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L'accessibilité à la propriété
immobilière au Québec se détériore,
selon les Services économiques RBC
MONTRÉAL, le 18 mai 2006
— L'accessibilité à la propriété
immobilière au Québec a diminué un deuxième
trimestre de suite, selon la dernière édition
de l'Indice d'accessibilité à la propriété
immobilière des Services économiques RBC.
« Alors que l'accessibilité à la propriété
a continué de baisser, le ratio des ventes aux inscriptions
a progressivement reculé au cours de la dernière
année, ce qui laisse penser que le refroidissement
du marché immobilier québécois que nous
avions prévu est maintenant amorcé, dit Derek
Holt, économiste en chef adjoint, de RBC. D'autres
signes d'un ralentissement ont commencé à apparaître
puisque les mises en chantier domiciliaires d'avril accusent
maintenant un recul de 23 pour cent par rapport à un
an plus tôt et que la demande de permis de construire
résidentiels a fléchi. »
L'Indice d'accessibilité à la propriété
immobilière RBC - qui mesure la proportion du revenu
des ménages avant impôt consacrée aux
coûts de possession d'un bungalow individuel - se situait
à 34,8 pour cent pour le Québec. La plus forte
érosion de l'accessibilité a été
constatée dans la catégorie des appartements
en copropriété standard pour lesquels il faut
maintenant 29,2 pour cent du revenu. Cette baisse était
en grande partie motivée par une augmentation de 10
pour cent d'une année à l'autre des prix des
appartements et une augmentation de 8,5 pour cent depuis le
trimestre précédent.
RBC relève que les prix moyens des appartements en
copropriété qui avaient à peu près
stagné pendant deux trimestres ont augmenté
d'environ 13 000 $ au cours du dernier trimestre, portant
le prix d'achat moyen à 171 115 $. Alors que les appartements
en copropriété restent encore la catégorie
de logement la plus abordable au Québec, les maisons
en rangée suivent de près avec un prix moyen
de 174 000 $, en baisse un deuxième trimestre de suite.
L'accessibilité à la propriété
d'une maison en rangée standard se situait à
30,3 pour cent du revenu des ménages et celle d'une
maison de deux étages standard, à 43,2 pour
cent.
L'accessibilité a aussi diminué à Montréal
dans toutes les catégories de logements. Les prix des
appartements en copropriété étaient en
hausse de 10,5 pour cent, marquant la plus forte détérioration,
suivis par les maisons de deux étages. Résistant
à la tendance au tassement qui a commencé en
2005, la forte appréciation des prix des appartements
en copropriété a provoqué la plus forte
baisse de l'accessibilité.
« La conjugaison d'une faible baisse des revenus
des ménages, de taux hypothécaires légèrement
plus élevés et de prix immobiliers à
la hausse a contribué à la détérioration
générale de l'accessibilité à
Montréal », ajoute M. Holt.
Dans les grandes villes canadiennes, l'indice d'accessibilité
RBC d'un bungalow individuel se situe aux niveaux suivants
: 64,4 pour cent à Vancouver, 41,7 pour cent à
Toronto, 34,9 pour cent à Montréal, 32,7 pour
cent à Calgary et 28,9 pour cent à Ottawa.
Le rapport de RBC fait aussi état des conditions d'accession
à la propriété dans un échantillon
plus vaste de plus petites villes dans tout le pays, dont
Québec. Pour ces villes plus petites, RBC a utilisé
un indicateur plus étroit d'accessibilité à
la propriété qui ne tient compte que des paiements
hypothécaires par rapport au revenu.
L'indice d'accessibilité à la propriété,
que RBC calcule depuis 1985, est basé sur les coûts
de propriété d'un bungalow individuel, un point
de référence raisonnable sur le marché
immobilier. D'autres genres de logements standard sont aussi
présentés, dont la maison de deux étages
standard, la maison en rangée standard et l'appartement
en copropriété standard. Plus l'indice est élevé,
plus la propriété d'un logement coûte
cher. Ainsi, si l'indice se situe à 50 pour cent, le
coût de propriété d'un logement, comprenant
les paiements hypothécaires, les services publics et
les impôts fonciers, représente 50 pour cent
du revenu mensuel avant impôts d'un ménage type.
Tour d'horizon du Canada :
- Colombie-Britannique : L'accessibilité à
la propriété s'est encore détériorée
et la province demeure celle où il en coûte
le plus pour posséder une maison. Malgré l'érosion
de l'accessibilité, l'économie britanno-colombienne
reste vigoureuse.
- Alberta : Le coût de propriété
d'une maison en Alberta a continué d'augmenter, puisque
les hausses rapides des prix des maisons et des taux hypothécaires
ont dépassé la forte croissance des revenus
et de l'emploi un deuxième trimestre de suite.
- Saskatchewan : L'accessibilité a baissé
en Saskatchewan dans toutes les catégories d'habitation
un deuxième trimestre de suite. L'augmentation des
services publics et la hausse des taux hypothécaires
en étaient la cause, malgré une croissance
respectable des revenus.
- Manitoba : Les solides augmentations des prix de
l'immobilier résidentiel et les hausses des taux
hypothécaires étaient la cause de la détérioration
générale du marché immobilier de la
province où l'accessibilité a diminué
un troisième trimestre de suite.
- Ontario : Alors que le marché immobilier
ontarien continue de donner des signes de décrue
contrôlée, l'accessibilité à
la propriété a diminué. Les augmentations
de revenu de près de 50 $ par mois ce trimestre n'ont
pas suffi à compenser la hausse des taux hypothécaires
et des coûts des services publics.
- Région de l'Atlantique : La région
de l'Atlantique continue de voir l'accessibilité
à la propriété se détériorer
lentement et régulièrement. De modestes hausses
salariales dans la région n'ont pas réussi
à compenser l'augmentation des paiements mensuels
nécessaires pour entretenir une maison.
Le rapport intégral de l'Indice d'accessibilité
à la propriété immobilière de
RBC est disponible en ligne à partir de 8 h HAE aujourd'hui
à l'adresse www.rbc.com/economie/marche/pdf/house_f.pdf.
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Pour tout renseignement complémentaire, prière
de s'adresser à :
Derek Holt,
Services économiques, RBC (416) 974-6192
Raymond Chouinard,
Relations avec les médias RBC (514) 874-6556
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