Allocution à l'intention des actionnaires
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Gordon M. Nixon
Président et chef de la direction
devant la
144e assemblée annuelle de la
Banque Royale du Canada
Calgary
28 février 2013
Merci, et bonjour Mesdames et Messieurs.
Au nom de notre équipe ici, en Alberta - et de nos
80 000 employés dans le monde entier -, je vous souhaite
la bienvenue à l'assemblée annuelle de RBC.
C'est avec grand plaisir que nous nous retrouvons à
Calgary, une ville pleine de vitalité et économiquement
dynamique - dans une province reconnue pour sa beauté,
ses ressources et son esprit d'entreprise.
L'histoire de RBC en Alberta remonte à plus d'un siècle,
à l'ouverture de notre première succursale à
Edmonton en 1906. Aujourd'hui, nous employons plus de 4 100
personnes dans la province, possédons 137 succursales
et jouissons du privilège de servir plus de 1 Albertain
sur 3.
Nous avons une équipe exceptionnelle ici, grâce
à laquelle cette croissance a été possible.
J'aimerais rendre hommage tout particulièrement à
quelques-uns de mes collègues : Bruce MacKenzie, président
régional de la Banque Royale pour l'Alberta et les
Territoires, Derek Neldner, premier directeur général
de RBC Marchés des Capitaux et cochef de notre équipe
Énergie mondiale, et nos deux vice-présidents
du Conseil de Marchés des capitaux, Bill Sembo et Gord
Ritchie.
J'aimerais aussi saluer nos administrateurs de Calgary -
notre président du conseil David O'Brien et les administrateurs
Rick George et Tim Hearn. Au fil des ans, nos cadres supérieurs
et administrateurs de l'Alberta ont joué un grand rôle
dans notre réussite.
Il serait négligent de ma part de ne pas mentionner
Ted Newall et Peter Lougheed, qui ont tous deux été
administrateurs pendant de longues années. Leurs sages
conseils, leur soutien et leur loyauté feront à
jamais partie intégrante de notre héritage.
Notre banque a eu l'honneur de jouer un rôle dans la
croissance de l'Alberta. Cette province et, en particulier,
son secteur de l'énergie occupent une place vitale
dans la réussite économique du Canada.
Nous sommes fiers d'être un chef de file mondial dans
la prestation de services financiers au secteur de l'énergie
et de ce que ce leadership a été fondé
sur notre base à Calgary.
Mais l'Alberta a plus que de l'énergie à offrir.
Beaucoup de secteurs contribuent à sa croissance, notamment
l'agriculture, la technologie, la fabrication et la santé,
pour n'en citer que quelques-uns, et nous avons le privilège
de servir au-delà de 110 000 petites et moyennes entreprises
dans toute la province.
Avant de passer en revue nos résultats, je tiens à
souligner que la vigueur et la diversité du Canada
ont donné à RBC une assise solide pour croître.
Comme le Canada, RBC jouit d'une réputation de force
et de stabilité ainsi que de saine gestion du risque.
Et comme le Canada, nous puisons dans la force de notre diversité,
nous chérissons la bonne gouvernance et nous nous efforçons
de créer un environnement dans lequel des personnes
talentueuses et compétentes peuvent réaliser
tout leur potentiel.
Être une grande banque dans un pays doté d'un
système bancaire sain nous a conféré
un important avantage sur nos concurrents. En bref, nous avons
la chance d'être bien positionnés pour à
la fois bénéficier de la force croissante de
notre pays et y contribuer.
Alors, comment nous faisons-nous pour permettre à
RBC d'aller au maximum de son propre potentiel ? Je crois
que le point de départ crucial, c'est d'avoir une vision
constante. Notre vision est de « Toujours mériter
le privilège dêtre le premier choix de
nos clients ». Nous appartenons à un
secteur de services, et RBC a toujours reconnu qu'elle ne
pourra assurer sa réussite à long terme qu'en
apportant une valeur ajoutée et des conseils à
ses clients.
Les fondations solides de RBC nous placent en bonne posture
pour exécuter notre stratégie et générer
de la croissance pour nos clients et pour nos actionnaires.
Alors que le contexte du marché a forcé beaucoup
de nos concurrents à se restructurer et à changer
d'orientation, nos objectifs stratégiques à
long terme sont demeurés constants.
Comme nous avons su nous garder des nombreux excès
de nos concurrents mondiaux avant la crise économique
de 2008, nous sommes l'une des rares banques mondiales dont
la diversification des activités et l'orientation stratégique
sont demeurées constantes.
- Au Canada, notre objectif est d'être le chef de
file incontesté des services financiers;
- À l'échelle mondiale, nous nous efforçons
d'être un prestataire de solutions de pointe aux marchés
des capitaux et à la gestion de patrimoine, et
- Dans des marchés ciblés, nous visons à
être un fournisseur de premier ordre de services financiers
choisis, complémentaires de nos forces principales.
Au Canada, nous jouissons d'une position de leadership établie
et continuons d'accroître rentablement cette avance.
Notre objectif est de faire croître notre secteur des
Services bancaires canadiens de 25 pour cent de plus que nos
concurrents, et nous avons régulièrement dépassé
ce but des dernières années.
À l'extérieur du Canada, nous évoluons
dans des secteurs dans lesquels nous détenons un avantage
concurrentiel et sommes en mesure de mettre à profit
nos unités canadiennes de pointe pour croître
rentablement. Nous nous concentrons sur les particuliers fortunés,
sur la grande entreprise et sur les clients institutionnels
aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Europe, ainsi que
sur les plaques tournantes de marchés émergents
comme Singapour et Hong Kong.
La force de notre marque souligne notre stratégie
de croissance. Non seulement la marque RBC est aussi forte
qu'elle l'a toujours été au Canada, mais, à
l'échelle internationale, notre marque est un synonyme
d'intégrité, de force et de sécurité.
Pour en venir à notre rendement financier, il est
clair que notre vision, notre stratégie et notre engagement
envers nos clients nous ont bien servis. Notre bénéfice
en 2012 non seulement constituait un record pour RBC, mais
il était l'un des plus importants à ce jour
de toute société canadienne.
Nous avons enregistré des résultats records
dans trois de nos secteurs d'activité - Services aux
particuliers et aux entreprises, Marchés des capitaux
et Assurances.
Nous avons dégagé un bénéfice
de plus de 7,5 milliards de dollars, en hausse de 17 pour
cent sur l'exercice précédent. Sur la base des
activités poursuivies, notre bénéfice
de 7,6 milliards de dollars était en hausse de neuf
pour cent.
Ces résultats témoignent de la solidité
de notre modèle d'entreprise diversifié et de
notre aptitude à exécuter notre stratégie
de croissance à long terme tout en maintenant un profil
de risque prudent et une gestion des coûts rigoureuse.
L'an dernier, notre rendement des capitaux propres était
de 19,5 pour cent, alors que nos ratios de capital élevés
dépassaient largement les minimums réglementaires.
Au cours du dernier exercice, nous avons accru nos parts
de marché dans la plupart de nos secteurs d'activité,
approfondi nos relations avec les clients, acquis de nouveaux
clients et investi dans l'établissement d'entités
solides au Canada et à l'échelle mondiale.
Nous avons géré nos coûts activement
par rapport à la croissance de nos revenus pour améliorer
notre efficacité. Nous pouvons donc réinvestir
les économies dans nos unités opérationnelles.
Nous avons aussi continué de nous concentrer sur un
déploiement efficace du capital, notamment en équilibrant
le réinvestissement dans nos unités et le reversement
de capital à nos actionnaires :
- nous avons augmenté notre dividende deux fois en
2012, au total de 11 pour cent ;
- nous avons effectué des acquisitions stratégiques,
notamment en rachetant la part de notre partenaire dans
l'entreprise en participation de garde mondiale de valeurs
et en achetant Ally Canada ; et
- nous avons mis en place un programme de rachat d'actions
pour 2013.
Grâce à notre capacité de produire des
bénéfices dans nos unités opérationnelles
et nos régions, nous avons atteint tous nos objectifs
de rendement financier de l'exercice : croissance du bénéfice
par action, rendement des capitaux propres, ratio de capital
et ratio de distribution de dividendes.
Notre rendement annuel total pour les actionnaires pendant
l'exercice 2012 s'est établi à 22 pour cent
- le plus élevé taux de toutes les grandes banques
canadiennes.
Notre objectif est de produire des rendements pour les actionnaires
se situant dans le quartile supérieur à moyen
terme, ce qui, selon nous, reflète une vision à
long terme de rendement financier solide et constant. Sur
une période de cinq ans, nous avons rapporté
des rendements nous plaçant dans le quartile supérieur
de notre groupe de comparaison.
Et nous avons pris un excellent départ pour l'exercice
2013. Ce matin, nous avons publié nos résultats
du premier trimestre. Nous avons dégagé un bénéfice
de plus de 2 milliards de dollars, en hausse de 12 pour cent
par rapport à l'exercice précédent et
de 8 pour cent par rapport au trimestre précédent.
Le BPA dilué de 1,36 dollar marque une progression
de 11 pour cent par rapport à l'année précédente
et notre rendement des capitaux propres s'est établi
à 19,6 pour cent.
Notre ratio de fonds propres de Catégorie 1 selon
Bâle III de 9,3 pour cent est nettement supérieur
à la fois à nos critères internes et
aux exigences réglementaires, et nous continuons de
gérer énergiquement notre bilan.
J'ai aussi le plaisir de vous dire que nous accroîtrons
encore notre dividende trimestriel en annonçant ce
matin une hausse de trois cents, soit de cinq pour cent. Cela
représente la quatrième majoration du dividende
en deux ans, pour une augmentation totale de 26 pour cent
depuis le premier trimestre de 2011.
Toutes nos unités opérationnelles ont contribué
à ces solides résultats ce trimestre. Ceux des
services bancaires aux particuliers et aux entreprises, ainsi
que de la gestion de patrimoine ont battu des records alors
que ceux des marchés des capitaux étaient robustes.
Nous croyons que notre vigueur financière et notre
capacité concurrentielle nous placent en bonne posture
pour poursuivre la croissance et atteindre nos objectifs de
2013.
J'aimerais maintenant vous présenter un survol très
général de chacune de nos unités et vous
dire pourquoi nous croyons être bien placés pour
poursuivre sur la voie de la prospérité.
Commençons par les Services bancaires aux particuliers
et aux entreprises. Nous avons la plus grande et la plus
rentable des banques de détail au Canada, et occupons
la première ou la deuxième place sur le marché
pour chacun de nos principaux produits.
Nous continuons d'accroître notre avance en gagnant
toujours de nouvelles parts de marché et en faisant
croître notre bénéfice plus vite que nos
semblables. Nous avons le plus vaste réseau de distribution,
la gamme de produits et de services la plus étendue,
et la taille ainsi que la portée nécessaires
pour faciliter des gains d'efficacité. Nous continuons
de nous concentrer sur l'innovation et la technologie comme
moyens essentiels de susciter de nouvelles affaires.
Si notre unité des Services bancaires dans les
Antilles doit faire face à une conjoncture économique
médiocre, la région reste intéressante
pour RBC. Nous avons fait beaucoup pour améliorer l'exploitation
et l'efficacité et avons toute confiance dans notre
rendement opérationnel futur.
Notre banque internet aux États-Unis sert un nombre
croissant de clients et met à la disposition des clients
canadiens qui veulent des produits bancaires et de crédit
efficaces et à faible coût aux États-Unis
des services bancaires transfrontière de premier plan.
Notre division de Gestion de patrimoine est un grand
gestionnaire de patrimoine et d'actifs de calibre mondial.
Au Canada, nous sommes le chef de file incontesté
du marché grâce à nos services de gestion
de patrimoine de plein exercice et de gestion d'actifs, et
à notre gamme de fonds communs de placement, et nous
continuons de gagner des parts de marché.
À l'échelle internationale, nous sommes bien
en voie d'établir une unité de gestion mondiale
d'actifs très performante, nous augmentons notre part
du marché de la clientèle fortunée et
très fortunée, et nous exploitons nos capacités
pour remporter davantage d'affaires. Là où des
concurrents mondiaux souffrent de contraintes de capital,
nous intervenons pour servir leurs clients et attirer les
meilleurs talents.
Bien que le cadre opérationnel de la Gestion de patrimoine
ait été marqué par de faibles taux d'intérêt
et par des marchés anémiques, nous ne doutons
pas que notre fondation solide nous assurera une robuste croissance,
particulièrement à mesure que les marchés
se stabiliseront, que l'activité de la clientèle
reprendra et que les taux d'intérêt se normaliseront.
Notre division des Assurances compte parmi les plus
grandes sociétés d'assurance canadiennes appartenant
à une banque. Elle doit sa force à la marque
RBC, à une large gamme de produits et à des
capacités de distribution de pointe. Nous obtenons
des affaires nouvelles en rendant plus faciles et plus pratiques
les rapports commerciaux avec nous.
Services aux investisseurs et de trésorerie
est un nouveau segment qui combine RBC Services aux investisseurs
- un spécialiste mondial de la garde de valeurs - avec
nos unités Institutions financières mondiales
et Services de trésorerie. Le regroupement de ces activités
nous permet d'offrir un ensemble plus intégré
de produits à nos clients institutionnels au Canada
et ailleurs dans le monde, pour accroître nos revenus
et améliorer l'efficacité.
Et enfin, la division Marchés des capitaux
est l'une des 10 premières banques d'investissement
au monde et nous augmentons nos parts de marchés des
services bancaires d'investissement traditionnels plus vite
que toute autre banque du globe. Au Canada, nous avons réussi
à accroître notre avance et nous avons nettement
étoffé notre part de marché aux États-Unis,
qui représentent maintenant notre plus grand marché.
Au Royaume-Uni, en Europe et en Asie, nous augmentons notre
courant d'affaires dans ce qui était jadis le domaine
des grandes sociétés mondiales offrant une gamme
complète de produits et de services.
Ces dernières années, nous avons modifié
l'équilibre de nos revenus au profit des prêts
et des activités de banque d'investissement traditionnelles
et au détriment des opérations de marché.
Nous avons agi énergiquement pour réduire le
risque et éliminer les actifs complexes de notre bilan.
Nous avons constitué des équipes d'élite
et acquis une réputation pour les conseils, l'exécution
et le soutien au bilan que nous apportons à nos clients.
Alors que d'autres se retirent du secteur du crédit
aux États-Unis, nous avons de la capacité à
offrir parce que contrairement à la quasi-totalité
de nos concurrents mondiaux, nous avons nettement réduit
notre portefeuille de prêts au cours des mois qui ont
conduit à la crise, car nous considérions le
rapport risque/rendement comme trop faible.
Dans l'ensemble de ses secteurs, RBC est bien positionnée
pour continuer de gagner des clients et des parts de marché.
Mais, malgré toute notre bonne fortune au Canada jusque-là,
nous vivons une époque d'incertitude de l'économie
et des marchés du monde. Les obstacles à surmonter
dans notre environnement opérationnel ne sont pas nouveaux,
mais ils continueront d'influencer nos perspectives.
La crise européenne des dettes souveraines et du système
bancaire continue de dresser un voile d'incertitude. Si la
stabilité s'est améliorée en Europe,
les déséquilibres structurels persistent et
devront tôt ou tard être gérés,
de même que beaucoup d'économies devront être
restructurées.
L'incertitude budgétaire et réglementaire continue
de régner aux États-Unis, suscitant potentiellement
un risque majeur, non seulement pour les États-Unis,
mais pour le monde entier. Si l'Amérique ne parvient
pas à régler efficacement son déséquilibre
budgétaire, les conséquences seront importantes,
et le dysfonctionnement politique empêche un compromis
raisonnable.
Chez nous, nous ne manquons pas de défis non plus.
L'endettement des provinces augmente, la productivité
relative est faible et l'état du marché immobilier
résidentiel canadien suscite des préoccupations,
craintes qui à mon avis ont été exagérées
par certains, mais qui se sont néanmoins soldées
par un ralentissement de la demande des consommateurs.
Notre secteur d'activité reste en butte à une
incertitude réglementaire considérable. Alors
que l'approche canadienne de la réglementation fondée
sur des principes est une source de vigueur pour notre pays,
d'autres envisagent des approches beaucoup plus normatives
et des mesures plus protectionnistes. Nous devons veiller
à maintenir fermement notre approche et à promouvoir
la qualité plutôt que la quantité des
dispositions réglementaires.
Enfin, la dynamique fondamentale de l'économie mondiale
évolue. Les économies des marchés émergents
assurent le gros de la croissance mondiale tout en intensifiant
la concurrence à l'échelle planétaire.
La technologie et Internet ne changent pas seulement la manière
dont nous faisons affaires, ils remodèlent des industries
entières - y compris le secteur des services financiers.
Alors, comment le Canada s'adapte-t-il à ce nouvel
environnement mondial ? Et comment, à RBC nous protégeons-nous
contre des événements imprévisibles tout
en saisissant les occasions qui se présentent ?
Il y a deux ans, j'ai dit que cette décennie serait
la décennie du Canada, et je continue de croire en
notre capacité de dépasser le reste du monde
développé. Mais nous devons continuer de transformer
notre économie et de créer des emplois durables.
Les entreprises canadiennes doivent conquérir activement
de nouveaux marchés d'exportation. En termes de mondialisation,
nos entreprises accusent un retard sur celles d'autres pays
industrialisés. L'orientation générale
de nos flux commerciaux a peu évolué depuis
la Confédération, et si nous aspirons à
une croissance supérieure à la moyenne, nous
devons augmenter notre activité globale d'exportation
vers des régions du monde qui connaissent une réelle
croissance.
Et cela ne concerne pas seulement le secteur des ressources
naturelles. Nous devons muscler le commerce extérieur
en adoptant une approche stratégique dans d'autres
secteurs tels que l'agroalimentaire, la fabrication de pointe,
les soins de santé et la technologie, qui sont tous
des domaines dans lesquels nous pouvons rivaliser et tirer
parti de la croissance de la classe moyenne dans les pays
émergents.
Nous devons aussi résorber l'écart de productivité
et investir dans l'innovation et l'entrepreneuriat. Les sociétés
canadiennes doivent dynamiser leur détermination à
trouver de meilleurs moyens de traduire la recherche et les
idées en réussites commerciales viables.
Les politiques d'immigration sont aussi cruciales pour notre
prospérité future. Nous continuons d'avoir besoin
de plus d'immigrants au Canada, mais ce n'est pas seulement
une question de nombres. Les immigrants doivent être
bien intégrés dans notre société
et nous devons les aider à trouver du travail à
la hauteur de leur éducation, de leur expérience
et de leurs capacités. Si cette action est bien menée,
elle suscite de la croissance économique et est l'un
des avantages concurrentiels les plus évidents du Canada.
Tout cela exige des gouvernements intelligents et efficaces
qui encouragent et facilitent la croissance des secteurs émergents
et des activités d'exportation. Si nous laissons les
procédures, l'inefficacité et les barrières
commerciales faire obstacle, nous prendrons encore plus de
retard.
Cela dit, s'il est facile de mettre le doigt sur les faiblesses,
nous savons tous qu'il est beaucoup plus difficile de trouver
des solutions. Mais nous devons commencer par mettre en place
des politiques pour relever ces défis, sinon nous perdrons
l'avantage de vigueur relative que nous avons acquis au cours
des cinq dernières années. S'il y a une chose
qui m'inquiète dans notre pays, c'est le contentement
de nous-mêmes - sur une base relative, nous nous en
sommes bien tirés, alors pourquoi changer -, mais dans
le monde d'aujourd'hui le statu quo n'est pas une option viable.
On peut considérer le verre comme à moitié
plein ou à moitié vide. Moi je retiens la première
option parce que nous sommes en mesure de relever ces défis,
un luxe que beaucoup d'économies développées
ne peuvent tout simplement pas se permettre. Le Canada dispose
des ressources voulues pour créer des emplois et de
la prospérité, mais nous devons travailler différemment
et collaborer pour aller au bout de notre potentiel.
Et au sein de RBC, nous devons aussi continuer de nous transformer
afin de stimuler notre courant d'affaires sur les marchés
à plus forte croissance et de trouver des moyens de
servir nos clients mieux et plus efficacement.
Aujourd'hui, nous continuons d'investir dans la technologie
et le personnel. Nous engageons des dépenses records
en technologie et en innovation pour améliorer l'efficacité,
et nous continuons d'attirer des talents diversifiés
pour mieux servir nos clients.
Nous avons amorcé 2013 avec beaucoup d'élan
dans toutes nos plateformes, des niveaux élevés
de fonds propres et de solides bénéfices. Nous
avons donc la capacité de résister aux vents
contraires et d'investir dans chacun de nos secteurs d'activité.
Avant de conclure, j'aimerais faire un bref commentaire sur
le rôle de RBC comme entreprise citoyenne. Les diverses
parties prenantes attendent aujourd'hui plus de la part des
entreprises, et les exigences de la société
ne feront que croître à l'avenir.
Il n'y a aucun doute que la formation de capital est le rôle
le plus important d'une institution financière mondiale,
pour aider les particuliers et les entreprises à croître
et à prospérer. Mais nous payons aussi des impôts,
achetons des produits et des services et consacrons environ
100 millions de dollars par an à des dons de bienfaisance
et au parrainage d'activités communautaires.
Nous savons qu'il est possible de réaliser des bénéfices
sains tout en soutenant le progrès social et environnemental.
La définition de la responsabilité sociale des
entreprises évolue, et celles qui ne se montreront
pas à la hauteur des aspirations de la société
en paieront le prix. Nous avons nos collectivités à
cur et travaillons énergiquement pour équilibrer
les intérêts de l'entreprise et ceux de la société
en général, car nous croyons qu'un bon équilibre
est crucial pour créer de la valeur à long terme.
Parmi nos principales initiatives figure le Projet Eau Bleue
RBC, un engagement de 50 millions de dollars pour aider à
protéger la plus précieuse des ressources naturelles
du monde.
Le projet Santé mentale des enfants RBC a engagé
plus de 16 millions de dollars pour aider des enfants et des
jeunes atteints de maladies mentales.
L'an dernier, nous avons lancé une initiative sur
la finance sociale, qui fournira 10 millions de dollars de
capital pour aider à financer de petites entreprises
répondant à des défis sociaux et environnementaux
et 10 millions de dollars de plus à investir dans des
fonds socialement responsables.
Par le biais de Vive le hockey RBC, nous soutenons le hockey
au niveau local pour que davantage de jeunes Canadiens aient
la chance de pratiquer ce sport. Nous avons l'honneur d'avoir
parmi nous aujourd'hui trois Athlètes Olympiques RBC
- des membres actuelles et anciennes de l'équipe nationale
féminine : Jennifer Botterill, Bobbi-Jo Slusar d'ici
même, de Calgary, et Carla MacLeod.
Avant de repartir aujourd'hui, je vous invite à passer
à notre kiosque Vive le hockey, où ces trois
sportives remarquables se feront un plaisir de vous accorder
des autographes et où vous pourrez en apprendre plus
sur notre programme.
J'ai aussi le plaisir d'annoncer aujourd'hui notre don le
plus récent de 250 000 dollars à la fondation
de la police de Calgary pour venir en aide au nouveau centre
de défense des enfants de Calgary, qui aidera les enfants
et les familles victimes de violence.
Mais donner n'est pas tout - nous aspirons aussi à
améliorer les collectivités dans lesquelles
nous vivons et travaillons et à avoir les bonnes politiques
et la bonne culture pour faire ce qu'il convient pour l'ensemble
de nos parties prenantes. Je suis particulièrement
fier des nombreuses heures de travail bénévole
et des contributions financières des employés
de RBC à l'appui d'une grande variété
de causes importantes.
La responsabilité sociale des entreprises est une
équation complexe, mais nous ne ménageons aucun
effort pour trouver le juste équilibre et sommes heureux
de faire une fois de plus cette année partie de la
liste Global 100 des entreprises les plus engagées
dans le développement durable du monde.
Enfin, la confiance dans l'avenir de RBC est ancrée
dans la force de notre personnel.
Depuis près d'un siècle et demi, nos employés
méritent le privilège d'être le premier
choix de nos clients en offrant des conseils dignes de confiance
et en les aidant à atteindre leurs objectifs financiers.
Bien qu'il soit toujours possible de faire mieux, RBC se
distingue par le talent et le dévouement de son effectif.
Nos 80 000 employés dans plus de 50 pays partagent
une même vision centrée sur les clients et appliquent
nos valeurs fondamentales de service, travail d'équipe,
responsabilité, diversité et intégrité.
Ces valeurs unissent les membres diversifiés de notre
personnel alors que nous nous efforçons de comprendre
les besoins de nos clients, de les combler et d'apporter de
la valeur à nos actionnaires.
L'année 2013 comportera sans aucun doute son lot de
défis sectoriels et économiques, mais je suis
extrêmement optimiste et plein d'enthousiasme pour l'avenir
de RBC. Nos unités opérationnelles sont bien
positionnées et chacune a des objectifs et des stratégies
ambitieux, mais sains.
Au nom de notre Conseil d'administration et de mes collègues
de l'équipe de haute direction, j'aimerais remercier
nos employés de leur travail toujours assidu et de
leur engagement.
Je crois que RBC a la bonne stratégie, la bonne culture
et le bon effectif pour assurer la croissance et créer
de la valeur pour nos clients, nos employés, nos collectivités
et nos actionnaires.
Merci.
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événement ou autrement.
Ces notes d'allocution ne constituent
pas une transcription du contenu de la webémission
et pourraient ne pas refléter les commentaires émis
pendant ladite webémission. La webémission demeurera
disponible jusqu'au 28 février 2014 sur le site Web
de la Banque Royale du Canada (" nous " ou "
notre ") à l'adresse [www.rbc.com/investisseurs/ir_events_presentations.html].
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à l'égard de tout placement ou de toute autre
décision fondée sur l'information obtenue par
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MISE EN GARDE
CONCERNANT LES DÉCLARATIONS PROSPECTIVES
À loccasion, nous faisons,
verbalement ou par écrit, des déclarations prospectives
au sens de certaines lois sur les valeurs mobilières,
y compris les « règles dexonération
» de la Private Securities Litigation Reform Act
of 1995 des États-Unis et de toute loi sur les
valeurs mobilières applicable au Canada. Nous pouvons
faire de telles déclarations prospectives dans cette
présentation de lassemblée annuelle des
détenteurs daction ordinaires, dans dautres
documents déposés auprès des organismes
de réglementation canadiens ou de la Securities and
Exchange Commission des États-Unis, dans des rapports
aux actionnaires et dans dautres communications. Les
déclarations prospectives contenues dans cette présentation
comprennent, sans toutefois sy limiter, des déclarations
concernant nos objectifs en matière de rendement financier,
notre vision et nos objectifs stratégiques, les perspectives
économiques, ainsi que les perspectives pour chacun
de nos secteurs dexploitation. Linformation prospective
contenue dans cette présentation est fournie afin daider
les détenteurs de nos titres et les analystes financiers
à comprendre notre situation financière et nos
résultats dexploitation aux dates présentées
et pour les périodes qui prennent fin à ces
dates, ainsi que notre vision et nos objectifs stratégiques,
et pourrait ne pas convenir à dautres fins. Les
mots « croire », « sattendre à
», « prévoir », « se proposer
», « estimer », « planifier »,
« projeter », « devoir » et «
pouvoir », de même que lemploi du futur
ou du conditionnel ainsi que de mots et dexpressions
semblables dénotent généralement des
déclarations prospectives.
De par leur nature même, les déclarations
prospectives reposent sur des hypothèses et font lobjet
dincertitudes et de risques intrinsèques pouvant
faire que nos prédictions, prévisions, projections,
attentes et conclusions savèrent inexactes, que
nos hypothèses soient incorrectes, et que nos objectifs
de rendement financier, notre vision et nos objectifs stratégiques
ne se matérialisent pas. Nous avertissons les lecteurs
de ne pas se fier indûment à ces déclarations,
puisque nos résultats réels pourraient différer
sensiblement des attentes exprimées dans ces déclarations
prospectives en raison dun certain nombre de facteurs
de risques. Ces facteurs dont plusieurs sont indépendants
de notre volonté et dont nous pouvons difficilement
prédire les effets comprennent : les risques
de crédit, de marché, de liquidité et
de financement, le risque opérationnel, les risques
liés à lenvironnement réglementaire
et juridique, à lassurance, à la réputation
et aux stratégies, ainsi que dautres risques
qui sont expliqués aux rubriques Gestion du risque
et Aperçu dautres risques de notre rapport annuel
2012, de même quà la rubrique Gestion du
risque de notre rapport aux actionnaires du premier trimestre
de 2013 ; lincidence des modifications apportées
aux lois et aux règlements, y compris à la loi
intitulée Dodd-Frank Wall Street Reform and Consumer
Protection Act et aux règlements édictés
aux termes de cette loi et à ceux qui seront édictés,
aux normes mondiales du Comité de Bâle sur le
contrôle bancaire en matière de fonds propres
et de liquidités, à la réforme concernant
les produits dérivés hors bourse, au système
de paiements au Canada, aux mesures de protection des consommateurs
et aux réformes réglementaires au Royaume-Uni
et en Europe ; la conjoncture commerciale et économique
générale au Canada, aux États-Unis et
dans certains autres pays où nous exerçons nos
activités, y compris lincidence de la crise de
la dette souveraine en Europe et les niveaux dendettement
élevés des ménages canadiens ; la cybersécurité
; lincidence des modifications des politiques gouvernementales
fiscales, monétaires et autres ; les effets de la concurrence
dans les marchés où nous exerçons nos
activités ; notre capacité à attirer
des employés et à les maintenir en poste ; lexactitude
et lintégralité des renseignements concernant
nos clients et contreparties ; les décisions judiciaires
et réglementaires et les poursuites en justice ; le
développement et lintégration de nos réseaux
de distribution ; et lincidence des questions dordre
environnemental.
Nous avertissons les lecteurs que la liste
susmentionnée de facteurs de risque nest pas
exhaustive et que dautres facteurs pourraient également
avoir une incidence défavorable sur nos résultats.
Les personnes, et notamment les investisseurs, qui se fient
à des déclarations prospectives pour prendre
des décisions à notre égard doivent bien
tenir compte de ces facteurs et dautres faits et incertitudes.
Les hypothèses économiques significatives qui
sous-tendent les déclarations prospectives contenues
dans cette présentation sont présentées
à la rubrique Vue densemble et perspectives et,
pour chacun de nos secteurs dexploitation, à
la rubrique Perspectives et priorités de notre rapport
annuel 2012, tel que mis à jour par la rubrique Vue
densemble de notre rapport aux actionnaires du premier
trimestre de 2013.À moins que la loi ne lexige,
nous ne nous engageons pas à mettre à jour quelque
déclaration prospective que ce soit, verbale ou écrite,
que nous pouvons faire ou qui peut être faite pour notre
compte à loccasion.
Des renseignements supplémentaires
sur ces facteurs et sur d'autres facteurs sont fournis aux
rubriques Gestion du risque et Aperçu d'autres risques
de notre rapport annuel de 2012 de même qu'à
la rubrique Gestion du risque de notre rapport aux actionnaires
du premier trimestre de 2013.
L'information contenue dans les sites
Web susmentionnés ou pouvant être obtenue par
l'intermédiaire de ces sites ne fait pas partie de
cette présentation. Tous les renvois à des sites
Web contenus dans cette présentation sont des références
textuelles inactives fournies à titre informatif seulement.
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