Allocution à l'intention des actionnaires
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Gordon M. Nixon
Président et chef de la direction
devant la
142e assemblée annuelle de la
Banque Royale du Canada
Toronto
3 mars 2011
Bonjour Mesdames, bonjour Messieurs, bienvenue à votre
assemblée annuelle.
La première décennie de ce siècle est
révolue et elle semble porter la marque d'une malédiction
bien connue " Puissiez-vous vivre une époque intéressante
". Cette décennie avait débuté dans
un contexte de forte croissance économique et d'explosion
des marchés et s'est terminée par une crise
financière mondiale qui a amputé beaucoup d'économies
de la planète entière et a détruit beaucoup
de richesse. Et bien que l'économie mondiale donne
des signes d'amélioration, il reste des défis
structurels importants, particulièrement aux États-Unis
et en Europe.
La performance du Canada a été meilleure que
celle de la plupart des autres pays, à la fois grâce
à une bonne gestion et à un peu de chance.
- Nous habitons le deuxième territoire le plus vaste
du monde, riche en ressources naturelles.
- Avec 34 millions d'habitants - ce qui nous place dans
le décile des pays ayant la plus faible densité
de population au monde -, le Canada est l'un des pays qui
accueillent le plus d'immigrants par habitant. Cela nous
donne une bonne assise pour croître, particulièrement
à l'heure où notre population vieillit.
- Notre marché immobilier résidentiel a bien
résisté, et les prix dépassent de cinq
pour cent le sommet d'avant la récession, comparativement
aux États-Unis où ils sont encore à
30 pour cent sous leur sommet précédent.
- La situation sur les marchés financiers et la conjoncture
économique s'améliore, et le taux d'emploi
devrait progresser.
Grâce à nos solides politiques économiques
et à la santé de notre système bancaire,
le Forum économique mondial a considéré
le Canada comme l'un des rares rayons de soleil dans la dernière
récession.
Ainsi, alors que beaucoup de pays se préparent à
une décennie qu'ils préféreront oublier,
je crois que le Canada a devant lui une décennie d'essor.
Je vois dans notre pays de nombreux atouts exclusifs qui
font son succès - le ressort économique, la
bonne gouvernance, des valeurs sociales phares et notre prudence
en matière financière. Même si nous pouvons
être fiers de notre succès, toutefois, nous ne
pouvons pas nous reposer sur nos lauriers.
Malgré notre solide performance économique,
toutefois, nous perdons du terrain face aux concurrents sur
une planète qui se mondialise de plus en plus, ce qui
se répercute sur notre niveau de vie et accroît
les préoccupations au sujet de notre capacité
de maintenir des performances supérieures. Le niveau
de vie d'un pays dépendra de plus en plus de sa productivité,
qui elle-même dépend du succès du pays
en matière d'innovation et de recherche et de développement.
Notre réussite économique reste encore enracinée
dans les ressources naturelles plus que dans l'innovation
et l'économie du savoir. Graduellement, nous devons
modifier cet équilibre.
Tant le secteur public que le secteur privé ont un
rôle important à jouer dans le succès
de l'économie et dans l'amélioration de la productivité
et nous, dans le monde des affaires, devons profiter de notre
situation privilégiée pour investir dans la
productivité et la compétitivité mondiale.
De plus, bien que nos gouvernements aient fait du bon travail
sur le plan budgétaire, les déficits publics
ont récemment augmenté, particulièrement
ceux des gouvernements provinciaux, et j'appelle fermement
à ne pas négliger la responsabilité financière,
qui était l'un des grands facteurs de différenciation
au Canada. Il a certes fallu réagir à la récession
mondiale, mais nous devons aussi veiller à trouver
le juste équilibre entre les dépenses, la compétitivité
fiscale, l'investissement et la prudence budgétaire.
Ce n'est pas facile, mais nous ne devons faire aux générations
futures que des promesses que nous serons en mesure de tenir
et, si nous réussissons à conserver le leadership
mondial en matière de prudence budgétaire, cela
constituera, à longue échéance, un important
facteur de différenciation en termes de réussite
économique et de souplesse financière.
Si nous misons sur notre vigueur relative pour améliorer
notre productivité, tout en continuant de privilégier
le retour à l'équilibre budgétaire, notre
position sera des plus enviables.
Tout comme je pense que le Canada pourrait être à
l'aube d'une décennie d'essor, j'entrevois la même
possibilité pour RBC. Je suis aussi fier de la manière
dont le secteur bancaire canadien et notre banque ont traversé
cette passe difficile et j'ai été enchanté
par la renommée internationale que la crise mondiale
a permis au Canada et à RBC de gagner.
Étant la plus grande banque dans l'un des pays financièrement
les plus responsables au monde, RBC jouit d'une position exclusive
pour profiter de son succès pour investir dans la croissance
future.
Ce matin, j'aimerais vous faire part de notre performance
et de nos prévisions, de nos plans pour maintenir notre
leadership au Canada et notre expansion mondiale, et de notre
engagement continu dans le domaine de la responsabilité
sociale et de la citoyenneté d'entreprise.
Alors qu'il y a 20 ans, on pouvait prétendre qu'un
investissement dans une banque canadienne n'était que
marginalement différent d'un placement dans une autre,
ce n'est plus le cas aujourd'hui. Les stratégies des
banques du Canada divergent.
Les stratégies de croissance de RBC ont produit des
rendements globaux pour les actionnaires qui ont surclassé
l'indice TSX des banques et ont considérablement accru
notre présence et notre potentiel sur les marchés
financiers du monde. RBC est la plus grande banque canadienne
et figure parmi les 15 premières au monde.
En plus de notre puissante unité de services bancaires
canadiens, nous avons établi des unités mondiales
de pointe dans la gestion de patrimoine et dans les marchés
des capitaux, et nous avons d'autres activités régionales
qui nous offrent une plateforme de croissance solide.
Cette année, nous avons revu nos trois objectifs stratégiques
pour mieux articuler nos possibilités de croissance.
Premièrement, nous nous sommes engagés à
demeurer le chef de file incontesté des services financiers
au Canada.
Deuxièmement, nous sommes déterminés
à être l'un des principaux acteurs à l'échelle
mondiale dans la gestion de patrimoine et sur les marchés
des capitaux.
Troisièmement, sur des marchés ciblés,
notre objectif est d'être un fournisseur de pointe de
services financiers choisis complétant nos forces fondamentales.
Tous ces objectifs dépendent de notre capacité
de saisir des débouchés importants.
RBC est déterminée à maintenir une gamme
d'activités diversifiée, et l'un de nos grands
principes consiste à préserver l'équilibre
entre les services de détail (banque, gestion de patrimoine
et assurances) et les services de gros (principalement les
marchés des capitaux) dans une proportion d'environ
75 pour cent et 25 pour cent. Ce principe reflète la
reconnaissance que chacune de nos branches d'activité
se comporte différemment à un point donné
du cycle économique, mais qu'ensemble, dans une bonne
combinaison, elles permettent de mieux atteindre nos objectifs
de rendement pour les actionnaires. Nous sommes aussi bien
diversifiés en termes géographiques et de clientèles,
ce qui contribue à la stabilité des résultats
et à la diversification des risques. Notre stratégie
de diversification a rapporté d'excellents dividendes
au cours de la dernière décennie et a assuré
une faible volatilité de nos résultats, comparativement
à nos semblables.
Nos processus de gestion des risques ont été
bien éprouvés ces dernières années,
et j'ai été heureux de la manière dont
ils ont permis d'atténuer notre exposition à
l'effondrement des marchés des titres garantis par
des créances et d'autres marchés aux États-Unis,
ainsi qu'à la crise des dettes souveraines dans la
zone euro. Nous avons continué de gérer activement
notre bilan pour réduire la complexité et le
risque.
Nous figurons aussi sur une liste restreinte de banques mondiales
qui disposent de capitaux propres solides, sont peu endettées,
jouissent d'une cote de solvabilité élevée
et disposent de liquidités importantes. Dans la conjoncture
actuelle, cela représente un véritable avantage
concurrentiel.
Mais nous savons bien qu'il ne suffit pas, pour une banque,
d'avoir beaucoup de capital et d'être canadienne pour
être en sécurité. Rien ne remplace un
bon jugement et, même au Canada, il y a eu beaucoup
de variations dans le rendement relatif des sociétés
financières pendant la crise. Reconnaissant que notre
force et notre stabilité se réduisent en bout
de compte aux décisions prises par les employés
de RBC, nous n'avons ménagé aucun effort pour
susciter une solide culture de gestion du risque dans laquelle
la valeur pour les actionnaires, la valeur pour les clients
et l'intégrité font partie intégrante
de notre philosophie et de nos processus opérationnels.
Ce sont les gens qui bâtissent des pays forts, des
collectivités dynamiques et d'excellentes sociétés.
À RBC, notre plus important actif se présente
dans nos bureaux et les quitte chaque jour. Nous avons le
bonheur de pouvoir compter sur les meilleurs collaborateurs,
les plus brillants, pour servir nos clients, qui travaillent
ensemble pour exécuter notre stratégie, créer
de la valeur et assurer la croissance pour nos actionnaires.
Les chiffres qui mesurent notre performance reposent sur
une culture ancrée dans des valeurs solides, qui mettent
en avant le service, le travail d'équipe, la responsabilité,
la diversité et l'intégrité. Nos collaborateurs
traduisent en actions au quotidien notre vision qui est de
toujours mériter le privilège d'être le
premier choix de nos clients.
En retour, RBC prend ses responsabilités envers son
personnel au sérieux. Nous investissons dans le recrutement
de collaborateurs hors pair, développons leurs connaissances
et leurs compétences, et offrons un cadre de travail
souple et gratifiant dans lequel ils peuvent apprendre et
s'épanouir. C'est un investissement qui nous a valu
un capital de talent inégalé et qui fait de
RBC un employeur de choix. RBC a été l'un des
premiers employeurs au Canada, aux États-Unis et au
Royaume-Uni au cours de l'année écoulée,
et j'en suis fier.
En 2010, nous avons eu le bonheur de remporter le prix Catalyst
mondial pour notre engagement en matière de diversité
et d'inclusion. Pouvoir compter sur un effectif diversifié
et sur des leaders issus d'horizons divers nous permet de
mieux comprendre nos clients et de produire des idées
et des solutions innovatrices.
J'aimerais remercier nos 80 000 employés qui servent
18 millions de clients dans plus de 50 pays. Vous êtes
la marque et vous tenez la promesse de notre marque chaque
jour.
Pendant l'exercice 2010, RBC a dégagé un bénéfice
net d'un peu plus de 5,2 milliards de dollars, en hausse de
35 pour cent par rapport à l'année précédente
et, sur une base normalisée, de 10 pour cent. C'est
un exercice pendant lequel nous avons respecté notre
plan interne, même si nous n'avons pas répondu
aux attentes élevées du marché. Nous
apprécions que le marché ait de grandes attentes
pour RBC, tout comme nous en avons pour nous-mêmes,
mais nous avions anticipé un repli des activités
sur les marchés des capitaux et une reprise plus lente
que prévu sur les marchés du crédit des
États-Unis. Cela dit, à la fin de l'année,
toutes nos unités étaient bien structurées
et bien positionnées pour la croissance future et nous
avons pris un bon départ en 2011.
Notre ratio du capital de première catégorie
de 13 pour cent et notre ratio de capital-actions ordinaire
de première catégorie de 9,8 pour cent, ainsi
qu'un niveau d'endettement peu élevé témoignent
de la solidité de notre bilan et de notre position
de capital. Ces ratios sont, avec nos cotes de solvabilité,
parmi les plus élevés de toutes les institutions
financières du monde.
Environ les deux tiers de nos revenus provenaient de nos
activités au Canada en 2010. Les services aux particuliers
et aux entreprises, notre unité la plus importante,
ont enregistré des résultats très positifs
grâce à notre concentration sur les conseils,
les services, la commodité et l'optimisation des ressources.
En plus de résultats record, cette unité a
accru sa part de marché et occupé une première
ou une deuxième place sur le marché dans tous
ses secteurs. En fait, au cours des cinq dernières
années, la croissance de nos résultats de détail
a nettement dépassé celle de nos concurrents.
L'un des principaux moteurs de cette évolution est
l'amélioration de la satisfaction des clients, qui
atteint actuellement des niveaux record. Et nous continuons
d'investir pour l'améliorer encore plus. Par exemple,
pendant l'exercice, nous avons dévoilé notre
nouvelle boutique de services financiers de détail,
qui transforme l'expérience en succursale en une occasion
d'apprentissage et de magasinage interactive. Nous continuons
aussi d'investir pour améliorer nos processus et l'expérience
client, et nous sommes reconnus et récompensés
pour cet investissement.
La Gestion de patrimoine a aussi connu une très bonne
année. La division a maintenu sa première place
dans le marché canadien de la gestion de patrimoine
et de la gestion d'actifs, et a continué de gravir
les échelons vers la tête du classement mondial
des gestionnaires de patrimoine.
Cette activité est très intéressante
pour nous pour plusieurs raisons. Nous avons un avantage concurrentiel
clair puisque nous sommes les premiers au Canada, nous sommes
la sixième société de courtage de plein
exercice aux États-Unis et nous faisons partie des
10 premières institutions financières au monde.
L'entreprise a de faibles besoins de capitaux et a un potentiel
de croissance endogène, et il y a de nombreuses occasions
de travailler avec nos unités des marchés des
capitaux et des services bancaires au profit de nos clients.
L'an dernier, nous avons annoncé l'acquisition de
BlueBay Asset Management au Royaume-Uni, ce qui étoffe
notre unité de gestion d'actifs mondiale et ajoute
une capacité de négociation de titres à
revenu fixe au Royaume-Uni et en Europe. Nous avons aussi
acquis la branche de gestion de patrimoine de Fortis à
Hong Kong.
Notre secteur d'assurances complète notre offre de
services bancaires au détail et apporte des résultats
considérables et stables. RBC possède la plus
grande société d'assurance détenue par
une banque au Canada, et celle-ci affiche une forte croissance
des affaires nouvelles. En 2010, nous avons porté notre
réseau d'établissements d'assurance de détail
à 52 succursales, ce qui nous place en très
bonne posture pour poursuivre la croissance. Nous avons continué
d'améliorer notre rentabilité, d'approfondir
nos relations avec nos clients et de simplifier la manière
dont nous faisons affaires.
Les Services bancaires internationaux regroupent les activités
bancaires de RBC aux États-Unis et dans les Antilles,
ainsi que notre participation de 50 pour cent dans RBC Dexia,
qui offre des services de garde de valeurs et des services
aux investisseurs à l'échelle mondiale.
Les résultats de l'exercice 2010 dans les Services
bancaires internationaux ont été un peu décevants,
car notre banque de détail aux États-Unis a
continué de souffrir de la mauvaise conjoncture et
des faibles conditions de crédit. D'importants efforts
sont en cours de déploiement pour restaurer le rendement
opérationnel de RBC Bank et nous enregistrons de bons
progrès. Nous gérons activement notre portefeuille
de prêts, restructurons nos activités de détail
et améliorons notre efficacité.
Notre banque dans les Antilles et RBC Dexia ont apporté
de solides contributions et toutes deux sont bien positionnées.
RBC Carribbean est l'un des plus grands réseaux bancaires
dans la région et nous avons bien progressé
dans l'amélioration de l'expérience client,
la mise en uvre d'une nouvelle technologie et la mise
à profit des forces de l'ensemble du réseau
RBC.
RBC Dexia reste l'un des 10 premiers dépositaires
de valeurs au monde et, en 2010, a remporté plusieurs
prix internationaux, notamment ceux d'agent des transferts
européen de l'année, de gestionnaire des relations
clients européen de l'année et de dépositaire
de valeurs européen de l'année.
RBC Marchés des Capitaux est la seule banque d'investissement
véritablement mondiale du Canada. Pendant l'exercice,
nous avons maintenu notre leadership au Canada et amélioré
notre position sur des marchés aux quatre coins du
monde.
Au Canada en 2010, nous avons notamment été
reconnus comme négociateur de l'année et meilleure
banque d'investissement pour l'excellence de nos études
financières sur les actions canadiennes, et nous nous
sommes classés au premier rang dans les catégories
des titres d'emprunts, des titres de participation et des
services de fusion et d'acquisition.
Aux États-Unis, où nous possédons une
présence considérable qui a doublé au
cours des trois dernières années, l'exercice
2010 a été marqué par l'augmentation
de notre part de marché et par l'obtention de nouveaux
mandats dans les segments des sociétés à
capitalisation moyenne et à grande capitalisation.
Nous continuons de faire croître notre segment de négociation
mondial, mais nous avons aussi rééquilibré
nos activités afin de tirer un pourcentage beaucoup
plus élevé de notre bénéfice du
secteur de banque d'investissement, qui comporte moins de
capital de risque et de volatilité.
En Europe, nous avons étendu nos activités
de banque d'investissement, de vente d'actions et de recherche.
Notre segment de négociation, en particulier, a été
classé en tête par les investisseurs institutionnels
qui lui ont décerné le prix de meilleure banque
pour le cybercourtage des titres à revenu fixe.
Nous avons désormais le titre de négociant
principal au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni,
en Australie, en Allemagne, en France et aux Pays-Bas, ce
qui fait de nous l'une des très rares sociétés
dans le monde ayant un rayonnement géographique si
étendu comme négociant principal.
Le premier trimestre a donné un coup d'envoi exceptionnel
à l'exercice 2011.
Nous avons dégagé un bénéfice
net record de 1,84 milliard de dollars, soit une hausse de
23 pour cent par rapport à la même période
du dernier exercice. Le bénéfice par action
après dilution du trimestre s'est établi à
1,24 $, en hausse par rapport à 1,00 $ l'an dernier,
et le rendement des capitaux propres attribuables aux actions
ordinaires s'est élevé à 20,3 pour cent,
en hausse par rapport à 17,5 pour cent.
Ce robuste bénéfice est attribuable aux résultats
record des Services bancaires canadiens, des Marchés
des capitaux et de la Gestion de patrimoine, au vigoureux
rendement du secteur Assurances et à l'amélioration
marquée de notre division des Services bancaires internationaux,
qui a déclaré un bénéfice pour
le trimestre. La croissance de nos diverses unités
dans différents secteurs géographiques démontre
bien la valeur ajoutée de notre diversification.
Cette robuste performance, nous la devons en grande partie
aux efforts que nous avons déployés pour faire
croître nos activités, ici au Canada et à
l'étranger. Nous avons renforcé notre position
de tête au Canada et l'avons utilisée comme tremplin
pour susciter l'essor de notre présence à l'échelle
mondiale.
Ces deux dernières années, nous avons également
pris des mesures pour immuniser davantage notre bilan contre
le risque. Ce trimestre, nous avons éliminé
l'instabilité de la comptabilité et amélioré
notre liquidité.
Bref, chacune de nos unités a connu un trimestre exceptionnel.
À l'avenir, notre entreprise et notre pays sont extrêmement
bien placés pour une croissance à long terme.
Mais si nous avons su bien déjouer la crise, la reprise
économique mondiale demeure fragile.
Le taux de chômage est encore relativement élevé,
particulièrement dans certaines régions et dans
certains secteurs. Beaucoup de Canadiens plus âgés
ont dû remettre à plus tard leur départ
à la retraite après les pertes boursières.
Entravés par une confiance inégale des consommateurs,
par des coûts de production élevés et
par la vigueur du dollar canadien, des propriétaires
d'entreprise doivent prendre des décisions difficiles.
L'augmentation de l'endettement au Canada soulève
également des préoccupations. Notre ratio d'endettement
des ménages par rapport au revenu disponible atteint
maintenant un niveau record alors que les craintes que l'augmentation
des taux d'intérêt exerce davantage de pressions
sur les propriétaires immobiliers sont récurrentes.
De plus, les risques liés à la crise des dettes
souveraines d'Europe, au déséquilibre structurel
massif aux États-Unis et aux troubles géopolitiques
dans de nombreuses régions du monde persistent.
Que doivent faire les Canadiens devant ces incertitudes mondiales
? Les familles, les retraités et les propriétaires
d'entreprise se demandent s'ils devraient dépenser,
ce qui aiderait à stimuler la croissance économique,
ou s'ils devraient économiser parce que les mauvais
jours ne sont pas terminés.
Ce sont là des enjeux importants pour les millions
de Canadiens qui comptent sur RBC. Je suis fier de dire que
RBC fait une différence dans la vie de ses clients
en leur offrant des conseils spécialisés - des
conseils qu'ils peuvent utiliser, des conseils qui les aident
à atteindre leurs objectifs - une banque de conseils
pour les guider.
Ce sont aussi des enjeux importants pour RBC dans ses efforts
pour mettre en uvre ses stratégies de croissance.
Nous savons que bien que nous ayons dégagé de
solides résultats et entrevoyions des débouchés
intéressants permettant de poursuivre notre expansion,
l'avenir présente de nouveaux défis : une réglementation
plus stricte, une période prolongée de faible
croissance dans les économies développées,
des coûts plus élevés dans toute l'industrie
et les retombées de la restructuration inévitable
des déséquilibres budgétaires aux États-Unis
et en Europe. Je peux vous assurer que nous gérons
la banque de manière à profiter des occasions
de croissance, mais aussi à équilibrer convenablement
le risque et le rendement pendant ce qui sera probablement
une décennie tumultueuse.
Étant donné l'ampleur des réformes réglementaires
actuellement discutées et mises en uvre dans
notre secteur, j'aimerais ramener votre attention à
la malédiction Puissiez-vous vivre une époque
intéressante. Celle-ci a un corollaire, qui semble
particulièrement approprié pour les banques
aujourd'hui et qui dit ceci : Puissiez-vous retenir l'attention
de ceux qui sont au pouvoir. Une fois de plus, je me garde
bien de ma superstition, mais la réforme de la réglementation
fait partie des principaux enjeux dans le secteur mondial
des services financiers aujourd'hui et elle forcera de nombreuses
banques affaiblies par la crise à remodeler profondément
leurs activités sur le marché et leurs possibilités
de croissance.
Je ne sais pas quel sera le paysage réglementaire
futur, mais je sais que plus de réglementation n'est
pas la solution
nous avons besoin d'une réglementation
plus judicieuse. C'est pourquoi RBC collabore avec les pouvoirs
publics, les autorités de réglementation et
les législateurs pour discuter et faire connaître
nos avis sur l'incidence de ces nouvelles règles.
Le gouvernement canadien a travaillé avec succès
dans le passé pour défendre une réglementation
intelligente - et par cela j'entends une réglementation
qui assure la stabilité des marchés financiers
sans nuire à la croissance économique. Notre
gouvernement, notre banque centrale et nos autorités
de réglementation méritent des félicitations
pour leur travail auprès du G20. Ils ont plaidé
avec succès contre une taxe bancaire mondiale et aidé
à clarifier les propositions de l'accord de Bâle
III. Ils ont défendu l'idée de ratios de fonds
propres appropriés et de délais qui permettent
aux actionnaires des banques canadiennes et à leurs
clients de ne pas avoir à payer pour les erreurs commises
dans d'autres pays. Je continue d'espérer que ces perspectives
raisonnées influenceront la rédaction d'une
réglementation uniforme et équilibrée
dans le monde entier.
Mais l'effet cumulatif du fardeau réglementaire est
énorme. La réglementation proposée, particulièrement
Bâle III, entraîne une confusion importante sur
le marché et a une incidence sur les activités
de toutes les institutions. Sa complexité, son interprétation
incohérente et les conflits de son calendrier de mise
en uvre d'un pays à l'autre ont une incidence
sur le marché et sur la croissance économique.
L'un des plus grands risques que nous courons au Canada est
de tant devancer les autres pays par notre réglementation
que non seulement nous accroissions l'inégalité
entre les institutions, mais nous entraînions des coûts
réels pour les Canadiens en compromettant notre capacité
de croître et de faire concurrence. Le Canada ne peut
pas se permettre d'avoir un coût du capital nettement
plus élevé que les autres pays, et très
franchement, pourquoi cela serait-il nécessaire étant
donné notre très solide performance pendant
la crise économique.
De plus, le risque est repoussé à l'extérieur
du système réglementé vers les intermédiaires,
ce qui n'est certainement pas un moyen de réduire le
risque d'une crise future. Et les règles conçues
pour orienter les banques dans une certaine direction et influencer
la composition de leurs activités réduiront,
à mon avis, la diversification et l'innovation et augmenteront
en fait le risque systémique.
Il est extrêmement important de renforcer la réglementation
des banques, mais encore faut-il trouver le bon équilibre.
Il est important que le marché ne s'en remette pas
uniquement à cette réglementation pour éviter
les crises futures, mais se concentre aussi sur la gouvernance,
la gestion et la surveillance adéquate des marchés
nationaux et des institutions individuelles.
Les coûts d'un nouveau régime de réglementation
ne sont pas encore totalement connus, mais je peux vous assurer
que nous ne doutons pas que nous dépasserons les nouvelles
exigences de fonds propres de Bâle III sans modifier
notre concentration stratégique. Pour réduire
la pression sur les rendements, nous continuerons de trouver
des moyens de réduire nos coûts discrétionnaires
et de diminuer de manière permanente notre base de
coûts traditionnels par des améliorations des
processus et de la technologie. Nous uvrons également
en vue de différencier de manière non négligeable
la valeur pour nos clients et d'augmenter notre part de marché
afin de pouvoir continuer de développer la valeur pour
nos actionnaires.
La crise financière mondiale et ses répercussions
ont révélé l'écart entre les banques
mal gérées, surendettées et sous-capitalisées
et les banques bien gérées et bien capitalisées.
Notre objectif est de tirer parti de cette occasion - et nous
le ferons.
Nos unités de gestion de patrimoine et de marchés
des capitaux sont devenues des intervenants mondiaux et nous
avons bâti des entreprises solides avec des avantages
concurrentiels mondiaux. Nous demeurons optimistes : nos activités
canadiennes essentielles, dans lesquelles nous continuons
d'investir, peuvent assurer une croissance solide et une productivité
accrue et nous sommes en mesure de développer nos autres
branches régionales et de rapporter de solides rendements.
Dans un monde tumultueux, nous demeurons passionnés
et optimistes à l'égard de toutes nos activités
et des débouchés qui s'ouvrent à nous.
Ces débouchés s'étendent au-delà
de notre rôle comme société de services
financiers pour inclure celui d'entreprise citoyenne. Nous
avons des responsabilités envers les collectivités
dans lesquelles nous exerçons nos activités
et envers le monde en général, et nous prenons
ces responsabilités au sérieux.
La stratégie de RBC en matière d'environnement
explique comment nous réduirons notre empreinte environnementale,
prêterons de manière responsable et offrirons
des produits et des services " verts " à
nos clients. Nous n'avons ménagé aucun effort
pour faire une différence et nous sommes très
heureux d'être désignés comme l'un des
employeurs les plus respectueux de l'environnement et l'une
des 50 sociétés les plus responsables socialement
au Canada. Nous avons également remporté le
prix GLOBE pour l'excellence en matière d'environnement,
qui reconnaît notre engagement en faveur de l'environnement
et du développement durable.
Notre engagement en matière d'environnement n'est
pas purement théorique. Beaucoup de nos clients participent
activement à l'extraction des ressources naturelles
- une industrie qui a une grande incidence sur le bien-être
économique du Canada. Nos clients s'efforcent ardemment
de gérer les impacts sociaux et environnementaux de
leurs activités. Nous sommes fiers d'être leurs
partenaires et leurs conseillers, et nous saluons leur contribution
à la création d'emplois, au développement
responsable et à l'innovation technologique.
En 2010, nous avons mis à jour nos politiques environnementales
régissant notre manière de collaborer avec les
grandes sociétés, y compris les sociétés
d'exploitation des ressources naturelles. Notre nouvelle politique
sur la gestion des risques environnementaux et sociaux est
un prolongement des politiques de RBC sur l'environnement
en vigueur depuis 20 ans, et est centrée sur les enjeux
sociaux et environnementaux dans les prêts aux sociétés
et les activités de souscription. Elle nous oblige
à évaluer l'impact de nos clients sur l'atmosphère,
la terre et l'eau, ainsi que leur concertation avec les collectivités
locales et, en particulier, les peuples autochtones. Cette
politique officialise et prolonge notre processus en vue de
trouver un équilibre entre l'impact social et environnemental
et l'impact financier économique.
Nous prenons également au sérieux notre contribution
aux collectivités que nous servons. RBC est l'un des
plus grands donateurs parmi les entreprises du Canada et un
commanditaire actif d'événements communautaires.
Nos employés participent de longue date à la
vie de toutes les régions du monde où nous sommes
exerçons des activités. Notre parrainage des
Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de Vancouver et le
relais de la flamme qui les a précédés
comptaient parmi les grands moments de 2010, et des centaines
de nos employés sont intervenus comme bénévoles.
Cet événement a unifié le pays comme
je ne l'avais jamais vu auparavant et a renforcé ma
fierté d'être Canadien.
Une crise économique n'est jamais une bonne nouvelle
pour le secteur caritatif, mais, avec beaucoup d'autres sociétés
canadiennes, nous avons accru notre soutien pendant le ralentissement.
En 2010, RBC a investi plus de 100 millions de dollars dans
les uvres de bienfaisance et les parrainages, dont plus
de 56 millions de dollars en dons à des collectivités
dans le monde entier pour soutenir les partenariats pour la
santé mentale des enfants, les programmes d'activités
parascolaires et les campagnes de Centraide - pour n'en citer
que quelques-uns.
Notre plus grande cause est le Projet Eau Bleue RBC, un engagement
mondial sur 10 ans pour aider à protéger la
ressource naturelle la plus précieuse de la Terre.
L'eau est notre première cause mondiale depuis 2007,
et cet enjeu a pris beaucoup de notoriété à
la fois à RBC et dans les collectivités qui
nous entourent. Nous voulons faire tout ce que nous pouvons
pour maintenir la question de l'eau potable sur le devant
de la scène et pour mobiliser nos employés,
nos clients, nos fournisseurs et nos pairs à faire
une réelle différence.
Pour l'avenir, mes collègues et moi-même gardons
un il sur les défis, mais nous nous concentrons
sur les occasions à saisir.
Malgré mes appels à la prudence, c'est le moment
de nous assurer de tirer avantage de ce qui a été
positif. Le moment est venu d'agir de manière décisive
pour modeler et partager les bienfaits de la décennie
d'essor du Canada, et je suis extrêmement enthousiasmé
par la position de RBC.
Merci aux employés de RBC aux quatre coins du monde
d'avoir travaillé avec tant d'acharnement à
bien servir nos clients et de l'avoir fait avec intégrité.
J'aimerais profiter de cette occasion pour remercier Barb
Stymiest, qui a apporté une contribution importante
à RBC et a décidé de prendre sa retraite
en juin. Barb est un membre clé de mon équipe
de la haute direction, un partenaire de grande valeur et une
amie, et j'aimerais la remercier de son dévouement
et de son soutien.
Je suis également reconnaissant à notre Conseil
d'administration pour sa participation active pour guider
la société et à notre équipe de
direction pour son soutien, son travail soutenu et son engagement.
Vous, nos actionnaires, nous vous remercions de la confiance
que vous continuez de nous témoigner. Nous comptons
mettre en uvre notre stratégie pour générer
les résultats à long terme solides que vous
attendez de nous et que nous exigeons de nous-mêmes.
Merci.
AVIS DE NON RESPONSABILITÉ
Les notes d'allocution qui suivent et
la webémission sont FOURNIES à titre d'information
seulement et ne sont à jour qu'au moment de leur affichage
à la date de la webémission. Elles peuvent donc
en tout temps s'avérer périmées. À
moins que la loi ne l'exige, nous n'assumons aucune responsabilité
quant à la mise à jour de ces renseignements,
que ce soit à la suite de l'obtention de nouveaux renseignements,
d'un quelconque événement ou autrement.
Ces notes d'allocution ne constituent
pas une transcription du contenu de la webémission
et pourraient ne pas refléter les commentaires émis
pendant ladite webémission. La webémission demeurera
disponible jusqu'au 3 juin 2011sur le site Web de la Banque
Royale du Canada (" nous " ou " notre ")
à l'adresse [www.rbc.com/investisseurs/ir_events_presentations.html].
Nous n'assumons aucune responsabilité
à l'égard de tout placement ou de toute autre
décision fondée sur l'information obtenue par
l'intermédiaire de notre site Web ou de ces notes d'allocution.
On conseille aux investisseurs de se reporter à la
webémission et de consulter les documents déposés
auprès des organismes canadiens de réglementation
ainsi que de la United States Securities and Exchange Commission
(" SEC ") avant de prendre toute décision
de placement ou autre décision.
MISE EN GARDE
CONCERNANT LES DÉCLARATIONS PROSPECTIVES
À l'occasion, nous faisons, verbalement
ou par écrit, des déclarations prospectives
au sens de certaines lois sur les valeurs mobilières,
y compris les " règles d'exonération "
de la Private Securities Litigation Reform Act of 1995
des États-Unis et de toute loi sur les valeurs mobilières
applicable au Canada. Nous pouvons faire de telles déclarations
prospectives dans cette présentation de l'Assemblée
annuelle des détenteurs d'action ordinaires, dans d'autres
documents déposés auprès des organismes
de réglementation canadiens ou de la Securities and
Exchange Commission des États-Unis, dans des rapports
aux actionnaires et dans d'autres communications. Les déclarations
prospectives contenues dans cette présentation comprennent,
sans toutefois s'y limiter, les déclarations concernant
nos objectifs stratégiques et les perspectives économiques
pour 2011 pour chacun de nos secteurs d'exploitation. L'information
prospective contenue dans cette présentation est fournie
afin d'aider les détenteurs de nos titres à
comprendre notre situation financière et nos résultats
d'exploitation aux dates présentées et pour
les périodes qui prennent fin à ces dates, ainsi
que nos objectifs stratégiques, et pourrait ne pas
convenir à d'autres fins. Les mots " peuvent ",
" pourraient ", " devraient ", "
soupçonner ", " perspectives ", "
croire ", " projeter ", " prévoir
", " anticiper " et " estimer ",
" s'attendre ", " se proposer " et l'emploi
du conditionnel et du futur ainsi que les mots et expressions
semblables visent à dénoter des déclarations
prospectives.
De par leur nature même, les déclarations
prospectives reposent sur des hypothèses et font l'objet
d'incertitudes et de risques intrinsèques pouvant faire
que les prédictions, prévisions, projections
et conclusions s'avèrent inexactes, que nos hypothèses
soient incorrectes et que nos objectifs stratégiques
ne se matérialisent pas. Nous déconseillons
aux lecteurs de se fier indûment à ces déclarations,
puisque nos résultats réels pourraient différer
sensiblement des attentes exprimées dans ces déclarations
prospectives en raison d'un certain nombre de facteurs de
risques. Ces facteurs - dont plusieurs échappent à
notre contrôle et dont les effets peuvent être
difficiles à prévoir - comprennent :les risques
de crédit, du marché, opérationnels,
de liquidité et de financement, et d'autres risques
expliqués à la rubrique Gestion du risque de
notre rapport aux actionnaires du premier trimestre de 2011
de même que de notre rapport annuel de 2010 ; la conjoncture
commerciale, économique et financière générale
au Canada, aux États-Unis et dans les autres pays où
nous exerçons nos activités, y compris les effets
de la crise des dettes souveraines en Europe ; les changements
apportés aux normes, aux politiques et aux estimations
comptables, y compris les modifications apportées à
nos estimations relatives aux provisions, aux dotations aux
provisions et aux évaluations ; l'incidence des modifications
des politiques gouvernementales fiscales, monétaires
et autres ; les effets de la concurrence dans les marchés
où nous exerçons nos activités ; l'incidence
des modifications apportées aux lois et aux règlements,
y compris les lois fiscales ; l'incidence des modifications
et des nouvelles interprétations apportées aux
lignes directrices sur le ratio des fonds propres ajusté
pour le risque, sur la communication de l'information financière
et sur les liquidités, à la Dodd-Frank Wall
Street Reform and Consumer Protection Act et à la réglementation
qui sera adoptée en vertu de cette loi ; les décisions
judiciaires et réglementaires et les actions en justice
; l'exactitude et l'intégralité des renseignements
concernant nos clients et contreparties ; notre capacité
de réussir la mise en uvre de nos stratégies
ainsi que de mener à terme des acquisitions stratégiques
et des coentreprises et de les intégrer avec succès
; le développement et l'intégration de nos réseaux
de distribution.
Nous avisons les lecteurs que la liste
des facteurs de risque qui précède n'est pas
exhaustive et que d'autres facteurs pourraient avoir un effet
négatif sur nos résultats. Les personnes, et
notamment les investisseurs, qui se fient à des déclarations
prospectives pour prendre des décisions ayant trait
à la Banque doivent bien tenir compte de ces facteurs
et d'autres faits et incertitudes. À moins que la loi
ne l'exige, nous ne nous engageons pas à mettre à
jour quelque déclaration prospective que ce soit, verbale
ou écrite, que nous pouvons faire ou qui peut être
faite pour notre compte à l'occasion.
Des renseignements supplémentaires
sur ces facteurs et sur d'autres facteurs sont fournis à
la rubrique Gestion du risque de notre rapport aux actionnaires
du premier trimestre de 2011 et de notre rapport annuel de
2010.
Les renseignements contenus dans les sites
Web mentionnés, ou accessibles par leur intermédiaire,
ne font pas partie de cette présentation. Les références
aux sites Web contenues dans cette présentation sont
des références textuelles inactives fournies
à titre indicatif seulement..
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