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L'économie canadienne bénéficiera d'une demande plus diverse pour les exportations en 2015, selon les Services économiques RBC

TORONTO, le 12 décembre, 2014 -  Malgré la récente baisse des prix du pétrole, les exportations canadiennes devrait connaître une plus forte croissance en 2015, selon le rapport Perspectives économiques et financières publié aujourd'hui par les Services économiques RBC. RBC prévoit une croissance du PIB réel de 2,5 % en 2014, de 2,7 % en 2015 et de 2,1 % en 2016.

Le rapport indique qu'après plusieurs années durant lesquelles la croissance des exportations a été principalement attribuable au secteur de l'énergie, 2014 a marqué un tournant, car cette année, on a enregistré une demande accrue pour des exportations non liées à ce secteur. RBC prévoit que cette diversification de la demande d'exportations continuera de s'amplifier en 2015 en raison d'une croissance des investissements américains en biens d'équipement et d'une augmentation des ventes d'automobiles et des mises en chantier au sud de la frontière.

« Nos perspectives pour le Canada sont fondées sur l'hypothèse que la baisse des prix du pétrole et tout fléchissement des investissements dans les secteurs gazier et pétrolier seront contrebalancés par une demande accrue pour les exportations canadiennes non liées au secteur de l'énergie, a déclaré Craig Wright, premier vice-président et économiste en chef, RBC. À l'échelle nationale, en 2015, la baisse des prix du pétrole n'aura pas d'incidence notable sur la croissance du PIB réel. »

Même si la chute des prix du pétrole n'aura pas d'incidence importante sur la croissance du PIB réel du Canada, il en sera probablement autrement pour les économies provinciales. RBC suppose que les prix du pétrole resteront bas en 2015, en moyenne à 70 $ US le baril (prix WTI), ce qui se traduira par une croissance estimative du PIB réel plus lente que prévue pour les provinces productrices de pétrole, et légèrement plus forte pour la plupart des autres provinces. En ce qui a trait aux divers secteurs, la baisse des prix du pétrole freinera probablement les investissements des entreprises des secteurs gazier et pétrolier en 2015. Toutefois, les entreprises des autres secteurs bénéficieront vraisemblablement de cette baisse en raison de l'accroissement de la demande américaine pour les exportations.

L'accroissement de la demande externe devrait réduire quelque peu la pression sur les consommateurs canadiens. En 2014, l'endettement des ménages s'est accru, bien qu'à un rythme plus lent. En 2015, la possibilité d'une majoration des taux d'intérêt motivera probablement un ralentissement de l'endettement des ménages et des dépenses de consommation qui sera compensé en partie par une baisse des prix de l'essence.

Dans les Perspectives, on souligne que le marché de l'emploi au Canada a affiché un regain de vigueur au cours des derniers mois, comme en témoigne l'accélération du rythme mensuel de création d'emplois. RBC prévoit que le taux de chômage se maintiendra aux environs de 6,5 %, soit près de ce qui est considéré comme le taux de plein emploi. Cependant, la croissance des salaires n'a pas suivi le rythme, l'augmentation moyenne ayant été d'environ 2 % en 2013 et en 2014 (à ce jour).

« D'autres améliorations du marché de l'emploi et une éventuelle croissance des salaires stimuleront les dépenses de consommation, même si le rythme d'endettement reste faible, a déclaré M. Wright. Nous prévoyons une hausse de 2,4 % des dépenses de consommation en 2015 et de 2,2 % en 2016, soit moins que les 2,8 % enregistrés en 2014. »

Le marché immobilier canadien est demeuré vigoureux tout au long de 2014, comme le démontrent les hausses des ventes et des prix. Sur la plupart des marchés, l'accessibilité à la propriété ne s'est que légèrement détériorée, les faibles taux d'intérêt et l'augmentation des revenus ayant largement compensé la hausse des prix des propriétés dans la plupart des villes. En 2015, les hausses prévues des taux d'intérêt influeront sur l'accessibilité, ce qui devrait entraîner un léger repli des ventes.

En outre, RBC suppose que la récente baisse des prix de l'énergie se traduira par un taux d'inflation apparente moindre au cours des prochains mois et que, à l'exclusion de ce facteur, le taux d'inflation devrait se maintenir à 2 % ou plus.

« Nous croyons que le maintien de l'inflation de base à son niveau actuel et le raffermissement de la croissance économique convaincront la Banque du Canada de réduire ses mesures de relance en haussant le taux du financement à un jour vers le milieu de l'an prochain, a ajouté M. Wright. Nous croyons que le dollar canadien continuera de subir de faibles pressions baissières l'an prochain et qu'il clôturera à 0,85 $ US en 2015 et à 0,82 $ US en 2016. »

Le document Perspectives économiques et financières (ouvre un nouvelle fenêtre) de RBC pourra être consulté dans son intégralité à compter de 8 h (HE). Un document distinct intitulé Perspectives provinciales (ouvre un nouvelle fenêtre), produit par les Services économiques RBC, évalue les provinces en termes de croissance économique, de croissance de l'emploi, de taux de chômage, de ventes au détail, de mises en chantier et d'indices des prix à la consommation.

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Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Craig Wright, Recherche économique RBC, 416 974-7457
Robert Hogue, Recherche économique RBC, 416 974-6192
Raymond Chouinard, Médias et relations publiques, RBC, 514 874-6556

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