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Laccessibilité à la propriété
sest améliorée pratiquement partout au
Canada, selon les Services économiques RBC
TORONTO, 15 mars 2007 — L'accessibilité à
la propriété s'est globalement améliorée
au Canada pendant le quatrième trimestre de 2006, selon
le rapport sur l'accessibilité à la propriété
publié aujourd'hui par les Services économiques
RBC.
« Cette amélioration tient pour l'essentiel à
la croissance plus rapide des revenus, à la hausse
plus modérée des prix des maisons, à
une petite baisse des taux hypothécaires et à
l'allégement des frais de services publics, dit Derek
Holt, économiste en chef adjoint de RBC. Dans l'ensemble,
les conditions d'accession à la propriété
devraient s'améliorer encore en 2007, surtout dans
l'ouest du Canada, car le marché deviendra plus équilibré. »
RBC remarque que si la cadence de ralentissement des marchés
immobiliers au quatrième trimestre a fortement varié
d'une région à l'autre, les tendances ont été
les mêmes partout : tassement de l'activité de
revente, gonflement de l'offre et croissance plus lente des
prix.
Le rapport sur l'accessibilité à la propriété
de RBC indique la proportion du revenu avant impôts
qu'un ménage doit consacrer aux coûts de la possession
d'un logement. L'appartement en copropriété
standard, qui en absorbe 27,5 pour cent, reste le logement
le plus abordable. Viennent ensuite la maison en rangée,
à 31,7 pour cent, et le bungalow individuel, à
39,4 pour cent. Malgré une amélioration, la
maison de deux étages demeure le logement le moins
abordable, avec une mesure de 44,9 pour cent.
Selon le rapport de RBC, la hausse des prix tend à
plafonner dans l'Ouest, signe que le mouvement d'appréciation
a probablement atteint un sommet, tant en Colombie-Britannique
qu'en Alberta et en Saskatchewan. L'accès à
la propriété s'est un peu amélioré
dans ces provinces ainsi qu'au Manitoba. En Alberta, l'accès
à la propriété a encore reculé,
pour un cinquième trimestre de suite, mais la détérioration
semble avoir considérablement ralenti. Dans le centre
et l'est du Canada, l'accessibilité s'est améliorée
dans toutes les catégories, le refroidissement de l'économie
se propageant au marché du logement.
Dans les autres grandes villes canadiennes, les mesures
d'accessibilité de RBC pour un bungalow individuel
se sont établies aux niveaux suivants : 68,5 pour cent
à Vancouver, 42,6 pour cent à Toronto, 40,9
pour cent à Calgary, 35,3 pour cent à Montréal
et 30 pour cent à Ottawa.
Le rapport évalue aussi l'accessibilité à
la propriété dans un large échantillon
d'agglomérations moins importantes du Canada. Pour
faire cette estimation, RBC a employé une mesure modifiée
qui tient compte uniquement du rapport entre les versements
hypothécaires et les revenus.
La mesure d'accessibilité à la propriété,
que RBC calcule depuis 1985, est fondée sur le montant
qu'il en coûte pour posséder un bungalow individuel
- le type d'habitation qui constitue un étalon de référence
raisonnable pour le marché de l'habitation. D'autres
types de logement standard sont suivis par RBC : la maison
de deux étages, la maison en rangée et l'appartement
en copropriété. Plus le résultat est
élevé, plus il est coûteux d'acquérir
et de garder le logement en question. Ainsi, une mesure d'accessibilité
de 50 pour cent signifie que les coûts de propriété
- paiements hypothécaires, services publics et impôts
fonciers - absorbent 50 pour cent du revenu mensuel avant
impôts d'un ménage type.
Tour d'horizon du Canada :
- Colombie-Britannique : Les propriétaires
de cette province ont connu un certain répit au dernier
trimestre de 2006 avec une amélioration de l'accessibilité
dans les segments maison de deux étages et bungalow
individuel tandis que les appartements en copropriété
et les maisons en rangée voyaient leur accessibilité
se dégrader encore un cinquième trimestre
d'affilée. Le marché du logement devrait,
dans l'ensemble, continuer de s'améliorer d'ici l'an
prochain.
- Alberta : Depuis le début de 2005, l'accessibilité
s'est dégradée à un rythme accéléré
dans toute la province. La détérioration a
été généralisée au dernier
trimestre de 2006, mais le pire semble passé et le
rythme a considérablement ralenti.
- Saskatchewan : L'accessibilité a continué
à s'éroder pour un cinquième trimestre
de suite dans trois des quatre catégories de logements
(bungalows individuels, maisons en rangée et appartements
en copropriété). Les hausses de prix annuelles,
de l'ordre de 10 pour cent, ont largement annulé
le soulagement qu'auraient pu apporter le recul modeste
des taux hypothécaires et les augmentations des revenus
des ménages.
- Manitoba : L'accessibilité qui avait baissé
au premier semestre de 2006 s'est sensiblement améliorée
dans les deux derniers trimestres. Les améliorations
ont été les plus fortes dans le segment des
appartements en copropriété, et cette avancée
a compensé largement les reculs du début de
2006.
- Ontario : Le marché ontarien de l'habitation
a continué à se tempérer et l'accès
à la propriété a été
plus facile dans tous les secteurs. Une montée plus
lente des prix, un fléchissement des taux hypothécaires
et une diminution des factures de services publics ont réduit
les paiements mensuels de 1 à 2 pour cent dans les
quatre catégories de logements.
- Québec : L'accessibilité à
la propriété s'est considérablement
améliorée, pour la première fois en
plus d'un an, surtout pour les maisons de deux étages,
car l'atterrissage en douceur du marché immobilier,
attendu depuis longtemps, se poursuit. Les forces qui agissent
sur l'offre et la demande de logements s'apaisent au même
rythme, et leurs effets se conjuguent pour améliorer
le sort des candidats à la propriété.
- Provinces de l'Atlantique : La forte progression
des revenus des ménages, la baisse des factures mensuelles
de services publics et le recul modeste des taux hypothécaires
ont contribué à améliorer l'accessibilité
à la propriété dans l'est du Canada.
Le rapport complet sur l'accessibilité à la
propriété de RBC est disponible en ligne, à
partir de 8 h HNE aujourd'hui, à www.rbc.com/economie/marche/pdf/housef.pdf.
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Pour tout renseignement, veuillez communiquer avec :
Derek Holt, Services économiques RBC 416 974-6192
Claude Lussier, Communications 514 874-5919
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