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L'accessibilité à la propriété immobilière continue de se détériorer au Canada, selon les Services économiques RBC

L'accessibilité à la propriété (pdf 7 pages, 124 kO)
Québec

TORONTO, le 18 mai 2006 — L'accessibilité à la propriété immobilière au Canada s'est encore détériorée au premier trimestre de 2006, selon la dernière édition de l'Indice d'accessibilité à la propriété immobilière des Services économiques RBC.

« Le coût de la propriété immobilière au Canada, qui comprend le financement, les services publics et les taxes foncières, a augmenté à un rythme plus rapide que les revenus, un deuxième trimestre de suite, dit Derek Holt, économiste en chef adjoint, de RBC. Bien que les taxes foncières et le coût des services publics aient augmenté au cours du dernier trimestre, la plus grande partie de la détérioration des conditions d'accession à la propriété immobilière est attribuable à la poussée des prix immobiliers et la hausse des taux hypothécaires. »

L'Indice d'accessibilité à la propriété immobilière RBC mesure la proportion du revenu des ménages avant impôt consacrée au coût de possession d'une maison. La catégorie de logement la plus abordable reste l'appartement en copropriété standard, avec un indice de 27,4 pour cent. Vient ensuite la maison en rangée standard avec 31 pour cent, puis le bungalow individuel avec 38,8 pour cent. La maison de deux étages standard demeure le logement le moins abordable avec un indice de 44,5 pour cent.

D'après RBC, les maisons neuves représentent maintenant environ 32 pour cent de toutes les maisons vendues au Canada, comparativement à environ 42 pour cent à la fin des années 1980. En même temps, les prix des maisons neuves étaient généralement plus stables que les prix à la revente comme en témoigne le rythme de croissance des prix du neuf et de la revente des dernières années. RBC signale que cette tendance change, puisque les prix des maisons neuves ont commencé à s'accélérer, quoique à un rythme beaucoup plus lent qu'à la fin des années 1980, où les prix du neuf et de la revente augmentaient à des rythmes soutenus comparables.

« La pression à la hausse des prix de revente et des taux hypothécaires qui ne se dément pas au deuxième trimestre de 2006 n'est pas de bon augure pour l'accessibilité à la propriété à court terme », ajoute M. Holt.

Dans les grandes villes canadiennes, l'indice d'accessibilité RBC d'un bungalow individuel se situe aux niveaux suivants : 64,4 pour cent à Vancouver, 41,7 pour cent à Toronto, 34,9 pour cent à Montréal, 32,7 pour cent à Calgary et 28,9 pour cent à Ottawa.

Dans l'ensemble du pays, l'accessibilité à la propriété immobilière a diminué, et c'est le marché de la Colombie-Britannique qui s'est détérioré le plus. Se situant au niveau le plus élevé depuis toujours ou presque dans chaque catégorie d'habitation sauf celle des appartements en copropriété standard, le marché immobilier britanno-colombien continue d'être stimulé par l'activité de revente.

Le rapport de RBC fait aussi état des conditions d'accession à la propriété dans un échantillon plus vaste de plus petites villes dans tout le pays. Pour ces villes plus petites, RBC a utilisé un indicateur plus étroit d'accessibilité à la propriété qui ne tient compte que des paiements hypothécaires par rapport au revenu.

L'indice d'accessibilité à la propriété, que RBC calcule depuis 1985, est basé sur les coûts de propriété d'un bungalow individuel, un point de référence raisonnable sur le marché immobilier. D'autres genres de logements standard sont aussi présentés, dont la maison de deux étages standard, la maison en rangée standard et l'appartement en copropriété standard. Plus l'indice est élevé, plus la propriété d'un logement coûte cher. Ainsi, si l'indice se situe à 50 pour cent, le coût de propriété d'un logement, comprenant les paiements hypothécaires, les services publics et les impôts fonciers, représente 50 pour cent du revenu mensuel avant impôts d'un ménage type.

Tour d'horizon du Canada :

  • Colombie-Britannique : L'accessibilité à la propriété s'est encore détériorée et la province demeure celle où il en coûte le plus pour posséder une maison. Malgré l'érosion de l'accessibilité, l'économie britanno-colombienne reste vigoureuse.

  • Alberta : Le coût de propriété d'une maison en Alberta a continué d'augmenter, puisque les hausses rapides des prix des maisons et des taux hypothécaires ont dépassé la forte croissance des revenus et de l'emploi un deuxième trimestre de suite.

  • Saskatchewan : L'accessibilité a baissé en Saskatchewan dans toutes les catégories d'habitation un deuxième trimestre de suite. L'augmentation des services publics et la hausse des taux hypothécaires en étaient la cause, malgré une croissance respectable des revenus.

  • Manitoba : Les solides augmentations des prix de l'immobilier résidentiel et les hausses des taux hypothécaires étaient la cause de la détérioration générale du marché immobilier de la province où l'accessibilité a diminué un troisième trimestre de suite.

  • Ontario : Alors que le marché immobilier ontarien continue de donner des signes de décrue contrôlée, l'accessibilité à la propriété a diminué. Les augmentations de revenu de près de 50 $ par mois ce trimestre n'ont pas suffi à compenser la hausse des taux hypothécaires et des coûts des services publics.

  • Québec : L'accessibilité a continué de se détériorer un deuxième trimestre de suite. Le ratio ventes/inscriptions suit une baisse graduelle depuis un an, ce qui implique que le refroidissement largement attendu du marché immobilier québécois est maintenant amorcé.

  • Région de l'Atlantique : La région de l'Atlantique continue de voir l'accessibilité à la propriété se détériorer lentement et régulièrement. De modestes hausses salariales dans la région n'ont pas réussi à compenser l'augmentation des paiements mensuels nécessaires pour entretenir une maison.

Le rapport intégral de l'Indice d'accessibilité à la propriété immobilière de RBC est disponible en ligne à partir de 8 h HAE aujourd'hui à l'adresse www.rbc.com/economie/marche/pdf/house_f.pdf.

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Pour tout renseignement complémentaire, prière de s'adresser à:
Derek Holt,
Services économiques, RBC (416) 974-6192

Raymond Chouinard,
Relations avec les médias, RBC 514 874 6556


 

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