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Le Canada en 2021: économie décentralisée et divergences

Les Services économiques RBC présentent 21 graphiques illustrant les transformations qui attendent les Canadiens dans le sillage de la pandémie.

TORONTO, le 9 décembre, 2020 - Les Canadiens entameront la nouvelle année 2021 dans un monde bien différent à de nombreux égards.

Nous magasinons en ligne comme jamais auparavant. Nous jardinons davantage et passons moins de temps sur la route. Plusieurs ont fait leurs valises et déménagé à la campagne, étant donné qu’il est moins nécessaire en télétravail d’être installé près de la ville, où le coût de la vie est plus élevé.

Des tendances inquiétantes se sont également dessinées. Au Canada, le chômage de longue durée a augmenté de 250 % pendant la crise sanitaire et économique, de sorte qu’il est considérablement plus difficile pour les chômeurs de réintégrer la population active. Les travailleurs dont le salaire se situe au bas de l’échelle salariale (moins de 800 $ par semaine) souffrent particulièrement de la pandémie. Les femmes sont également touchées de façon disproportionnée.

Une nouvelle ère de décentralisation
Bon nombre des facteurs qui redéfinissent le mode de vie des Canadiens sont liés à la décentralisation grandissante de l’économie.

« Alors qu’au 20e siècle la tendance était à la centralisation (tours de bureaux, centres commerciaux et hôpitaux), le début de la décennie 2020 laisse entrevoir une nouvelle ère de décentralisation fondée sur les plateformes numériques. Les avantages sont extraordinaires, mais les conséquences pourraient l’être tout autant », affirme John Stackhouse, premier vice-président à RBC.

Un nouveau rapport des Services économiques RBC examine cette transformation et son incidence potentielle sur les consommateurs, les entreprises et les décideurs au cours de la prochaine année. Certains secteurs entament avec vigueur une nouvelle période de croissance et d’innovation, alors que d’autres ont réalisé que les modèles adoptés il y a longtemps risquent de ne pas pouvoir encaisser une nouvelle crise.

À la croisée des chemins
On observe des divergences semblables sur le marché du travail. Ceux qui sont capables de tirer parti de la décentralisation de l’activité économique prospéreront. D’autres en revanche auront besoin de nouvelles compétences, de nouveaux secteurs et de nouvelles formes de soutien gouvernemental.

À titre d’exemple, la crise de la COVID-19 a frappé les travailleurs canadiens d’une manière inégale jamais vue lors des récessions précédentes. Les personnes qui se situent au bas de l’échelle salariale (moins de 800 $ par semaine) ont été les plus touchées par les suppressions d’emplois. Celles qui gagnent des revenus élevés ont vu leurs possibilités d’emploi s’améliorer pendant la récession.

« Une partie des personnes qui ont perdu leur emploi choisiront de reprendre leurs études ou de se reconvertir. Toutefois, celles qui sont le plus susceptibles de bénéficier d’un perfectionnement ont toujours été les moins enclines à le faire. Sans stratégie de réintégration des travailleurs les moins bien rémunérés, la reprise risque d’être aussi inégale que la crise », a déclaré M. Stackhouse.

Selon les Services économiques RBC, les divergences se manifestent aussi à l’échelle provinciale. Le ratio dette/PIB des provinces avait déjà atteint des niveaux jamais vus depuis les années 1990. L’explosion des coûts des soins de santé pendant la pandémie a alourdi leur fardeau.

« Les déficits provinciaux atteindront un niveau record en 2021, mais une partie de l’augmentation des dépenses en santé est temporaire. Les provinces en meilleure posture financière retrouveront une certaine marge de manœuvre quand la pandémie aura régressé. Mais l’avenir s’annonce difficile pour celles dont la situation budgétaire est plus précaire. Il faut s’attendre à ce qu’elles demandent au gouvernement fédéral d’augmenter les transferts financiers réguliers », croit Craig Wright, économiste en chef à RBC.

La reprise, de fil en aiguille
L’accès généralisé au vaccin contre la COVID-19 donnerait un coup de pouce à la croissance du Canada en 2021. Cela ne suffira toutefois pas à ramener le PIB aux niveaux prévus précédemment avant 2022 ou plus tard.

« Étant donné que le marasme économique durera quelque temps, il est essentiel de maintenir les mesures de stimulation budgétaire et monétaire. En prolongeant les mesures de soutien du revenu, Ottawa peut aider les travailleurs les plus durement touchés à surmonter la crise et créer des conditions favorables pour les propriétaires d’entreprise malmenés par le confinement. Pour tous les décideurs, il sera impératif de limiter les dommages de la pandémie susceptibles d’avoir un impact durable sur les marchés du travail, le niveau de vie des Canadiens et la croissance potentielle », a affirmé M. Wright.

Les Services économiques RBC ont relevé les principaux axes de priorité suivants :

  • lutter contre le chômage de longue durée dans les secteurs qui dépendent de la proximité des personnes ;
  • modifier les programmes de formation afin de préparer les travailleurs moins instruits du secteur tertiaire à l’essor de l’économie numérique ;
  • aider les entreprises et les collectivités à bâtir l’infrastructure numérique et à acquérir les compétences nécessaires pour réussir dans une économie fondée sur des plateformes ;
  • repenser les villes, villages et collectivités pour accueillir et appuyer la main-d’œuvre décentralisée.

« La pandémie a accéléré la transition vers un avenir que RBC prévoit depuis longtemps. Mais elle a aussi amplifié les nombreux défis auxquels notre société est confrontée, a déclaré M. Stackhouse. L’un des principaux objectifs de ce rapport est d’éclairer les Canadiens sur notre avenir collectif et de les aider à se frayer un chemin durant l’année à venir. »

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