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L’économie canadienne se dirige vers une année 2018 solide malgré un léger ralentissement, selon les Services économiques RBC

  • L’économie canadienne a entamé 2018 au ralenti, mais la croissance devrait s’accélérer légèrement au cours des prochains trimestres : RBC prévoit une hausse de 2,0 % du PIB en 2018
  • Les récents tarifs imposés par les États-Unis ont une incidence relativement restreinte sur le Canada : La production d’acier et d’aluminium ne représente que 0,5 % du PIB et des emplois canadiens
  • La croissance économique provinciale ralentit : Les dix provinces peuvent toutes s’attendre à un ralentissement de leur croissance économique comparativement à l’an dernier

TORONTO, le 14 juin, 2018 - Malgré la menace que représentent les tarifs imposés par les États-Unis, l’économie canadienne s’accélère, selon le plus récent rapport Perspectives économiques RBC. À la suite d’un deuxième semestre léthargique en 2017 et d’un premier trimestre décevant en 2018, l’économie s’est renforcée et pourrait rester à la hausse d’ici la fin de 2018. L’augmentation des dépenses de consommation, la croissance des salaires et les investissements des entreprises ont tous contribué aux signes positifs observés au Canada. Sans que l’on s’approche du taux de croissance de 3,0 % enregistré en 2017, les Services économiques RBC prévoient que le produit intérieur brut (PIB) réel du Canada atteindra une moyenne de 2,0 % en 2018, puis ralentira légèrement pour se fixer à 1,8 % en 2019.

« Le scénario que nous estimons le plus probable est une croissance légèrement plus rapide de l’économie canadienne d’ici la fin de 2018, déclare Craig Wright, premier vice-président et économiste en chef, RBC. Les conditions financières demeurent solides et le marché de l’emploi est vigoureux. La croissance des salaires continue de s’accélérer, ce qui atténuera l’incidence de la hausse des taux d’intérêt sur le coût du service de la dette des ménages. »

Jusqu’à présent, les tarifs imposés par les États-Unis ont eu une incidence relativement restreinte sur les secteurs de l’acier et de l’aluminium, qui ne représentent que 0,5 % du PIB et des emplois canadiens. De plus, les craintes liées au commerce et la lenteur des négociations entourant l’ALENA n’ont pas dissuadé les entreprises canadiennes de puiser dans leurs capitaux cette année. RBC s’attend à ce que les dépenses des entreprises augmentent de 6,3 % en 2018, mais les projections pour 2019 indiquent une hausse plus modeste de 2,1 %. Ces prévisions reposent sur l’absence de tarifs supplémentaires et le maintien de l’ALENA.

Jusqu’à présent, les sociétés canadiennes ont passé outre les tensions commerciales, puisque les investissements fixes des entreprises ont affiché un taux de croissance annualisé de 10,9 % au premier trimestre de 2018. Cependant, les tarifs supplémentaires potentiels imposés aux biens canadiens pourraient assombrir les perspectives à plus long terme.

Le dollar canadien demeurera stable
Selon RBC, le dollar canadien devrait continuer d’osciller autour de 0,77 $ en 2018. En dépit de la hausse des prix du pétrole, le récent élargissement des différentiels d’intérêt à court terme par rapport aux États-Unis et les préoccupations liées aux négociations commerciales ont considérablement nui à la trajectoire du huard. De nouvelles politiques protectionnistes venant de l’administration Trump pourraient causer des problèmes pour le dollar canadien, d’après RBC.

Ralentissement de la croissance économique à l’échelle provinciale
Les dix provinces verront probablement leur croissance économique ralentir par rapport à l’an dernier. Selon les prévisions, les provinces de l’Ouest enregistreront la meilleure croissance tout au long de 2018. La Colombie-Britannique, l’Alberta et la Saskatchewan devraient afficher une croissance de 2,4 % en 2018, ce qui est bien au-dessus de la moyenne nationale. L’économie de la Colombie-Britannique et de l’Alberta a été stimulée par une hausse notable de l’emploi. Les perspectives de la Saskatchewan demeurent, elles aussi, supérieures à la moyenne, soutenues par le rendement positif de la production de potasse et de l’agriculture.

Les perspectives économiques de l’Ontario devraient demeurer près de la moyenne nationale, soit 2,0 %. Le marché de l’emploi y est solide, car les sociétés investissent pour augmenter leur production. Mais étant donné la relation commerciale symbiotique entre l’Ontario et les États-Unis, l’incertitude entourant l’ALENA pourrait freiner les plans d’investissements à venir. Au Québec, on prévoit que l’économie ralentira pour se fixer à 2,1 % en 2018, après une année 2017 impressionnante. RBC prévoit que le Québec demeurera en situation de plein emploi tout au long de 2018.

À l’extérieur du Canada

L’économie mondiale poursuit sa croissance malgré le protectionnisme
Alors que l’économie mondiale est confrontée aux politiques de l’administration Trump privilégiant « l’Amérique d’abord », on peut tout de même être optimiste. Les investissements des entreprises étaient à la hausse au dernier trimestre et les échanges commerciaux demeurent solides. On observe aussi une forte demande de travailleurs dans des pays où le taux de chômage est déjà presque nul. RBC prévoit donc une expansion économique mondiale de 3,9 % en 2018.

Il reste à savoir si l’économie mondiale poursuivra sa trajectoire de croissance actuelle. De nombreux facteurs de risque pourraient ralentir la croissance économique et intensifier les hausses de taux à l’échelle mondiale, notamment l’incertitude liée à la rhétorique anticommerce de l’administration Trump.

L’économie américaine s’anime
L’économie américaine continue de rebondir après un début d’année modeste en 2018. RBC prévoit une croissance moyenne de 2,9 % du PIB réel, supérieure à celle de 2,3 % affichée en 2017.

Alors que les entreprises profitent de la réduction de l’impôt des sociétés, on s’attend à un bond de 6,7 % des investissements des entreprises. Toutefois, la décision des États-Unis d’imposer des tarifs à ses alliés les plus proches est susceptible de freiner les investissements à l’avenir.

La conjoncture du marché de l’emploi demeure positive aux pays : en mai, le taux de chômage a atteint 3,8 %, égalant le niveau le plus bas observé depuis 1969. La hausse de l’inflation et le déclin du taux de chômage inciteront la Fed à réduire progressivement les mesures de stimulation monétaires. Cette dernière augmentera probablement le taux cible des fonds fédéraux de 25 points de base chaque trimestre de 2018 et de 2019, faisant ainsi passer la politique monétaire à un niveau légèrement restrictif d’ici la fin de l’an prochain.

Il est possible de consulter le document Perspectives économiques et financières de RBC dans son intégralité. Un document distinct intitulé Perspectives provinciales, publié par RBC, évalue les provinces en termes de croissance économique, de croissance de l’emploi, de taux de chômage, de ventes au détail, de mises en chantier et d’indices des prix à la consommation.

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Personne-ressource – médias :
Craig Wright, premier vice-président et économiste en chef, Recherche économique RBC, 416 974-7457
Dawn Desjardins, économiste en chef déléguée, Recherche économique RBC, 416 974-6919
Paul Ferley, économiste en chef adjoint, Recherche économique RBC,
416 974-7231
Joel Dembe, Communications, RBC, 647 518-4981