Les consommateurs et les entreprises maintiennent l'économie
du Canada sur un terrain ferme, selon les Services économiques
RBC
TORONTO, le 13 octobre 2006 — L'économie
du Canada devrait croître de 2,8 pour cent en 2006 et
de 2,7 pour cent en 2007, selon les dernières prévisions
économiques de RBC.
Grâce à une économie intérieure
forte, le Canada a connu une bonne performance en 2004 et
2005, malgré l'appréciation de son dollar et
la montée des prix de l'énergie. La croissance
en 2006 ne devrait être que légèrement
plus lente, les investissements des entreprises et les dépenses
des consommateurs contrebalançant l'effet de freinage
du commerce extérieur.
« Malgré une croissance plus lente au deuxième
trimestre de 2006, l'économie intérieure du
Canada a progressé à un rythme annuel soutenu
de quatre pour cent, dit Craig Wright, vice-président
et économiste en chef, RBC. Le commerce extérieur
a soustrait plus de quatre points de pourcentage du taux de
croissance trimestriel. »
Selon le rapport, le commerce extérieur du Canada
freine la croissance du PIB depuis deux ans, l'expansion des
importations dépassant celle des exportations. RBC
s'attend à ce que cette situation persiste en 2006,
puisque la diminution de la demande américaine de produits,
notamment de véhicules automobiles et de bois d'uvre,
freinera les exportations. Le dollar canadien plus faible,
mais toujours fort, continuera d'alimenter la demande d'importations
de machines et de matériel puisque les entreprises
canadiennes accroîtront leurs investissements.
L'économie américaine devrait croître
au rythme d'environ 2,5 pour cent au deuxième semestre
de 2006 et en 2007. Le rapport considère le ralentissement
des dépenses de consommation et le tassement du marché
immobilier résidentiel comme les principaux facteurs
du ralentissement de la croissance économique américaine.
RBC prévoit que les taux d'intérêt canadiens
à court terme ont culminé, mais que les taux
du marché continueront d'augmenter un peu vers la fin
de 2006. Le dollar canadien devrait fléchir à
85,5 cents US vers la fin de l'année 2006 et 80,6 cents
US au début de l'année 2007.
« Avec des perspectives de croissance canadienne
proche de son potentiel et seulement une augmentation modeste
de l'inflation de base, nous nous attendons à ce que
la Banque du Canada maintienne le taux directeur à
4,25 pour cent afin que l'économie soit suffisamment
forte pour résister à une période de
demande américaine de produits d'exportation canadiens
ralentie, dit M. Wright. La prochaine intervention de la Banque
du Canada consistera probablement à amorcer une détente,
mais pas avant le quatrième trimestre de l'an prochain
puisque l'économie intérieure du Canada reste
vigoureuse. »
Aux États-Unis, le ralentissement de la croissance
et la montée des tensions inflationnistes pousseront
la Réserve fédérale à ne pas intervenir.
Une période soutenue de croissance inférieure
au potentiel et d'inflation en baisse pourrait motiver la
Réserve fédérale américaine à
réduire les taux directeurs au troisième trimestre
de 2007.
Les prévisions complètes sont disponibles en
ligne à partir de 8 h HAE à l'adresse www.rbc.com/economie/marche/pdf/fcstf.pdf.
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Pour de plus amples renseignements, prière de s'adresser
à :
Craig Wright, Services économiques RBC
416 974-7457
Raymond Chouinard, Relations avec les médias, RBC
514 874-6556
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