'eau
de maison et les usines, a été utilisée
et rejetée par des centaines de villes. Les distances
qui séparent les décharges d'égout des
prises d'eau diminuent constamment par suite de l'augmentation
de la population et de l'accroissement des nouvelles agglomérations
industrielles et d'habitation.
Il n'y a rien de criminel ni même de moralement mal
dans cette multiplication des industries et des villes. C'est
là le résultat des efforts incessants que l'homme
déploie pour adapter son milieu matériel à
l'évolution de ses besoins économiques et sociaux.
Ce qui serait mal, ce serait de continuer à considérer
l'eau comme un don gratuit et à ne rien faire pour
réparer les dommages que nous causons. Il nous faut
apprendre sans tarder à mesurer et à enrayer
le danger qui nous menace. Jusqu'ici il semble bien que nous
ayons négligé de nous poser la question :
« Comment pouvons-nous mettre un terme à l'empoisonnement
de l'eau ? » et que nous nous soyons contentés
de compter sur les prescriptions préventives ou réparatrices
de la science pour nous sauver.
Les causes de la pollution
La pollution a deux sources principales : les eaux
d'égout ménagères et les déchets
industriels. En plus du péril qu'il fait courir à
la santé, ce fléau nous dérobe nos poissons
de sport et nos baignades naturelles ; il nous prive
de nos crustacés et de nos poissons commerciaux ;
il diminue la valeur de nos terres, dont il amoindrit l'apparence
et l'utilité ; il rend notre eau de boisson nauséabonde
et répand des odeurs désagréables. Nos
ponts, nos quais, nos navires ne sont pas à l'abri
de ses ravages.
Il est révoltant de penser que la plupart des gens
des régions industrialisées n'ont jamais vu
le moindre cours d'eau complètement exempt de pollution
d'origine humaine.
Jusqu'à maintenant nous nous sommes fiés les
yeux fermés à la nature pour nous protéger,
mais n'est-ce pas trop exiger de la nature que de charger
une rivière ou un plan d'eau quelconque des pires impuretés
et de lui demander de nous donner immédiatement une
eau saine et limpide.
Avant l'essor démographique et industriel de notre
pays, la pollution ne constituait pas un problème sérieux,
car les déchets de chaque ville étaient dilués
par l'eau courante, oxygénés par les bactéries,
utilisés comme engrais par les plantes aquatiques et
filtrés par le sable et le gravier des rivières,
de sorte que l'eau parvenait aux autres consommateurs riverains
dans un état relativement propre.
Malheureusement, la multiplication des villes et de leurs
points de déversement a introduit dans l'eau une quantité
intolérable de poisons provenant des usines, des abattoirs
et des eaux ménagères. Ces poisons tuent la
végétation assainissante et épuise l'oxygène
purificateur de l'eau ; ils entravent l'action filtrante
des couches de gravier qu'ils chargent d'immondices.
Nous avons accepté tout cela avec indifférence
et l'espoir que nos stations municipales de filtrage pourraient
transformer un liquide trouble et corrompu en eau potable.
Cette attitude est loin de faire honneur à l'intelligence
de ceux qui ont permis à une pareille situation de
persister.
Qu'est-ce que la pollution ?
Il importe de préciser que c'est nous qui sommes
responsables de la pollution de nos ressources en eau. Ceci
dit, la pollution est l'évacuation dans le réseau
d'alimentation de matières qui altèrent la qualité
de l'eau au point d'empêcher la collectivité
de l'utiliser avec le maximum d'avantage.
En quoi consistent ces matières ? Elles se composent
des déchets de l'organisme, des eaux de bain et de
vaisselle ou de lavage des restaurants, des buanderies, des
hôtels et des hôpitaux, ainsi que des autres eaux
usées des établissements qui pourvoient à
nos besoins. Voilà pour notre contribution personnelle.
Il y a, en outre, les déchets industriels, comme les
acides, les produits chimiques, les graisses, les huiles,
les matières animales et végétales.
On a cru pendant des siècles que l'eau qui n'était
pas désagréable aux sens pouvait servir à
n'importe quelle fin. L'eau amère, malodorante ou colorée
était considérée comme impropre à
la consommation. Aujourd'hui, grâce aux découvertes
de Leeuwenhoek, de Pasteur, de Koch et de Lister, nous connaissons
les dangers que peut receler l'eau claire et inodore. Nous
avons appris à dépister non seulement les microbes,
mais aussi les virus qui contaminent l'eau. Ce qu'il nous
faut maintenant, c'est une formule qui nous permettra de mesurer
les effets nocifs des nombreuses substances chimiques susceptibles
de résister au traitement par les méthodes classiques.
Toute analyse de la pollution chimique de l'eau, à
l'heure actuelle, doit tenir compte des déchets de
tous les nouveaux produits que sont les détergents,
les insecticides et les herbicides, de même que de la
radioactivité.
Les déchets industriels
Aujourd'hui, la question de la pureté de l'eau a
autant d'importance pour le propriétaire d'usine que
pour le consommateur ordinaire. Beaucoup de localités
ont perdu de magnifiques occasions d'avoir des industries
sur leur territoire parce que leur eau ne répondait
pas aux besoins des entreprises en cause. Trop de collectivités
insistent pour que l'industrie surveille ses eaux résiduaires,
tandis que les municipalités elles-mêmes contaminent
les cours d'eau en y déversant des eaux d'égout
non traitées ou insuffisamment traitées.
Au cours des vingt-cinq dernières années,
l'industrie a généralement mis moins de temps
que les municipalités à assumer ses responsabilités
en matière de conservation de l'eau. Elle a dépensé
plusieurs millions de dollars pour assurer la destruction
des déchets et améliorer ses méthodes
d'épuration.
On tend de plus en plus à faire entrer le coût
des installations de traitement des déchets industriels
dans les frais d'établissement des usines et à
considérer l'opération elle-même comme
partie intégrante des frais d'exploitation. Aux États-Unis,
les entreprises de produits chimiques consacrent quarante
millions de dollars par année au traitement de leurs
sous-produits indésirables ; les fabricants de
pâte et de papier ont affecté près de
cent millions aux procédés d'épuration
depuis dix ans et réduit ainsi de moitié leur
taux de pollution par tonne de papier. Dans une usine du Québec,
une machine à brûler les écorces détruit
150,000 livres par jour d'un agent de pollution qui, autrement,
s'en irait à la rivière.
Les chercheurs s'efforcent sans cesse de découvrir
des améliorations. Il faudra trouver graduellement
de nouvelles méthodes de destruction ou de traitement
si nous voulons suivre les transformations de notre économie.
Les produits antiparasitaires
Le plus grand rival de l'homme dans le domaine de l'alimentation,
c'est l'insecte. Notre survie exige que nous lui lassions
une lutte efficace.
Il ne s'ensuit pas cependant que nous devons tuer à
coup de pulvérisateur tout ce qui rampe, vole, pique
ou perce. N'avons-nous pas trop souvent exterminé,
en même temps, des oiseaux, des animaux, des poissons
et des abeilles, et empoisonné les eaux que nous buvons,
et les fruits et les légumes que nous mangeons ?
Appliqués avec prudence, les antiparasitaires peuvent
faire beaucoup pour l'agriculture et protéger notre
santé, mais leur usage comporte un risque calculé
et exige une éducation généralisée.
Les cultivateurs ont sûrement des obligations à
remplir dans le bon emploi des produits chimiques, et ceux
qui leur montrent à s'en servir ont des devoirs plus
graves encore.
On trouve aujourd'hui sur le marché au moins 12,500
marques de produits antiparasitaires et plus de 200 composés
de base, encore inconnus il y a dix ans. Ces produits, qui
remplissent leur office sur terre, peuvent s'introduire dans
nos réserves d'eau par application directe sur la surface
de l'eau, par écoulement à partir des champs
traités ou par infiltration dans les eaux de l'aire
d'alimentation. Cette contamination sème la mort chez
les poissons, les oiseaux, les animaux aquatiques, et peut
constituer un danger pour l'homme. Comme le disait un délégué,
à la Conférence nationale sur la pollution de
l'eau, à Washington, en décembre 1960 :
« nous courons un risque inutile lorsque nous continuons
allègrement à nous servir de ces produits en
nous disant que personne encore n'en est mort. »
Il est nécessaire de lutter contre les parasites,
mais il est impérieux que cette lutte soit dirigée
d'une façon sérieuse et intelligente, et que
l'on tienne dûment compte des autres intérêts
qui entrent en jeu dans l'extermination des parasites.
Pour commencer, il faudrait enseigner au public, à
l'école ou par l'entremise de l'agronome de comté,
que les liquides de pulvérisation et les insecticides
de toutes sortes sont des produits extrêmement toxiques
pour les poissons et qu'ils ne doivent pas pénétrer
dans nos eaux. Une déclaration énergique à
l'échelon national et par les gouvernements provinciaux
ne pourrait que contribuer au bien général de
la population.
Les eaux porteuses de maladies
Le chef du bureau de biologie du Ministère de la
Pêche et de la Chasse de la province de Québec,
M. Gustave Prévost, disait en février :
« Les gens sont maintenant si habitués à
vivre au milieu des eaux polluées qu'ils sont indifférents
au problème et qu'ils l'acceptent comme un mal nécessaire. »
Tout le monde se repose sur le fait incontestable que la
science a vaincu les grandes maladies d'origine hydrique,
mais il n'en reste pas moins vrai que l'on n'a pas encore
supprimé la source de ces maladies : la pollution.
Certes le mur de protection érigé par la science
empêche-t-il les épidémies de ravager
nos villes, mais la pollution s'infiltre petit à petit
dans les interstices. De vagues dérangements intestinaux
nous forcent à garder le lit pendant quelques jours,
et nous apprenons en arrivant au bureau ou à l'usine
que d'autres aussi ont dû s'aliter.
Il est grandement temps de prendre des mesures énergiques
pour combattre la pollution. S'il s'est écoulé
soixante ans entre la découverte du fait que le choléra
était imputable à l'ingestion d'eau polluée
par les égouts et les premiers signes d'enrayement
de la typhoïde, de la diarrhée endémique
et de la dysenterie, il est permis de supposer qu'il coulera
encore beaucoup d'eau sous les ponts avant que nous ayons
réussi à assainir nos cours d'eau.
La faune sauvage et notre plaisir
Il n'y a pas seulement les humains qui souffrent de la pollution.
Celle-ci menace l'existence des oiseaux, des poissons et des
autres animaux sauvages, de même que de la végétation
et des petits insectes aquatiques ainsi que des mollusques
dont se nourrissent notre gibier d'eau et nos poissons de
sport.
La pollution a fait de nombreuses victimes chez les oiseaux
aquatiques, dans les Grands Lacs et les eaux qui les réunissent.
Ainsi, pour ne citer qu'un cas, quelque dix mille canards
sauvages, parmi les plus rares, ont été empoisonnés,
dans la rivière Détroit, par des eaux d'égout
non traitées.
Aux États-Unis, l'aire d'habitation que la pollution
soustrait chaque année aux poissons et à la
vie sauvage est plus étendue que celle que leur restituent
tous les organismes publics de conservation et de repeuplement.
Le rapport qui existe entre la population piscicole et la
pollution de l'eau n'intéresse pas uniquement la recherche
pure. Il a une importance capitale pour le pêcheur à
la ligne qui découvre un ruisseau rempli de poissons
morts et pour le pêcheur commercial qui ne trouve plus
de poissons dans son territoire de pêche.
Ces gens, qui respectent le poisson et la pêche, et
qui les considèrent comme une source d'alimentation
et de délassement, pressent de plus en plus les autorités
d'imposer au moins les mesures de protection les plus élémentaires.
C'est en vain que l'on tentera de repeupler nos eaux en y
déposant des alevins si le milieu où vit le
poisson est contaminé.
Il y a trois sortes de déchets qui sont nuisibles
aux poissons : les matières organiques qui privent
l'eau de son oxygène ; les substances directement
toxiques ; les déchets inorganiques dont l'action
mécanique est préjudiciable au poisson ou à
son habitat.
La pollution par les produits pétroliers a aussi
sa place parmi les agents défavorables aux poissons.
Tôt ou tard, les navires, particulièrement ceux
qui utilisent nos eaux intérieures, devront être
en mesure de traiter leurs déchets à bord ou
de les pomper à terre pour les traiter.
L'épuration des eaux d'égout
La situation qui entraîne la pollution de nos rivières
par les eaux d'égout a échappé à
notre action avant que nous saisissions toute la gravité
du problème, et nous n'avons pas eu assez d'énergie
pour nous rattraper, encore moins pour prendre le dessus.
Les méthodes de traitement des eaux d'égout,
qui ont fait des progrès considérables, sont
aujourd'hui très efficaces. Une première opération
permet de débarrasser ces eaux de 35 p. 100 environ
de leurs impuretés, par voie de tamisage et de sédimentation.
Une seconde opération en élimine, au moyen de
filtres ou du procédé des boues activées,
les déchets qui y sont en solution ou en suspension.
Grâce à ce double traitement, il est possible
de retenir près de 90 p. 100 de la matière organique
présente dans les eaux d'égout.
Pourquoi ce traitement n'est-il pas généralisé
au Canada ? Il y a au moins deux raisons à cela :
le besoin n'en a pas été compris et le coût
n'est pas attirant. La première de ces raisons tient
au manque d'éducation du public ; la seconde n'est
pas tellement grave si l'on analyse les faits. Le coût,
réparti sur une période de trente à cinquante
ans, affirme M. Prévost, serait inférieur à
un cent par jour et par personne. Il existe, ajoute-t-il,
350 stations d'épuration en Ontario. Bien qu'il y en
ait environ quarante dans la province de Québec, trois
ou quatre seulement traitent les eaux d'égout d'une
façon complète avant de les déverser
dans les rivières et les ruisseaux.
Quoi qu'il en soit du coût, il semble que les autorités
publiques à travers le Canada commencent à secouer
l'inertie qui les a empêchées d'agir.
Le Premier ministre a déclaré en novembre
dernier que la pollution des rivières et des cours
d'eau du Canada est « l'un des plus grands dangers latents
qui menace notre économie tout entière ».
En mars, on annonçait que le gouvernement fédéral
avait voté une aide de 100 millions de dollars et qu'il
était disposé à prêter jusqu'à
66 p. 100 des frais de construction et à faire don
de 25 p. 100 de ce montant à toute municipalité
qui terminerait ses travaux avant le 31 mars 1963.
Une commission nationale de 16 membres, composée
d'ingénieurs et de spécialistes scientifiques
en vue, procède à l'étude de l'emploi,
de la conservation et de la protection contre la pollution
de nos ressources en eau. Le rapport de cette commission doit
être publié à la fin de l'année.
L'Ontario veut aussi faire sa part. La somme affectée
à la lutte contre la pollution de ses cours d'eau,
a dit le Premier ministre de cette province, sera six fois
supérieure au coût de la canalisation du St-Laurent.
Dans Québec, on a en mars dernier présenté
des mémoires au gouvernement sur la gravité
de la situation dans cette province et sur le besoin urgent
d'y remédier. En mai, le gouvernement a décidé
d'instituer un office permanent de purification des eaux,
dotée de vastes pouvoirs, et il a offert de l'aide
financière aux municipalités en s'engageant
à payer un sixième des dépenses. M. Gustave
Prévost vient d'être nommé président
de cet organisme.
À qui incombe la responsabilité ?
À qui incombe en fin de compte la responsabilité
de l'épuration ? La réponse est aussi simple
que claire : chaque ville, petite ou grande, chaque industrie
a le devoir de réparer le mal qu'elle cause en polluant
les eaux. L'assainissement des fleuves, des rivières
et des ruisseaux exige la collaboration de tous les riverains.
Villes et industries doivent naturellement faire appel à
l'aide des spécialistes et des techniciens. Mais ceux
qui prescrivent les remèdes doivent à leur tour
tenir compte de tous les usagers de l'eau.
Si l'eau pure et propre, pour l'homme et l'industrie, est
essentielle, la faune de nos cours d'eau et de nos lacs ne
l'est pas moins. La société en souffrira si
l'on tente de diriger l'exploitation d'un secteur de nos ressources
de base sans prendre tous les autres en considération.
Mais ce qui importe surtout c'est qu'on ne tarde pas à
agir et à mettre les décisions en pratique.
Voilà pourquoi la lutte contre la pollution des eaux
exige la coordination des efforts de toute la population,
ainsi qu'une direction dynamique et une action efficace.
La lutte contre la pollution de l'eau a sa place parmi les
buts de la plupart des services municipaux, des entreprises
commerciales et industrielles, des sociétés
de conservation et de bien-être. Tous ces organismes
peuvent faire quelque chose et ne doivent pas se contenter
d'adopter des résolutions. Qu'ils s'intéressent
à la navigation ou à la natation, à la
chasse ou à la pêche, à l'irrigation ou
à l'égouttement, ou seulement aux beautés
de la nature, tous doivent unir leurs voix pour réclamer
des mesures.
Mener une lutte positive
Jusqu'ici la lutte contre la pollution a consisté
surtout à réparer les dégâts ;
à l'avenir, notre action devra être préventive.
La pollution effrénée est un outrage à
la bienséance, auquel on ne peut remédier que
par des méthodes et une lutte positives.
La science et la technique nous ont donné les moyens
nécessaires pour combattre ce fléau et nous
pouvons en attendre des instruments meilleurs encore. Tout
ce que nous avons à faire, c'est de nous mettre au
travail avec ardeur.
Mais il convient d'agir avec calme et maturité d'esprit ;
la panique n'aboutirait qu'aux demi-mesures et aux solutions
incomplètes.
Si nous voulons sincèrement faire le nécessaire,
il nous sera peut-être donné de voir, de notre
vivant, nos cours d'eau bien nettoyés et restaurés,
et de laisser après nous des eaux claires et limpides,
riches de vie animale, où les générations
futures pourront retrouver le plaisir de vivre et puiser une
nourriture saine et abondante.
Publié par RBC Groupe Financier. Tous les numéros
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