RBC prévoit une croissance modeste pour le Québec
en 2006
Plusieurs facteurs continuent de peser sur le secteur manufacturier
MONTRÉAL, le 22 juin 2006 — La croissance
économique du Québec devrait atteindre 2,5 pour
cent en 2006 et glisser à 2,3 pour cent en 2007, car
son secteur manufacturier continue de faire face à
des vents contraires, selon les plus récentes prévisions
économiques publiées par RBC Groupe Financier.
Selon RBC, la force du dollar, la flambée des prix
de l'énergie et l'âpreté de la concurrence
internationale ont contribué à freiner abruptement
les investissements dans toutes les branches de l'économie
québécoise au cours de la dernière année.
« La croissance économique du Québec reste
modeste par comparaison avec la moyenne nationale, dit John
Anania, économiste en chef adjoint, RBC. Cependant,
si les prix des matières premières hors énergie
se stabilisent et que le cours du dollar canadien subit la
correction que nous prévoyons, cela devrait apporter
une bouffée d'air frais au secteur manufacturier, qui
est vital pour le Québec. »
Selon le rapport, un regain d'intérêt pour les
voyages aériens dans le monde a aidé à
relancer la production de matériel de transport au
Québec. D'ailleurs, l'an dernier, l'activité
manufacturière a été soutenue par la
demande dans les industries du transport, des métaux
et de la haute technologie, trois secteurs représentant
plus du tiers de l'industrie manufacturière du Québec.
Le secteur du meuble et les industries connexes comptent parmi
ceux qui ont été les plus malmenés par
les pays concurrents à faibles coûts de production,
comme la Chine ; il s'agit de secteurs relativement peu importants,
mais leurs difficultés font mal dans certaines petites
villes.
Du côté du logement, les premiers signes d'un
refroidissement en grande partie anticipé se manifestent.
Depuis le début de l'année, le rythme de délivrance
des permis de construire résidentiels a baissé
d'environ 4 %, et RBC s'attend à ce que les mises en
chantier au Québec diminuent de 13 % de plus en 2006.
L'investissement non résidentiel s'est affaibli l'an
dernier et s'est replié de 6 % depuis le début
de l'année.
Il y a certes des disparités régionales, mais
le Canada est bien placé pour absorber les chocs subis
par l'économie mondiale grâce à une croissance
diversifiée sur le plan géographique et soutenue
par l'investissement, une consommation vigoureuse et des politiques
budgétaires solides. Cette année, la région
de Terre-Neuve-et-Labrador sera en tête de toutes les
provinces pour la croissance, grâce au pétrole
et au nickel. Après Terre-Neuve-et-Labrador, les économies
les plus vigoureuses en 2006 seront celles des provinces à
l'ouest de la frontière entre l'Ontario et le Manitoba.
Les Perspectives provinciales des Services économiques
RBC évaluent les provinces sous l'angle de la croissance
économique, de la progression de l'emploi, du taux
de chômage, de la hausse du revenu des particuliers,
du commerce de détail, des mises en chantier dans l'habitation
et de l'indice des prix à la consommation.
Selon le rapport (disponible en ligne à partir de
8 h HNE à l'adresse www.rbc.com/economie/marche/pdf/provf.pdf),
les détails des prévisions provinciales sont
les suivants :
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Pour de plus amples renseignements, prière de s'adresser
à :
John Anania, Services économiques RBC 416 974-7231
Raymond Chouinard, Relations avec les médias
514 874-6556
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