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L'accessibilité à la propriété
continue à se dégrader au Canada, mais RBC entrevoit
une amélioration l'an prochain
Les prix des logements augmentent toujours plus vite que
les revenus
TORONTO, le 20 décembre 2006 — Malgré
la stabilité des taux d'intérêt et une
légère diminution du coût des services
publics, le fardeau des propriétaires canadiens ne
s'est pas allégé au dernier trimestre. D'après
l'indice d'accessibilité à la propriété
des Services économiques RBC publié aujourd'hui,
la situation s'est plutôt dégradée pour
un quatrième trimestre consécutif.
« À l'échelle canadienne, l'accès
à la propriété s'est réduit parce
que la hausse des prix des logements a dépassé
celle des revenus au troisième trimestre de 2006, explique
Derek Holt, économiste en chef adjoint de RBC. L'an
prochain, les candidats à la propriété
devraient toutefois profiter d'une petite embellie grâce
aux effets retard de la baisse des taux hypothécaires
au quatrième trimestre, de la détente des prix
de l'énergie et de la stabilisation des prix des logements. »
« En fait, le rythme de la détérioration
a été nettement moins élevé qu'au
cours des trois trimestres précédents dans toutes
les catégories de logement et presque toutes les régions
du pays, ajoute M. Holt. L'Alberta fait encore exception,
mais l'accessibilité devrait s'y améliorer l'an
prochain, comme dans les autres provinces. »
L'indice d'accessibilité à la propriété
de RBC mesure la proportion du revenu avant impôts des
ménages consacrée aux coûts de possession
d'une maison. L'appartement en copropriété standard,
qui en absorbe 28 pour cent, reste le logement le plus abordable.
Viennent ensuite la maison en rangée standard à
32 pour cent et le bungalow détaché à
40,2 pour cent. Avec un indice de 45,8 pour cent, la maison
de deux étages standard demeure le logement le moins
abordable.
RBC s'attend à un tassement de la construction et
de la revente dans l'ensemble du pays en 2007, ce qui bridera
encore davantage les anticipations d'appréciation.
Le volume des transactions restera important, et l'essentiel
de la hausse récente des valeurs nettes sera préservé.
Les conditions d'accessibilité s'améliorent
déjà dans certains segments du marché
des provinces centrales, malgré la croissance plus
molle des revenus. À Toronto, par exemple, les prix
des maisons de deux étages et des maisons en rangée
sont au même niveau qu'il y a un an, ceux des bungalows
n'ont que légèrement augmenté, et ceux
des copropriétés montent moins vite. En Colombie-Britannique,
en Alberta, en Saskatchewan et dans la plupart des segments
du marché de l'Atlantique, par contre, les conditions
d'accès à la propriété se dégradent
toujours.
L'indice d'accessibilité de RBC à un bungalow
détaché est de 70,1 pour cent à Vancouver,
43,8 pour cent à Toronto, 40,9 pour cent à Calgary,
33,4 pour cent à Edmonton, 36 pour cent à Montréal
et 30,8 pour cent à Ottawa.
Le rapport évalue aussi l'accessibilité à
la propriété dans un large échantillon
d'agglomérations moins importantes du Canada. Pour
faire cette estimation, RBC emploie un indice modifié
qui tient compte uniquement du rapport entre les versements
hypothécaires et les revenus.
L'indice d'accessibilité à la propriété,
que RBC calcule depuis 1985, est fondé sur le montant
qu'il en coûte pour posséder un bungalow détaché
- le type d'habitation qui constitue un étalon de référence
raisonnable pour le marché de l'habitation. D'autres
types de logement standard sont suivis par RBC : la maison
de deux étages, la maison en rangée et l'appartement
en copropriété. Plus l'indice est élevé,
plus il est coûteux d'acquérir et de garder le
logement en question. Ainsi, un indice d'accessibilité
de 50 pour cent signifie que les coûts de propriété
- paiements hypothécaires, frais des services d'utilité
publique et taxes foncières - absorbent 50 pour cent
du revenu mensuel avant impôts d'un ménage type.
Tour d'horizon du Canada :
- Colombie-Britannique. L'accessibilité des
quatre types de logement s'est dégradée pour
un quatrième trimestre de suite. Ce recul est la
résultante d'une petite baisse des revenus mensuels
moyens, du renchérissement des services publics et
de l'appréciation des logements.
- Alberta. L'accessibilité s'est dégradée
de 12-15 %, un rythme d'érosion inégalé
depuis 1990, dans tous les segments du marché. Les
retombées de l'essor des matières premières
ont multiplié les perspectives d'emplois, fait monter
les salaires et réduit le chômage à
des niveaux sans précédent, pour le plus grand
bénéfice des marchés du logement, mais
l'excédent de demande est en train de se résorber,
et les pressions sur les prix commencent à s'atténuer.
- Saskatchewan. L'augmentation des prix des logements,
conjuguée au troisième trimestre à
une petite diminution du revenu des ménages, a légèrement
durci les conditions d'accessibilité à la
propriété, mais si les taux restent stables
et que les prix se stabilisent, elles devraient s'améliorer
dans tous les secteurs en 2007.
- Manitoba. L'accessibilité s'est améliorée
dans cette province plus que partout ailleurs au troisième
trimestre. Trois segments sur quatre ont contribué
à ce progrès. Le marché manitobain
reste le plus abordable du Canada dans les segments de la
copropriété et, malgré une légère
dégradation, de la maison en rangée.
- Ontario. Les prix des maisons et les revenus des
ménages ont quitté les pics de croissance
qu'ils avaient atteints quelques trimestres auparavant,
et la température du marché a nettement baissé,
mais le refroidissement a été assez lent et
régulier pour que les propriétaires aient
une bonne chance de conserver, en 2007 et 2008, l'essentiel
des plus-values engrangées pendant la montée.
- Québec. L'érosion de l'accessibilité
à la propriété a été
moins forte au troisième trimestre parce que la progression
des revenus et la baisse du coût des services publics
ont compensé la hausse des prix des logements. Le
volume des transactions devrait baisser, celui des inscriptions,
augmenter et la hausse des prix, revenir à un rythme
plus mesuré dans tous les secteurs.
- Provinces de l'Atlantique. L'accessibilité
à la propriété ne s'est pas foncièrement
modifiée dans cette région, même si
les prix des maisons ont cessé de monter, car les
revenus des ménages augmentent moins vite. Ce marché
a donné des signes de retour à l'équilibre
dans la seconde moitié de 2006 à l'instar
de ceux d'autres régions.
Le rapport complet sur l'indice d'accessibilité à
la propriété de RBC est disponible en ligne,
à partir de 8 h HNE aujourd'hui, à www.rbc.com/economie/marche/pdf/housef.pdf.
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Pour tout renseignement, veuillez communiquer avec :
Raymond Chouinard 514 874-8556
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