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Rapports spéciaux

 

L'accessibilité à la propriété immobilière s'érode au Canada, avec des disparités régionales nettes, selon les Services économiques RBC

L'Ouest flambe tandis que le Centre du Canada refroidit
L'accessibilité à la propriété (pdf 7 pages, 110 kO)
Québec

TORONTO, le 18 mai 2006 — L'accessibilité à la propriété immobilière résidentielle s'est détériorée au Canada un troisième trimestre de suite, selon l'Indice d'accessibilité à la propriété immobilière RBC le plus récent publié aujourd'hui par les Services économiques RBC.

Selon RBC, l'Alberta et la Colombie-Britannique ont connu les plus fortes érosions de l'accessibilité, provoquées principalement par des hausses de prix annuelles de plus de dix pour cent. Cependant, malgré la forte augmentation, l'indice d'accessibilité est quand même en deçà des records passés en Alberta. La propriété immobilière reste plus abordable à Calgary et à Edmonton qu'à Toronto, à Montréal et à Vancouver en proportion des revenus. Mais Vancouver passe en territoire inconnu en établissant de nouveaux records de faible accessibilité au logement dans deux catégories sur quatre ; les deux autres suivront probablement plus tard cette année.

« Une hausse plus rapide des prix du logement, la plus faible croissance annuelle des revenus des ménages depuis le premier trimestre de 2005 et les taux d'intérêt légèrement plus élevés se sont combinés pour éroder l'accessibilité à la propriété au Canada, dit Derek Holt, économiste en chef adjoint de RBC. Alors que la détérioration était généralisée dans tout le pays, les divergences régionales sur le marché de l'immobilier se sont accrues ce trimestre, des tendances nettes se dégageant pour l'Ouest, comparativement au reste du pays, particulièrement le Centre du Canada. »

L'indice d'accessibilité à la propriété immobilière RBC mesure la proportion du revenu des ménages avant impôt consacrée au coût de possession d'une maison. La catégorie de logement la plus abordable reste l'appartement en copropriété standard, avec un indice de 27,5 pour cent. Venait ensuite la maison en rangée standard avec 31,4 pour cent puis le bungalow individuel avec 39,4 pour cent. La maison de deux étages standard demeure le logement le moins abordable avec un indice de 44,8 pour cent.

RBC remarque que le marché de l'immobilier résidentiel du Centre du Canada décélère. Celui des appartements en copropriété au Québec est le seul dans lequel l'accessibilité à la propriété s'est améliorée ce trimestre en raison d'une baisse des prix des copropriétés dans la région de Montréal. L'accessibilité à la propriété s'est détériorée dans tous les autres segments de l'immobilier résidentiel en Ontario et au Québec. La faible accessibilité en Ontario est liée aux augmentations des taux d'intérêt et des tarifs d'électricité, mais les effets sont largement compensés par l'incidence de la chute des prix du gaz naturel sur les coûts des services publics. Le rythme de la hausse des prix des maisons en Ontario a nettement ralenti.

La Saskatchewan et le Manitoba ont aussi enregistré des détériorations de l'accessibilité alors que l'érosion dans la région Atlantique du Canada a été disproportionnée en Nouvelle-Écosse, où le manque de nouvelles inscriptions fait monter les prix sur un marché propice aux vendeurs.

Dans les grandes villes canadiennes, l'indice d'accessibilité RBC d'un bungalow individuel se situe aux niveaux suivants : 68,2 pour cent à Vancouver, 43,9 pour cent à Toronto, 36 pour cent à Montréal, 34,6 pour cent à Calgary, et 30,3 pour cent à Ottawa.

Le rapport de RBC fait aussi état des frais hypothécaires par rapport au revenu dans un échantillon plus vaste de villes dans tout le pays. Pour ces villes plus petites, RBC a utilisé un indicateur plus étroit d'accessibilité à la propriété qui ne tient compte que des paiements hypothécaires par rapport au revenu.

L'indice d'accessibilité à la propriété, le rapport le plus détaillé sur les diverses catégories d'habitation que RBC calcule depuis 1985, est fondé sur les coûts de propriété d'un bungalow individuel, un point de référence raisonnable sur le marché immobilier. D'autres types de logements standard sont aussi présentés, dont la maison de deux étages standard, la maison en rangée standard et l'appartement en copropriété standard. Plus l'indice est élevé, plus la propriété d'un logement coûte cher. Ainsi, si l'indice se situe à 50 pour cent, le coût de propriété d'un logement, comprenant les paiements hypothécaires, les services publics et les impôts fonciers, représente 50 pour cent du revenu mensuel avant impôts d'un ménage type.

Tour d'horizon du Canada :

  • Colombie-Britannique : L'accessibilité à la propriété a continué de s'éroder dans tous les segments de l'immobilier résidentiel. Les marchés des bungalows et des maisons en rangée établissent de nouveaux records, alors que les appartements en copropriété et les maisons standard de deux étages sont près des records de 1990. L'explosion des prix et la montée des taux d'intérêt sont en cause, malgré une saine croissance des revenus de 4,6 pour cent comparativement à l'année précédente.

  • Alberta : L'Alberta a enregistré une des détériorations les plus marquées de l'accessibilité à la propriété dans l'ensemble du pays au cours du dernier trimestre. Alors que les revenus croissent à un rythme annuel relativement rapide de 5 pour cent, la croissance des prix de l'immobilier résidentiel est nettement plus rapide.

  • Saskatchewan : Un troisième trimestre de suite, l'accessibilité à la propriété s'est détériorée en Saskatchewan dans toutes les catégories d'habitation. De solides hausses des salaires, combinées à une croissance relativement moyenne des prix des maisons ont aidé à la maintenir. La Saskatchewan reste une des provinces où l'immobilier résidentiel est le plus abordable.

  • Manitoba : Les maisons de deux étages ont enregistré la plus forte détérioration de l'accessibilité au Manitoba, puisque les prix sont en hausse de 21 pour cent par rapport à l'année dernière. Les bungalows et les appartements en copropriété restent les meilleures options pour les acheteurs potentiels puisque les prix ont baissé par rapport au trimestre précédent.

  • Ontario : Malgré des hausses de prix plus faibles sur le marché immobilier de l'Ontario, l'accessibilité s'est détériorée un troisième trimestre de suite. La croissance du revenu des ménages n'a pas suivi le rythme des hausses de taux hypothécaires et de la montée des coûts des services publics.

  • Québec : L'essentiel du marché immobilier résidentiel du Québec connaît un ralentissement ordonné puisque les prix augmentent à un rythme nettement plus lent que le rythme de plus de 10 pour cent des années précédentes. L'accessibilité à la propriété s'est détériorée dans trois segments sur quatre à l'exception du marché des appartements en copropriété.

  • Région de l'Atlantique : L'accessibilité à la propriété a continué de décliner un quatrième trimestre de suite. Des bonds importants des prix des maisons, la hausse des taux hypothécaires et une augmentation de quatre pour cent des services publics faisaient partie des principales forces qui ont motivé cette baisse. Les maisons en rangée ont connu la plus forte détérioration.

Le rapport intégral de l'Indice d'accessibilité à la propriété de RBC est disponible en ligne à partir de 8 h (HAE) aujourd'hui, à l'adresse www.rbc.com/economie/marche/pdf/house_f.pdf.

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Pour tout renseignement complémentaire, prière de s'adresser à:
Derek Holt,
Services économiques, RBC 416 974-6192

Raymond Chouinard,
Relations avec les médias, RBC 514 874 6556


 

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