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Laccessibilité à la propriété
immobilière sest fortement dégradée
dans tout le Canada, selon les Services économiques
de RBC
Les facteurs de cette érosion : la hausse des prix des logements,
des taux hypothécaires, des services publics et des impôts
fonciers
TORONTO, 12 septembre 2007 — Les coûts
de propriété ont continué d'augmenter
régulièrement au Canada, et l'accessibilité
à la propriété immobilière s'est
fortement dégradée dans les quatre catégories
d'habitation au deuxième trimestre, selon l'édition
la plus récente du Rapport sur l'accessibilité
à la propriété immobilière publié
aujourd'hui par les Services économiques de RBC.
« Au deuxième trimestre, l'accessibilité
à la propriété a enregistré une
des plus fortes dégradations trimestrielles et une
des plus généralisées depuis le milieu
des années 1990, explique Derek Holt, économiste
en chef adjoint, RBC. Les prix plus élevés des
logements, la hausse des taux hypothécaires, des services
publics et des impôts fonciers : tout cela a contribué
à la dégradation qui a frappé toutes
les provinces. »
L'indice d'accessibilité à la propriété
de RBC mesure la proportion du revenu avant impôts qu'un
ménage doit consacrer aux coûts de la possession
d'un logement. Cet indice s'est détérioré
dans les quatre catégories d'habitation. L'appartement
en copropriété standard était encore
la forme de logement la plus abordable au deuxième
trimestre, puisqu'il n'absorbait que 29 pour cent environ
du revenu avant impôts. Venaient ensuite la maison en
rangée standard, à 33 pour cent, et le bungalow
individuel, à 41 pour cent. La maison de deux étages
standard est restée le logement le moins abordable,
à 46 pour cent.
Selon RBC, les effets ont été très étendus,
car la baisse a touché toutes les catégories
d'habitation, chaque province et toutes les grandes villes
canadiennes. RBC note que c'est en Saskatchewan, en Alberta
et en Colombie-Britannique que la situation s'est le plus
détériorée. L'indice d'accessibilité
a baissé d'environ 20 pour cent dans chaque catégorie
d'habitation en Saskatchewan, la plus forte dégradation
trimestrielle jamais enregistrée. Au cours des dernières
années, Saskatoon, Edmonton et Calgary ont connu la
plus importante érosion d'entre toutes les villes canadiennes.
Par comparaison, les conditions sont relativement stables
sur les marchés à l'est du Manitoba.
M. Holt a souligné que l'arrivée des hypothèques
assorties de périodes d'amortissement prolongées
avait changé la dynamique des marchés immobiliers.
La possibilité qui existe depuis peu de prolonger la
période d'amortissement jusqu'à 40 ans allège
temporairement les pressions et ramène les conditions
d'accessibilité à ce qu'elles étaient
à la fin de 2005 et au début de 2006.
Dans les grandes villes canadiennes, l'indice d'accessibilité
de RBC pour un bungalow individuel s'est établi aux
niveaux suivants : 71 pour cent pour Vancouver, 45 pour cent
pour Toronto, 45 pour cent pour Calgary, 36 pour cent pour
Montréal et 31 pour cent pour Ottawa.
Le rapport évalue aussi l'accessibilité à
la propriété dans un plus large échantillon
d'agglomérations moins importantes du Canada. Pour
faire cette estimation, RBC a employé un indice modifié
qui tient compte uniquement du rapport entre les versements
hypothécaires et les revenus.
L'indice d'accessibilité à la propriété,
que RBC calcule depuis 1985, est fondé sur le montant
qu'il en coûte pour posséder un bungalow individuel
- le type d'habitation qui constitue un étalon de référence
raisonnable pour le marché immobilier résidentiel.
D'autres types de logements standard sont aussi présentés
: la maison de deux étages standard, la maison en rangée
standard et l'appartement en copropriété. Plus
l'indice est élevé, plus il est coûteux
d'acquérir et de garder un logement. Ainsi, un indice
d'accessibilité de 50 pour cent signifie que les coûts
de propriété - versements hypothécaires,
services publics et impôts fonciers - absorbent 50 pour
cent du revenu mensuel avant impôts d'un ménage
type.
Tour d'horizon du Canada :
- Colombie-Britannique : L'accessibilité à
la propriété s'est encore dégradée
dans toute la province, car les hausses des taux hypothécaires
et des prix des maisons ont empêché des acheteurs
potentiels d'entrer sur le marché. L'embellie observée
pour les maisons de deux étages plutôt dans
l'année a été passagère, et
ce trimestre, l'accès à la propriété
s'est resserré dans les quatre catégories
d'habitation.
- Alberta : L'accessibilité à la propriété
s'est dégradée considérablement au
deuxième trimestre de 2007. Les prix des logements
ont progressé nettement plus vite que les revenus
et ont en peu de temps érodé les conditions
d'accès à la propriété.
- Saskatchewan : Le marché immobilier de cette
province a souffert de la pire détérioration
trimestrielle de l'accessibilité jamais enregistrée.
Au début de l'année, un flux migratoire massif
avait exercé de fortes pressions sur le parc de logements
disponibles, ce qui avait fait baisser l'accessibilité.
Le recul s'est poursuivi au deuxième trimestre, car
les hausses des prix ont largement dépassé
les dix pour cent.
- Manitoba : L'accélération de la hausse
des prix des maisons et l'augmentation des taux hypothécaires
qui se poursuit ont fait baisser l'accessibilité
dans cette province un deuxième trimestre de suite.
La détérioration de ce trimestre est la plus
importante constatée depuis plus d'un an dans cette
province.
- Ontario : L'accessibilité à la propriété,
qui s'était légèrement améliorée
plus tôt cette année, s'est fortement dégradée
au deuxième trimestre. La hausse des prix des maisons,
des taux hypothécaires et des services publics ont
fait considérablement reculer l'accessibilité
dans toutes les catégories d'habitation.
- Québec
: L'accessibilité à la propriété
s'est érodée, car si la hausse des prix des
maisons a été modérée, les taux
hypothécaires, les coûts des services publics
et les impôts fonciers ont augmenté. Néanmoins,
les bases économiques fondamentales sont adéquates
et continuent de soutenir les marchés du logement.
À 2 %, les emplois progressent à un bon rythme
cette année et les revenus avancent au même
pas que les hausses des prix des maisons.
- Atlantique : La hausse des taux hypothécaires
et les fortes augmentations des prix des maisons se sont
conjuguées pour rendre l'accès à la
propriété plus coûteux au deuxième
trimestre. L'accessibilité s'est considérablement
détériorée dans toutes les catégories
d'habitation, mais la situation a surtout empiré
pour les maisons de deux étages et les appartements
en copropriété.
Le rapport complet sur l'indice d'accessibilité à
la propriété de RBC est disponible en ligne,
à partir de 8 h (HAE) aujourd'hui, à l'adresse
www.rbc.com/economie/marche/pdf/housef.pdf
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Pour tout renseignement, veuillez communiquer avec :
Derek Holt, Services économiques RBC, 416 974-6192
Jackie Braden, Relations avec les médias RBC, 416 974-2124
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