À propos de RBC > Salle de presse > Communiqués > L'accessibilité à la propriété au Canada bascule pour un deuxième trimestre consécutif, selon les services économiques RBC
TORONTO, le 22 août 2011 À la suite de la hausse du prix des propriétés et des taux hypothécaires, l'accessibilité à la propriété au Canada a perdu du terrain pour un deuxième trimestre consécutif, selon le dernier rapport Tendances immobilières et accessibilité à la propriété, publié aujourd'hui par Recherche économique RBC. Malgré cette récente détérioration, la plupart des marchés de l'habitation dans tout le pays restent relativement accessibles ou, au pire, légèrement inaccessibles. Vancouver est la principale exception.
« Somme toute, la portion du budget des ménages consacrée aux coûts de propriété, selon les valeurs actuelles du marché, demeure près des normales historiques, affirme Craig Wright, premier vice-président et économiste en chef, RBC. Cependant, les niveaux extrêmement bas et l'érosion accélérée de l'accessibilité dans la région de Vancouver altèrent quelque peu le bilan national. »
La mesure d'accessibilité à la propriété de RBC évalue la proportion du revenu avant impôts qu'un ménage devrait consacrer aux coûts de possession d'une catégorie précise de propriété, selon les valeurs actuelles du marché. Au cours du deuxième trimestre de 2011, les mesures à l'échelle nationale se sont accrues dans l'ensemble des catégories de logement suivies par RBC (une hausse dénote une détérioration de l'accessibilité).
| Catégorie de logement | Pourcentage du revenu du ménage consacré aux coûts de propriété | Changements survenus depuis le dernier trimestre (en points de pourcentage) |
|---|---|---|
Catégorie de logement |
Pourcentage du revenu du ménage consacré aux coûts de propriété |
Changements survenus depuis le dernier trimestre (en points de pourcentage) |
Appartement en copropriété |
29,2 |
+0,8 |
Bungalow détaché |
43,3 |
+1,7 |
Maison de deux étages |
49,3 |
+1,8 |
Depuis le début de 2011, la région du Grand Vancouver est directement responsable, dans une proportion allant jusqu'à un tiers, de la détérioration de l'accessibilité à l'échelle nationale. Le marché de Vancouver continue de faire classe à part en matière de logements inaccessibles. La forte demande dans les segments haut de gamme de ce marché a propulsé les prix à des niveaux sans précédent.
« Le marché de l'habitation de Vancouver est sans aucun doute le marché le plus tendu du Canada, et celui où le risque d'un repli est le plus grand », ajoute M. Wright.
Les segments de marché qui ont également subi des pressions au chapitre de l'accessibilité, au deuxième trimestre, sont les suivants : la catégorie des maisons de deux étages au Québec (Montréal), en Ontario (Ottawa et Toronto) et en Saskatchewan. À l'opposé, l'Alberta demeure une province attrayante pour les acheteurs potentiels, car le coût d'accession à la propriété dans un marché comme celui de Calgary est très abordable.
« Le regain d'agitation sur les marchés financiers mondiaux a entraîné une montée de l'incertitude face au rythme de la croissance mondiale, et nous devons en tenir compte dans nos perspectives pour le marché de l'habitation canadien, précise M. Wright. Il pourrait toutefois y avoir un avantage à cette volatilité ; la détérioration de l'accessibilité à la propriété au Canada pourrait être moins rapide et prononcée que nous l'avions prévu. »
Compte tenu de ce nouveau contexte mondial, nous pensons que la majoration des taux, que nous croyions imminente, ne se produira pas avant le milieu de 2012. Ce report allégera les pressions sur l'accessibilité à la propriété, puisque les paiements d'intérêt seront moins élevés que ceux qui auraient été exigés autrement.
« Cependant, l'incidence sur l'accessibilité est beaucoup moins facile à évaluer, explique M. Wright. Selon nos plus récentes prévisions, les prix des maisons se stabiliseront plus tard cette année, et cette tendance se poursuivra en 2012. Le report de la hausse des taux d'intérêt pourrait inciter les acheteurs à demeurer actifs, ce qui accentuerait la hausse actuelle des prix et, par conséquent, dégraderait l'accessibilité. »
Dans les grandes villes canadiennes, la mesure d'accessibilité de RBC pour la propriété étalon, le bungalow détaché, s'est établie aux niveaux suivants : 92,5 % à Vancouver (hausse de 10,4 points de pourcentage par rapport au dernier trimestre), 51,9 % à Toronto (hausse de 2,0 points de pourcentage), 42,6 % à Montréal (hausse de 1,4 point de pourcentage), 41,2 % à Ottawa (hausse de 1,3 point de pourcentage), 37,1 % à Calgary (hausse de 0,6 point de pourcentage) et 33,8 % à Edmonton (hausse de 0,6 point de pourcentage).
La mesure d'accessibilité à la propriété, que RBC calcule depuis 1985, est fondée sur le montant qu'il en coûte pour posséder un bungalow détaché, l'étalon de référence raisonnable pour le marché canadien de l'habitation. D'autres types de propriété sont aussi représentés dans la mesure, notamment la maison à deux étages standard et l'appartement en copropriété standard. Plus la mesure est élevée, plus il en coûte cher d'acquérir et de détenir une propriété selon les valeurs actuelles du marché. Ainsi, une mesure d'accessibilité de 50 % signifie que les coûts de propriété, y compris les versements hypothécaires, les services publics et les impôts fonciers, absorbent 50 % du revenu mensuel avant impôts d'un ménage type.
Voici quelques faits saillants du rapport pour l'ensemble du Canada :
Le rapport Tendances immobilières et accessibilité à la propriété sera disponible dans son intégralité aujourd'hui à compter de 8 h. (HE), à l'adresse www.rbc.com/economie/marche/.
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Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer
avec :
Robert Hogue, économiste principal, Recherche économique RBC, 416 974-6192,
Raymond Chouinard, Relations avec les médias, RBC, 514 874-6556