Allocution à l'intention des actionnaires
Gordon M. Nixn
Président et chef de la direction
RBC Groupe Financier
141e Assemblée annuelle de la
Banque Royale du Canada
Toronto
3 mars 2010
Mesdames et Messieurs, bonjour. Bienvenue à notre assemblée annuelle.
J'aimerais commencer ce matin en remerciant tous nos employés de par
le monde.
Les événements des deux dernières années ont irréversiblement
modifié notre secteur, mais grâce à votre travail, notre
société est meilleure à la sortie de la crise qu'elle l'était
à son déclenchement.
Pendant l'exercice 2009, RBC a dégagé un bénéfice
net en trésorerie1 de plus de 5 milliards de dollars, soit 8 pour cent
de plus qu'en 2008.
Nos résultats déclarés de 3,9 milliards de dollars comprenaient
une charge au titre de la dépréciation de l'écart d'acquisition
d'un milliard de dollars qui n'a eu aucune incidence sur l'exploitation courante
des activités.
Nos résultats reflètent de solides performances dans les divisions
des Services bancaires canadiens, des Marchés des Capitaux, de la Gestion
de patrimoine et des Assurances.
À la fin de l'exercice 2009, nous apportions à nos actionnaires
des rendements qui nous classaient, comparativement à nos concurrents
nord-américains, dans le premier quartile sur des horizons de un, trois,
cinq et 10 ans.
Nous avons terminé l'exercice avec un ratio du capital de première
catégorie de 13 pour cent, l'un des plus élevés du secteur.
Aujourd'hui, nous sommes l'une des plus grandes banques au monde par la capitalisation
boursière et l'une des cinq seules banques au monde jouissant d'une cote
de solvabilité AAA.
Je suis très fier de la manière dont nous avons su traverser
la crise financière et très optimiste par rapport à notre
capacité continue de réussite.
Nous avons des divisions saines, des valeurs et une culture d'entreprise solides,
un personnel très motivé et des relations profondes avec nos clients
et nos collectivités, autant de facteurs cruciaux pour notre prospérité
future.
Même si le Canada n'a pas échappé à toute adversité,
nous avons tous des raisons d'être fiers de la tenue de notre système
dans la récente crise.
Nous avons su travailler ensemble pour résoudre nos problèmes,
et les institutions qui ont subi des pertes importantes ont été
en mesure de se recapitaliser sans injections de capitaux des gouvernements
et de restaurer leur stabilité financière.
Cela dit, je crois que les journalistes et les commentateurs simplifient outre
mesure lorsqu'ils affirment que la réussite des banques canadiennes,
comparativement au secteur bancaire d'autres pays, serait à mettre sur
le compte du manque d'éclat, de la culture marquée au coin de
la prudence ou de l'environnement bancaire moins concurrentiel au Canada.
Le marché bancaire du Canada est beaucoup plus concurrentiel que celui
de la quasi-totalité des pays industrialisés, surtout si on mesure
cette compétitivité par le niveau de service offert et le coût
des services que paient les clients.
Nos banques sont aussi plus internationales et diversifiées que la plupart
des banques américaines, particulièrement celles qui ont fait
faillite ou ont dû être renflouées.
Et aucune restriction ne nous empêchait d'effectuer des placements ou
de consentir des prêts comme ceux qui ont pratiquement ruiné de
nombreuses institutions mondiales.
Ce n'est pas son manque d'éclat qui a donné au Canada les performances
qu'on lui connaît, mais plutôt la conjugaison des facteurs suivants
:
Donc, malgré l'adversité à laquelle étaient confrontés
nos marchés et certaines institutions, notre système a fonctionné,
ce qui, il va sans dire, n'était pas le cas ailleurs.
Les principaux facteurs qui ont permis à RBC de se démarquer
sont une saine dose de respect pour le risque et une composition équilibrée
et diversifiée de ses activités.
À RBC, nous considérons la gestion du risque comme l'une des
sources de notre force.
Nous gérons nos activités commerciales de sorte que les risques
qui s'y rattachent ne dépassent pas les limites globales que nous sommes
disposés à tolérer, et nos dirigeants doivent en répondre.
Nous exigeons que les rendements soient proportionnels aux risques encourus,
que la recherche de rendements à court terme s'inscrive dans notre vision
à long terme, et que les initiatives d'investissement et de croissance
ne mettent pas notre stabilité financière en péril.
Durant la crise financière, notre priorité absolue était
de maintenir la sécurité et la solidité de notre Banque.
La gestion du risque repose sur l'anticipation de l'évolution de la
conjoncture et l'adaptation à cette évolution.
Ces dernières années, la détérioration des marchés
financiers et le repli de toutes les économies du G20 ont éprouvé
nos divisions.
L'abaissement des taux d'intérêt a comprimé les revenus,
le marasme économique a entraîné des pertes sur prêts
et la tourmente boursière a provoqué d'importantes dévaluations
des valeurs mobilières.
La faillite ou quasi-faillite d'importantes contreparties dans nos opérations
financières comportait un potentiel de pertes considérables.
Les mesures prises en réponse à ces problèmes ont été
décisives et réfléchies.
Le ralentissement économique a aussi eu, pour nos clients, des conséquences
importantes et à long terme.
Certains ont dû reporter à plus tard des projets de retraite formulés
pendant les dix années de marchés haussiers où les rendements
des placements et les conditions d'emploi étaient plus favorables.
Les clients commerciaux et ceux de la grande entreprise ont souffert, et certains
ont perdu tout accès à des sources de financement.
Durant la crise, nos employés se sont montrés proactifs pour
régler les problèmes que rencontraient nos clients, ce qui a resserré
nos liens avec eux et réaffirmé les avantages qu'il y a à
faire affaire avec une société financière capable de soutenir
la croissance à long terme.
En 2009, nous avons augmenté nos parts de marché dans la quasi-totalité
de nos secteurs, au Canada et à l'étranger.
Là où d'autres ont battu en retraite, nous avons continué
d'investir et nous avons même prêté plus, ce qui est rare
dans une récession.
Notre marque, au Canada, n'a jamais été aussi solide, et nous
avons investi pour soutenir notre marque à l'échelle internationale
au moyen de campagnes aux États Unis et au Royaume-Uni faisant la promotion
de nos capacités mondiales et de notre stabilité.
Le moment de prendre de l'expansion sur ces marchés n'a jamais été
plus propice pour nous.
À l'inverse de beaucoup de nos concurrents, qui ont été
forcés de modifier leurs activités et leurs stratégies
à la suite de la crise, nous avons maintenu nos priorités stratégiques.
Au Canada, nous sommes reconnus comme des chefs de file.
En 2009, toutes nos unités ont continué de renforcer leurs positions
dominantes dans chaque marché et dans chaque catégorie de produits.
Nous avons augmenté notre réseau de succursales et de GAB, et
allongé les heures d'ouverture dans plus de la moitié de nos succursales.
Nous avons aussi renforcé les effectifs des télécentres
et agrandi notre équipe de vente spécialisée en prêts
hypothécaires et en placements.
Nous augmentons constamment le chiffre d'affaires que nous dérivons
de nos clients, nouveaux et existants, de nos parts de marché dans le
crédit à la consommation, de nos prêts aux entreprises et
des dépôts des particuliers et des entreprises, un tour de force
que les observateurs du secteur ont salué en nous décernant diverses
distinctions.
Nos divisions canadiennes de gestion de patrimoine et de gestion d'actifs sont
les plus importantes au pays et elles ont toutes deux maintenu leurs positions
de tête en 2009.
Notre division de gestion de patrimoine à service complet a continué
d'attirer des conseillers d'expérience et a enregistré 60 pour
cent des bénéfices du secteur durant une année 2009 difficile.
Au sein de notre division de gestion d'actifs, les ventes nettes de nos fonds
communs de placement à long terme ont continué d'augmenter en
2009, prouvant la puissance de notre réseau de distribution, le regain
des marchés financiers et la confiance des clients dans notre savoir-faire
en gestion financière, ainsi que les avantages liés à notre
acquisition de PH&N, qui a obtenu le titre de meilleure société
de gestion de fonds décerné par Lipper.
Nos activités dans le secteur de l'assurance au Canada croissent et
apportent plus de valeur aux clients en offrant des services et des conseils
par divers modes de prestation.
Qui plus est, à titre de plus importante société canadienne
prestataire de services mondiaux de banque d'investissement, RBC a été
une fois de plus désignée Dealmaker of the Year par le Financial
Post et obtenu d'autres distinctions d'observateurs de renom, comme Euromoney,
Bloomberg et Thomson Reuters pour son leadership dans la quasi-totalité
des domaines des marchés des capitaux.
Aux États-Unis, notre réputation de solidité financière
et de stabilité a attiré des clients et des talents vers toutes
nos branches, et nous avons continué de renforcer nos unités américaines,
qui dégagent une forte expansion des revenus et une croissance positive
des résultats.
Notre division des marchés des capitaux, notre plus importante unité
outre frontière, a obtenu de la Réserve fédérale
de New York le statut de négociant principal aux États-Unis, ce
qui représente un important vote de confiance dans la santé de
notre unité américaine de négociation de titres à
revenu fixe et ajoute du muscle à ce qui constitue une plateforme mondiale
de premier plan.
Notre unité américaine de gestion de patrimoine a intégré
Ferris, Baker Watts et J.B. Hanauer, dont nous avions fait l'acquisition, a
annoncé un accord en vue de l'acquisition de l'unité de prestation
de services de soutien aux conseillers en placement inscrits externes de J.P.
Morgan, et a connu une année record en recrutant plus de 300 conseillers
financiers.
Le marasme économique aux États-Unis a continué de mettre
nos activités bancaires de détail aux États-Unis sous tension,
mais nous avons renforcé notre équipe de direction et procédons
à une restructuration pour améliorer l'efficacité opérationnelle
et le service à la clientèle, ce qui, je crois, nous placera en
bonne posture quand l'environnement du crédit se rétablira.
À l'extérieur de l'Amérique du Nord, RBC est la seule
banque canadienne possédant une capacité de gestion de patrimoine
mondiale, et elle mise sur la croissance à long terme de ce secteur d'activité
à l'échelle mondiale.
En 2009, notre unité de gestion de patrimoine au Royaume-Uni a mené
à terme l'acquisition de Mourant Private Wealth, de Jersey, améliorant
ainsi notre capacité d'offrir des services de gestion privée de
patrimoine intégrés à des clients internationaux.
Nos unités mondiales des marchés des capitaux ont profité
de la dislocation du marché pour recruter des centaines de professionnels
de talent et pour acquérir de nouveaux clients, et elles ont participé
à l'exécution d'un certain nombre des plus importantes opérations
au monde.
Plus de 60 pour cent de l'effectif et des revenus de RBC Marchés des
Capitaux, et plus de 40 pour cent du bénéfice dégagé
par cette unité, provenaient de l'extérieur du Canada.
Enfin, dans notre division bancaire des Antilles, nous intégrons activement
RBTT, dont nous avons fait l'acquisition, afin d'établir une plateforme
opérationnelle commune permettant de soutenir sa croissance.
Mesdames et Messieurs, notre rendement en 2009 a été l'un des
meilleurs au monde... et ce n'est pas parce que nous avons fait de grands paris
ni pris de risques excessifs.
C'est grâce à l'équilibre et à la diversification.
En 2010, nous continuerons de renforcer notre résistance et notre rendement
:
Si j'ai appris une chose dans ma carrière, c'est que, pour toute entreprise
qui veut prospérer, il est crucial de bien servir ses clients et de cultiver
des relations solides.
Les événements des deux dernières années en sont
une fois de plus la preuve.
Les banques qui ont choisi de faire croître les actifs plutôt que
la clientèle ou qui ont développé leurs revenus plutôt
que leurs unités opérationnelles en ont payé le prix fort.
Dans un monde où les liquidités abondaient, les sociétés
financières avaient beau jeu de gonfler leurs bilans et de financer des
acquisitions, mais dans beaucoup de cas, elles n'ajoutaient pas de valeur, et
les conséquences ont été dramatiques.
Je suis optimiste quant à notre capacité de prospérer
en 2010 et au-delà et de profiter de l'évolution du paysage mondial.
Ce matin, nous avons annoncé les résultats de notre premier trimestre,
et je peux dire que nous avons pris un excellent départ avec un bénéfice
en hausse de 35 pour cent par rapport à l'an dernier.
Toutes nos divisions ont enregistré une croissance du bénéfice
ce trimestre, dégageant un bénéfice net de 1,5 milliard
de dollars et un rendement des capitaux propres de 17,5 pour cent tout en maintenant
notre solide ratio du capital de première catégorie de 12,7 pour
cent.
Malgré les indices d'amélioration de la conjoncture économique
et de l'état des marchés, nous savons que la récente période
de bouleversements financiers, économiques et réglementaires,
dont nous émergeons à peine, pourrait être décisive
pour notre secteur.
Le secteur des services financiers ne sera plus jamais le même et la
« nouvelle normale » s'accompagnera à la fois de
défis importants et d'occasions sans pareilles.
Toutes les sociétés de services financiers devront, à
l'avenir, composer avec plusieurs problèmes : une réglementation
plus proactive, une diminution de la confiance que nous accordent nos clients,
le pessimisme des consommateurs et un degré d'intervention politique
sans précédent.
La traversée de cette passe de changement représente, pour toutes
les grandes institutions financières, le plus important enjeu stratégique
et opérationnel et fera, à mon avis, des gagnants et des perdants.
Il est clair que les réformes réglementaires envisagées
actuellement joueront un rôle important dans la définition des
perspectives de notre secteur.
Je comprends que, particulièrement aux États-Unis et au Royaume-Uni,
le public soit outré par le renflouement des banques et, récemment,
par les niveaux de profit et les primes versées par des banques qui avaient
dû être secourues.
On peut comprendre la colère du public, mais, malheureusement, l'inflation
verbale politique dénature la cause de la crise récente et risque
d'en fausser le remède.
La crise n'a pas été causée par Wall Street, par les rémunérations
excessives ou par les opérations pour compte propre, bien que tous ces
facteurs aient joué un rôle.
La cause fondamentale de la crise a été l'effondrement du marché
hypothécaire résidentiel aux États-Unis.
L'assurance hypothécaire fournie par des entités parrainées
par l'État, par exemple Freddie Mac, la possibilité de déduire
du revenu à déclarer les intérêts hypothécaires
et les politiques d'octroi de prêts hypothécaires aux États-Unis
ont encouragé les prêts et les emprunts risqués et créé
une bulle dans le plus important marché au monde.
Wall Street a assurément été complice en créant
des structures de syndication extrêmement complexes qui ont permis aux
prêteurs de vendre facilement des prêts hypothécaires à
haut risque, suscitant ainsi un relâchement des normes de crédit
et une hausse des liquidités à des niveaux qui, a posteriori,
paraissent absurdes.
Pour avoir droit à un important prêt hypothécaire aux États-Unis,
il suffisait d'être vivant, et les actions des courtiers hypothécaires,
des sociétés financières, des agences de notation du crédit,
des politiciens, des investisseurs et des emprunteurs se sont soldées
par la constitution d'une catégorie d'actifs à haut risque non
assujettis à des normes de gestion de risque appropriées. Ces
actifs ont fini par se retrouver aux bilans de banques et d'investisseurs dans
le monde entier.
Cela, combiné à la mondialisation croissante des marchés
financiers et à l'interdépendance des institutions financières
du monde, a débouché sur une crise systémique qui, à
terme, a nécessité une action énergique des pouvoirs publics
pour stabiliser la situation.
Toutes les banques ont subi une crise de liquidité, mais cette crise
est attribuable aux banques qui ont connu une crise de solvabilité.
Les banques qui ont fait faillite, et un grand nombre de celles qui ont dû
être repêchées, ont été victimes d'une trop
grande concentration d'actifs toxiques et d'un excès de financement à
court terme.
De nombreuses banques étaient insuffisamment capitalisées et
surendettées et, dans bien des cas, elles ne possédaient pas des
normes de gestion de risque appropriées.
Actuellement, les États du G20 et les autorités de tutelle du
marché proposent des modifications importantes de la réglementation
des banques.
Une nouvelle réglementation en réaction aux événements
récents est inévitable, mais il est crucial que les nouvelles
normes ne nuisent pas aux capacités des marchés de fonctionner
efficacement.
Les législateurs et les autorités de réglementation doivent
formuler un ensemble de règles axées sur la prudence tout en résistant
à la tentation de créer un carcan réglementaire trop lourd
ou qui serait inhibiteur plutôt que stabilisateur.
Toutes les réformes doivent viser un équilibre entre la nécessité
et l'urgence d'un changement, d'une part, et l'incidence de ce changement sur
la croissance économique, la santé du secteur des services financiers
et la capacité des sociétés de créer une plus-value
pour leurs actionnaires.
Toutes les parties concernées, y compris les consommateurs de services
bancaires, devraient avoir leur mot à dire.
Les parties prenantes n'ont pas toutes les mêmes objectifs. Les autorités
de réglementation doivent répondre de la sécurité
et de la solidité du système, les banques centrales doivent trouver
un juste équilibre entre réglementation et croissance économique,
les banques ont des comptes à rendre à leurs actionnaires et à
leurs déposants, et les élus doivent se concentrer sur le discours
public et sur les conséquences politiques.
Une grande partie de l'augmentation des coûts associés à
la nouvelle réglementation sera à la charge des grandes sociétés,
des petites entreprises et des consommateurs.
Si le débat est monopolisé par une seule des parties concernées,
l'incidence à long terme sur le fonctionnement des marchés des
capitaux mondiaux et sur la société dans son ensemble pourrait
être punitive.
Des événements récents illustrent comment une nouvelle
réglementation pourrait entraîner un ensemble de conséquences
non voulues, et notamment étouffer une reprise économique chancelante.
Les réformes proposées aux États-Unis cherchent à
réduire la prise de risque dans le système bancaire en limitant
la taille des banques et en interdisant aux institutions de dépôt
américaines de s'adonner à des activités potentiellement
lucratives, mais plus risquées, comme les opérations pour compte
propre ou le capital-investissement.
Ces réformes sont encore à l'étude.
À première vue, toutefois, elles semblent avoir pour principal
résultat de mettre potentiellement en danger les bénéfices
futurs des banques américaines sans réduire appréciablement
le risque systémique.
Interdire aux banques certaines activités comme les opérations
sur valeurs n'aurait pas empêché un effondrement comme celui auquel
nous avons assisté ces deux dernières années, et pourrait
plutôt se solder par une fuite de diverses activités vers des secteurs
non réglementés ou vers d'autres régions, ce qui n'est
certes pas un moyen de réduire le risque systémique.
La manière de contrôler la prise de risques excessifs consiste
à veiller à ce que le montant des capitaux affectés aux
activités bancaires à risque soit approprié.
Si une plus grande part du capital y est consacrée, le rendement diminue
et l'incitation à se livrer à cette activité se dissipe.
Les plus importantes faillites de banques américaines avaient peu de
rapport, voire aucun, avec les activités bancaires de gros.
En fait, nombre des plus importantes faillites ont frappé non des banques,
mais plutôt des courtiers en placement, des compagnies d'assurance, des
courtiers hypothécaires, des sociétés de financement à
la consommation et des agences gouvernementales.
Il est permis de croire que l'essentiel des pertes pendant la crise était
attribuable aux pratiques de prêt et à la concentration excessive
dans les secteurs américains de l'immobilier résidentiel et de
la consommation, et non aux activités que ciblent les réformes
à l'étude.
L'obligation des banques canadiennes de se plier à des contraintes incontournables
en matière de levier financier est l'un des piliers qui font la force
du système de réglementation du Canada.
L'utilisation excessive du levier financier est probablement le facteur qui
a le plus contribué aux problèmes éprouvés par beaucoup
de banques, parce que les règles régissant le capital prévoient
un ajustement en fonction du risque selon la qualité des actifs. Or,
les actifs qui ont causé des difficultés dans beaucoup de banques
portaient une cote « élevée » et, par conséquent,
exigeaient très peu de capital.
Depuis le début des années 2000, le taux de croissance des actifs
perçus comme à faible risque par beaucoup de banques était
nettement supérieur au taux de croissance du capital - et cette tendance
a joué un rôle important dans l'effondrement de nombreuses institutions
financières.
Si on détient 50 dollars d'actifs par dollar de capitaux propres, il
suffit d'une baisse relativement minime de la valeur des actifs pour éponger
entièrement les capitaux propres. Des limites mondiales de levier financier
sont, à mon avis, essentielles.
En ce qui concerne le capital, je crois aussi qu'il est important aujourd'hui
de conserver une capitalisation prudente et je suis d'accord avec l'idée
de rehausser le niveau de capital réglementaire.
Cela dit, les propositions actuelles de l'Accord de Bâle III sont si
complexes et lourdes que nous courons le risque qu'il n'y ait pas d'entente.
À mesure que ces règles seront mises à l'épreuve
de la réalité, il deviendra évident, à mon avis,
que beaucoup de banques du monde ne pourront pas respecter les normes sans nuire
à leur capacité de prêter de l'argent et de contribuer à
la croissance économique.
Et étant donné l'incertitude relative aux nouvelles réglementations,
les institutions financières sont maintenant forcées d'adopter
une approche très prudente dans leurs investissements, leur croissance
et le déploiement du capital excédentaire.
Comment pouvons-nous faire des investissements sans en connaître les
coûts ou les rendements ?
Si les banques cherchent à compenser l'effet de ces réformes
par une hausse des coûts des services et du crédit, les autorités
politiques devront établir un équilibre prudent entre l'urgence
de ces réformes et leur impact potentiel sur les économies.
Un rapport récent de J.P. Morgan calcule que, cumulativement, la réglementation
proposée ferait augmenter de près de 40 pour cent le coût
des produits financiers dans l'ensemble du système.
Il est aussi préoccupant de voir que les réformes de la réglementation
émanent de plusieurs sources et autorités, sans coordination de
leur contenu ni du calendrier.
Ce manque de coordination est dangereux.
Alors qu'il y a quelques mois il semblait exister une grande coopération
entre les pays des membres du Conseil de stabilité financière,
nous voyons maintenant apparaître une division entre différents
pays qui essaient d'adopter des règles convenant le mieux à leur
territoire de compétence.
La réponse unifiée qui était nécessaire et louable
au plus noir de la crise risque maintenant d'être remplacée par
des rivalités réglementaires et législatives, chaque gouvernement
suivant son propre plan.
En clair, nous devons trouver le bon équilibre car les gouvernements,
les autorités de réglementation et les banques doivent collaborer
pour améliorer le système.
Je suis convaincu que si le secteur est bien capitalisé, fait bon usage
de son levier financier et dispose de suffisamment de liquidités, nous
devrions être en mesure de nous en remettre à la bonne gouvernance
et à une réglementation locale efficace pour faire en sorte que
le système ne grippe pas.
Après tout, il a fonctionné au Canada pendant la pire crise depuis
les années 1930.
Si nous ne parvenons pas au but dans un délai raisonnable et avec des
exigences équilibrées, nous augmenterons le risque non seulement
pour le système financier, mais aussi pour la croissance économique.
Et si cela se produit, tout le monde y perdra.
Enfin, j'aimerais aborder rapidement une question de plus en plus importante
pour nos actionnaires, à savoir, à quel point les banques devraient
être responsables des activités qui affectent l'environnement.
J'encourage nos actionnaires à lire notre Rapport sur la responsabilité
d'entreprise qui présente bon nombre de nos programmes touchant le lieu
de travail, l'environnement et les collectivités, mais je soulève
ce sujet en particulier parce qu'il a suscité des interventions à
l'assemblée annuelle de l'an dernier et que certaines parties prenantes
ont exprimé des opinions au sujet des prêts de RBC à des
sociétés dans le secteur de l'énergie, et plus particulièrement
des sables bitumineux.
Au cours de la dernière année, nous avons travaillé sur
ce dossier :
Bien entendu, les opinions divergent à l'extrême.
D'un côté, on demande aux banques de cesser immédiatement
de prêter à des sociétés pétrolières
et gazières.
De l'autre, on dit que les banques ne devraient pas se préoccuper de
politique environnementale, car ce rôle devrait être dévolu
aux autorités de réglementation et aux gouvernements.
Nous croyons que nous avons une obligation envers toutes nos parties prenantes
et que nous devons trouver le juste équilibre.
Envers nos actionnaires et notre économie, nous avons la responsabilité
d'offrir des solutions financières pour tous les genres d'entreprises
qui respectent les lois et la réglementation des territoires dans lesquels
elles exercent leurs activités. Toutefois, nous avons des normes et des
politiques qui nous engagent à veiller à ne traiter qu'avec des
sociétés, des organismes et des promoteurs de projets qui respectent
des critères particuliers concernant les normes sociales, éthiques
et environnementales.
Nous offrons une vaste gamme de services financiers à des clients du
secteur de l'énergie, comme nous le faisons pour tous nos clients, y
compris pour beaucoup de sociétés qui produisent de l'énergie
renouvelable, de l'énergie de remplacement et des technologies vertes,
autant de domaines dans lesquels nous sommes un chef de file mondial.
Cependant, en raison de notre taille et de notre stature au Canada, nous devons
souvent nous défendre contre des déclarations fausses ou trompeuses
de groupes, principalement non canadiens, qui poursuivent leurs propres buts
et mènent leurs propres campagnes.
Le fait est que nous prêtons environ 300 milliards de dollars à
l'échelle mondiale à des entreprises et à des particuliers.
Sur cette somme, moins de 2 pour cent représentent des prêts au
secteur du pétrole et du gaz, et une faible partie de ce pourcentage
va à des sociétés présentes dans le secteur des
sables bitumineux.
Nous ne sommes pas le principal prêteur dans ce secteur, et nous n'avons
pas d'investissement direct dans les sables bitumineux.
Cela dit, nous sommes très fiers des relations et de la qualité
des clients avec lesquels nous traitons dans ce marché - des clients
qui investissent des milliards de dollars pour créer des emplois et mettre
au point des technologies qui vont assurer une exploitation responsable des
ressources.
Nous sommes bien informés et mobilisés, nous agissons avec circonspection
en ce qui a trait aux questions environnementales que soulève le secteur
de l'énergie, et nous comprenons que si nous n'adoptons pas une vision
à long terme de ces enjeux, nous commettons une erreur.
Mais toute solution doit être équilibrée.
Les sables bitumineux sont une ressource naturelle importante pour le Canada
et font partie intégrante de notre sécurité énergétique
et de notre force économique.
Cela dit, il y a beaucoup de travail à faire pour assurer une mise en
uvre responsable qui tienne compte des considérations environnementales.
Ce n'est pas un sujet qui disparaîtra de lui-même. Le gouvernement
et l'industrie doivent collaborer, et les banques doivent soutenir et alimenter
les meilleures pratiques et l'innovation.
Vital pour notre économie, et particulièrement pour les collectivités
des Premières nations, le secteur canadien de l'énergie soulève
néanmoins des questions importantes qui doivent être débattues
et résolues.
À cet égard, j'ai demandé conseil à de nombreuses
personnes, y compris Phil Fontaine, l'ancien chef national de l'Assemblée
des Premières Nations et conseiller spécial auprès de RBC.
Il a aidé à faire la lumière sur ce qu'il faut pour assurer
le développement actuel et futur.
Cette réalité exige un dialogue, des partenariats, de la transparence
et de l'éducation - et non des prises de position et des exigences extrêmes.
Les questions que soulève la mise en valeur de nouvelles sources d'énergie
ne disparaîtront pas d'elles-mêmes non plus - et elles nécessitent
une réponse pondérée et équilibrée, reposant
sur des faits, pas sur des effets de prétoire.
En qualité d'actionnaires, je suis certain que vous conviendrez que
trouver une solution ici ne relève pas du rôle ni de la compétence
d'une banque.
Les gouvernements, l'industrie, les autorités de réglementation
et les écologistes doivent tous se réunir autour d'une même
table.
Cela dit, nous militerons pour une plus grande transparence et pour un meilleur
dialogue afin que les décisions concernant le risque puissent être
plus éclairées.
Nous demeurerons ouverts aux idées de financement innovatrices et aux
entrepreneurs qui veulent mettre au point des solutions de rechange dans l'énergie
renouvelable et aider les gens à adopter des changements de leur plein
gré.
Nous adopterons une approche équilibrée à l'égard
de ces questions, et nous prendrons les décisions sur la base des faits
et en accord avec des normes qui constituent des « pratiques exemplaires ».
Notre personnel responsable de l'élaboration et du raffinement de nos
politiques est hors pair, et passionné par les questions sociales et
environnementales. Soyez assurés que nous maintiendrons les normes les
plus élevées et que nous nous montrerons à la hauteur de
nos engagements.
À RBC, nous sommes fiers d'être capables de travailler avec nos
clients, avec les gouvernements, avec les ONG et avec d'autres parties prenantes
pour mener un débat constructif sur les grands sujets de l'heure, y compris
les grandes préoccupations environnementales.
Depuis 140 ans que nous sommes à l'écoute de nos clients et de
nos collectivités, nous avons appris quels sont leurs besoins et quelles
causes leur tiennent le plus à cur, et nous avons agi.
Je rappellerais à tous que notre attachement au développement
durable remonte à plus de 20 ans.
Nous avons beaucoup appris depuis, et la portée de nos activités
a continué de s'étendre.
Nous sommes très fiers de nos projets communautaires, et particulièrement
du projet Eau Bleue RBC, dans le cadre duquel nous nous sommes engagés
à verser plus de 20 millions dollars en subventions à 150 projets
dans le monde entier, y compris un million de dollars destiné à
des projets d'accès à l'eau potable et d'assainissemement de l'eau
en Haïti.
Je suis fier du fait que plusieurs organismes mondiaux aient reconnu le mérite
de nos programmes et notre rendement en matière de développement
durable et de responsabilité d'entreprise.
En 2007, Newsweek International nous a classés en tête
des 100 sociétés du monde considérées comme les
plus à même de s'adapter aux risques et au potentiel que présente
le changement climatique.
Six années de suite, Corporate Knights nous a désignés
comme l'une des grandes sociétés au monde qui pratiquent le plus
le développement durable.
Dix années de suite, RBC a été intégrée
dans le prestigieux Dow Jones Sustainability World Index.
Nous faisons aussi partie du Jantzi Social Index, du FTSE4Good Index et du
Carbon Disclosure Project Canadian Leadership Index.
Nous avons été reconnus comme l'un des employeurs les plus verts
au Canada, l'une des 50 entreprises les plus responsables sur le plan social
et, le 15 février de cette année, nous avons été
classés 34e parmi les sociétés les plus respectées
au monde selon Barron's. Nous sommes l'une des deux seules sociétés
canadiennes à figurer sur la liste et l'une des deux seules banques mondiales
parmi les 50 premiers.
Nous ne sommes pas parfaits - nous pouvons toujours améliorer notre
contribution à l'environnement, mais je vous assure que nous savons qu'il
s'agit d'une priorité et que nous comprenons notre responsabilité.
Mesdames et Messieurs, les deux dernières années ont été
l'une des périodes les plus difficiles de notre histoire et de nos carrières,
mais notre succès nous a inspiré confiance pour relever n'importe
quel défi à l'avenir.
Nous avons adopté une approche équilibrée dans tous les
aspects de notre entreprise.
C'est par une approche équilibrée que nous avons pu nous démarquer
de nos concurrents à court et à long termes.
C'est ainsi que nous continuons d'offrir de bonnes carrières et de servir
nos clients au mieux de nos compétences.
J'ai souligné les difficultés que nous rencontrons dans un cadre
économique en évolution, mais j'aimerais aussi dire que les possibilités
pour RBC d'accroître ses activités au Canada et ailleurs dans le
monde n'ont jamais été meilleures.
Nous possédons de multiples avantages concurrentiels, notamment notre
force financière et la qualité de notre personnel, et nous les
mettrons à l'uvre pour créer de la valeur pour nos actionnaires.
J'espère que vous partagez mon optimisme devant notre prochaine phase
de croissance, et je vous remercie de votre confiance.
Nous avons des attentes élevées pour notre entreprise, et chacun
de nos 77 000 employés est attaché à notre vision qui est
de « Toujours mériter le privilège d'être le premier
choix de nos clients ».
Encore une fois, je tiens à remercier notre personnel de son professionnalisme
et de son dévouement, ainsi que mon équipe de la haute direction
de son leadership.
Enfin, j'aimerais remercier nos 18 millions de clients, particuliers, grandes
entreprises et institutions, en leur disant que nous continuerons de mériter
leur confiance en offrant des conseils précieux pour les aider à
atteindre leurs objectifs.
Je vous remercie.
1Le bénéfice net en trésorerie
est une mesure financière hors PCGR. Il exclut la charge au titre de
la dépréciation de l'écart d'acquisition et l'incidence
après impôt de la dépréciation d'autres actifs incorporels.
Veuillez vous reporter aux résultats du quatrième trimestre de
2009 pour de plus amples renseignements qui comprennent le rapprochement.
AVIS DE NON RESPONSABILITÉ
LES NOTES D'ALLOCUTION QUI SUIVENT ET LA WEBÉMISSION
SONT FOURNIS À TITRE D'INFORMATION SEULEMENT ET NE SONT À JOUR
QU'AU MOMENT DE LEUR AFFICHAGE À LA DATE DE LA WEBÉMISSION. ELLES
PEUVENT DONC EN TOUT TEMPS S'AVÉRER PÉRIMÉES. À
MOINS QUE LA LOI NE L'EXIGE, NOUS N'ASSUMONS AUCUNE RESPONSABILITÉ QUANT
À LA MISE À JOUR DE CES RENSEIGNEMENTS, QUE CE SOIT À LA
SUITE DE L'OBTENTION DE NOUVEAUX RENSEIGNEMENTS, D'UN QUELCONQUE ÉVÉNEMENT
OU AUTREMENT.
CES NOTES D'ALLOCUTION NE CONSTITUENT PAS UNE TRANSCRIPTION
DU CONTENU DE LA WEBÉMISSION ET POURRAIENT NE PAS REFLÉTER LES
COMMENTAIRES ÉMIS PENDANT LADITE WEBÉMISSION. LA WEBÉMISSION
DEMEURERA DISPONIBLE JUSQU'AU 27 MAI 2010 SUR LE SITE WEB DE LA BANQUE ROYALE
DU CANADA (« NOUS » OU « NOTRE ») À
L'ADRESSE [WWW.RBC.COM/INVESTISSEURS/IR_QUARTERLY.HTML].
NOUS N'ASSUMONS AUCUNE RESPONSABILITÉ À L'ÉGARD
DE TOUT PLACEMENT OU DE TOUTE AUTRE DÉCISION FONDÉE SUR L'INFORMATION
OBTENUE PAR L'INTERMÉDIAIRE DE NOTRE SITE WEB OU DE CES NOTES D'ALLOCUTION.
ON CONSEILLE AUX INVESTISSEURS DE SE REPORTER À LA WEBÉMISSION
ET DE CONSULTER LES DOCUMENTS DÉPOSÉS AUPRÈS DES ORGANISMES
CANADIENS DE RÉGLEMENTATION AINSI QUE DE LA UNITED STATES SECURITIES
AND EXCHANGE COMMISSION (« SEC ») AVANT DE PRENDRE TOUTE
DÉCISION DE PLACEMENT OU AUTRE DÉCISION.
MISE EN GARDE CONCERNANT LES DÉCLARATIONS PROSPECTIVES
À l'occasion, nous faisons des déclarations
prospectives verbalement ou par écrit au sens de certaines lois sur les
valeurs mobilières, y compris les règles d'exonération
de la Private Securities Litigation Reform Act of 1995 des États-Unis
et de toute loi sur les valeurs mobilières applicable au Canada. Nous
pouvons faire de telles déclarations prospectives dans cette présentation,
dans d'autres documents déposés auprès des organismes de
réglementation canadiens ou de la Securities and Exchange Commission
des États-Unis, dans des rapports aux actionnaires et dans d'autres communications.
Ces déclarations prospectives comprennent notamment les déclarations
concernant nos objectifs stratégiques, les perspectives économiques
et les perspectives pour 2010 pour nos différentes divisions. L'information
prospective contenue dans le présent document est présentée
afin d'aider les détenteurs de nos titres à comprendre notre situation
financière et nos résultats d'exploitation aux dates présentées
et pour les périodes qui prennent fin à ces dates, ainsi que nos
objectifs stratégiques, et pourrait ne pas convenir à d'autres
fins. Les mots « peuvent », « pourraient »,
« devraient », « soupçonner »,
« perspectives », « croire », « projeter »,
« prévoir », « estimer », « s'attendre »,
« se proposer » et l'emploi du conditionnel et du futur
ainsi que les mots et expressions semblables visent à dénoter
des déclarations prospectives.
De par leur nature même, les déclarations prospectives
exigent que nous avancions des hypothèses et font l'objet d'incertitudes
et de risques intrinsèques qui entraînent la possibilité
que les prédictions, prévisions, projections et autres déclarations
prospectives, ainsi que nos objectifs stratégiques et nos prévisions,
ne se matérialisent pas. Nous déconseillons aux lecteurs de se
fier indûment à ces déclarations, étant donné
que nos résultats réels pourraient différer sensiblement
des attentes exprimées dans ces déclarations prospectives en raison
d'un certain nombre de facteurs de risque. Ces facteurs, dont plusieurs échappent
à notre volonté et dont l'incidence est difficile à prévoir,
comprennent notamment : les risques de crédit, du marché, opérationnels,
de liquidité et de financement, et d'autres risques expliqués
à la rubrique Gestion du risque, du capital et des liquidités
de notre rapport aux actionnaires du premier trimestre de 2010 et de notre rapport
annuel aux actionnaires de 2009 ; les impacts de la conjoncture commerciale,
économique et financière au Canada, aux États-Unis et dans
d'autres pays où nous exerçons nos activités ; les changements
apportés aux normes, aux politiques et aux estimations comptables, y
compris les modifications apportées à nos estimations relatives
aux provisions, aux dotations aux provisions et aux évaluations ; l'incidence
des modifications des politiques gouvernementales fiscales, monétaires
et autres ; les effets de la concurrence dans les marchés où nous
exerçons nos activités ; l'incidence des modifications apportées
aux lois et aux règlements, y compris les lois fiscales ; les décisions
judiciaires et réglementaires et les actions en justice ; l'exactitude
et l'intégralité des renseignements concernant nos clients et
contreparties ; notre capacité de réussir la mise en uvre
de nos stratégies ainsi que de mener à terme des acquisitions
stratégiques et des coentreprises et de les intégrer avec succès
; les faits nouveaux ainsi que les activités d'intégration touchant
nos réseaux de distribution.
Nous avisons les lecteurs que la liste des facteurs de risque
qui précède n'est pas exhaustive et que d'autres facteurs pourraient
avoir un effet négatif sur nos résultats. Les personnes, et notamment
les investisseurs, qui se fient à des déclarations prospectives
pour prendre des décisions ayant trait à la Banque doivent bien
tenir compte de ces facteurs et d'autres faits et incertitudes. À moins
que la loi ne l'exige, nous ne nous engageons pas à mettre à jour
quelque déclaration prospective que ce soit, verbale ou écrite,
que nous pouvons faire ou qui peut être faite pour notre compte à
l'occasion.
Des renseignements supplémentaires sur ces facteurs
et sur d'autres facteurs sont fournis à la rubrique Gestion du risque,
du capital et des liquidités de notre rapport aux actionnaires du premier
trimestre de 2010 et de notre rapport annuel aux actionnaires de 2009.
Les renseignements contenus dans les sites Web mentionnés,
ou accessibles par leur intermédiaire, ne font pas partie de cette présentation.
Les références aux sites Web contenues dans cette présentation
sont des références textuelles inactives et ne sont fournies qu'à
titre indicatif.
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