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L’investissement responsable progresse malgré les divergences d’opinions à son sujet, selon un sondage de RBC Gestion Mondiale d’actifs

Dans le deuxième sondage annuel de la société auprès d’investisseurs institutionnels et d’experts-conseils, des divergences d’opinions persistent à l’égard d’importantes questions liées à l’investissement responsable

Le sondage révèle un vif contraste de la valeur perçue de l’application des critères ESG entre les investisseurs nord-américains et européens

TORONTO, le 31 octobre, 2017 - Les deux tiers des investisseurs institutionnels tiennent compte de critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) dans leur approche de placement, et 25 % d’entre eux prévoient accroître au cours de l’année la part d’actifs confiée à des gestionnaires adoptant des stratégies d’investissement axées sur les critères ESG, selon un sondage mondial réalisé par RBC Gestion mondiale d’actifs (RBC GMA). Bien que ces résultats semblent indiquer que l’investissement responsable est devenu monnaie courante, le sondage révèle également l’existence de perceptions nettement différentes des investisseurs, selon leur région (Canada, États-Unis ou Europe), à l’égard de l’application des critères ESG.

Les opinions des investisseurs institutionnels diffèrent aussi largement en ce qui a trait à la capacité d’atténuer le risque et d’accroître le rendement d’un portefeuille au moyen d’une analyse des facteurs ESG. Certains investisseurs institutionnels prévoient augmenter leur participation à des stratégies axées sur les critères ESG à court terme, tandis que d’autres choisissent d’attendre, peu convaincus de la valeur de cette approche, et insatisfaits des données disponibles sur le rendement des sociétés s’appuyant sur ces critères. Le sondage a également démontré le vaste désaccord au sujet du rôle que devraient jouer les actionnaires, les groupes sectoriels et les autorités de réglementation, en ce qui a trait à l’amélioration de la communication d’information de la part des sociétés et de la mise en œuvre de changements touchant des questions comme la diversité des genres au sein des conseils d’administration.

« À l’échelle mondiale, on observe une nette tendance vers une croissance de la sensibilisation et de l’intérêt à l’égard de l’analyse fondée sur les critères ESG et l’investissement responsable, de même qu’une adoption accrue de cette approche, a déclaré Judy Cotte, vice-présidente et chef, Gouvernance et investissement responsable, RBC Gestion mondiale d’actifs Inc. Ce sondage révèle que nombre d’investisseurs institutionnels discutent activement de ces questions au sein de leur société, ainsi qu’avec des experts-conseils et divers autres intervenants. Et bien que certains investisseurs, par prudence, n’avancent que lentement dans cette voie, d’autres agissent rapidement afin d’adopter une approche de placement fondée sur les critères ESG. »

Faits saillants
Investissement responsable : l’évolution de la propriété est le deuxième sondage annuel de RBC GMA sur les attitudes et perceptions des investisseurs institutionnels à l’égard de l’investissement responsable. Cette année, RBC GMA a sondé 434 propriétaires de fonds institutionnels et experts-conseils en placement aux États-Unis, en Europe et au Canada. Voici quelques-unes des principales conclusions de ce sondage mondial :

  • L’investissement fondé sur les critères ESG est un phénomène mondial – À l’échelle mondiale, 67 % des répondants tiennent compte des principes ESG dans leur approche de placement. Les investisseurs d’Europe (85 %) sont plus nombreux que ceux du Canada (73 %) et des États-Unis (49 %) à intégrer l’analyse fondée sur les critères ESG à leur approche.

  • La présence ou l’absence de mandats est un facteur essentiel – La principale raison (51 %) citée par les investisseurs institutionnels qui n’intègrent pas l’analyse fondée sur les critères ESG est le manque d’exigences sur ce plan de la part de leur conseil d’administration. Les autres raisons les plus fréquemment citées sont l’imprécision de la proposition de valeur, ainsi que la préférence prépondérante pour l’analyse financière. Fait intéressant, les raisons inverses ont été citées par ceux qui ont adopté l’analyse fondée sur les critères ESG ; ils le font en raison de la proposition de valeur claire qu’elle offre, de leur préférence pour l’utilisation de multiples facteurs d’analyse dans le processus de placement, et de leur volonté de respecter le mandat clair donné par leur conseil d’administration ou les directives de placement. 

  • L’analyse fondée sur les critères ESG comme outil de placement – Trente-deux pour cent des répondants à l’échelle mondiale ont affirmé qu’ils ne considèrent pas l’utilisation des facteurs ESG comme moyen d’atténuer le risque pour leurs portefeuilles, tandis que 20 % sont dans l’incertitude sur ce plan. Quarante-six pour cent des répondants ne considèrent pas l’utilisation des facteurs ESG comme moyen d’accroître le rendement, et 30 % sont dans l’incertitude sur ce plan. Cette incertitude ouvre la voie à des occasions pour les gestionnaires de placements qui utilisent l’analyse fondée sur les critères ESG afin de créer de la valeur pour leurs clients.

  • Mauvaise qualité de l’information – Dans toutes les régions visées par le sondage, la majorité des investisseurs institutionnels qui emploient les critères ESG ne sont pas satisfaits de l’information transmise par les sociétés concernant les paramètres ESG. Aux États-Unis et au Canada, les investisseurs préfèrent laisser aux actionnaires le soin de proposer des moyens d’améliorer la communication d’information. Les investisseurs européens préfèrent que ce soit imposé par les organismes gouvernementaux de réglementation.

  • Diversité des genres – Dans chaque région sondée, une vaste majorité d’investisseurs institutionnels affirment accorder de l’importance à la diversité des genres au sein des conseils d’administration, soit 71 % aux États-Unis, 80 % au Canada et 68 % en Europe. Comme pour l’information liée aux paramètres ESG, les investisseurs européens préfèrent que ce soient les organismes gouvernementaux de réglementation qui exigent la diversité des genres. À ce chapitre, les investisseurs américains préfèrent nettement que cette réglementation soit dictée par la dynamique du marché. Quant aux investisseurs canadiens, la préférence va à la fois aux propositions des actionnaires et à la dynamique du marché.

  • Modification du comportement des sociétés Dans le contexte du mouvement visant l’élimination des combustibles fossiles, seulement 6 % des répondants à l’échelle mondiale estiment que le désinvestissement est plus efficace que l’engagement. Aux États-Unis et au Canada, l’engagement est perçu comme plus efficace que le désinvestissement. Le tiers des Européens sont d’accord avec cet énoncé, mais ils sont aussi nombreux à estimer que le désinvestissement et l’engagement sont aussi efficaces l’un que l’autre. Concernant les exclusions en général, 48 % des répondants européens considèrent que le tri négatif peut s’appliquer à tous les types d’investisseurs, alors que moins du tiers des répondants américains et canadiens sont d’accord avec cet énoncé.   

Le point de vue canadien
Le sondage a soulevé des tendances importantes qui démarquent les investisseurs institutionnels et experts-conseils du Canada de ceux des États-Unis et de l’Europe.

  • Opinion largement favorable à l’égard de l’application des critères ESG, plus alignée sur celle des Européens que celle des Américains : Soixante-treize pour cent des répondants canadiens utilisent actuellement « de façon importante » ou « quelque peu » des approches de placement fondées sur les critères ESG ; cette proportion est beaucoup plus près de celle des Européens (84 %) que de celle des Américains (49 %). Ce niveau d’adoption est appuyé par l’opinion de 68 % des répondants canadiens qui estiment que les critères ESG contribuent à atténuer le risque (par rapport à 28 % des Américains et 77 % des Européens). De plus, bien que 21 % des répondants canadiens estiment que l’utilisation des facteurs ESG est un moyen d’accroître le rendement, 41 % sont dans l’incertitude sur ce plan (en comparaison, les opinions à ce sujet sont plus définies aux États-Unis et en Europe, où seulement 24 % et 21 % des répondants, respectivement, sont dans l’incertitude sur ce plan).

  • Facteurs de décision : Les investisseurs institutionnels canadiens se démarquent de ceux du reste du monde quant à leurs raisons d’appliquer — ou de ne pas appliquer — des principes ESG dans leur approche de placement. Les répondants canadiens, dans une proportion moindre que les répondants d’ailleurs dans le monde, ont cité comme raison un manque de demande de la part de leur conseil d’administration ou d’autres parties prenantes. Les répondants canadiens ont plutôt cité l’absence de directives de placement précises. Par contre, les investisseurs institutionnels canadiens qui utilisent une approche de placement fondée sur les critères ESG sont plus nombreux que ceux d’ailleurs dans le monde (49 %, par rapport à 31 % aux États-Unis et 39 % en Europe) à citer comme principale raison un mandat de leur conseil d’administration ou de parties prenantes.

  • Lenteur de la tendance vers l’adoption à court terme : Malgré le fait que les opinions des répondants canadiens à l’égard de l’application des critères ESG sont plus alignées sur celles des Européens que sur celles des Américains, les investisseurs institutionnels canadiens ne semblent pas prêts à accélérer sensiblement leur adoption de stratégies fondées sur les principes ESG, à court terme. En fait, seulement 14 % des investisseurs institutionnels canadiens prévoient augmenter au cours de la prochaine année la part d’avoirs confiés à des gestionnaires d’actifs qui intègrent les principes ESG à leur processus de placement. Cette proportion est de 49 % en Europe, et de 25 % aux États-Unis. Fait intéressant, à ce chapitre, 37 % des investisseurs institutionnels canadiens n’ont pas de plan à court terme bien défini. Cela permet de supposer que ces investisseurs pourraient éventuellement accroître la part d’avoirs confiés à des gestionnaires d’actifs qui intègrent les principes ESG à leur processus de placement.

  • Débat sur le désinvestissement dans le secteur des combustibles fossiles : Dans le contexte canadien, le mouvement visant l’élimination des combustibles fossiles est un élément important, compte tenu du grand rôle qu’occupe ce secteur dans l’économie et les marchés des capitaux du Canada. Fait intéressant, les investisseurs institutionnels canadiens sont nettement plus nombreux que les autres à estimer l’engagement à l’égard des sociétés de ce secteur plus efficace que le désinvestissement (51 % des répondants canadiens préfèrent l’engagement, par rapport à 42 % des répondants américains et 38 % des répondants européens).

  • Le rôle de l’expert-conseil : Dans les questions du sondage visant les experts-conseils, des différences notables sont apparues au Canada. Beaucoup plus que leurs pairs d’ailleurs dans le monde, les experts-conseils canadiens ont indiqué que ce sont eux qui amorcent avec leurs clients propriétaires d’actifs les discussions sur les principes ESG (28 % au Canada, par rapport à 8 % aux États-Unis et à 9 % en Europe). Soixante pour cent des experts-conseils canadiens ont affirmé que ces discussions sont amorcées autant par eux que par leurs clients. Ces données laissent supposer que l’investissement responsable constitue un important sujet de discussion entre les experts-conseils canadiens et leurs clients institutionnels.

« Au Canada, tout comme aux États-Unis et en Europe, la question que posent le plus fréquemment les clients à leur conseiller en placement, au sujet des principes ESG, vise à savoir si une approche fondée sur ces principes aura une incidence négative sur le rendement, a déclaré Andrew Sweeney, gestionnaire de portefeuille institutionnel, RBC Gestion mondiale d’actifs Inc. Ce fait, de même que d’autres données du sondage, indique un niveau élevé d’intérêt, de curiosité et d’incertitude à l’égard de l’investissement responsable. Dans le marché actuel, les gestionnaires d’actifs peuvent utiliser l’analyse fondée sur les critères ESG afin de créer une valeur ajoutée pour les investisseurs. Pour ce qui est des experts-conseils, des occasions s’offrent à ceux qui sont en mesure de conseiller leurs clients en matière d’investissement responsable, un sujet d’une importance toujours grandissante. »

À propos du sondage
Les données du rapport Investissement responsable : l’évolution de la propriété de RBC GMA ont été recueillies au moyen d’un sondage réalisé en juillet et août 2017. Le sondage a été mené auprès de 434 propriétaires de fonds institutionnels et d’experts-conseils en placement au Canada, aux États-Unis et en Europe. Pour accéder à l’intégralité des résultats et analyses du sondage, consultez le site Web Gouvernance et investissement responsable de RBC GMA, à l’adresse suivante : www.rbcgma.com/gouvernance-et-investissement-responsable/esg.html.

RBC Gestion mondiale d’actifs
RBC Gestion mondiale d’actifs (RBC GMA), division de gestion d’actifs de la Banque Royale du Canada (RBC), regroupe les gestionnaires de fonds institutionnels BlueBay Asset Management et Phillips, Hager & North gestion de placements. RBC GMA est un fournisseur mondial de services et de solutions de gestion de placements pour les investisseurs institutionnels, la clientèle fortunée et les particuliers. La société offre des comptes distincts, des fonds en gestion commune, des fonds communs de placement, des fonds de couverture, des fonds négociés en bourse et des stratégies de placement spécialisées. Le groupe de sociétés de RBC GMA gère un actif d’environ 400 milliards de dollars et compte quelque 1 400 employés au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Asie.

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Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Leah Commisso, Communications, RBC GMA, 416 955-6498, leah.commisso@rbc.com