Février 1954 Vos vacances au Canada
Formatage
PDF
Il y a deux façons d'envisager les
vacances : sous le rapport du plaisir qu'elles procurent
et du bien qu'elles font à celui qui les prend, et
sous celui des affaires qui en résultent pour la collectivité.
En ce qui concerne chacun de nous, il s'agit de trouver
une villégiature dans le cadre de nos moyens. Le problème
pour les villégiatures est de s'assurer qu'elles font
tout leur possible pour attirer les visiteurs, leur faire
bon accueil et les contenter pour qu'ils reviennent.
Ne nous en tenons pas à des demimesures pour
développer l'industrie du tourisme. Beaucoup trop de
gens s'en reposent sur les beautés naturelles de notre
pays pour nous amener des touristes.
Il est vrai que chaque région du Canada offre les
attraits et les avantages d'un pays neuf aux yeux des étrangers,
mais personne ne viendra à tel endroit sans avoir été
informé de ce qui en fait le charme et être assuré
d'y trouver le confort qui rendra son séjour agréable.
Vacances
Pour profiter de ses vacances, il faut être préparé
à en jouir. Il y a des gens qui ne pensent qu'aux fourrais
et aux moustiques quand on parle de piquenique ;
d'autres à qui leur retour de vacances fait détester
davantage leur travail coutumier, sans compter ceux qui se
tracassent l'esprit au sujet de leurs affaires quand ils sont
loin de leur bureau.
Ce n'est pas seulement le corps qui profite des vacances.
Il faut aussi qu'elles fassent du bien à l'esprit.
C'est une perte de temps et d'argent que de prendre des vacances
pour se reposer et de les passer à se faire des soucis.
À peu près la moitié des gens désirent
prendre des vacances pour se distraire et réaliser
un projet de voyage, et l'autre moitié pour se reposer.
Dans chaque cas, l'important est de revenir satisfait. Il
faut avoir l'intention de s'amuser pour passer de bonnes vacances.
Si vous partez sans but précis, ou avec l'idée
qu'un endroit en vaut un autre, le changement ne vous fera
aucun bien malgré tous les soins que vos hôtes
prodigueront pour votre confort et votre agrément.
Ceux qui voient dans les vacances l'occasion de visiter
le pays et de faire quelque chose de nouveau, trouveront un
grand plaisir à voyager. Quand nous partons de l'endroit
où nous venons de passer cinquante semaines, même
si ce n'est que pour aller à un lac ou une montagne
pas bien loin de chez nous, notre existence et le monde nous
apparaissent sous un autre jour. Les voyages forment l'esprit.
Comme dit La Fontaine :
| Une hirondelle en
ses voyages
avait
beaucoup appris. Quiconque a beaucoup vu |
| Peut avoir beaucoup
retenu. |
Pour apprendre et retenir, il faut être constamment
en éveil pendant ses voyages, ouvrir les yeux et les
oreilles, et trouver ainsi plaisir et profit à observer
les moeurs et les coutumes des endroits qu'on visite tout
en admirant le paysage.
Plans et préparatifs
Les heures de vacances sont trop précieuses pour
les gaspiller. Il est bon de se préparer d'avance à
bien les employer, de savoir ce qu'on veut visiter dans chaque
lieu, s'il y a des excursions à faire dans les environs,
quels sont les endroits qui n'offrent rien d'intéressant
et ceux où il convient de s'attarder pour mieux jouir
du coup d'oeil, de leurs souvenirs historiques ou du confort
de leurs hôtels.
Sans plan de ce genre, rien n'empêche naturellement
de regarder et d'admirer, mais vous n'avez pas le plaisir
et la satisfaction de savoir ce que vous admirez. Vous traversez
peutêtre un ancien champ de bataille, une ville
remplie de monuments historiques, et vous passez sans vous
émouvoir.
Mais comment faire vos plans et apprendre ce qu'il faut
voir ?
Les sources les plus commodes de renseignement sont l'Office
du tourisme du Gouvernement canadien, à Ottawa ;
les bureaux provinciaux du tourisme dans les capitales des
provinces et les bureaux municipaux du tourisme dans les grandes
villes. Si ces bureaux n'ont pas les renseignements que vous
désirez, ils vous diront où vous pouvez vous
les procurer.
Vous avez en outre des articles dans les magazines comme
le Canadian Geographical Journal et le National Geographic,
et dans les magazines de voyages qui vous donnent des détails
sur les endroits intéressants. Avec une bonne carte
routière du Canada, que l'Office du tourisme du Gouvernement
canadien vous enverra gratuitement, et les brochures publiées
par les provinces et les municipalités, vous passerez
d'heureuses soirées à préparer un beau
voyage dont vous garderez longtemps le souvenir.
Nos parcs nationaux
Le premier parc national du Canada a été établi
en 1885 autour des sources minérales d'eau chaude à
Banff. Aujourd'hui les parcs du Canada constituent notre plus
grande attraction touristique. Du 1er avril au 30 septembre
de l'an dernier, ils ont attiré 2,520,000 visiteurs,
tandis que les sites historiques ont été visités
par 240,000 autres. Les parcs nationaux les plus populaires
sont celui de Banff en Alberta ; MontRiding au
Manitoba, et la PointePelée en Ontario.
L'Office du tourisme du Gouvernement canadien publie un
dépliant, avec illustrations et carte en couleurs,
indiquant l'emplacement, la superficie et les attraits des
parcs nationaux, depuis la côte de l'IleduPrinceÉdouard
sur le golfe du SaintLaurent jusqu'au plus grand terrain
de recréation dans l'Amérique du Nord, le parc
de Jasper, qui occupe 4,200 milles carrés dans les
Rocheuses. C'est dans l'IleduPrinceÉdouard
qu'on trouve la ferme à pignons verts rendue fameuse
par le roman Anne of Green Gables de Lucy Maud Montgomery.
Le parc de Jasper est un refuge bien connu de toutes sortes
de gibier et contient des pics majestueux, d'immenses champs
de glace, de beaux lacs et des sources thermales.
Il y a aussi des parcs provinciaux, couvrant une superficie
de 34,000 milles carrés outre les parcs nationaux :
| |
Nationaux |
Provinciaux |
| Colombie-Britannique |
4 |
30 |
| Alberta |
4 |
9 |
| Saskatchewan |
2 |
9 |
| Manitoba |
3 |
7 |
| Ontario |
5 |
6 |
| Québec |
2 |
8 |
| Nouveau-Brunswick |
2 |
|
| Nouvelle-Écosse |
4 |
|
| Île-du-Prince-Édouard |
1 |
|
| Terre-Neuve |
|
1 |
Dans les Territoires du NordOuest et en Alberta, une
immense superficie de 17,300 milles carrés de forêts
et de plaines est habitée par le plus grand troupeau
de bisons encore en existence.
Sites historiques
Les gens éclairés s'évertuent à
préserver les sites historiques du Canada, estimant
qu'ils sont des liens importants avec le passé et intéressants
pour notre époque.
Madame Ella K. Cork, de Little Current, Ontario, présidente
d'un Comité spécial d'études historiques,
a situé clairement la question dans son rapport à
l'Association touristique du Canada en 1951, en disant :
« C'est l'histoire qui donne de la saveur à une
région touristique. Les réclames de bons hôtels,
amusements, etc., ne suffisent pas. C'est l'histoire de votre
région qui en fait le charme. Ce n'est pas une question
de cairns et de plaques, ni de mettre une pierre tombale sur
une relique pour la remplacer plus tard par une plaque qui
ne dit rien à personne sur un tas de pierres qui ne
disait pas grand'chose. Ce n'est pas là ce qui attire
les touristes. »
Ce que désirent les touristes c'est de marcher sur
les rives où Champlain a marché ; de toucher
le mur de la ferme où Madeleine de Verchères
a repoussé l'attaque des Indiens ; de se recueillir
sur la terre où Brébeuf, Lalemant et leurs compagnons
ont adressé leur dernier message aux Hurons ;
de prendre une photo du rocher sur lequel MacKenzie a écrit
ses fameuses lignes en arrivant en vue du Pacifique.
Le musée de la Gendarmerie royale du Canada à
Regina contient un vrai trésor d'archéologie
de l'Ouest ; le musée de Bytown à Ottawa
et le Château de Ramezay à Montréal abondent
en souvenirs de la naissance du Canada, de l'invasion américaine,
des régimes français et anglais ; et le
musée royal d'Ontario à Toronto est rempli de
trésors historiques et culturels de toutes les parties
du monde et de toutes les époques.
Pour attirer les touristes, cependant, il est important
de faire revivre le passé en restaurant les anciens
forts et postes de traite, en marquant les portages qui ont
joué un rôle dans notre histoire, et en préservant
les ruines des monuments dans leur état naturel. Servonsnous
de nos légendes pour la publicité. Évangéline
et la Femme en blanc ne sont pas des personnages historiques,
mais les légendes qui les entourent donnent plus de
piquant et d'intérêt à l'Acadie et aux
chutes de Montmorency.
Nous avons aussi des chansons populaires. Marius Barbeau
les a recueillies en deux volumes que le Musée national
du Canada à Ottawa vous enverra au prix de 25 cents
chacun : Chansons du Vieux Québec et
Come A Singing ! Canadian Folk Songs. Ce dernier
contient plus de 20 illustrations par Arthur Lismer.
Au cours de l'histoire, le Canada a été enrichi
par diverses cultures et traditions, de sorte que chaque région
offre quelque chose d'original. Il y a quatre siècles
et demi que le vaisseau de Jean Cabot a touché nos
côtes ; Jacques Cartier, le brave et adroit marin
breton, est arrivé en 1534 ; Wolfe et Montcalm,
combattant chacun pour leur patrie, ont un monument en commun
sur le champ de bataille où ils trouvèrent tous
deux la mort. Dans ces quatre siècles et demi il s'est
déroulé de grands événements et
il s'est accompli de nombreuses actions d'éclat qui
feraient revivre notre passé de l'Atlantique au Pacifique
aux yeux émerveillés de nos visiteurs, si nous
prenions seulement la peine de le leur rappeler.
Vacances pour les Canadiens
Les vacances au Canada ne sont pas seulement pour les étrangers,
mais aussi pour les Canadiens. Un voyage dans une autre province
nous ouvre les yeux, et des vacances au Canada nous rendront
encore plus fiers de notre pays.
L'Association touristique du Canada a établi un comité
à son assemblée annuelle en octobre pour encourager
les voyages interprovinciaux. Cela a paru nécessaire
en vue du fait que la proximité des villes américaines
le long de notre frontière offre beaucoup d'attraits
pour nos gens : les Canadiens ont dépense 293,500,000
dollars aux ÉtatsUnis en 1952.
On trouve dans les deux provinces voisines de Québec
et d'Ontario la preuve d'un intérêt croissant
à mieux faire connaître aux Canadiens les attraits
de leur pays. Des brochures en anglais décrivant les
villégiatures du Québec sont distribuées
en Ontario, et l'an dernier, M. George H. Doucett, ministre
de la Voirie de l'Ontario, a publié en français
une brochure intitulée : Les Parcs de Tourisme
de l'Ontario.
On s'efforce également de montrer aux Canadiens que
leur pays offre des vacances pour tous les mois de l'année
et qu'il n'y a aucune raison de s'en tenir à la vieille
idée que la saison des vacances ne dure que trois mois.
Il y a certains avantages à prendre ses vacances
l'hiver au lieu de l'été. Beaucoup d'établissements
industriels et commerciaux donnent à leurs employés
deux semaines en été mais trois de novembre
à avril. Cela permet aux employés de prendre
une semaine de plus, et aux hôtels de rester ouverts
plus longtemps. Quelquesuns de ces derniers en profitent
pour offrir des distractions qui ne sont pas possibles en
été : parties de sucre, pêche à
travers la glace, chasse et ski.
Encouragement du tourisme
Comment pouvonsnous réussir à attirer
les visiteurs ? Pour réussir a vendre un produit,
il faut d'abord qu'il soit bon. En ce qui concerne le tourisme,
il s'agit d'avoir quelque chose de bon à offrir sous
forme de paysage, sites historiques ou sport, et ensuite de
fournir le milieu qui sera agréable au visiteur. La
meilleure publicité du monde ne fera pas faire fortune
à un mauvais hôtel : il faut en premier
lieu qu'il soit propre, confortable, bien tenu et que la cuisine
soit bonne.
Une bonne annonce respire la sincérité et
exprime simplement ce que la villégiature offre aux
visiteurs, sans exagération. Toutes les brochures publiées
au Canada dans l'intérêt du tourisme suivent
cette règle.
Les prospectus d'aujourd'hui disent aux touristes en style
descriptif et bien illustré où trouver ce qui
les intéresse. Parmi les meilleurs du genre, citons
la brochure de 48 pages publiée en anglais par l'Office
du tourisme, intitulée CanadaVacations Unlimited.
Elle contient 78 photographies en couleurs, une brève
description de chaque province, des chapitres sur la pêche,
le canotage, le camping, l'alpinisme et le ski, ainsi que
les renseignements nécessaires sur la route à
prendre pour aller à l'endroit désiré.
L'Office du Tourisme publie également des brochures
sur différentes parties du Canada, dont l'une, à
l'intention des pêcheurs des ÉtatsUnis,
est appelée With Rod and Reel in Canada. L'Office
national du Film a 99 films de 16mm pour montrer au Canada
et aux ÉtatsUnis.
Les provinces ont aussi des publications. L'Ontario a un
bulletin hebdomadaire donnant des renseignements sur l'état
des routes, les constructions en cours et l'emplacement des
parcs de campement le long du chemin.
Les municipalités situées dans les endroits
pittoresques ou historiques publient fréquemment des
brochures que distribuent leurs Chambres de commerce ou leurs
bureaux de tourisme, et la plupart des endroits de villégiature
font de la publicité.
Il est naturel qu'on parle des endroits où l'on passe
ses vacances, et c'est à ces endroits de veiller à
ce qu'on en parle favorablement. De nos jours, les visiteurs
ne se contentent pas de rester assis au soleil. Ils veulent
quelque chose d'intéressant à faire ou à
voir. La collectivité trouvera avantage à organiser
des amusements, régates, carnavals, festivals, foires,
expositions des produits manuels et commerciaux de la région
- en somme de tout ce qui appartient en propre à la
localité.
Une publication de la Chambre de commerce canadienne fait
remarquer qu'un automobiliste qui traverse un village sans
s'arrêter ne rapporte pas grand'chose. Il s'agit de
faire en sorte qu'il y passe une heure, un jour ou une semaine.
Cela demande un effort collectif. Les marchands peuvent décorer
leurs devantures de manière à attirer l'oeil :
les vieilles demeures historiques peuvent être réparées,
les forts restaurés ; des poteaux peuvent marquer
l'emplacement des champs de bataille ou rappeler un événement ;
un peu d'imagination peut donner un aspect intéressant
a un village ou à la région.
Que faire ?
Il faut agir, car la concurrence est grande. Les ÉtatsUnis
abondent en endroits intéressants pour le touriste
et ils font une excellente publicité pour en exploiter
les attraits.
Nous pourrions faire appel au plus grand nombre possible
de Canadiens et attaquer le problème en masse par tous
les moyens de publicité a notre disposition ;
exhorter nos gens, par exemple, à inviter leurs amis
des ÉtatsUnis et des autres provinces.
On pourrait faire écrire, par les écoliers
à leurs collègues des mêmes classes aux
ÉtatsUnis et dans les autres parties du Canada,
des lettres décrivant ce qui fait l'attrait de leur
milieu aux yeux des enfants et ces touristes.
Des paquets de lettres pourraient être échangés
entre les classes de la même année dans les écoles
de l'est et de l'ouest ; ce serait en même temps
un bon moyen pour les élèves des classes supérieures
en Ontario de s'habituer au français et pour ceux du
Québec de se perfectionner en anglais.
Les journaux quotidiens et hebdomadaires prêteraient
certainement leur concours, offriraient probablement des prix
pour les meilleurs lettres et en publieraient quelquesunes.
Un plan de ce genre prendrait vite de l'ampleur. Il en résulterait
un grand échange d'idées ; les enfants
apprendraient à mieux connaître le Canada et
les ÉtatsUnis et, du point de vue social, cela
entraînerait des visites qui contribueraient à
resserrer encore davantage les liens qui unissent les deux
peuples.
Mieux nos deux peuples se connaîtront et découvriront
qu'ils partagent les mêmes aspirations et les mêmes
idées, plus nous deviendrons amis dans un monde où
l'amitié et la bonne volonté jouent un rôle
de plus en plus grand. Il n'y a rien de tel que le tourisme
pour apaiser les soupçons entre voisins et propager
la culture.
Nous ne faisons pas grand usage au Canada d'étiquettes
sur les autos et les valises, ni de banderoles en papier disant :
« Nous sommes allés à ... ».
Quand les hôtels et les offices de tourisme reçoivent
une demande de renseignements, ce serait une bonne idée
d'envoyer avec leur réponse des étiquettes en
couleurs pour coller sur l'auto, de sorte que le voyageur
ferait de la publicité pour la localité tout
le long de son voyage.
Soyons Canadiens
Nous nous donnons parfois beaucoup de mal pour offrir à
nos visiteurs le spectacle de ce qu'ils espéraient
laisser derrière eux en partant en vacances. Nous nous
ingénions à leur faire sentir qu'ils sont chez
eux, alors que l'idée des vacances est de se sentir
loin de chez soi.
Si nous voulons attirer des Américains, rien ne sert
d'imiter servilement ce qui se fait aux ÉtatsUnis.
Après un long voyage, le touriste ne sera pas satisfait
de trouver une imitation, si bonne qu'elle soit, et souvent
bien mauvaise, de ce qu'il est habitué à voir.
Il ne tient pas à aller dans des cafés ou des
hôtels, dont jusqu'au nom lui rappelle le style américain.
Nous avons notre propre manière de vivre, montronsla
à nos visiteurs.
Cela n'empêche pas que les repas, les chambres et
le service de nos hôtels et restaurants soient aussi
bons ou meilleurs. Les touristes ne restent pas à un
mauvais hôtel pour le plaisir du coup d'oeil. L'Association
touristique canadienne et les offices de publicité
ont dit il y a quelques années dans une brochure :
« Il est temps de ne plus permettre à quelques
endroits mal tenus, quelques propriétaires arriérés
et quelques gouvernements indécis, de ruiner un commerce
profitable. »
Nous avons des plats canadiens qui, tout en étant
excellents, possèdent une saveur exotique. Il y a dans
quelques provinces des écoles qui enseignent l'art
de faire la cuisine et de diriger un hôtel.
Que chaque région se spécialise dans les plats
de la localité. Dans les Provinces maritimes, par exemple,
le poisson de mer est aussi bon que le long de la côte
américaine. L'Ontario a du poisson d'eau douce et des
fruits ; le Québec, sa soupe aux pois, ses gretons
et ses tourtières ; les Prairies, leur viande,
et la ColombieBritannique ses fruits, ses crabes et
son saumon. Avec une telle variété on peut faire
des merveilles.
Dans le but d'encourager nos cuisiniers à faire des
plats qui feront concurrence aux pâtés de foie
de la France, aux saucisses d'Autriche et aux raviolis d'Italie,
le Comité de la Cuisine de L'Association touristique
canadienne a publié en 1953 une brochure intitulée
Recettes de plats régionaux et provinciaux,
donnant 60 recettes adaptées aux produits de chaque
province.
Courtoisie et renseignements
Un mauvais accueil est la seule chose qui puisse gâter
le plaisir des visiteurs. Tâchons donc, après
avoir fait notre possible pour les attirer, de nous montrer
aimables, bons et courtois envers eux.
À leur retour, les voyageurs raconteront la manière
dont ils ont été reçus et traités
au Canada, et cela nous amènera plus de nouveaux touristes
que toute la publicité du monde.
Les fonctionnaires municipaux, les commis de magasins, les
garçons de restaurants, les employés des postes
d'essence, les conducteurs de taxis, sont nos ambassadeurs.
N'oublions pas les enfants, à qui les visiteurs demandent
souvent leur chemin. Outre un article dans le journal local
sur la manière d'indiquer aux visiteurs comment se
rendre aux endroits intéressants de la région,
il serait bon d'enseigner à ceux qui viennent en contact
avec les visiteurs au cours de leur travail, et aux enfants
dans les écoles juste avant la saison touristique,
l'importance de la courtoisie et de l'amabilité envers
nos visiteurs.
Le Canada a tout ce qu'il faut pour plaire aux gens :
3,845,774 milles carres de plaines, montagnes, lacs, cours
d'eau et forêts, d'une beauté qui égale
facilement tout ce qu'on voit ailleurs.
Les gens ne manquent pas : 14,812,000 chez nous et
160,228,000 aux ÉtatsUnis, sans compter ceux
qui viennent des autres continents.
Mais il faut faire quelque chose pour encourager les voyages :
rendre l'accès facile par route, par air, par chemin
de fer et par mer ; rendre le séjour confortable
à nos visiteurs ; enseigner la courtoisie et la
diligence au personnel de tous les services ; faire connaître
à tous les Canadiens et au monde entier les beautés
de notre pays, et leur en faciliter la découverte.
Si nous voulons développer notre industrie touristique,
amener des visiteurs d'une partie à l'autre du Canada
et attirer les étrangers, il est temps d'abandonner
notre hautaine réserve et de nous mettre à chanter
les louanges de notre pays.
Publié par RBC Groupe Financier. Tous les numéros
de la collection du Bulletin RBC sont disponibles sur notre
site web à l'adresse www.rbc.com/responsabilite/bulletin.
Notre adresse électronique est rbcletter@rbc.com.
Also available in English.
[ Retour à la
page d'accueil du Bulletin RBC ]
|