| |
La croissance économique du Québec ralentit,
selon les prévisions de RBC
Le secteur manufacturier tient bon malgré les difficultés
MONTRÉAL, le 20 décembre 2006 —
L'accessibilité à la propriété
s'est légèrement dégradée au Québec
durant le troisième trimestre de 2006 pour les maisons
à deux étages et les maisons en rangée
alors qu'elle s'est un peu améliorée pour les
bungalows et les appartements en copropriété,
et les marchés de la province donnent toujours des
signes d'essoufflement, selon l'indice d'accessibilité
à la propriété publié aujourd'hui
par les Services économiques RBC.
L'indice d'accessibilité de RBC mesure la proportion
du revenu avant impôts qu'un ménage doit consacrer
aux coûts de la possession d'un bungalow détaché.
Au troisième trimestre, il s'est amélioré
modestement, s'établissant à 36,2 pour cent
du revenu. La part du revenu médian avant impôts
absorbée pour l'achat d'un appartement en copropriété
est restée stable au Québec, à 28,7 pour
cent. Par contre, l'accessibilité aux maisons en rangée
ou de deux étages standard s'est réduite pour
un quatrième trimestre consécutif, comme le
montrent les valeurs indicielles de ces deux catégories,
respectivement 31,4 et 44,2 pour cent.
« L'accessibilité à la propriété
s'est érodée moins fortement au Québec
pendant ce trimestre grâce à la hausse des revenus
et à la baisse du coût des services publics,
précise Derek Holt, économiste en chef adjoint
de RBC. Selon nos prévisions, le taux des ventes devrait
ralentir encore, le volume des inscriptions, augmenter, et
la vitesse d'appréciation des logements, diminuer graduellement
dans tout le marché. »
Selon le rapport, le marché montréalais continue
de se calmer graduellement. Le rythme d'augmentation des prix
y oscille entre deux et cinq pour cent par an, comparativement
aux taux à deux chiffres des dernières années.
Les conditions d'accession à la propriété
ne se sont pas foncièrement modifiées à
Montréal parce que la modeste progression du revenu,
la stabilité des taux d'intérêt et l'allégement
du coût des services publics ont contrebalancé
l'appréciation normale des logements et l'augmentation
des taxes foncières.
Dans les autres grandes villes canadiennes, l'indice d'accessibilité
de RBC pour un bungalow détaché s'est établi
aux niveaux suivants : 70,1 pour cent à Vancouver,
43,8 pour cent à Toronto, 40,9 pour cent à Calgary,
33,4 pour cent à Edmonton et 30,8 pour cent à
Ottawa.
Le rapport donne par ailleurs les conditions d'accessibilité
dans un large échantillon d'agglomérations moins
importantes du pays, dont Québec. Dans ces cas, RBC
emploie un indice modifié qui tient compte uniquement
du rapport entre les versements hypothécaires et le
revenu du ménage.
L'indice d'accessibilité à la propriété,
que RBC calcule depuis 1985, est fondé sur le montant
qu'il en coûte pour posséder un bungalow détaché
- le type d'habitation qui constitue un étalon de référence
raisonnable pour le marché de l'habitation. D'autres
types de logement standard sont suivis par RBC : la maison
de deux étages, la maison en rangée et l'appartement
en copropriété. Plus l'indice est élevé,
plus il est coûteux d'acquérir et de garder le
logement en question. Ainsi, un indice d'accessibilité
de 50 pour cent signifie que les coûts de propriété
- paiements hypothécaires, frais des services d'utilité
publique et taxes foncières - absorbent 50 pour cent
du revenu mensuel avant impôts d'un ménage type.
Tour d'horizon du Canada :
- Colombie-Britannique. L'accessibilité des
quatre types de logement s'est dégradée pour
un quatrième trimestre de suite. Ce recul est la
résultante d'une petite baisse des revenus mensuels
moyens, du renchérissement des services publics et
de l'appréciation des logements.
- Alberta. L'accessibilité s'est dégradée
de 12-15 %, un rythme d'érosion inégalé
depuis 1990, dans tous les segments du marché. Les
retombées de l'essor des matières premières
ont multiplié les perspectives d'emplois, fait monter
les salaires et réduit le chômage à
des niveaux sans précédent, pour le plus grand
bénéfice des marchés du logement, mais
l'excédent de demande est en train de se résorber,
et les pressions sur les prix commencent à s'atténuer.
- Saskatchewan. L'augmentation des prix des logements,
conjuguée au troisième trimestre à
une petite diminution du revenu des ménages, a légèrement
durci les conditions d'accessibilité à la
propriété, mais si les taux restent stables
et que les prix se stabilisent, elles devraient s'améliorer
dans tous les secteurs en 2007.
- Manitoba. L'accessibilité s'est améliorée
dans cette province plus que partout ailleurs au troisième
trimestre. Trois segments sur quatre ont contribué
à ce progrès. Le marché manitobain
reste le plus abordable du Canada dans les segments de la
copropriété et, malgré une légère
dégradation, de la maison en rangée.
- Ontario. Les prix des maisons et les revenus des
ménages ont quitté les pics de croissance
qu'ils avaient atteints quelques trimestres auparavant,
et la température du marché a nettement baissé,
mais le refroidissement a été assez lent et
régulier pour que les propriétaires aient
une bonne chance de conserver, en 2007 et 2008, l'essentiel
des plus-values engrangées pendant la montée.
- Provinces de l'Atlantique. L'accessibilité
à la propriété ne s'est pas foncièrement
modifiée dans cette région, même si
les prix des maisons ont cessé de monter, car les
revenus des ménages augmentent moins vite. Ce marché
a donné des signes de retour à l'équilibre
dans la seconde moitié de 2006 à l'instar
de ceux d'autres régions.
Le rapport complet sur l'indice d'accessibilité à
la propriété de RBC est disponible en ligne,
à partir de 8 h HNE aujourd'hui, à www.rbc.com/economie/marche/pdf/housef.pdf
- 30 -
Pour tout renseignement, veuillez communiquer avec :
Raymond Chouinard, Relations avec les médias 514 874-6556
|
|