Les salariés québécois donnent à
leurs employeurs des « B » et des « C »
dans leur bulletin de fin d'année, d'après un
sondage de RBC
Le sondage révèle quelques « A »,
bon nombre de Canadiens étant satisfaits de leur emploi
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Sondage
(pdf, 7 pages, 235Ko) |
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National |
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Québec |
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MONTRÉA, le 20 décembre 2007 — Les
salariés québécois ont donné à
leurs employeurs une note de passage dans leur évaluation
de fin d'année, avec cinq fois plus de B et de C que
de A, d'après une nouvelle étude sur le lieu
de travail de RBC qui révèle que, si les Québécois
sont aussi satisfaits de leurs emplois qu'en 1998, le pourcentage
de salariés « très satisfaits » a
fortement chuté.
Le sondage RBC, effectué par Ipsos Reid sur le thème
de la course au talent canadien, révèle que,
dans l'appréciation de leurs employeurs et de leur
cadre de travail globalement, les Québécois
se montrent sévères, 14 pour cent accordant
un A, 43 pour cent un B, alors que 31 pour cent pensent que
leur employeur mérite tout juste la moyenne, C. Moins
de un sur dix (8 pour cent) pense que son lieu de travail
ne mérite pas plus qu'un D globalement, alors que trois
pour cent ont attribué une note inférieure à
la note de passage.
« Un bulletin comportant beaucoup de B et de C indique
généralement un besoin d'amélioration,
et c'est aussi le cas ici, dit Christianne Paris, vice-présidente,
Apprentissage et recrutement RBC. Les employeurs déterminés
à réussir devront faire davantage d'efforts
et savoir mieux attirer et garder dans leurs rangs des employés
de valeur, dans le paysage concurrentiel actuel. »
Selon le sondage, près de neuf Québécois
sur dix (86 pour cent) sont satisfaits de leur emploi, mais
seulement un tiers (33 pour cent) se disent très satisfaits.
Cela représente un changement important par rapport
à 1998, la dernière fois que RBC a pris le pouls
du monde du travail et où plus de la moitié
(55 pour cent) des salariés se disaient très
satisfaits de leur emploi.
| |
Très
satisfaits
|
| 2007 |
33 |
| 1998 |
55 |
| 1997 |
41 |
Les salariés qui ont tendance à être
le plus satisfaits de leur emploi sont les plus âgés,
ceux qui occupent des postes de haute direction et ceux qui
gagnent plus de 40 000 $ par année.
Bon nombre de Québécois ne sont pas contents
du tout de leur emploi. Seulement la moitié des répondants
(48 pour cent) trouvent leur travail stimulant et intéressant,
alors que 14 pour cent vont jusqu'à dire que leur emploi
est extrêmement ennuyant. Un peu moins de la moitié
(46 pour cent) trouvent qu'il est de plus en plus difficile
de joindre les deux bouts et 40 pour cent considèrent
leur emploi comme un simple moyen de gagner leur vie plutôt
que comme une carrière. Nettement plus de Québécois
(40 pour cent) pensent qu'il existe beaucoup de bons emplois,
mais pas d'excellents emplois, alors que 31 pour cent croient
occuper un emploi sans potentiel de promotion.
Les trois quarts de la population active du Québec
(75 pour cent) jugent important de travailler chez un employeur
dont les valeurs concordent avec les leurs, ce qui prouve
que la manière dont les entreprises mènent leurs
affaires joue aussi un énorme rôle dans la perception
qu'ont les salariés de leur travail et de leur employeur.
Il est aussi remarquable que presque tous (91 pour cent) conviennent
qu'il est important d'aimer et d'apprécier le genre
de travail qu'ils font et que plus de la moitié (56
pour cent) conviennent qu'ils ont besoin d'être constamment
mis au défi.
En ce qui concerne les relations personnelles avec leurs
employeurs, 67 pour cent disent respecter leur employeur,
mais moins de la moitié (45 pour cent) lui font confiance
et ont un solide sentiment de loyauté envers lui (47
pour cent). En fait, si on leur offrait un emploi comparable
mieux payé ailleurs, 27 pour cent resteraient où
ils sont. Un salarié québécois sur cinq
(20 pour cent) considère l'atmosphère sur le
lieu de travail déprimante et un sur dix (12 pour cent)
craint de perdre son emploi.
« La concurrence pour attirer de bons employés
est déjà féroce, et elle continuera de
l'être encore plus au cours de prochaines années
à mesure que les baby boomers s'approcheront de l'âge
de la retraite, fait remarquer Mme Paris. Il est crucial de
créer des environnements de travail inclusifs où
des gens de toutes les générations veulent travailler
et apprécient leur emploi et leur cadre de travail
pour continuer de faire avancer l'économie du pays
à plein régime. »
Ces conclusions sont tirées d'un sondage RBC effectué
par Ipsos Reid du 5 au 15 novembre 2007. Le sondage est basé
sur des entretiens téléphoniques avec un échantillon
sélectionné au hasard de 2 052 travailleurs
canadiens à temps plein et à temps partiel,
dont 423 au Québec. Avec un échantillon de cette
taille, les résultats sont considérés
comme précis à ± 4,8 points de pourcentage
près, 19 fois sur 20, comparativement à ce qu'ils
auraient été si l'ensemble de la population
adulte canadienne avait été consultée.
Ces données ont été pondérées
statistiquement pour assurer que la composition de l'échantillon
par région et par âge et sexe reflète
celle de la population canadienne réelle d'après
les données du recensement de 2006.
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Contact médias :
Raymond Chouinard, 514 874-6556
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