L'économie canadienne continue de croître dans
un contexte mondial teinté d'incertitude, selon Services
économiques RBC
La montée des prix des produits de base se traduit, pour
l'économie intérieure, par une source nette de création de
richesse
TORONTO, le 9 juin 2011 — Avec un PIB réel
supérieur de 2 % au sommet atteint avant la récession
et un taux de croissance annualisé de 3,9 % au premier
trimestre de 2011, l'économie canadienne est en bonne
place dans la course à l'expansion. Soutenue par la
poursuite prévue de la reprise aux États-Unis,
l'économie canadienne devrait connaître une croissance
de 3,2 % en 2011 et de 3,1 % en 2012, selon les dernières
Perspectives économiques publiées aujourd'hui
par Services économiques RBC.
« Comme plus de 50 % des exportations canadiennes sont
liées aux ressources naturelles, la montée des
prix des produits de base s'est traduite par des gains substantiels
pour notre économie, a déclaré Craig
Wright, premier vice-président et économiste
en chef, RBC. Des prix plus élevés s'accompagnent
d'une croissance accrue du revenu intérieur. »
Grâce à l'accroissement de la demande pour les
produits de base, ainsi quau différentiel de
taux à court terme, le dollar canadien a atteint la
parité avec le dollar américain au début
janvier. Le dollar canadien reste fort et devrait se maintenir
dans sa fourchette actuelle jusqu'à la fin de 2011.
« Le dollar a connu une remontée remarquable
depuis le creux historique atteint en 2002 ; il se situe maintenant
à 6 % de son sommet de tous les temps, a expliqué
M. Wright. Cette hausse, qui a provoqué une chute spectaculaire
du prix des machines et du matériel importés,
aura probablement pour effet d'inciter les entreprises canadiennes
à acheter des biens importés en vue de moderniser
leurs biens capitaux, et de susciter une amélioration
de la productivité au Canada. »
RBC prévoit une hausse de 7,1 % des importations en
2011, ce qui représente près du double du taux
moyen de la décennie précédente. La demande
massive pour les produits de base et le regain de la demande
d'automobiles aux États-Unis permettront d'enregistrer
de solides gains au chapitre des exportations : en moyenne
9 % annuellement pour les deux prochaines années.
Le rapport souligne que bien que les dépenses de consommation
aient joué un rôle de premier plan pour soutenir
la croissance durant la reprise, l'endettement plus élevé
que jamais des consommateurs mettra un frein aux dépenses.
Il est également probable que les gains soutenus du
secteur immobilier en 2010 ne se poursuivront pas au même
rythme. Par conséquent, le marché immobilier
résidentiel ne devrait contribuer que modestement à
la croissance économique en 2011 et en 2012. Cette
année, l'accès à la propriété
s'est détérioré en raison de la hausse
des prix des propriétés combinée à
des taux d'intérêt stables. De plus, on prévoit
que les taux d'intérêt augmenteront.
« La hausse des taux d'intérêt sera largement
contrebalancée par une croissance des revenus et contribuera,
en définitive, à la stabilisation des prix des
propriétés, a ajouté M. Wright. Dans
un contexte de taux d'intérêt plus élevés,
nous prévoyons un ralentissement des ventes de propriétés,
ainsi qu'une augmentation très modeste des prix. »
Dans l'ensemble, RBC prévoit que l'économie
canadienne croîtra à un bon rythme durant les
deux prochaines années. La croissance sera principalement
stimulée non plus par les consommateurs, dont les dépenses
iront en diminuant, mais par les entreprises, dont les investissements
iront en augmentant. Ces prévisions supposent que le
déficit de production du Canada sera comblé
au deuxième trimestre de 2012 et que les taux d'inflation
de base et global seront proches du taux cible de la Banque
du Canada, soit 2 %.
« Pour le moment, l'incertitude qui caractérise
les prévisions économiques mondiales - découlant
des craintes qu'inspirent la crise des dettes souveraines
et les déficits - incite la Banque du Canada à
maintenir son taux directeur à son niveau actuel de
1 %, a ajouté M. Wright. Une fois dissipées
les craintes qu'a fait naître le climat extérieur,
la Banque du Canada portera attention aux données fondamentales
du pays. »
RBC prévoit que la prochaine hausse du taux directeur
aura lieu à l'automne. Dans ce contexte, la Banque
du Canada devrait hausser son taux de financement à
un jour à 1,75 % d'ici la fin de 2011 et à 3,0
% à la fin de 2012.
L'Alberta est probablement la province qui connaîtra
la plus forte croissance ; Terre-Neuve et Labrador devrait
suivre de près. Les autres provinces des Prairies devraient
aussi se démarquer. On s'attend à ce que la
Saskatchewan et le Manitoba enregistrent une croissance supérieure
à la moyenne cette année et comptent parmi les
quatre régions les plus prospères. Une fois
de plus, l'Ontario devrait se situer près de la moyenne
nationale. Toutefois, les prévisions de croissance
pour la Colombie Britannique ont été revues
à la baisse en raison de la performance relativement
modeste de la province au début de 2011. Les provinces
de l'Atlantique, qui continuent d'afficher des résultats
variables, devraient compter parmi les régions qui
connaîtront la croissance la plus faible.
Le rapport de RBC indique que l'économie américaine
est en mode d'expansion. Après avoir dépassé
de 0,6 % le sommet atteint avant la récession au premier
trimestre de 2011, le PIB réel ne croît plus
qu'à un rythme modéré comparativement
aux deux trimestres précédents. On peut attribuer
cette modération de la croissance à des facteurs
ponctuels tels que les mauvaises conditions météorologiques.
Une fois estompés les effets de ces facteurs, RBC prévoit
que l'économie américaine croîtra de 2,7
% cette année et de 3,4 % en 2012.
Le rapport sera disponible dans son intégralité
à compter de 8 h (HE) à l'adresse www.rbc.com/economie/marche/pdf/fcstf.pdf.
Dans un document distinct, intitulé Perspectives
provinciales, produit par Services économiques
RBC, on évalue les provinces en termes de croissance
économique, de croissance de l'emploi, de taux de chômage,
de ventes au détail, de mises en chantier et d'indices
des prix à la consommation.
- 30 -
Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer
avec :
Robert Hogue, Services
économiques,
RBC, 416 974-6192
Raymond Chouinard,
Relations avec les médias,
RBC, 514 874-6556
|