Vol. 41, N° 1 Février 1960
À la recherche
de la santé
Formatage
PDF
On peut comparer la santé
à l'échelle graduée de ces immenses affiches
que les organisateurs des campagnes de bienfaisance font installer
sur les places publiques pour faire connaître le progrès
des souscriptions. Il s'agit de savoir à quel degré
nous sommes dans cette échelle. Ce qui nous manque
pour atteindre l'objectif de la santé parfaite.
La santé n'est pas un don que l'on reçoit
de la Fortune. Il faut la mériter. Celui qui considère
la santé comme le plus grand de tous ses biens cherche
au moins à apprendre comment on peut éviter
ou atténuer les erreurs et les dangers qui la menacent.
L'homme est par définition un animal, doué
d'organes délicats et compliqués, exposés
à se détraquer. Mais c'est un animal raisonnable,
capable par son intelligence de concevoir des idées
et de les employer à assurer le bon fonctionnement
de son organisme.
Grâce à cette merveilleuse faculté de
penser et de raisonner, nous avons appris à traiter
des maladies et des blessures qui condamnaient nos ancêtres
à une mort certaine. Presque partout, la lumière
de la science a dissipé les ténèbres
de la superstition. Le microscope ordinaire nous a révélé
que les maladies infectieuses sont causées non par
les démons, mais par des micro-organismes, et le microscope
électronique a rendu visibles les virus filtrants.
Nos premiers progrès dans l'art d'être en bonne
santé ont commencé avec l'étude du corps
humain. À ce propos, il est un livre pour lequel nous
devons avoir le plus grand respect : c'est le De corporis
humani fabrica (L'architecture du corps humain), écrit
en 1543 par l'anatomiste flamand, André Vésale.
En travers de la page de titre de l'exemplaire qu'il a offert
à la bibliothèque médicale, le célèbre
professeur de l'Université McGill, Sir William Osier,
a écrit cette phrase aussi brève que significative :
« Ici commence la médecine moderne ».
C'est à ce traité de médecine réaliste
et pratique que beaucoup de malades, autrefois jugés
incurables, doivent aujourd'hui la vie et la sérénité.
Les gens vivent plus longtemps
Il existe plusieurs sortes de maladies, mais le nombre de
celles où la prudence, la médecine et la chirurgie
ne sont d'aucun secours diminue d'année en année.
Certaines peuvent être évitées grâce
à la vaccination et l'immunisation (comme la variole,
la typhoïde et la diphtérie) ou à des précautions
aseptiques (telle la fièvre puerpérale). D'autres
peuvent être guéries par les médicaments,
les sérums ou les extraits organiques (comme la malaria,
la dysenterie et l'anémie pernicieuse). D'autres enfin
sont soulagées, sinon guéries, par les remèdes
(tels le diabète et la fièvre des foins). La
chirurgie sauve beaucoup de vies, notamment dans les cas d'inflammation
de certains organes et même de cancer lorsqu'ils sont
pris à temps.
Ceux qui savent profiter des progrès de la science
médicale vivent plus longtemps et plus heureux. La
simple pensée du durcissement des artères fait
frémir bien des gens, mais il est un autre durcissement
qui peut nous priver encore plus sûrement de la santé :
c'est le durcissement de l'esprit contre le progrès.
Quand un homme s'enfonce dans ses habitudes, qu'il se résigne
à la souffrance, qu'il refuse de se tenir au courant
des moyens de fortifier sa santé et fait fi de la médecine
préventive, il tend les bras à la maladie et
s'expose ainsi inutilement à la douleur et à
une mort prématurée.
Déjà en 1621, Robert Burton affirmait dans
son Anatomie de la mélancolie : « Certains
médecins soutiennent qu'il n'est pas une seule période
de la vie humaine qui ne puisse être prolongée
par la tempérance et la médecine. »
Par suite du déclin continuel de la mortalité
depuis le début du présent siècle, les
mariés d'aujourd'hui ont beaucoup plus de chances que
ceux d'autrefois de célébrer leurs noces d'or.
En fait, les probabilités sont plus que deux fois plus
grandes qu'auparavant.
Quelles sont les causes de cette amélioration ?
Tout d'abord, les recherches et les découvertes scientifiques
qui nous ont fourni les moyens de combattre la maladie et
d'accroître la santé. Puis - et ici le bon sens
personnel a une grande importance - l'acceptation de ce que
nous offrent les progrès de la science dans les domaines
de l'alimentation, de la prévention des maladies, de
l'hygiène et des mesures de santé publique comme
l'inspection du lait et la filtration de l'eau.
On se demande parfois pourquoi les femmes vivent plus longtemps
que les hommes. C'est un fait qui ressort de toutes les tables
comparatives. L'une des raisons de cet état de choses
est que les femmes ont plus soin d'elles. Elles attachent
plus d'attention aux malaises et aux petites douleurs, qui
sont quelquefois le signe d'un trouble plus grave. Elles hésitent
moins à consulter, à se soumettre à des
examens périodiques et à suivre les conseils
du médecin.
Les maladies mortelles
La romancière de renommée mondiale, Mary Roberts
Rinehart, disait un jour à un écrivain, en 1947 :
« Oui, j'ai eu un cancer. » Puis elle ajoutait :
« L'homme et la femme modernes n'ont rien à craindre
de la plupart des cas de cancer. Rien sauf la négligence ! »
Des milliers de savants étudient actuellement le
problème du cancer, et il est logique de supposer que
ce redoutable fléau, tout comme tant d'autres maladies
pour lesquelles on croyait jadis que la médecine ne
pouvait rien, finira par être vaincu.
Le cancer est une affection qu'il faut tenter de dépister
le plus tôt possible, car seul le diagnostic précoce
et le traitement immédiat peuvent en enrayer l'évolution.
Voici ce qu'on lit dans une brochure sur l'hygiène
dentaire publiée en 1959 par le ministère de
la Santé nationale et du Bien-être social :
« On aurait pu prévenir au moins huit sur dix
des morts causées par le cancer de la bouche si l'on
avait découvert et traité le mal dans ses premières
phases. »
Mais l'auto-diagnostic ne suffit pas. La douleur ne nous
renseigne pas sur la gravité d'une tumeur. Toute excroissance
devrait être examinée sans tarder par un médecin.
Il n'y a qu'un petit nombre des tumeurs qui sont malignes,
mais seul un homme de l'art peut les reconnaître.
Les ouvrages sur le coeur et le sang ne se comptent plus,
et pourtant il n'est pas un organe ni un système du
corps humain sur lequel nous ayons encore tant de choses à
apprendre. Notre coeur bat près de quarante millions
de fois en un an. C'est un moteur dont la puissance est évaluée
à 1/240 de cheval vapeur ; il est assez fort pour
pomper environ dix tonnes de sang par jour dans l'organisme.
Aussi est-il sage de traiter ce mécanisme délicat
avec le plus grand soin et de connaître les règles
prescrites pour le maintenir en bon état.
Ce ne sont pas seulement la pompe et la tuyauterie où
circule le sang qui peuvent se déranger, mais aussi
le sang lui-même. Les dérangements les plus communs
sont ici l'anémie, qui est une insuffisance des globules
rouges du sang, et la leucémie qui est une prolifération
des globules blancs. S'en remettre aux potins dans ce domaine
est une chose dangereuse. Seul le médecin peut faire
le diagnostic et prescrire le traitement.
Le cardiaque tient sa vie entre ses mains. Le médecin
pourra lui dire quoi faire, lui donner de bons conseils, mais
c'est au malade de décider s'il adoptera désormais
un nouveau mode de vie ou s'il abrégera ses jours en
excédant les possibilités de son coeur ou de
ses artères. Il est beaucoup plus facile de remédier
à une petite défaillance que d'avoir à
subir une remise en état générale. D'où
la sagesse de faire surveiller régulièrement
son appareil circulatoire - au moins une fois l'an - même
si tout semble bien aller.
Sir William Osler, qui avait le don des formules frappantes
et pleines de sens disait un jour que beaucoup d'hommes devaient
leur salut à une attaque cardiaque. Ce qui veut dire
que l'homme ainsi averti de la faiblesse de son coeur peut
vivre encore vingt ans ou plus s'il sait prendre soin de sa
santé et se limiter à une activité en
rapport avec ses forces.
La tuberculose, jadis considérée comme la
faucheuse par excellence, est passée, au cours des
cinquante dernières années, du premier au septième
rang parmi les causes de décès, mais elle constitue
encore un important problème.
La tache qui s'impose aujourd'hui est de dépister
la tuberculose afin de pouvoir la traiter avant qu'elle ne
s'aggrave. Mais ici encore personne ne peut s'examiner et
établir son propre diagnostic.
Les examens radiographiques gratuitement offerts au public
par l'Association canadienne antituberculeuse a permis de
découvrir d'innombrables cas de primo-infection et
de ré-infection chez des gens qui ne se savaient pas
atteints de ce mal sournois.
Ce qu'il y a de plus navrant, c'est que tant de monde néglige
de profiter des avantages mis à leur disposition et
préfère traîner l'existence misérable
des mal-portants plutôt que de se faire soigner.
La poliomyélite, qui provoque souvent de graves infirmités,
devient de moins en moins mortelle d'année en année.
Les connaissances médicales sur cette maladie sont
en progression sur tous les fronts. Les découvertes
faites récemment dans les techniques de laboratoire
nous fourniront sans doute de précieuses indications
sur la cause de ce mal, tout comme la médecine nous
a apporté de meilleurs moyens d'en traiter les effets.
L'une des principales tâches qu'il reste à
accomplir pour vaincre la polio est d'étendre les bienfaits
de la vaccination à toute la population. Il a fallu
près de 25 millions de dollars de dons et dix-sept
ans de recherches pour permettre à nos connaissances
sur la poliomyélite d'atteindre le stade de la fabrication
du vaccin Salk. L'épidémie qui a frappé
le Canada et les États-Unis en 1959 est due en grande
partie à notre refus de nous prévaloir du vaccin
que nous offraient gratuitement les services de santé.
Les maladies non mortelles
La plupart du temps, nos souffrances ne sont pas causées
par les grandes maladies mortelles, mais plutôt par
certains troubles, comme le rhumatisme, l'allergie, le mal
de tête et le rhume.
Même si le rhumatisme entraîne rarement la mort,
il est beaucoup plus fréquent que toute autre maladie
chronique, et seuls les troubles nerveux et mentaux causent
plus de ravages que lui. Il est à l'origine d'une multitude
de maladies et de souffrances.
Le terme « rhumatisme » désigne un ensemble
d'affections douloureuses qui atteignent les articulations
et les muscles. L'arthrite fait partie de cette catégorie.
Là encore la meilleure chose à faire est de
consulter le médecin sans tarder. Si on lui fournit
la possibilité de commencer les traitements au début
de la maladie, le praticien pourra soumettre son malade à
un régime qui fera disparaître la douleur et
entravera les progrès du mal.
Le diabète, causé par la carence d'une hormone
essentielle qui assuré la bonne assimilation des aliments,
a été mis en échec au cours des quarante
dernières années grâce aux recherches
du Dr F.C. Banting et de son aide C.H. Best, simple étudiant
en médecine.
Il y a plusieurs raisons pour lesquelles il importe de ne
pas négliger le diabète. En effet, cette maladie
peut causer la mort directement, sans compter que le diabétique
est plus sujet aux infections et au durcissement anormal des
artères. On ne connaît que deux remèdes
contre le diabète : l'insuline et le régime.
La cure est d'autant plus efficace qu'on la commence plus
tôt. Pris à temps et soigné comme il se
doit, le diabète ne cause, la plupart du temps, que
de petits ennuis.
L'allergie, maladie très répandue, est la
source de tant d'incommodités que les hommes de science
se sont acharnés à lui trouver une cause commune
afin de pouvoir la combattre avec succès, mais il reste
encore beaucoup à apprendre à son sujet.
Le meilleur traitement consiste à éviter tout
contact avec l'agent irritant, ce qui peut obliger le malade
à changer de régime, de climat, de vêtement,
voire à quitter la maison qui contient une certaine
poussière nocive. En dépit de ses progrès
remarquables au cours des vingt dernières années,
la science médicale ne peut encore rien faire pour
venir en aide aux personnes qui, allergiques au poil de chat,
s'entêtent à vouloir caresser leurs minets.
L'asthme appartient à la grande famille des allergies.
Si, par exemple, une personne est allergique au pollen des
fleurs, il suffira du moindre contact avec ce pollen pour
déclencher la réaction allergique qu'est l'asthme.
Il y a tellement de gens qui souffrent chaque année
d'asthme et de fièvre des foins que le bien général
semblerait exiger que chaque municipalité adopte des
règlements obligeant les gens à détruire
les mauvaises herbes de leurs jardins, des terrains vacants
et même des fossés qui bordent les routes.
Le mal de tête est peut être le plus fréquent
de tous les malaises. Ce n'est pas, en soi, une maladie attribuable
à une cause particulière, mais l'indice d'un
désordre quelconque dans l'organisme. Il résulte
ordinairement de la fatigue, de l'infection, d'une allergie
ou d'une blessure, mais il est le plus souvent imputable aux
contrariétés d'ordre physique, intellectuel
ou émotif.
Il suffit la plupart du temps d'un comprimé pour
soulager nos maux de tête, mais s'ils se répètent
trop souvent, il vaut mieux consulter le médecin.
Parmi les mystères que la médecine n'a pas
encore réussi à percer, le plus déconcertant
est certainement le rhume ordinaire et les malaises que nous
désignons sous le nom de « grippe ». Tout
ce que la science a trouvé de mieux pour le rhume,
c'est de le rendre plus supportable.
S'il faut éviter de négliger un rhume, c'est
afin de pouvoir prévenir toute complication ultérieure,
comme la pneumonie ou autre infection des voies respiratoires.
La pneumonie se soigne avec succès à l'aide
d'antibiotiques, mais le rhume résiste à tous
ces remèdes magiques.
L'influenza est une infection aiguë des voies respiratoires
de caractère épidémique, qui frappe chaque
année des millions de gens. Aujourd'hui, les inoculations
nous permettent de nous immuniser contre certaines sortes
d'influenza, et il n'est que sage d'avoir recours à
cette précaution.
À quand l'immunisation générale ?
Pourquoi tout le monde n'est-il pas immunisé contre
toutes les maladies pour lesquelles les savants du monde médical
ont trouvé des remèdes ? Au-dessus de l'entrée
d'une récente exposition scientifique, on pouvait lire
ces paroles de Robert Koch, découvreur du bacille de
la tuberculose : « Il est possible à l'homme
de bannir de la terre toutes les maladies infectieuses ».
Il semble incroyable que la diphtérie, la diarrhée,
l'entérite et la fièvre typhoïde aient
été au nombre des dix principales causes de
mortalité, il y a cinquante ans, et qu'elles figurent
aujourd'hui presque au bas de la liste des maladies mortelles.
Mais nous n'avons aucune raison de nous endormir sur nos lauriers,
alors que tant de décès pourraient être
évités par l'immunisation.
L'histoire des antibiotiques est déjà ancienne,
mais elle a franchi une étape capitale en 1928, année
où le Dr Alexander Fleming réussit à
isoler la pénicilline. Cette précieuse substance
compte maintenant parmi nos « remèdes-miracle ».
Comme pour les autres antibiotiques, son emploi doit être
réglementé par le médecin, qui en connaît
les possibilités et les limites. En effet, quelques-uns
de ces médicaments peuvent être très dangereux
si on les prend à la légère.
L'ignorance des lois de la santé et l'ignorance des
progrès réalisés par la science médicale
ne sont plus une excuse pour être malade. Les gens instruits,
et même ceux qui se targuent de l'être, peuvent
se permettre de méconnaître l'hygiène
et la science, mais il ne leur est plus permis de plaider
l'ignorance pour se faire pardonner leurs bêtises. C'est
Montaigne qui écrivait : « Il ne faut pas
plaindre le malade qui a tout ce qu'il faut pour se soigner ».
Il y a enfin un autre domaine de la santé qui nous
a livré son secret : celui de l'influence de l'esprit
sur le corps et de l'influence du corps sur l'esprit. Toute
maladie organique a des répercussions sur les émotions
et sur l'esprit, tout comme les troubles émotifs affectent
le corps. La colère, la haine, le chagrin, l'inquiétude
et la peur sont autant de poisons qui minent la vitalité.
S'adresser à qui de droit
Nous devrions imiter l'araignée dont parle Oliver
Goldsmith dans son History of Animated Nature :
trouvant une guêpe dans sa toile, elle s'empresse de
briser tous les fils qui retiennent cette dernière
prisonnière et fait tout en son pouvoir pour libérer
un adversaire aussi redoutable.
Il ne s'agit pas ici de glorifier la peur, mais simplement
de faire remarquer une fois de plus que la meilleure façon
d'avoir une bonne santé, c'est encore de prendre toutes
les précautions possibles. Il nous faut tenir compte
des signes avant-coureurs de trouble, procéder à
un inventaire périodique, accepter les mesures préventives
que nous offre la science, éviter les excès
de table et autres habitudes nocives, enfin nous servir de
notre jugement.
La recherche de la santé ne doit pas nous faire oublier
la faiblesse de nos connaissances médicales. Nos théories
personnelles sur les maladies et notre façon de les
soigner risquent fort de nous apporter des déboires,
parce que même si l'abus des remèdes ne cause
pas toujours des ravages irrémédiables, ce n'est
certainement pas le moyen de s'assurer une bonne santé.
Il vaut infiniment mieux consulter un bon médecin.
Or, aujourd'hui, nous avons à notre disposition tout
ce qu'il faut en fait de personnes compétentes, d'institutions
et de matériel.
Une grande tâche à accomplir
On juge de la santé d'une collectivité d'après
la mortalité et la morbidité de sa population.
En effet, le taux des décès et des cas de maladie
révèle les succès ou les revers de son
programme de santé. Mais en fin de compte la santé
est l'affaire de tout le monde, et chacun doit s'assurer qu'on
fait vraiment du mieux qu'on peut dans ce domaine.
Cependant, nous pourrions peut-être accomplir beaucoup
plus pour la santé si nous unissions nos efforts à
ceux de tous nos concitoyens.
Pourquoi n'existerait-il pas un comité d'hygiène
très actif au sein de chaque association de parents
et instituteurs, de chaque chambre de commerce, de chaque
section du Conseil national des femmes, de chaque cercle d'hommes
d'affaires ? Ce comité se ferait en quelque sorte
le « champion » de la santé, afin que tous
- enfants et adultes - bénéficient de la meilleure
santé possible.
Dans ses programmes de télévision, la Société
Radio-Canada et les postes privés, en collaboration
avec la Ligue canadienne de santé, pourraient faire
énormément dans le domaine de la recherche de
la santé.
L'Association médicale canadienne et les hôpitaux
affiliés aux universités pourraient fort bien,
chaque semaine, préparer des programmes destinés
à renseigner les gens sur la façon de vivre
plus heureux en jouissant d'une meilleure santé.
Pourquoi la collectivité et la télévision
ne feraient-elles pas appel aussi au concours des nombreux
autres organismes qui se consacrent à la propagation
de la santé, comme la Société canadienne
de l'arthrite et du rhumatisme, l'Association canadienne d'hygiène,
d'éducation physique et de récréation,
la Société canadienne du cancer, l'Association
canadienne de diététique, la Canadian Heart
Association, l'Association canadienne d'hygiène mentale,
l'Association canadienne antituberculeuse, etc. ?
Que de talents on pourrait ainsi mettre à contribution !
Toutes ces associations, toutes ces sociétés,
avec leurs ramifications dans chaque province, unissant leurs
efforts à ceux des organisations locales ou paroissiales
et des postes de télévision, pourraient avantageusement
nous indiquer la voie à suivre dans la recherche de
la santé.
Publié par RBC Groupe Financier. Tous les numéros
de la collection du Bulletin RBC sont disponibles sur notre
site web à l'adresse www.rbc.com/responsabilite/bulletin.
Notre adresse électronique est rbcletter@rbc.com.
Also available in English.
[ Retour à la
page d'accueil du Bulletin RBC ]
|