La croissance économique du Canada reste solide
La robustesse du marché intérieur résiste
aux pressions extérieures
TORONTO, le 12 octobre 2007 — L'économie
du Canada devrait croître au rythme de 2,8 pour cent
au cours du deuxième semestre de 2007 et de 2,5 pour
cent l'an prochain, selon les prévisions économiques
les plus récentes de RBC.
« Malgré la volatilité récente
des marchés financiers, le Canada devrait poursuivre
sur la voie d'une croissance économique relativement
solide pendant le reste de 2007 et en 2008, dit Craig Wright,
vice-président et économiste en chef de RBC.
Les fortes dépenses de consommation et les solides
investissements des entreprises compenseront largement la
faiblesse liée aux exportations, attribuable au ralentissement
de la croissance aux États-Unis et à la vigueur
du dollar canadien. »
Selon RBC, la vive demande émanant des pays émergents,
de la Chine surtout, propulse vers le haut les prix de nombreux
produits d'exportation tirés des ressources naturelles
du Canada. Par conséquent, les termes de l'échange
du Canada - un indicateur du mouvement des prix des exportations
canadiennes par rapport aux importations - ont connu une importante
amélioration entre 2002 et le milieu de 2007, augmentant
d'environ 20 pour cent. Cette amélioration des termes
de l'échange signifie que le pouvoir d'achat des Canadiens
augmente avec la hausse des revenus d'exportation. Bien que
la croissance de l'ensemble des volumes d'exportation soit
faible, en particulier aux États-Unis, les prix de
ces ressources naturelles ont connu une hausse vertigineuse
et stimulent la croissance au Canada.
En raison des augmentations de la valeur des exportations,
du plus bas taux de chômage depuis plus de 30 ans et
de solides progressions des salaires, les Canadiens ont vu
augmenter fortement leurs revenus disponibles depuis deux
années et demie. Cette augmentation a aidé à
alimenter à la fois les dépenses de consommation
et les investissements des entreprises.
Les taux d'inflation restent élevés, légèrement
au-dessus du point médian de la fourchette cible de
la Banque du Canada. Cela inciterait normalement la Banque
à relever les taux directeurs, mais les marchés
financiers instables et la vigueur inattendue du dollar canadien
retarderont la hausse des taux jusqu'en 2008.
« Le dollar canadien se maintiendra probablement au-dessus
de la parité jusqu'à la fin de l'année,
dit M. Wright. Cependant, à l'aube de 2008, à
mesure que les marchés financiers n'anticiperont plus
de nouvelle baisse des taux par la Réserve fédérale
et s'attendront à une augmentation de ces taux, le
dollar canadien commencera à reperdre une partie de
ses gains récents. Cette tendance à la baisse
sera alimentée par les prix des matières premières.
Nous prévoyons que la monnaie clôturera l'année
2008 à 0,94 $US/$CAN, ce qui représente une
dépréciation de 9,2 pour cent comparativement
au niveau de l'année précédente. »
Pour les États-Unis, RBC a révisé à
la baisse sa prévision économique pour le deuxième
semestre de cette année à un taux de croissance
trimestriel annualisé moyen légèrement
inférieur à 2,5 pour cent en raison du resserrement
récent des conditions de crédit et de la faiblesse
continue de leur marché immobilier résidentiel.
L'économie américaine a progressé en
moyenne de 2,2 pour cent au premier semestre de 2007, où
la croissance était freinée par une correction
du marché immobilier résidentiel. Les consommateurs
avaient commencé l'année en dépensant
généreusement, et, même si l'activité
a ralenti au deuxième trimestre, le secteur est resté
le principal soutien de l'économie américaine.
RBC prévoit que la croissance des dépenses de
consommation atteindra en moyenne 2,5 pour cent au deuxième
semestre de 2007 et 2,4 pour cent en 2008 - facteur clé
qui permettra à l'économie américaine
d'éviter un ralentissement plus sérieux même
alors que la correction du marché immobilier résidentiel
amorce sa troisième année.
Les investisseurs ont continué de réévaluer
leurs degrés d'exposition, et cela a créé
un plus grand risque de baisse dans les perspectives économiques
américaines à court terme, ce qui a incité
la Réserve fédérale à faire flèche
de tout bois pour garder les marchés liquides. Une
nouvelle baisse d'un quart de point du taux des fonds fédéraux
est attendue d'ici la fin de l'année, afin de soutenir
la réduction d'un demi-point du 18 septembre. Une fois
la stabilité rétablie, la Réserve fédérale
se concentrera de nouveau sur l'inflation et les taux recommenceront
à monter à la fin de 2008.
Un exemplaire complet des prévisions est disponible
à partir de 8 h HAE, à l'adresse www.rbc.com/economie/marche/pdf/fcstf.pdf.
- 30 -
Pour de plus amples renseignements, prière de s'adresser
à :
Craig Wright, Services économiques RBC,
416 974-7457
Raymond Chouinard, Relations avec les médias RBC,
514 874-6556
Jimmy Jean sera disponible pour des commentaires en français.
|