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Le marché immobilier résidentiel du Québec
ralentit légèrement, selon les Services économiques
RBC
MONTRÉAL, le 29 mars 2006
— L'accessibilité à la propriété
immobilière résidentielle au Québec s'est
érodée au quatrième trimestre de 2005
à la suite de la hausse des taux hypothécaires,
d'une croissance plus faible des revenus et d'une augmentation
des frais des services publics, selon le rapport sur l'Indice
d'accessibilité à la propriété
publié aujourd'hui par les Services économiques
RBC.
« Le marché immobilier résidentiel du
Québec avait déjà commencé à
s'essouffler au dernier trimestre, dit Derek Holt, économiste
en chef adjoint, RBC. La bonne nouvelle, c'est que l'offre
et la demande ont ralenti simultanément sans affecter
les prix. L'augmentation des prix des logements semble maintenant
ralentir pour redescendre sous les 10 pour cent. »
L'Indice d'accessibilité à la propriété
RBC pour le Québec - qui mesure la proportion du revenu
des ménages avant impôts consacrée aux
coûts de possession d'un bungalow individuel - s'est
établi à 34,8 pour cent. Parmi les différentes
catégories d'habitations, les maisons de deux étages
standard restaient le moins abordables, à 42,6 pour
cent. L'indice d'accessibilité d'une maison en rangée
standard est monté à 30,5 pour cent et l'appartement
en copropriété standard est resté le
plus abordable, nécessitant 27,7 pour cent du revenu.
En 2005, le nombre de mises en chantier du Québec
a reculé de près de 8 000 logements, en baisse
d'environ 13 pour cent par rapport à 2004, marquant
le plus fort recul au Canada en février dernier. Le
nombre de permis de construire résidentiels a culminé
en 2004 et a baissé considérablement depuis,
ce qui est un autre signe de tassement du marché immobilier
résidentiel du Québec. En outre, contrairement
à beaucoup d'autres régions du pays, la tendance
relativement faible de l'investissement du côté
non résidentiel devrait continuer et compliquera la
croissance de l'emploi, créant un obstacle de plus
au marché immobilier résidentiel du Québec.
Le marché immobilier résidentiel de Montréal
connaît un ralentissement marqué, provoqué
par un important recul des mises en chantier et des permis
de construire résidentiels délivrés.
Néanmoins, l'accessibilité à la propriété
à Montréal s'est détériorée
malgré la déflation des prix de presque toutes
les catégories d'habitations, comparativement au trimestre
précédent, à l'exception des appartements
en copropriété. Les prix des maisons augmentent
modestement, de l'ordre de cinq pour cent, par rapport à
l'an dernier.
La diminution de l'accessibilité s'étend à
toutes les provinces et à toutes les grandes villes.
À l'échelle provinciale, les plus fortes détériorations
se sont produites en Colombie-Britannique, mais aussi au Manitoba
et en Alberta. Les villes les plus touchées sont Vancouver
et Calgary.
Dans les grandes villes canadiennes, l'indice d'accessibilité
RBC à un bungalow individuel se situe aux niveaux suivants
: 57,5 pour cent à Vancouver, 42,7 pour cent à
Toronto, 34,1 pour cent à Montréal, 35,6 pour
cent à Calgary et 33,1 pour cent à Ottawa.
L'Indice d'accessibilité à la propriété,
que RBC calcule depuis 1985, est basé sur les coûts
de propriété d'un bungalow individuel, un point
de référence raisonnable sur le marché
immobilier. D'autres genres de logements standard sont suivis
par RBC, dont la maison de deux étages standard, la
maison en rangée standard et l'appartement en copropriété
standard. Plus l'indice est élevé, plus la propriété
d'un logement coûte cher. Ainsi, si l'indice se situe
à 50 pour cent, le coût de propriété
d'un logement, comprenant les paiements hypothécaires,
les services publics et les impôts fonciers, représente
50 pour cent du revenu mensuel avant impôts d'un ménage
type.
Tour d'horizon du Canada
- Colombie-Britannique : Même si l'indice d'accessibilité
de la Colombie-Britannique reste le moins favorable de l'ensemble
du pays en raison de la hausse vertigineuse des prix immobiliers,
de la montée des taux d'intérêt et de
l'augmentation des prix des services publics, l'essor de
son marché immobilier se poursuit.
- Alberta : L'indice d'accessibilité de l'Alberta
a continué de se détériorer au quatrième
trimestre de 2005 où les prix des maisons ont augmenté
régulièrement. L'effervescence du secteur
de l'énergie de l'Alberta a eu un impact sur pratiquement
toutes les branches de l'économie, mais a particulièrement
dynamisé le marché immobilier résidentiel.
- Saskatchewan : Même avec une croissance plus
lente des prix de l'immobilier résidentiel, la Saskatchewan
a quand même connu une légère détérioration
de l'accessibilité à la propriété
en raison du ralentissement du rythme de croissance des
revenus d'une année sur l'autre, de l'augmentation
des prix des services publics et de la montée des
taux hypothécaires.
- Manitoba : L'accessibilité à la propriété
a fléchi un deuxième trimestre de suite au
Manitoba, puisque la hausse des prix des maisons, des services
publics et des taux hypothécaires a largement dépassé
celle des revenus.
- Ontario : Le marché immobilier résidentiel
de l'Ontario présente les signes d'un ralentissement
maîtrisé. La diminution de la croissance des
revenus des ménages, la montée des taux hypothécaires
et un bond des prix des services publics ont contribué
à réduire l'accessibilité.
- Région de l'Atlantique : La hausse des taux
hypothécaires, une croissance plus modérée
des revenus et des augmentations de prix antérieures
continuent de diminuer l'accessibilité à la
propriété un deuxième trimestre de
suite dans la région de l'Atlantique.
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Pour tout renseignement complémentaire, prière
de s'adresser à :
Derek Holt,
Services économiques, RBC (416) 974-6192
Raymond Chouinard,
Relations avec les médias RBC (514) 874-6556
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