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L'accession à la propriété devient
plus difficile dans tout le Canada, selon les Services économiques
de RBC
La hausse des prix est le principal facteur de la détérioration
de l'accessibilité
TORONTO, 15 juin 2007 — L'accessibilité
à la propriété immobilière s'est
détériorée au Canada dans toutes les
quatre grandes catégories d'habitation au cours du
dernier trimestre, selon l'édition la plus récente
du Rapport sur l'accessibilité à la propriété
immobilière publié aujourd'hui par les Services
économiques de RBC.
« Après avoir affiché des améliorations
généralisées à la fin de 2006,
l'accessibilité à la propriété
immobilière s'est détériorée à
l'échelle nationale pendant le trimestre qui vient
de s'achever, principalement en raison de l'augmentation des
prix, dit Derek Holt, économiste en chef adjoint, RBC.
Cette érosion s'est produite malgré la plus
forte augmentation du revenu médian avant impôts
des ménages en près d'un an et demi. »
L'indice d'accessibilité à la propriété
de RBC mesure la proportion du revenu avant impôts qu'un
ménage doit consacrer aux coûts de la possession
d'un logement. L'appartement en copropriété
standard, qui en absorbe en moyenne 27,5 pour cent, reste
la forme de logement la plus abordable. Viennent ensuite la
maison en rangée, à 31,5 pour cent, et le bungalow
individuel, à 39 pour cent. La maison de deux étages
standard demeure le logement le moins abordable, avec un indice
de 44 pour cent.
Selon RBC, la corrélation positive entre le rapport
ventes/inscriptions et les augmentations des prix signifie
que le marché, dans la plupart des villes, reste favorable
aux vendeurs, l'augmentation des ventes y dépassant
celle des inscriptions. Certains marchés, particulièrement
ceux des villes du centre du Canada et de la Colombie-Britannique
dans lesquels le nombre de nouvelles inscriptions et de ventes
diminue simultanément, subiront probablement un tassement
contrôlé.
Alors que les taux hypothécaires sont restés
inchangés au premier trimestre de 2007, la forte augmentation
des taux amorcée au deuxième continuera probablement
puisque de nouvelles hausses sont attendues à mesure
que l'année avancera. RBC prévoit que les produits
de crédit à court terme liés au taux
préférentiel augmenteront de un point de pourcentage
d'ici le début de l'an prochain, et que le mouvement
devrait s'amorcer dès cet été. Les prêts
hypothécaires à long terme augmenteront probablement
d'environ 75 points de base d'ici l'an prochain. Cela pourrait
se solder par une détérioration plus importante
de l'accessibilité, plus tard cette année.
L'Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba et le Québec
ont connu des baisses généralisées de
l'accessibilité. Les maisons de deux étages
en Colombie-Britannique et dans la région de l'Atlantique
ont connu une légère amélioration, alors
que les bungalows en Ontario ont échappé à
la détérioration nationale.
La Saskatchewan s'est distinguée en affichant le rythme
de dégradation le plus rapide, particulièrement
à Saskatoon. Un flux migratoire positif, inégalé
depuis vingt-cinq ans, complété par une reprise
de la croissance des salaires a pris le secteur immobilier
par surprise.
Dans les grandes villes canadiennes, l'indice d'accessibilité
de RBC pour un bungalow individuel s'est établi aux
niveaux suivants : 68 pour cent à Vancouver, 43 pour
cent à Toronto, 40 pour cent à Calgary, 35,4
pour cent à Montréal et 30,5 pour cent à
Ottawa.
Le rapport évalue aussi l'accessibilité à
la propriété dans un plus large échantillon
d'agglomérations moins importantes du Canada. Pour
faire cette estimation, RBC a employé un indice modifié
qui tient compte uniquement du rapport entre les paiements
hypothécaires et les revenus.
L'indice d'accessibilité à la propriété,
que RBC calcule depuis 1985, est fondé sur le montant
qu'il en coûte pour posséder un bungalow individuel
- le type d'habitation qui constitue un étalon de référence
raisonnable pour le marché immobilier résidentiel.
D'autres types de logements standard sont aussi présentés
: la maison de deux étages standard, la maison en rangée
standard et l'appartement en copropriété. Plus
l'indice est élevé, plus il est coûteux
d'acquérir et de garder un logement. Ainsi, un indice
d'accessibilité de 50 pour cent signifie que les coûts
de propriété - paiements hypothécaires,
services publics et impôts fonciers - absorbent 50 pour
cent du revenu mensuel avant impôts d'un ménage
type.
Tour d'horizon du Canada :
- Colombie-Britannique : De solides augmentations
des revenus ont dépassé une expansion moins
soutenue des prix immobiliers pour permettre une légère
amélioration des conditions d'accession à
la propriété pour une maison de deux étages.
L'embellie tombe à point nommé pour de nombreux
acheteurs potentiels d'un premier logement qui essaient
de se trouver une place sur un marché immobilier
déjà élevé. L'accessibilité
des trois autres catégories d'habitation s'est détériorée
puisque les prix ont continué de monter.
- Alberta : Les bases économiques, notamment
les salaires élevés, le faible taux de chômage
et le solde migratoire provincial, favorisent toujours le
marché de l'habitation albertain. Cependant, le rythme
effréné d'activité constaté
pendant l'essentiel de 2006 commence à ralentir.
- Saskatchewan : Après plusieurs années
de stabilité, l'accessibilité à la
propriété immobilière de la Saskatchewan
s'est fortement érodée au premier trimestre
de 2007. La catégorie des maisons de deux étages
a été le plus durement touchée, puisque
le marché immobilier de la province est passé
à un sérieux état de demande excédentaire.
Le solde migratoire record, inégalé depuis
25 ans, complété par une reprise de la croissance
des salaires a pris le marché immobilier par surprise,
entraînant une flambée des prix et une baisse
rapide de l'accessibilité. La prudence est de mise
puisque la longévité de ce changement de flux
migratoire est incertaine à son stade initial.
- Manitoba : Le Manitoba reste la province la plus
abordable pour posséder une maison au Canada, malgré
le fait que les quatre catégories d'habitation ont
enregistré une baisse de l'accessibilité à
la propriété. Le risque d'un ralentissement
marqué du marché y est beaucoup moins prononcé
que dans les autres provinces de l'Ouest.
- Ontario : De saines augmentations des revenus ont
été compensées par une modeste croissance
des prix immobiliers, ce qui a créé très
peu de variation dans l'accessibilité de toutes les
catégories d'habitation. Les hausses annuelles de
prix immobiliers continuent d'osciller entre trois et cinq
pour cent, alors que le marché de l'Ontario continue
de se niveler.
- Québec : L'accessibilité à
la propriété s'est légèrement
détériorée dans toutes les catégories
d'habitation. Cependant, le marché de l'habitation
québécois a connu une décrue progressive
avec un nivellement de l'augmentation du prix des maisons.
Même si on s'attend à ce que les marchés
immobiliers restent moins vigoureux pendant le reste de
2007, les propriétaires peuvent toujours espérer
conserver l'avoir propre qu'ils ont déjà accumulé.
- Région de l'Atlantique : La catégorie
des maisons de deux étages de la région de
l'Atlantique a continué d'enregistrer des améliorations
de l'accessibilité au premier trimestre de 2007 alors
que les appartements en copropriété, les bungalows
et les maisons en rangée ont enregistré une
légère détérioration de l'accessibilité.
Le rapport complet sur l'indice d'accessibilité à
la propriété de RBC est disponible en ligne,
à partir de 8 h (HAE) aujourd'hui, à l'adresse
www.rbc.com/economie/marche/pdf/housef.pdf.
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Pour tout renseignement, veuillez communiquer avec :
Derek Holt, Services économiques RBC,
416 974-6192
Raymond Chouinard, Relations avec les médias RBC,
514 874-6556
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