Vol. 37, N° 11 Novembre 1956
La réduction
du gaspillage
Formatage PDF
Il est tout aussi important de
réduire ou de supprimer le gaspillage que d'accroître ses
revenus. Dans les affaires, à la maison, dans l'administration,
l'économie consiste à chercher à en avoir pour son argent.
La recette à suivre pour réduire le gaspillage est assez
simple. Il s'agit d'étudier la situation, puis d'user de son
jugement ; d'analyser la cause du mal et d'appliquer
les remèdes.
Mais avant de faire cela, il faut se rendre compte que certaines
choses sont susceptibles d'amélioration. Les gens qui habitent
près d'une voie ferrée deviennent si bien habitués au bruit
des trains qu'ils n'y font plus attention. Il en est ainsi
de notre travail. Nous en sommes si près que nous ne voyons
plus les possibilités de faire des changements qui nous épargneraient
de l'argent. Essuyons d'écouter le sifflet des trains que
nous n'entendons jamais.
Il n'existe pas d'atelier, de bureau, de magasin ni de loyer
où l'administration est si parfaite qu'il n'y a aucune fuite
à obturer, aucun angle à arrondir, aucune amélioration à apporter.
Nous autres Canadiens, qui appartenons à l'un des pays les
plus riches du monde, gaspillons tous les jours de l'année
une proportion effarante de notre richesse. Notre prodigalité
s'étend du gaspillage massif des incendies de forêts aux menus
coulages quotidiens de nos cuisines.
Toute entreprise industrielle s'en tient à des plans de
travail destinés à faciliter la production des marchandises
d'une façon économique, et pourtant les déchets d'usine sont
énormes. Un comité de la Federated American Engineering
Societies a fait, il y a quelques années, une étude approfondie
des pertes dans six industries. Celle-ci a révélé une moyenne
de pertes de 49 p. 100, ainsi réparties : industries
des métaux, 29 p. 100 ; fabrication des chaussures, 41
p. 100 ; industrie textile, 49 p. 100 ; construction,
53 p. 100 ; imprimerie, 58 p. 100 ; vêtements pour
hommes, 64 p. 100.
On trouve aussi, dans les immeubles imposants de nos villes,
des bureaux qui ne sont pas sans péché. Il y a souvent dispersion
des efforts, multiplication inutile des rapports, rédaction
de textes de valeur douteuse et gaspillage de matériel, depuis
les attache-feuilles jusqu'aux machines électroniques.
Qui est chargé de cette tâche ?
Qui est chargé de réduire le gaspillage ? Si chaque
ouvrier a le devoir de travailler d'une façon économique,
la suppression du gaspillage incombe en propre au directeur,
au chef de service ou de bureau, au contremaître.
L'élimination du gaspillage en tant que fonction administrative
exige les qualités suivantes : l'aptitude à découvrir
qu'il existe un problème ; le désir d'y trouver une solution ;
le culte des idées pratiques ; la volonté d'essayer des
nouvelles méthodes. Rien ne diminue autant la valeur d'un
chef que le sentiment qu'il est impossible de faire mieux.
Celui qui songe à réduire le gaspillage dans son entreprise
doit commencer par mettre de l'ordre dans ses propres affaires.
Personne, en effet, ne peut remporter tout le succès dont
il est capable sans supprimer le gaspillage dans sa vie privée.
Le meilleur chef, depuis le contremaître jusqu'au président
lui-même, est celui qui sait se libérer de la tyrannie des
vétilles. Il s'applique à perfectionner ses moyens de renseignement
et de liaison, de façon à toujours connaître les détails essentiels
tout en échappant à leur esclavage. Il organise son travail,
délègue des pouvoirs à ses subordonnés et les surveille. Il
choisit des adjoints compétents et leur confie tout le travail
qu'ils peuvent faire, cependant qu'il s'occupe lui-même des
problèmes importants.
Quels sont ces problèmes importants ? Concevoir des
idées, diriger le personnel, surveiller les opérations afin
que les marchandises soient prêtes à temps, qu'elles répondent
aux normes prescrites et qu'elles soient fabriquées au plus
bas prix possible.
La qualité essentielle que doit posséder le chef pour réussir
à supprimer le gaspillage consiste à pouvoir apprécier la
valeur des hommes en fonction des tâches qu'il exige d'eux.
Le travail d'équipe le plus fécond est toujours celui qui
assigne à chaque membre de l'équipe le travail qui lui convient
le mieux.
Si vous jetez un coup d'oeil sur votre commerce, votre bureau
ou votre atelier, vous constaterez peut-être que certains
employés font un travail pour lequel ils n'ont pas les qualités
requises ou auquel ils ne sont pas adaptés. Il suffit parfois
d'un changement d'emplois entre deux hommes pour que chacun
trouve sa véritable place et fasse un meilleur travail avec
moins d'effort.
Le cheminement du travail a aussi son importance. Si le
travail ne circule pas avec régularité dans l'usine ou le
bureau, il se perdra forcément beaucoup de temps pendant qu'un
service attendra après un autre. N'oublions pas que le gaspillage
ne se limite pas aux produits inutilisés, mis au rebut ou
gâchés, mais qu'il peut aussi consister à laisser les employés
inoccupés. Faire attendre un service ne serait-ce que quelques
minutes représente une perte de plusieurs heures de travail
si ce service emploie un grand nombre d'hommes.
En quoi consiste le rendement ?
Le chef de service ne peut pas mettre à l'essai toutes les
idées qu'il conçoit ou qu'on lui soumet pour supprimer le
gaspillage. L'essentiel est de se rappeler que les idées nouvelles
ne sont pas nécessairement irréalisables. Il faut les étudier
avec un désir sincère de tirer parti de tout ce qu'il peut
y avoir de bon en elles.
Les idées jaillissent de partout : des constatations
du chef ; des suggestions des employés qui voient plus
loin que leur travail immédiat et des contremaîtres qui ont
une vue d'ensemble de l'entreprise ; des procédés utilisés
ailleurs pour économiser du travail, des matériaux ou du temps ;
des revues techniques. Le chef à l'esprit ouvert et à l'attitude
accueillante ne manquera jamais d'idées.
L'ennemi du rendement, c'est le contentement. Voici le raisonnement
sur lequel il repose. La routine est sûre. Ce qui s'est fait
hier ou l'année dernière est très bien. Une nouvelle méthode
serait peut-être au-dessus de mes forces ; de toute façon
elle me causerait probablement des soucis et des inquiétudes.
Mais le progrès dans l'emploi économique des matériaux,
de la main-d'oeuvre et des machines est l'oeuvre des hommes
qui ont le courage et l'initiative d'essayer de nouvelles
méthodes. Des hommes qui ont assez d'imagination pour tenter
des expériences. Lorsqu'il s'agit de trouver un filament pour
sa première lampe, Edison essaya 6,000 variétés de plantes
avant de découvrir la fibre voulue. « Essayez tout, disait
Edison, même le fromage de Limbourg. »
On a donné plusieurs définitions du rendement, valables
pour la plupart dans le domaine qui leur est propre. Un des
manuels de l'Alexander Hamilton Institute le définit
ainsi : « Economie d'énergie, d'espace et de temps ».
Roger Cain, chargé de cours à Guelph, écrit : « Le
rendement consiste à obtenir le résultat recherché le plus
économiquement possible ». Pour l'ingénieur, le rendement
est le maximum de résultats avec le minimum d'énergie.
Ce n'est pas pour rien que toutes ces définitions du rendement
mettent l'accent sur l'économie. Le travail productif consiste
à la fois à faire ce qui est profitable et à éviter le gaspillage.
Comment se produit le gaspillage
Il y a, semble-t-il, une infinité de manières de gaspiller
de l'énergie, de l'espace, des produits et du temps. Un livre
écrit à l'intention des contremaîtres renferme une liste de
100 causes possibles des coulages et des pertes qui peuvent
se produire dans un service. Ces causes sont réparties en
six catégories : méthodes d'administration ; main-d'oeuvre ;
bâtiment, matériel, outils et machines ; production ;
matériaux ; réception et expédition.
Prenons le cas des matériaux, par exemple. Il y a gaspillage
quand on n'emploie pas les bons matériaux pour un travail
donné. Cela peut avoir pour résultat d'abaisser la qualité
du produit ou de priver une autre division des matériaux qui
lui sont destinés.
Le rapport moyens-fin, auquel nous venons de faire allusion,
est aussi une question qui doit retenir l'attention du chef.
Regardez ce qui se fait dans votre bureau ou votre atelier
pour voir jusqu'à quel point chaque opération est nécessaire
pour atteindre votre but, puis demandez-vous si tout se fait
de la meilleure façon possible. Les employés travaillent-ils
dans le sens voulu pour atteindre les fins que vous désirez ?
Y a-t-il dispersion inutile des efforts ? Fait-on deux
fois la même chose ?
Rien n'irrite plus le chef à l'esprit méthodique que de
voir de l'énergie employée inutilement. « La nature ne
fait rien en vain, disait Newton, et moins une chose est utile
plus elle est vaine. » Et pourtant la moindre tâche,
comme la plus considérable, peut donner lieu à un déploiement
exagéré d'énergie.
Le contremaître ou le chef de bureau qui cherche à réduire
le gaspillage se demandera dans quelle mesure l'activité dont
il est témoin ne consiste en somme qu'à changer les choses
de place ; jusqu'a quel point le remue-ménage du bureau
n'est qu'un tournoiement de papiers. Ce qui compte, c'est
le travail terminé qui sort du bureau ou de l'usine.
Il y a gaspillage, disait Esope, quand une grande activité
produit un résultat minime. On se souvient de sa fable, reprise
par La Fontaine. Une montagne jetait une clameur si haute
qu'on la crut en mal d'enfant. Chacun accourut voir ce qui
arriverait. Elle accoucha d'une souris.
Temps et presse
Au temps de Messieurs les ronds-de-cuir, les horloges
de bureau étaient encore des pendules, qui battaient bruyamment
et paresseusement les secondes, comme si elles avaient eu
du temps de trop. Les horloges d'aujourd'hui sont électriques
et sautent de minute en minute.
Nous semblons avoir une certaine conscience de la valeur
du temps. Nous feuilletons les horaires d'un air soucieux ;
nous poinçonnons des cartes de présence ; nous expédions
une tâche pour en commencer une autre. Mais que faisons-nous
en réalité pour régler l'emploi de notre temps de façon à
en faire le meilleur usage possible.
On perd son temps à décider des affaires sans importance,
à faire des choses inutiles, à réfléchir à des actes que l'on
devrait accomplir par habitude. Il n'en faut pas davantage
pour que le travail n'avance pas et que l'on ait l'impression
d'être talonné ou pressé.
Nous sommes tous plus ou moins portés à remettre au lendemain.
Cette tendance est naturellement incompatible avec le rendement.
Personne ne peut supprimer le gaspillage dans sa vie privée
ou dans le travail de ceux qui sont sous ses ordres sans s'en
corriger. Fixez une date limite. Soyez ponctuel.
Un programme peu compliqué nous aidera à éviter les futilités
dissipatrices et à trouver plus de temps pour les choses que
nous avons le plus à coeur. Pour le chef de service diligent
comme pour quiconque veut tirer le maximum de satisfaction
de la vie, la sage répartition des vingt-quatre heures de
la journée est de la plus haute importance.
Votre programme doit comporter trois points, dit le professeur
Morgan D. Parmenter, directeur du Centre d'orientation de
l'Ontario College of Education : a) les
choses que vous devez faire ; b) les choses que
vous voudriez faire ; c) les choses que vous ferez
si « le temps le permet ». Naturellement, il ne
faut pas être esclave de son programme. Celui-ci doit rester
assez souple pour faire face aux événements ou aux besoins
imprévus.
L'homme qui suit un horaire ne passe pas sa journée à s'épuiser
dans une agitation stérile. Il a le sentiment de dominer la
situation. Il est plus calme et peut, par conséquent, consacrer
toute son énergie à son travail. Ce n'est pas dans la quantité
ou le genre de travail que nous avons à faire qu'il faut rechercher
la cause de nos fréquents découragements, mais bien plutôt
dans la sensation que le temps nous presse ou nous fait défaut.
Comment rendre la chose intéressante
Rien ne saurait mieux saper le rendement que la capitulation
devant le gaspillage. Le contremaître qui ferme les yeux sur
l'emploi improductif de l'énergie ou des matériaux, même en
petites quantités, néglige incontestablement son devoir.
D'autre part, l'application des mesures de surveillance
est une des opérations les plus délicates. Les gens n'aiment
pas les mesures de surveillance, si raisonnables soient-elles.
Le « cela est-il nécessaire ? » de l'inspecteur,
à propos d'une pratique habituelle, est une question qui provoque
l'indignation.
Pourtant, la lutte contre le gaspillage peut devenir une
des plus intéressantes initiatives dans les affaires. Avez-vous
jamais songé à lancer une campagne contre le gaspillage pour
combattre la monotonie ? Dans votre bureau, votre atelier,
votre foyer ou votre ferme, il y a là une excellente occasion
de découvrir des idées pratiques et d'accomplir un travail
constructif.
L'homme vraiment désireux de faire son travail le mieux
et le plus économiquement possible n'est pas animé seulement
par l'ambition d'obtenir de l'avancement ; il l'est aussi
par sa fierté personnelle. L'employé qui jette au rebut une
pièce manquée n'éprouve aucune satisfaction, mais celui qui
la récupère augmente sa joie de vivre parce qu'il obéit à
son instinct créateur.
Tout chef de bureau ou de service, tout contremaître ou
chef d'équipe peut trouver l'occasion de mettre ses talents
en valeur en s'efforçant d'éviter le gaspillage. Comment faut-il
procéder ? Voici ce qu'on peut faire pour commencer :
(1) dressez la liste de tous les articles ou travaux qui sortent
de votre service ; (2) remontez jusqu'à leur origine,
étape par étape, pour voir de quelles opérations et de quels
matériaux ils se composent ; (3) prenez chaque opération
séparément et demandez-vous s'il y a une meilleure façon de
l'exécuter (avec moins de mouvements, en moins de temps) ;
(4) notez la quantité de matériaux mise au rebut à chaque
stade (pourquoi ont-ils été rejetés ? pourrait-on les
employer si le travail était plus soigné ? peut-on les
utiliser de nouveau ?) ; (5) recherchez toujours
les causes ; ne vous contentez pas des symptômes. Ce
n'est qu'en étudiant les opérations en détail, avec un esprit
ouvert et investigateur, que l'on arrive aux causes.
Que faut-il faire ? Pourquoi ?
La première chose qui s'impose lorsqu'il s'agit d'opérer
une réforme, c'est un examen objectif et complet de la situation
à réformer. En faisant cet examen, il faut naturellement demander
beaucoup de « pourquoi ». « Pourquoi vous prenez-vous
ainsi et non pas autrement ? Pourquoi ne faites-vous
pas ces deux opérations au même pupitre ou au même établi ?
Pourquoi ne laissez-vous pas cet homme terminer l'opération
au lieu de passer le travail à un autre ? »
C'est par ces questions que le chef sera amené à prendre
des décisions intelligentes, qui auront pour résultat d'accroître
la production, de réduire les dépenses, d'encourager les employés
et de supprimer le gaspillage. Et cette tâche est d'autant
plus exaltante qu'elle nous élève au-dessus de la médiocrité
à laquelle se condamnent les routiniers.
Quelques principes
Il y a plusieurs principes à observer lorsqu'on se propose
de supprimer le gaspillage : le bon ordre intérieur,
la souplesse, l'économie et la récupération.
Le chef de service doit évidemment insister pour que l'ordre
règne dans son bureau. Le désordre et la confusion engendrent
le gaspillage d'énergie. Savoir où les choses se trouvent
permet aussi de gagner du temps.
Dans les bureaux et dans les ateliers, une meilleure organisation
des lieux permettrait-elle d'employer de l'espace inutilisé ?
Le matériel est-il bien rangé, à la portée du personnel et
à l'abri des avaries ? Un règlement rigoureusement appliqué
interdit-il l'obstruction des corridors ?
Les bureaux et les services devraient être agencés de telle
façon que le travail passe directement d'un stade à un autre
avec le minimum de manipulation. Dans certaines usines, la
manipulation des matériaux figure pour 50 p. 100 dans les
frais de fabrication. Même si les manipulations inutiles ne
consistent qu'à lever un objet de quelques pouces, voyez si
vous ne pouvez pas trouver le moyen d'éviter cet effort.
Si vous avez de la difficulté à trouver où résident les
possibilités de supprimer le gaspillage (probablement parce
que vous êtes trop près des choses et depuis trop longtemps),
demandez à un ami ou un collègue à l'esprit observateur de
visiter les lieux avec vous.
Gardez-vous cependant d'exagérer ou de compliquer la situation.
En cherchant à accroître le rendement, on est souvent tenté
d'aller trop loin dans la voie de l'organisation, et l'excès
d'organisation, comme nous le rappelle lord Beaverbrook, conduit
à l'étranglement. Une surveillance sévère s'impose pour éviter
le gaspillage, mais il faut que le chef sache accepter ce
qui constituerait normalement un gaspillage il le résultat
en vaut la peine. La même action peut représenter un gaspillage
dans un cas et dans certaines circonstances, mais être profitable
dans un autre cas et dans d'autres circonstances. On perd
parfois en voulant à tout prix éviter le gaspillage.
Et ceci nous amène à l'économie. Il faut autant de talent
pour bien dépenser son argent que pour le faire. L'argent
dépensé sans compter perd de son utilité, tout comme les machines
quand elles sont trop nombreuses pour la quantité de travail
prévu. Lorsque vous dépensez de l'argent pour des choses inutiles,
vous le gaspillez en ce sens que vous manquez l'occasion de
le placer à bon intérêt.
La récupération diffère de la suppression du gaspillage.
Cette dernière intervient au cours de la fabrication et a
pour but d'employer les ressources de base le plus avantageusement
possible. La récupération utilise les articles mis au rebut
après les avoir réparés, ou les transforme en d'autres objets
utiles.
Certaines usines possèdent un service spécial chargé de
recueillir tous les matériaux avariés ou mis au rebut et de
les faire servir à quelque fin profitable. Dans presque toutes
nos entreprises industrielles, les déchets d'hier sont devenus
les précieuses matières premières d'aujourd'hui. L'histoire
de l'industrie des conserves s'identifie dans bien des cas
avec celle de la transformation graduelle des déchets en sous-produits
de grande valeur. D'où l'extrême importance de ne pas négliger
les monceaux de déchets et les tas de ferraille.
N'attendez pas de pouvoir faire de
grosses économies
Ce serait une erreur de tarder à examiner votre entreprise
en attendant l'occasion de faire des économies importantes.
La première condition du succès dans une campagne contre le
gaspillage consiste à tenir compte des petites choses.
Arrêtons-nous, si vous le voulez, à l'une de ces « petites »
choses : le papier de brouillons. Un lecteur de Nouvelle-Zélande
nous a demandé des renseignements sur la fabrication des enveloppes
dans lesquelles est envoyé notre Bulletin mensuel.
Ce correspondant nous disait : « Je trouve que ces
enveloppes se prêtent beaucoup mieux à une nouvelle utilisation
que les autres modèles courants, ici, en Nouvelle-Zélande. »
On pourrait épargner des milliers de dollars dans les bureaux
rien qu'en coupant les bords des enveloppes reçues et en utilisant
ces dernières pour faire des calculs, des brouillons de lettres,
etc. Il faudra naturellement prendre du papier neuf pour rédiger
les notes adressées aux autres bureaux de l'établissement,
mais il se présentera chaque semaine une foule d'occasions
d'économiser en s'arrangeant de ce qui se jette actuellement
dans le panier à papier.
Les petites économies valent la peine d'être recherchées
au bureau, au foyer et à l'usine. Il n'y a rien de dégradant
à vouloir supprimer le gaspillage. Au contraire, le souci
d'éviter le gaspillage en tant que moyen d'accroître les bénéfices
est un des signes auxquels on reconnaît le bon administrateur.
Publié par RBC Groupe Financier. Tous les numéros
de la collection du Bulletin RBC sont disponibles sur notre
site web à l'adresse www.rbc.com/responsabilite/bulletin.
Notre adresse électronique est rbcletter@rbc.com.
Also available in English.
[ Retour à la page d'accueil du Bulletin RBC ]
|